vendredi 17 avril 2009

L’ACTION PAIE...

La filière Lorraine confortée !

Le 8 avril le couperet tombe avec la décision du groupe ArcelorMittal d’arrêter la filière liquide de Florange à partir du 27 avril. De plus, la ligne d’électrozingage (Elsa) et la LRO seront également arrêtées fin juillet. A la colère d’une telle annonce s’ajoute l’inquiétude sur la durée indéterminée des arrêts programmés. Face au peu de visibilité de redémarrage,la CFDT refuse la condamnation latente des outils sidérurgiques Lorrains et particulièrement ceux de Florange. Dès lors, et persuadée que les directions nous préparaient un coup bas, la CFDT est "entrée en résistance" afin de pérenniser l’outil de travail et de préserver l’emploi.

NOUS L’AVONS DIT, NOUS L’AVONS ÉCRIT, NOUS L’AVONS FAIT ! ! !

La CFDT souhaitait vraiment une action unitaire la plus large possible. Après deux rencontres avec les autres organisations syndicales de Florange, nous ne sommes, malheureusement, pas tombés d’accord sur les modes d’actions à mettre en oeuvre pour faire plier le groupe.
Donc, la CFDT a pris la décision, sans dénigrer personne, de passer à l’action. La violence des décisions et la gravité des choix industriels méritaient bien des "opérations ciblées et spécifiques, pour résister à la condamnation des outils industriels de Florange et obtenir des garanties pour l’avenir".
Mercredi 15 avril dès 15 heures 30, les militants CFDT on pris possession de la gare d’Ebange, endroit stratégique et névralgique pour l’alimentation et la sortie de toutes les matières premières et produits fini des usines d’ArcelorMittal Florange.
Nos 3 revendications (connues dès le 8 avril) très précises :
  • Date de reprise de la production des hauts fourneaux (avec garantie de redémarrage)
  • Traitement social pendant la période d’arrêt
  • Mise en place d’une veille industrielle.


BLOCAGE DE LA GARE D’EBANGE

Dans les premières heures de blocage des trains, la Direction refuse de négocier, persuadée que nous lâcherions avant elle. C’était mal connaître la détermination de la CFDT et ses militants qui, eux aussi déterminés, se sont organisés pour mener un siège de longue durée. Beaucoup de salariés de tous secteurs y compris des cadres nous ont apporté leur soutien.

Des messages, des visites sur le piquet de grève, des textos et des mails, tout était bon pour témoigner leur solidarité. Après la première nuit passée sur place, toujours aussi déterminée, la CFDT est appelée par la direction du site qui demande, enfin, à nous rencontrer pour entendre nos revendications. A 11 heures une délégation rencontre Henry Blaffart et Emmanuelle Chapelier pour présenter et argumenter nos demandes.Évidemment, la direction essaie de culpabiliser la CFDT qui, à travers ce mouvement, mettrait en danger l’avenir du site. Discours étonnant et relayé par certains sur les chantiers et, y compris dans les médias. C’est le monde à l’envers. Mittal nous "casse" et il faudrait presque le remercier.

Mais, le personnel de Florange est beaucoup plus intelligent et a plus de discernement que beaucoup de dirigeants. Nombreux sont ceux qui ont compris notre combat, nombreux sont ceux qui savent que jamais nous n’avons mis en danger le P6.

En effet, la CFDT était en contact avec des syndiqués des hauts fourneaux pour connaître les besoins de matières premières pour le P6. Au fur et à mesure, la CFDT laissait passer les wagons nécessaires. Car, contrairement à certaines déclarations, il fallait poursuivre la production florangeoise et empêcher les arrivées massives de brames de Dunkerque (programmées cette semaine).

Bref, la première rencontre avec la direction a tourné court. Nous étions face à un mur qui ne cherchait qu’à nous déstabiliser. Retour à la case départ.


NÉGOCIATIONS DIFFICILES !

Enfin, après des heures d’attentes, la Direction revient vers nous et nous informe d’une nouvelle réunion à 18 heures. En effet, Henri Blaffart s’est longuement entretenu avec Londres et le Luxembourg.
La CFDT accepte de s’y rendre à la seule et unique condition de négocier sur les 3 points de revendications. Il n’est pas question de réexpliquer la crise, ça va tout le monde l’a compris la crise ! Après des échanges houleux, des suspensions de séance, de nouveaux coups de téléphones à la direction générale, Henri Blaffart et Emmanuelle Chapelier finissent par proposer un texte signé par R’ Himpe.
Nouveaux échanges durs, modifications rejetées, acceptées et nouvelles garanties, après 4h 15 de négociation la délégation CFDT ressort avec un courrier signé par Robrecht Himpe, patron des Plats Carbones Europe.
Même si la date précise de reprise n’est pas connue, la Direction Générale s’engage à redémarrer les hauts fourneaux florangeois.
Florange, le 16 avril 2009
Lettre de Robrecht Himpe, EVP AM, CEO, FCE :

1- «le groupe confirme que les mesures mises en place sont des mesures conjoncturelles et temporaires pour faire face à une crise sans précédent. Ces mesures sont indispensables pour préserver la pérennité du groupe. Le groupe réaffirme sa ferme intention de redémarrer les HFX dont l’arrêt a été annoncé le 8 avril 2009 et ce, y compris les HFX lorrains dès que le marché le permettra».
2- les mesures conjoncturelles annoncées ne remettent pas en cause la candidature du haut fourneau de Florange dans le projet ULCOS.
3- la mise en place d’une commission de suivi sur l’évolution des commandes et l’utilisation de l’outil industriel dans le cadre d’une veille industrielle, dans laquelle seront associés les partenaires sociaux.
De plus la date du vendredi 24 avril est prise pour traiter du dossier social des conséquences suite à l’arrêt des outils de productions. Cette réunion se tiendra à Paris avec les Représentants Syndicaux Nationaux et Jean Pierre Masy DRH ArcelorMittal France.

ANALYSE CFDT !

Personne jusque là ne s’était engagé formellement sur le redémarrage des outils de Florange.
C’est fait !
Personne ne croyait à la mise en place d’une «veille industrielle».
C’est fait !
Beaucoup avaient déjà enterré Ulcos (donc, la fin des investissements sur les hauts fourneaux).
Ce n’est pas le cas
Personne ne connaissait la date de négociation pour l’indemnité de chômage.
C’est fait !
Le 24 avril, les organisations syndicales seront convoquées à Paris.
De plus, pour diminuer l’impact du chômage, la direction s’engage à la mise en place de modules de formation, d’entretiens et surveillances des outils et à l’écriture des standards sur la sécurité et les process techniques.
Concernant le traitement social du personnel qui sera mis en chômage partiel durant les arrêts prolongés des outils, la CFDT demandera une prise en charge à 100% et la neutralisation de tous les éléments différés de la fiche de paie !
Les salariés peuvent compter sur la CFDT pour faire aussi avancer ce dossier d’indemnisation.

APRÈS LA RÉSISTANCE, LA VIGILANCE !

Nous tenons à remercier tous les salariés (et ils sont nombreux) qui nous on apporté leur soutien dans cette action qui, aujourd’hui, nous apporte plus de sérénité sur l’avenir d’ArcelorMittal Florange.
Néanmoins, le combat n’est pas fini. Après s’être opposés à des choix cyniques, il nous faut maintenant une vigilance de tous les instants. La commission de veille industrielle sera un outil indispensable pour suivre avec précision le niveau de commandes et permettra ainsi le top démarrage des hauts fourneaux de Florange.
De plus, la CFDT a revendiqué des mesures spécifiques pour les sous-traitants et les intérimaires. Ces collègues sont et seront indispensables à la bonne marche des outils de Florange. La direction s’est engagée à faire un point avec eux et voir leurs besoins.
Affaire à suivre.

jeudi 16 avril 2009

Une action nécessaire

Face aux annonces de fermetures programmées le 27 avril, la CFDT a décidé de hausser le ton.

En effet nous n'acceptons pas de telles décisions sans un minimum de garanties pour le personnel.
Nos revendications portent sur trois points essentiels:
  • date de reprise de la production des hauts fourneaux.

  • traitement social pendant la période d'arrêt.

  • mise en place d'une veille industrielle.


A ces 3 questions, la direction ne veut pas répondre ou ne sait pas répondre : c'est inacceptable.
Dans 11 jours, plus d'un millier de salariés va rentrer à la maison pour une durée indéterminée. Cela veut dire quoi ? Un mois, trois mois, six mois, dix huit mois ??? Plus peut-être ?

Pour la CFDT il est hors de question d'accepter ce diktat, cette incertitude. Les salariés veulent des garanties de reprise (avec date) et de rémunérations. C'est la direction qui a fait ces choix, c'est à elle de les assumer. Or, cette dernière se refuse de communiquer sur le temps d'arrêt et sur les mesures sociales.

  • Pourquoi ?
  • Que cache ce silence ?
  • Serait-elle en train de nous préparer un 2ème GANDRANGE?


La CFDT ne laissera jamais faire !

Donc depuis le 15 avril 15h30, la CFDT bloque le poste d'aiguillage d'EBANGE. Plus rien ne rentre et plus rien n'en ressort.


Pourquoi ce blocage ?


Parce que nous avons face à nous des patrons trop sûrs d'eux, trop hautains, trop dédaigneux de l'avenir des salariés. Pour preuve, avant même d'avoir négocié quoi que ce soit avec les syndicats, la direction a déjà organisé les transports de brames depuis DUNKERQUE jusqu'à FLORANGE, afin d'anticiper l'arrêt de la filière liquide.

Aujourd'hui la balle est dans notre camp, demain il sera trop tard, la CFDT invite tous les salariés dans l'unité la plus large à nous rejoindre dans l'action pour défendre nos emplois et sauver la filière liquide en LORRAINE.



Venez nous rejoindre à la gare d'EBANGE

mardi 14 avril 2009

Désobéissance professionnelle

L’HEURE DE LA DÉSOBÉISSANCE PROFESSIONNELLE A SONNÉ !

La décision d'arrêter la filière liquide pour une durée indéterminée nous est tombée dessus comme un coup de tonnerre. Toutes les directions du Groupe essaient de nous expliquer l'inexplicable et de nous faire accepter l'inacceptable. Comment peuvent-elles croire que nous allons les laisser faire !?
Rien ne justifie de telles mesures, pas même la crise, aussi grave soit-elle.
Le message doit être clair et ferme, Blaffart, Soury-Lavergne, R. Himpe, Mittal et consorts doivent être persuadés que les sidérurgistes florangeois n'acceptent pas et n'accepteront jamais qu’on les condamne à arrêter leurs outils de production. Rien ne le justifie, rien.
Le site de Florange est un des fleurons du Groupe ArcelorMittal, sa compétitivité, sa fiabilité, son savoir-faire et ses compétences ont toujours été reconnus par tous. Les coûts de production sont même meilleurs que beaucoup de sites côtiers. Alors, que s'est-il passé en quelques semaines ?

LE FANTÔME DE DOLLÉ N'EST PAS MORT, HÉLAS

Souvenez-vous G. Dollé, l'homme qui n'a jamais rien compris à l'industrie, l'homme qui a "construit" Gandrange, l'homme qui fabriquait du "parfum", celui qui avait promis de gagner contre Mittal, qui a finalement reçu une fessée puis a abandonné tout ce petit monde avec ses millions de stocks options.

Cet homme a fait des petits qui, avec l'arrivée de Mittal, se sont mis à l'abri attendant leur heure.
Ceux-là même reprennent du poil de la bête et recommencent à parler du plan Apollo (plan Dollé qui condamnait la sidérurgie continentale).
La crise est une "bénédiction" pour eux, ils vont enfin expliquer à Mittal que c'est un nul et que seul Dollé avait raison.
Pour eux, la seule stratégie valable est de tuer les usines continentales, ce sont eux qui ont raison, ce sont les mêmes qui produisaient "du parfum".
Forcément, c'était leur plan originel, ils ne vont pas se dédire. En réalité, ces choix stratégiques ont été l'objet de débats houleux et c'est politiquement que Florange, Liège et Galati ont perdu.

Et, les raisons économiques dans tout ça ? Faites-leur confiance pour nous monter un plan bidon. Comme on dit, les chiffres ne disent que ce qu'on leur demande de dire.
Alors, Mittal va-t-il accepter de reconnaître qu'il n'était qu'un fabricant d'eau de Cologne ?


LES ACTIONNAIRES GAVÉS, LES SALARIÉS AFFAMÉS

La fête de tout ce beau monde a duré 3 ans. Mittal et ses actionnaires se sont gavés des 22 milliards gagnés grâce aux efforts des salariés. Une véritable orgie. Que ce soit avec du parfum ou avec de l'eau de Cologne, nous leur avons tous servi la table.
Raison de plus pour sentir un véritable sentiment de rage et de colère grandir en chacun d'entre-nous. Où sont passés les fruits de nos efforts ? Dilapidés, évaporés ! Que vont-ils faire de nous ? Virés, remerciés, sacrifiés !

Pourtant, ils seraient bien utiles ces milliards en ces temps difficiles. Non, ils ont préféré s'en mettre plein les poches pensant, peut-être, que la "fête" serait éternelle. Bref, les patrons boivent et les salariés trinquent.


C'EST MAINTENANT OU JAMAIS

Pour éviter que les salariés de Florange soient les nouvelles victimes de leur beuverie financière, chacun doit refuser de payer la facture de leurs erreurs. Nous sommes tous en danger.

En effet, la Direction Générale essaie de rassurer en indiquant que la fermeture des hauts fourneaux ne serait que "provisoire". Mais, en même temps elle estime la durée de la crise entre 5 à 6 trimestres. A partir de là, chacun comprendra pourquoi elle se refuse à donner une date de reprise.

A partir de là, chacun pourra, avec raison, penser qu'elle nous prépare un traquenard. Nous avons trop souvent vu le provisoire devenir définitif.
D'ailleurs, c'est peut-être même une tactique pour tromper tout le monde. Les dirigeants envoient plus d'un millier de salariés à la maison (car il ne faut surtout pas oublier les sous-traitants), leur disant « rassurezvous, nous veillons au grain et nous vous rappellerons le moment venu ». C'est une plaisanterie !
Qui, sérieusement, accepterait d'entrer dans un tunnel dont il ne connait ni la longueur, ni les péripéties qu'il pourrait rencontrer, ni sans même savoir s'il en ressortira un jour ?

Pourtant, c'est ce que nous propose la Direction Générale.

Eh bien, il va falloir s'y opposer fermement si nous ne voulons pas être envoyés à "l'abattoir social". Car, lorsque le personnel sera à la maison, à broyer du noir, il ne sera plus en usine, donc, plus vraiment à l'écoute du discours syndical.

Il sera seul, face à lui-même et à ses inquiétudes.

Diviser pour mieux régner et isoler tout le monde pour éviter la contestation collective, elle est là, leur tactique. Il est là, le danger. Ne tombons pas dans leur piège.


ENSEMBLE ET UNIS, ORGANISONS LA RÉSISTANCE !

La CFDT vous propose un contrat social de résistance. Et, ce n'est pas une faute que de vouloir sauver son emploi. C'est d'un réflexe de survie dont il s'agit.
A tout le personnel d'ArcelorMittal Florange, à tous les salariés de la soustraitance, aux intérimaires, le mot d'ordre doit être le suivant :

Non, vous ne fermerez pas nos outils !
Non, nous ne vous laisserons pas faire !

Le temps de la désobéissance professionnelle est venu. Chefs de service, contremaitres, agents de maitrise, employés, techniciens et ouvriers de tous services, refusez d'arrêter les installations.

N'obéissez pas à des ordres scélérats qui pourraient toutes et tous nous condamner demain. Si les dirigeants actuels n'osent pas s'opposer à Mittal, nous, femmes et hommes de cette usine, de cette vallée, nous nous battrons pour elle.

Nous nous battrons pour nos emplois. Nous nous battrons pour nous. Ne comptons que sur nos propres forces et nos convictions, ensemble démontrons-leur que nous entrons en

désobéissance professionnelle !!!

Après le 27 avril, il se peut qu'il soit trop tard. Ne les laissons pas fermer notre usine, elle pourrait ne plus jamais redémarrer. Dans les prochains jours les syndicats appelleront à des actions ciblées et spécifiques, soyez prêts à les soutenir.

jeudi 9 avril 2009

Nouvelles annonces de fermetures ...

... d'installations sur le site de FLORANGE

"Le ciel vient nous tomber sur la tête", a déclaré Edouard Martin, responsable CFDT qui a participé dans la matinée au CCE. "Les gens sont écoeurés, ils ne savent plus sur quel pied danser", a-t-il dit. Il a demandé que soit établie une "veille industrielle" pour que les syndicats soient informés, semaine après semaine, de l'évolution du marché de la sidérurgie dans le monde.

Les organisations syndicales ont été convoquées dans l'urgence à un Comité d'Etablissement Extraordinaire en tout début d'après-midi suite aux décisions annoncées le matin même lors du Comité Européen d' Entreprise restreint.

Comme il est de coutume depuis le début de la crise, Mr BLAFFART nous dépeint un contexte industriel et économique bien sombre ce qui a amené la Direction Générale à prendre des mesures draconiennes.

Ainsi, des installations du site de Florange vont être temporairement mises à l'arrêt en 2009 tant sur certaines installations des Usines à Chaud que sur certaines installations Usines à Froid. Pour la CFDT rien ne justifie de telles décisions! (Voir Analyse CFDT)

Hauts-Fourneaux:

Arrêt du Haut-fourneau P6 (dans les mêmes conditions techniques que le P3) semaine 18 fin avril pour une durée indéterminée

Les Cowper seront chauffés par le gaz de Cokerie comme lors de l'arrêt fin 2008

• Il reste actuellement 11 Hauts-Fourneaux en activités sur 25 en Europe dont 4 sur le périmètre qui nous concerne (1 à Brême, 2 à Dunkerque et 1 à Gand).

Agglomération de Rombas:

Arrêt de l'agglomération de Rombas fin avril pour une durée indéterminée

Aciérie:

Arrêt de l'Aciérie et de la Coulée Continue fin avril pour une durée indéterminée.

Train à Chaud:

Le Laminoir à Chaud de Florange sera approvisionné par des brames en provenance de Dunkerque à hauteur de 110 000 tonnes/mois.

Le four à brames fonctionnera avec un mélange de gaz de Cokerie et de gaz naturel

Cokerie:

La productivité de la Cokerie est maintenue comme actuellement. Le gaz sera utilisé au Train à Chaud ainsi que pour le "réchauffage" des Cowpers. La production de Coke sera elle envoyée vers le site de Dunkerque.

ELSA-LRO:

Arrêt des lignes d'ELSA (Electrozinguage) et de la LRO (Ligne de Revêtement Organique) fin juillet (semaine 30/31) pour une durée indéterminée.


* La direction nous a en outre annoncée pour toutes ces installations que la situation sera reconsidérée chaque trimestre en fonction du carnet de commande (…)

Gandrange :

Une centaine de salariés, qui ont eu une OVE (Offre Valable d'Emploi), sont détachés sur Florange pendant 3 mois à compter d'avril pour suivre un programme de formation par compagnonnage sur les thèmes de la Sécurité, du Technique et des connaissances des installations.


Analyse CFDT:

Une fois de plus la direction nous met devant le fait accompli ! Où est le dialogue social !
Nous dénonçons avec force ce simulacre de dialogue social comme nous dénonçons et nous nous opposons à la stratégie exclusivement financière du groupe.

En effet, la direction n'est pas en mesure de nous démontrer, chiffres à l'appui, l'intérêt économique de ses mesures.

Par contre pour les salariés, c'est clair, c'est une nouvelle perte de pouvoir d'achat et des incertitudes concernant l'avenir.

De plus, rien n'a été envisagé sur les mesures sociales à mettre en oeuvre pour gérer ces fermetures d'installations. Pour la CFDT c'est proprement scandaleux !

Rien sur les compétences et leurs transferts vers les plus jeunes ! Rien non plus sur les co-traitants dont beaucoup ne pourront pas passer la crise si rien n'est mise en oeuvre pour les aider!

Et quand le moment de la reprise sera là que se passera t-il ? Dans quel état serons nous après vos choix ? Pourrons nous faire face ?

La CFDT émet de sérieuses réserves. La reprise sera très difficile car vous avez et vous procédez encore à de véritables saignées en laissant partir des centaines de salariés sans assurer le renouvellement des compétences. Beaucoup de co-traitants ne passeront pas le cap de la crise et leurs compétences nous ferons inévitablement défaut.

La CFDT a demandé la tenue, en urgence, d'une réunion pour étudier les mesures sociales à mettre en œuvre afin de ne pas pénaliser financièrement les salariés et préserver l'emploi !


La CFDT donne rendez-vous
à l'ensemble des salariés
dans le hall des Grands-Bureaux
ce Jeudi 09 avril à 8h30!

vendredi 3 avril 2009

Gandrange restera, pour toujours, le symbole d'un mensonge d'Etat

Le Télégramme

L'aciérie de l'usine ArcelorMittal de Gandrange, en Moselle, a vécu hier ses dernières heures d'exploitation. Cathédrale industrielle mise en service en septembre1969, l'aciérie a produit 60millions de tonnes d'acier en 40 ans. Elle a donné sa dernière coulée jeudi dernier à 14h. «Gandrange restera, pour toujours, le symbole d'un mensonge d'Etat», tonnaient des salariés. «Il y a un an, Sarkozy était venu ici et il avait promis de nous aider. Nous l'avons cru. Aujourd'hui, c'est une douloureuse page de l'histoire de la sidérurgie lorraine qui se tourne», déplorent-ils.

GANDRANGE, Moselle (AFP)

Quatorze mois après l'annonce de sa fermeture, l'aciérie de l'usine ArcelorMittal de Gandrange (Moselle) a vécu mardi dans l'amertume ses dernières heures d'exploitation, après avoir produit en 40 ans 60 millions de tonnes d'acier.
"Gandrange restera, pour toujours, le symbole d'un mensonge d'Etat", tonne Edouard Martin, responsable CFDT. "Il y a un an, (Nicolas) Sarkozy était venu ici et il avait promis de nous aider. Nous l'avons cru. Aujourd'hui, avec la fermeture de l'aciérie, c'est une nouvelle et douloureuse page de l'histoire de la sidérurgie lorraine qui se tourne", déplore-t-il.
Cathédrale industrielle mise en service le 10 septembre 1969, l'aciérie, où travaillaient quelque 350 ouvriers spécialisés, a donné sa dernière coulée jeudi dernier à 14H00 précises. "La direction a tout fait pour que les salariés ne le sachent pas, pour éviter qu'ils en fassent un symbole. C'est minable...", assène le syndicaliste.

Gandrange: ArcelorMittal ferme l'usine des espoirs déçus (20 Minutes)

Alors que Nicolas Sarkozy s'était engagé à pérenniser le site, l'aciérie a définitivement fermé ses portes...
«Je reviendrai moi-même (...) pour annoncer la solution qu’on aura trouvée.» En février 2008, Nicolas Sarkozy redonnait l'espoir aux salariés d'ArcelorMittal à Gandrange, qui avaient appris quelques jours plus tôt la fermeture de leur usine. Un an plus tard, c'est l'amertume qui prévaut, ce mardi, alors que l'aciérie mosellane ferme définitivement ses portes.«Ici reposent les promesses de Nicolas Sarkozy»«Gandrange restera, pour toujours, le symbole d'un mensonge d'Etat», lâche Edouard Martin, responsable CFDT, en marge de la dernière journée d'activité. Son syndicat, le 4 février dernier, avait érigé une stèle à l'entrée de l'usine indiquant: «Ici reposent les promesses de Nicolas Sarkozy». La fermeture de Gandrange, ce sont des espoirs déçus, mais aussi des rendez-vous manqués. Le chef de l'Etat avait promis d'investir, voire de trouver des repreneurs pour le site. Fin mars 2008, alors que des candidats sont pressentis, la direction annonce son refus de vendre, et son intention d'injecter 40 millions d'euros. Avant de confirmer, début avril, la fermeture partielle de l'usine et la suppression de 575 emplois.«Nous continuons à lutter pour les reclassements»ArcelorMittal repousse aussi, le 24 avril 2008, l'offre de reprise du groupe italien Tassara, élaborée avec la mairie d'Amnéville (Moselle) et présentée à l'Elysée. Tout au long du conflit, le direction reste inflexible: l'usine n'est pas à vendre, elle fermera. Inflexible et critique à l'égard des salariés, dénonçant, à l'occasion des grèves qui touchent l'usine, «des débordements et des dégradations volontaires de matériel».Ce mardi, jour de fermeture du site, les salariés ne s’avouent pas définitivement vaincus. «Pour nous, aujourd'hui n'est pas une journée de deuil car nous continuons à lutter pour les reclassements. Sur les 575 camarades dont l'emploi va être supprimé d'ici à la fin de l'année, seulement 46 ont obtenu des mutations effectives», conclut Jacky Mascelli, syndicaliste CGT. La direction, elle, indiquait récemment qu'une «solution» avait été trouvée pour 80% des personnes concernées par ces licenciements.

Fermeture dans l'amertume de l'aciérie ArcelorMittal de Gandrange ( La Croix)

L'aciérie ArcelorMittal de Gandrange ferme définitivement ses portes mardi 31 mars, après avoir produit 60 millions de tonnes d'acier en 40 ans d'exploitation
Quatorze mois après l'annonce de sa fermeture, l'aciérie de l'usine ArcelorMittal de Gandrange (Moselle) a vécu mardi 31 mars dans l'amertume ses dernières heures d'exploitation."Gandrange restera, pour toujours, le symbole d'un mensonge d'Etat", tonne Edouard Martin, responsable CFDT. "Il y a un an, (Nicolas) Sarkozy était venu ici et il avait promis de nous aider. Nous l'avons cru. Aujourd'hui, avec la fermeture de l'aciérie, c'est une nouvelle et douloureuse page de l'histoire de la sidérurgie lorraine qui se tourne".Cathédrale industrielle mise en service le 10 septembre 1969, l'aciérie, où travaillaient 350 ouvriers spécialisés, a donné sa dernière coulée jeudi 26 mars à 14H00 précises. "La direction a tout fait pour que les salariés ne le sachent pas, pour éviter qu'ils en fassent un symbole. C'est minable...", assène le syndicaliste.Même colère contenue à la CGT : "Sarkozy nous a trahis et (Lakshmi) Mittal (le patron indien d'ArcelorMittal) est un imposteur", accuse l'un des dirigeants du syndicat, Jacky Mascelli.

Je vis cette fermeture comme un déchirement", témoigne Marc Almschmidt, 54 ans dont plus de 20 passés à garder l'oeil, dans la chaleur insupportable du four, sur le "laitier", ces impuretés qui surnagent au-dessus du bain d'acier et dont il faut se débarrasser avant de procéder à la coulée. "Ce dont nous avons besoin, c'est des patrons, pas des rapaces", poursuit-il, la gorge nouée par l'émotion.

Fermeture, dans l'amertume, de l'aciérie ArcelorMittal de Gandrange ( Le Journal du Net)

Des témoignages similaires sont égrenés à l'antenne de France Bleu Lorraine Nord qui présente son journal en direct depuis la salle des fêtes de Gandrange.
Pour le maire de cette commune de 3.000 habitants, Henri Octave, la fermeture de l'aciérie est une "catastrophe". "Nous allons perdre 75% de nos ressources et 90% du montant de la taxe professionnelle. Et nous n'avons aucune certitude sur les compensations promises par l'Etat", déclare-t-il, très remonté.
Alors que l'on s'apprête à ferrailler les 40.000 tonnes de l'immense bâtiment noirci par la suie, le maire parle déjà de "récupérer" les 400 hectares sur lesquels l'aciérie s'est étalée, année après année.
"Ces terrains ont été cédés par la commune à la sidérurgie lorsque celle-ci s'est développée dans les années soixante. Aujourd'hui, il convient que la sidérurgie nous les rende pour nous permettre de préparer l'avenir".
Pour Michel Liebgott, député (PS) de Moselle et président du groupe d'études de l'Assemblée nationale sur la sidérurgie et la fonderie, cet avenir passe aussi par l'usine voisine de Hayange (Moselle) où ArcelorMittal et ses concurrents Corus et ThyssenKrupp vont expérimenter le captage-stockage du CO2.
"L'Etat doit s'associer financièrement au développement de cette technologie propre", estime le parlementaire. "Mais avant de le faire, il devra exiger d'ArcelorMittal des contreparties sociales, notamment à Gandrange", souligne-t-il.

L'usine Mittal de Gandrange ferme définitivement ses portes (Le Point)

"Gandrange restera, pour toujours, le symbole d'un mensonge d'État." L'amertume d'Édouard Martin, responsable CFDT, reflète mardi celle de l'ensemble des salariés de l'usine ArcelorMittal installée en Moselle. "Il y a un an, Sarkozy était venu ici et il avait promis de nous aider. Nous l'avons cru. Aujourd'hui, avec la fermeture de l'aciérie, c'est une nouvelle et douloureuse page de l'histoire de la sidérurgie lorraine qui se tourne." Le 4 avril 2008, le président de la République avait promis devant des centaines d'employés que l'État prendrait en charge "tout ou partie des investissements nécessaires" pour sauver l'activité du site. Malgré un timide engagement d'investir 30 millions d'euros, ArcelorMittal avait finalement confirmé la fermeture de l'usine et la suppression de 571 emplois. Quatorze mois après l'annonce de sa fermeture, l'usine a vécu mardi ses dernières heures d'exploitation. En 40 ans de service, plus de 60 millions de tonnes d'acier sont sortis des fours. "Sarkozy nous a trahis" "La direction a tout fait pour que les salariés ne le sachent pas, pour éviter qu'ils en fassent un symbole. C'est minable...", assène Édouard Martin. Même colère contenue à la CGT : "Sarkozy nous a trahis et Mittal est un imposteur", accuse l'un des dirigeants du syndicat, Jacky Mascelli. "Pour nous, aujourd'hui n'est pas une journée de deuil car nous continuons à lutter pour les reclassements. Sur les 575 camarades dont l'emploi va être supprimé d'ici à la fin de l'année, seulement 46 ont obtenu des mutations effectives", ajoute-t-il. De son côté, la direction a indiqué récemment qu'une "solution" avait été trouvée pour 454 salariés, soit 80 % des personnes concernées par ces licenciements. Une soixantaine de salariés seraient toujours dans l'attente d'une solution de reclassement. Le groupe de Lakshmi Mittal espère cependant "trouver une solution pour chacun dans les semaines qui viennent". Il assure que les 55 personnes qui travaillent encore sur l'aciérie conserveront leur contrat de travail tant qu'une offre ne leur sera pas parvenue. Pour Henri Octave, le maire de Gandrange, commune de 3.000 habitants, la fermeture de l'aciérie est une "catastrophe" : "Nous allons perdre 75 % de nos ressources et 90 % du montant de la taxe professionnelle. Et nous n'avons aucune certitude sur les compensations promises par l'État." L'édile souhaiterait "récupérer" les 400 hectares "cédés par la commune" et sur lesquels l'aciérie s'est étalée, année après année. Mais pour l'heure, les 40.000 tonnes de l'immense bâtiment noirci par la suie devraient être prochainement ferraillées.

ArcelorMittal : l’usine de Gandrange ferme définitivement ses portes ( Batiactu)

Malgré les promesses de Nicolas Sarkozy de faire prendre en charge par l'Etat «tout ou partie des investissements nécessaires» pour maintenir l’activité, l’usine ArcelorMittal de Gandrange a fermé ses portes mardi, après 40 ans d’exploitation. Cette fermeture laisse un goût amer aux syndicats : «Gandrange restera, pour toujours, le symbole d'un mensonge d'Etat», indique Edouard Martin, responsable CFDT, avant d’ajouter : «Il y a un an, Nicolas Sarkozy était venu ici et il avait promis de nous aider. Nous l'avons cru. Aujourd'hui, avec la fermeture de l'aciérie, c'est une nouvelle et douloureuse page de l'histoire de la sidérurgie lorraine qui se tourne».Au total, cette fermeture de site touche 575 emplois. La direction n’a pas souhaité s’exprimer à ce sujet, a indiqué l’AFP. Toutefois, le groupe a fait récemment savoir qu'une «solution» avait été trouvée pour 80% des personnes concernées par les licenciements.

Gandrange ferme dans l'amertune ( Le Quotidien)

Quatorze mois après l'annonce de sa fermeture, l'aciérie de l'usine ArcelorMittal de Gandrange, en Moselle, a vécu hier dans l'amertume ses dernières heures d'exploitation, après avoir produit en 40 ans 60 millions de tonnes d'acier.À Gandrange restera, pour toujours, le symbole d'un mensonge d'État», tonne Edouard Martin, responsable du syndicat CFDT. «Il y a un an, Nicolas Sarkozy était venu ici et il avait promis de nous aider. Nous l'avons cru. Aujourd'hui, avec la fermeture de l'aciérie, c'est une nouvelle et douloureuse page de l'histoire de la sidérurgie lorraine qui se tourne», déplore-t-il. Cette restructuration est vécue comme une nouvelle blessure dans cette région de Lorraine, haut lieu de la sidérurgie européenne, où l'acier n'emploie plus aujourd'hui que 7000 personnes, après une douloureuse saignée de dizaines de milliers de postes dans les années 1970-1980.Cathédrale industrielle mise en service le 10 septembre 1969, l'aciérie de Gandrange a donné sa dernière coulée jeudi dernier. «La direction a tout fait pour que les salariés ne le sachent pas, pour éviter qu'ils en fassent un symbole. C'est minable...», assène le syndicaliste.

lundi 30 mars 2009

2009 Année noire


2009 UNE ANNEE NOIRE POUR QUI ?

2009, année noire, année de toutes les misères c'est le constat que tous les salariés d'ArcelorMittal peuvent faire. La crise frappe de plein fouet la sidérurgie avec :
  • son volant d'annonces de mauvaises nouvelles industrielles et économiques,
  • l’imposition de CP et de RTT,
  • la mise en place du chômage partiel,
  • les suppressions massives d'emplois au travers d’un soi-disant "plan de départs volontaires",
  • la fin des contrats CDD et intérim,
  • et, cerise sur le gâteau, zéro augmentation salariale.

Pourtant le groupe affiche des résultats, au titre de l'année 2008, plus que confortables et il distribue des milliards d'euros à ses actionnaires ! La CFDT, ainsi que les autres O.S, devant ces injustices et ces provocations ont interpellé la Direction afin de revoir la politique salariale pour 2009.

RENCONTRE AVEC LA RH

Jean Pierre Masy a donc reçu les 5 OS le 20 mars.
Avant d’aborder les salaires, il a :
  • parlé de l'impact de la crise mondiale sur l'économie du pays et de l'industrie en France,
  • brossé un tableau plus que noir de la situation économique du groupe ArcelorMittal,
  • particulièrement insisté sur la chute des commandes qui s'amplifie de jour en jour.

La CFDT a fermement dénoncé cet exposé qui met tout sur le dos de la crise. Si le monde subit ce séisme économique c'est bien à cause des financiers qui ont joué aux apprentis sorciers. Ce sont eux qui, en voulant toujours gagner plus, ont tué la poule aux œufs d'or. Le vrai problème est qu'aujourd'hui les salariés se prennent les retours de bâton en pleine "gueule" !

Qui a acheté à tour de bras des dizaines et des dizaines d'entreprises ?

Quel est l’irresponsable qui a endetté de plusieurs milliards de $ le groupe qui se portait plutôt bien ?

Ce ne sont pas les salariés, c'est bien L. Mittal et maintenant c'est bien facile d’en faire supporter le poids au personnel du groupe. Voilà le discours tenu par la CFDT lors de cette réunion.

Après une longue passe d'armes, la Direction est enfin venue sur les salaires et a confirmé la position du groupe sur la politique salariale 2009, à savoir : zéro Augmentation Générale, zéro Augmentation Individuelle !

La seule nouvelle positive est la communication des résultats de la Participation au titre des bénéfices de l'année 2008. Même s'il est vrai que les sommes perçues par le personnel ne sont pas négligeables, il n'en reste pas moins vrai que ce n'est qu’une "prime ponctuelle" qui ne garantira ni notre pouvoir d'achat ni notre progression de salaire.

ORGANISER LA RIPOSTE
Les deux grosses mobilisations des 29 janvier et 19 mars ont mis des milliers de salariés dans les rues. Tous tenaient à revendiquer plus de justice sociale et une meilleure répartition des richesses. Les salariés de toutes les entreprises d'ArcelorMittal se sont investis en nombre dans ces manifestations. On a même vu des personnes participer à des manifestations nationales pour la première fois de leur vie, c'est dire le ras le bol général. Nicolas Sarkozy, minimisant l'intensité du mécontentement, s'est contenté de "mesurettes" qui ne relanceront certainement pas l'économie et par la-même n’a pas rassuré les salariés.

Face à l’intransigeance de la direction, les Syndicats d'ArcelorMittal, ont décidé unanimement de ne plus assister aux réunions des Instances Représentatives du Personnel afin de démontrer que le dialogue social du groupe était bloqué.

Nous avons également appelé à la mobilisation dans les sites, les salariés doivent afficher, par des actions ponctuelles, leurs désaccords avec la politique salariale du groupe.

LA SITUATION DE L’EMPLOI SE DEGRADE
Plus les mois passent, plus l'horizon s'assombrit.

En effet, fin 2008, alors que les patrons prévoyaient un premier trimestre 2009 morose au niveau de l’activité industrielle et de la charge des outils, ils étaient plutôt optimistes pour le deuxième trimestre.

Force est de constater une fois de plus qu’ils se sont lamentablement plantés et que la situation, loin de s'améliorer, se dégrade chaque jour un peu plus.

Des nouvelles périodes de chômage sont annoncées dans les CE pour le second trimestre. L'ensemble des organisations syndicales est intervenu lors de la rencontre du 20 mars pour demander au groupe de mettre en place une indemnisation plus forte des jours de chômage partiel afin de donner la possibilité aux salariés, à travers la consommation, de relancer l'économie. Aujourd’hui ils sont doublement pénalisés une première fois avec la politique salariale inexistante et une seconde fois par le chômage ! C’est INADMISSIBLE !

CONTINUER LA RIPOSTE
Globalement, on peut constater que le boycott des Institutions Représentatives du Personnel s'est plutôt bien déroulé et que dans certains sites la mobilisation du personnel a été forte et déterminée. Malheureusement, on ne peut que regretter la décision de la CFE/CGC qui, sans concertation, a rompu l'unité d'action au niveau national.

Pour autant, la CFDT défend l'idée de continuer la riposte partout où cela sera possible dans les usines, les ateliers, les bureaux et dans la plus large unité syndicale possible. Nous appelons également les salariés à se servir de la journée sécurité mondiale du 28 avril pour en faire une journée de défense de nos salaires.

mardi 24 mars 2009

Boycot du CE

Pour protester contre la politique salariale du groupe,
Les organisations syndicales vont boycotter le Comite d’entreprise du 26 mars 2009 !

Le Groupe ArcelorMittal vient d'annoncer ses résultats 2008 qui sont, malgré la crise, excellents. C'est la deuxième meilleure performance du CAC 40 derrière le Groupe Total. Sur les 9,4 milliards de dollars (7,5 Md€) de bénéfices, les actionnaires vont en empocher 2,6 (2,1 Md€) qui s'ajoutent aux 4,5 (3,6 Md€) de rachats d’actions (dividende indirect) en été 2008. Bref, c'est la crise mais pas pour tout le monde. L. Mittal et ses actionnaires se portent bien, merci !


Les salariés, eux, sont méprisés
Les négociations salariales annuelles obligatoires se sont terminées le 13 mars par un zéro sur toute la ligne. Zéro en augmentation générale, zéro en augmentation individuelle ! Circulez, y à rien à voir !
Pourquoi les organisations syndicales vont boycotter les réunions CE et DP ?
Suite à la décision du gel des salaires, le 24 février dernier, les organisations syndicales se sont rencontrées au niveau ArcelorMittal France pour élaborer toute une série d'actions et ainsi obliger les directions à rouvrir de véritables négociations salariales. Parmi ces actions :
  • le refus par les secrétaires de CE et CCE de signer les ordres du jour
  • le refus de participer aux réunions ordinaires de CE et de DP.

Les organisations syndicales de Gandrange ont décidé de suivre cette directive.


Ensemble exigeons notre dû !!
3% d'augmentation générale pour tous avec un minimum de 80 euros.

lundi 23 mars 2009

PARTICIPATION AUX BENEFICES 2008

Versée au plus tard le 20 Avril 2009
Face à la provocation de la politique salariale du Groupe, les 5 organisations syndicales exigeaient la poursuite des négociations. ARCELOR MITTAL ne pouvait pas se montrer aussi dédaigneux avec son personnel. Un courrier unitaire avait été envoyé à Jean-Pierre MASY (DRH France) pour exiger la reprise des négociations. Cette réunion s'est enfin tenue Vendredi 20 mars à Paris. Malheureusement, le message n'a pas été entendu.

En effet, le DRH s'est contenté de refaire (une énième fois) un exposé sur la situation financière du groupe. Les chiffres sont évidemment mauvais en cette période de crise (28 Milliards de dollars de dette). Mais, si le Groupe doit faire face à une aggravation économique et financière il ne peut s'en prendre qu'à lui-même. Qui a fait le choix d'un magnifique cadeau de 4,5 Milliards de dollars aux actionnaires à l'été 2008 ? M. MITTAL. Qui a encore décidé de remettre une couche de 2,6 Milliards en 2009 ? Encore M. MITTAL. Qui a acheté à tour de bras sans compter avec les bénéfices dégagés par les salariés ? Toujours M. MITTAL. Et à qui le Groupe présente l'addition ? Évidemment aux salariés.

La CFDT lui a rappelé que cette crise n'était pas celle du personnel. La CFDT lui a demandé ce que faisait MITTAL pendant son long « été économique » ? Il « chantait » (il dépensait), n'est-ce pas ? Eh bien, il n'a qu'à « danser » maintenant. En clair, il doit payer la juste part qui revient aux salariés à travers des augmentations de salaire.

Rien n'y fait, MITTAL reste autiste

Malgré le mécontentement des syndicats, la Direction reste sourde à une augmentation générale de 3% avec un talon de 80 euros. La seule réponse apportée par JP MASY est le niveau de la participation revue à la hausse (grâce à une clause légale qui permet de revoir les pourcentages redistribués aux salariés). Puis, plus rien. La direction s'est fermée et ce semblant de négociations a tourné court.

La CFDT est fermement intervenue pour dénoncer cette mascarade. En fin de réunion, toutes les OS ont également demandé une meilleure indemnisation du chômage partiel qui, lui, ne cesse d'augmenter. Là aussi, le groupe fait la sourde d'oreille.
Pour la CFDT, même si ces sommes tombent à point nommé pour faire face à une crise sans précédent, elles ne permettront pas de gommer une perte nette du pouvoir d'achat en 2009. De plus, la CFDT s'est vue refuser (une fois de plus) la demande d'une prime uniforme pour tous.

En conclusion, la Direction ne répond en rien aux attentes du personnel et à la gravité de leur situation.
La poursuite de la mobilisation unitaire, avec l'appui des salariés, s'impose !

mercredi 18 mars 2009

RECLASSEMENTS, CA S’AMELIORE !

La dixième réunion de la Commission de suivi du PSE s’est tenue, le mardi 17 mars 2009.
Une solution a été trouvée pour plus de 80% des salariés concernés par les suppressions d’emploi.

Sur 300 dossiers en cours à ce jour :
  • 61 mutations ont été effectuées dont 10 cadres.
  • 31 détachements sont en cours dont 6cadres.
Offres Valables d’Emploi
  • 187 ont été proposées dont 6 cadres soit :
  • 77 personnes les ont acceptées et sont en attente de détachement.
  • 110 propositions sont en cours d’accord par les salariés.
    (21 sont en cours de finalisation dont 1 cadre.)
  • TPFC : il reste : 6 contrats en attente de signature

Selon la Direction, il reste 55 OVE à réaliser pour les aciéristes jusqu’au 31 mars. Elle espère faire mieux. Ces salariés, en attente, seront occupés pour la mise en sécurité et des travaux de démantèlement de l’aciérie. Ils ne seront pas touchés par les mesures de chômage partiel.

Grace aux interventions des organisations syndicales la promesse de 100 OVE au 15 mars est atteinte.
La CFDT a interpellé sur ce sujet la Direction des Produits Longs Européens, est intervenue plusieurs fois en CEE restreint, et auprès de la Direction des Ressources Humaines d’ArcelorMittal France.
Bien sur il ne faut pas oublier l’action des salariés qui ont mis la pression en s’expliquant de vive voix avec la Direction de Gandrange. Il faut noter également que lors de la dernière réunion, la présence de l’Inspection du travail, a été très utile.
Toutes ces interventions, ont été efficaces, ce qui explique qu’en ce dernier mois de vie de l’Aciérie la Direction a réussi à trouver autant d’OVE qu’en 1 an
La CFDT espère fortement que les sites d’accueil ont enfin compris les problèmes voire les angoisses des salariés de Gandrange. Mais aussi, ce que représente pour le Groupe la réussite de ce Plan de Sauvegarde de l’Emploi.
La CFDT restera vigilante lors de la poursuite du PSE afin qu’il soit mené à bien dans l’intérêt des salariés Ils ont bien assez souffert et nous ne serons satisfait que lorsqu’ils seront tous reclassés

MOBILISATION DU 19 MARS

Rappel

Cette journée doit être l’occasion pour les salariés, chômeurs, retraités de faire valoir leur revendications :

  • défense de l’emploi
  • lutte contre la précarité et les dérèglementations économiques et sociales
  • mise en place de politiques de rémunération qui défendent le pouvoir d’achat et réduisent les inégalités.

En ce qui concerne Gandrange, l’heure est grave (Pas d'augmentation de salaire, augmentation du chômage partiel, l'Emploi incertain etc ...) Il est temps que les salariés de Gandrange prennent leurs responsabilités et participent en masse à la manif du 19 mars, qui débutera à 14h30 place Mazelle.
Des bus seront à disposition au départ d’Hagondange (6, rue St Jacques), Centre Eugène Descamps.


jeudi 12 mars 2009

ZERO SUR LES SALAIRES,


Zéro sur les salaires,
à nous de ne pas laisser faire !

Le Groupe ArcelorMittal vient d'annoncer ses résultats 2008 qui sont, malgré la crise, excellents. C'est la deuxième meilleure performance du CAC 40 derrière le Groupe Total. Sur les 9,4 milliards de dollars (7,5 Md€) de bénéfices, les actionnaires vont en empocher 2,6 (2,1 Md€) qui s'ajoutent aux 4,5 (3,6 Md€) de rachats d'actions en été 2008. Bref, c'est la crise mais pas pour tout le monde. L. Mittal et ses actionnaires se portent bien, merci !

Les salariés, eux, sont méprisés
Les négociations salariales annuelles obligatoires vont ou se sont déjà terminées un peu partout dans les différentes sociétés françaises. Les directions locales et nationales, répondant aux consignes du Groupe, affichent un zéro sur toute la ligne. Zéro en augmentation générale, zéro en augmentation individuelle ! Circulez, y à rien à voir !
Pour l’année 2009, les dirigeants d’ArcelorMittal vont faire perdre de l'argent à leur personnel. En effet, non seulement les directions méprisent les efforts des salariés mais, de plus, ces derniers vont déclarer un net fiscal 2009 inférieur à celui de 2008 pour cause de chômage. Pas même le coût de la vie, rien, ils ne lâchent rien.
Pourtant, la richesse, la vraie, c'est la force de travail de tout à chacun. Si ArcelorMittal en est arrivé à un tel degré de performances économiques, il le doit à son personnel. La reconnaissance des efforts de tous les instants est balayée à l'aune de la profitabilité financière des actionnaires et des banques.
Mais bon, ça les dirigeants le savent parfaitement. Ils s'en moquent comme de leur première chemise, ils sont méprisants et ils l'affichent au grand jour. Que sont 320 000 salariés à côté des milliards "tout chauds" qu'ils vont se payer sur la bête ?

Ensemble, construisons la riposte
Le 24 février dernier, les 5 organisations syndicales se sont rencontrées pour élaborer toute une série d'actions et ainsi obliger les directions à rouvrir de véritables négociations salariales. Suite à cette rencontre, un courrier signé des représentants nationaux des 5 organisations syndicales a été adressé le 1er mars au Directeur de la Coordination des RH ArcelorMittal France. Ce courrier lui demande « d’organiser, dans les meilleurs délais, une réunion nationale en vue d'une reprise des négociations portant sur la politique salariale du Groupe en France ».
Afin de s'assurer une pleine réussite de cette démarche, les salariés doivent être les principaux acteurs de la riposte.
Celle-ci doit s'inscrire dans la durée tant qu'il n'y aura pas de nouvelles mesures sur les salaires. Il ne s'agit pas de faire perdre de l'argent aux salariés. Ils sont suffisamment pénalisés et cela ferait trop plaisir à ArcelorMittal. Les syndicats seront les initiateurs de multiples actions mais le personnel doit jouer les premiers rôles. A nous tous de dire que nous n'accepterons pas la politique du pire mise en place par le Groupe. Les salariés ne resteront pas sur le quai à regarder les trains (remplis de dollars) passer. Les dirigeants doivent l'entendre.


Le message unique que nous devons leur faire passer c'est une exigence de

3% d'augmentation générale pour tous avec un minimum de 80 euros.

Ceci correspond à la revendication interprofessionnelle du 19 mars pour augmenter le pouvoir d’achat afin de relancer l’économie face à la crise que nous traversons.

Et maintenant, place à l'action !
Pour se donner les moyens de nos ambitions il nous faut imposer le rapport de force. Hélas, la fermeté des directions nous démontre que rien ne s'obtiendra dans la demi-mesure. Le Groupe nous claque la porte au nez dans les pires conditions et dans les pires moments. A nous de ne pas le laisser faire.

En attendant la réponse du Groupe suite à la demande formulée par le courrier du 1er mars, les syndicats proposent les actions suivantes, pour les élus et les salariés :
  • refus par les secrétaires de CE et CCE de signer les ordres du jour ;
  • ne plus participer aux réunions ordinaires de CCE, CE et DP ;
  • mise en place de stands sous la bannière "Journée Mondiale Salaires" le 28 avril, lors de la journée mondiale santé/sécurité ArcelorMittal ;
  • rassemblements dans les bureaux, dans les ateliers, débats, prises de paroles, etc.
  • rassemblements ou autres actions à voir au niveau local, avec éventuellement un appel à la grève de 2 heures, lors de chaque CE pour exiger des négociations salariales et appel à tous types d'actions coordonnées site par site le même jour ;
  • boycott des Entretiens Professionnels,
  • participation massive des salariés du Groupe à la journée d’action interprofessionnelle et unitaire du 19 mars.

Ensemble exigeons notre dû !!!

mercredi 11 mars 2009

Tous concernés

La CFDT et la CFE-CGC vous demandent de venir exprimer votre mécontentement lors de la seconde réunion de négociation salariale le


13 Mars à 9 heures,


car la Direction veut appliquer les directives du groupe en la matière, c’est à dire

0% en AG et 0% en AI,


Comme motivation on peut mieux faire !

Comme dans les Dom Tom
rien ne sera obtenu
sans luttes !

Chômage partiel pour la production

COMPTE RENDU DU CE EXTRAORDINAIRE DU 10 MARS
Mardi 10 Mars à 14 heures a eu lieu la réunion du CE extraordinaire de consultation sur les mesures que la Direction compte prendre pour faire face à cette période de grosse sous activité que nous allons subir au cours du deuxième trimestre. Toutes les organisations syndicales se sont prononcées contre cette demande de chômage partiel que la Direction va faire auprès de la DDTE.

Ne seront pas concernés par les mesures de chômage partiel à ce jour :
  • Les salariés de l’Aciérie et d’Emac,
  • Les apprentis (8) et les CDD,
  • Des équipes restreintes pour ;
    o les expéditions (TAB et LCB) et réceptions LCB,
    o la maintenance LCB/TAB,
    o le transport interne,
    o La réception des commandes,
  • Les projets en cours, SAP, LCB,réseaux, magasin, transformateurs,
  • Le gardiennage, sécurité
  • Le service paie, la Finance et le Marketing,
  • La R&D,
  • Les TPFC.

Pour les autres, c’est à dire uniquement le personnel de la Production, du MQ, des LCB et TAB chômeront 11 jours par mois.
Pour la CFDT, c’est un véritable scandale, même si nous reconnaissons que des avancées ont été faites par rapport au projet initial.
C’est sur ce personnel que l’on doit compter en terme de motivation pour le New LCB. Paradoxalement c’est encore une fois sur les jeunes et les plus faibles salaires que la Direction frappe en ne faisant pas d’efforts supplémentaires pour en minimiser fortement en l’impact.
En ce qui concerne les salaires, beaucoup de promesses, mais aucunes ne sont tenues !
C’est une INJUSTICE, aujourd’hui les salariés du LCB payent seuls l’addition!

Les Organisations syndicales ont fait des propositions :

  • Utiliser le DIF (100 heures par salarié) comme à AM Florange pour diminuer le chômage d’une semaine par mois sur un trimestre.
  • Indemniser plus fortement le chômage partiel pour ces salariés,
  • Augmenter de manière significative les travaux d’entretiens de ces unités voir au-delà.

La Direction à promis de remonter toutes ces propositions à la Direction AM France qui prendra les décisions.
Pour la CFDT l’enjeu est vital pour le New LCB
La motivation de ces salariés est impérative pour son fonctionnement futur, et les injustices d’aujourd’hui se payeront au prix fort par les Directions de cette unité qui auront bien du boulot pour rétablir leur crédibilité !

vendredi 6 mars 2009

DU JAMAIS VU !

COMPTE-RENDU REUNION DU COMITE D’ENTREPRISE DE FEVRIER 2009


La Direction a annoncé d’emblée à cette réunion du CE une situation commerciale catastrophique pour le 2ème trimestre, des résultats très mauvais pour janvier et un RBE très négatif.
Nous subissons une baisse sans précédent, avec seulement 5 000 t par mois à laminer au TAB et 8 000 t au LCB et cela jusqu’à juin, ce qui correspond à 25 % de taux de charge des installations et par conséquent à une semaine de production/mois. La Direction nous a donc informé qu’elle allait demander des mesures de chômage partiel, elle nous assure qu’elle va diminuer au maximum cette disposition par des formations, travaux, etc... La CFDT est intervenue pour que notre Direction fasse pression au plus haut niveau afin d’avoir une équité de la charge des installations dans les produits longs, car les sites de Duisburg et Hambourg sont nettement plus chargés que Gandrange.
Les salariés de Gandrange doivent être traités différemment, car nous subissons déjà une plan social et la moindre injustice est plus fortement ressentie. La Direction doit déployer des moyens supplémentaires pour Gandrange. Il ne faut pas qu’elle oublie que beaucoup de salariés restent sur le site et qu’ils doivent rester motivés ! Les investissements pour le LCB sont maintenus et certains travaux pourraient être avancés, car les délais de livraisons ont été raccourcis selon la Direction. Nous lui avons rappelé qu’elle doit également investir sur les salariés!!!

ACIERIE

«L’après production.»
Dès le début avril, les différents outils de l’aciérie seront mis en sécurité, première étape du démentellement. Certains outils seront peut être vendus et d’autres ferraillés.
D’ailleurs, courant février, certains d’entre vous ont pu croiser des acheteurs potentiels du groupe (Kazakhstan) arpenter l’aciérie. Pour la CFDT c’est un comble, ce qui n’était pas bon pour Gandrange l’est pour d’autres!
Au mois d’avril, la surveillance de l’installation sera réalisée en interne (service gardiennage + éventuellement des aciéristes). A partir du mois de mai, cette surveillance sera confiée à une entreprise de gardiennage extérieure.

EFFECTIFS
Fin Janvier : 815 (3 CDD - 5 Apprentissages)
1 entrée : Melle UNDEREINER
37 sorties :
  • 22 Mobilités internes
  • 7 Retraites Normales
  • 4 Retraites après PRP
  • 1 Retraite Longue Carrière
  • 2 Reclassements extérieurs

DATES D’ARRETS
LCB
Du 3 avril au 21 avril inclus avec remise en route du four le 20 et reprise du laminage le 22 avril.
Du 30 avril au 12 mai. Du 22 mai au 9 juin et du 19 juin au 30 juin.

TAB
Du 3 avril au 21 avril inclus.
Du 30 avril au 11 mai inclus.
Du 21 mai au 9 juin inclus.
Du 20 juin au 30 juin inclus à ces dates s’ajoutent les 17 mai et 14 juin.
La Direction prévoit de faire une demande de chômage partiel afin de couvrir une partie de ces dates d’arrêt. Elle nous a affirmé que la formation du personnel était une priorité et qu’elle oeuvrait en ce sens.
La CFDT a fait remarquer à la Direction que pour le 1er trimestre, les formations n’avaient concerné que le personnel posté et qu’il fallait élargir ces formations au personnel de jour.
Suite aux baisses de charges importante au TAB et LCB pour les mois d’avril mai et juin.
Pour le LCB, la productivité réduite prévoit des montages de 500 t /pos te et de 16 montages par moi s .
Durant les périodes d’arrêt, la Direction a décidé de maintenir une permanence les matins aux
services expéditions du LCB et TAB.

ENTRETIENS PRO
25 réalisés en janvier au TAB et LCB.
340 en 2008 pour le site, sur 517 prévus.
La CFDT est intervenue pour qu’il y ait prise en compte, non pas du délai butoir, qui est de 18 mois, mais réalise les E.P. Avant ce délai, comme c’est la règle. Le délai est trop souvent dépassé, ce qui pénalise les intéressés. La CFDT réitère sa demande, à savoir : la Direction doit payer aux salariés l’effet rétroactif sur les E.P validés en retard !

PLAN FORMATION
L’année 2009 commence sur les chapeaux de roue avec 6617 h de formation pour 380 personnes. Au 25 février, 30 % de taux de réalisation en 2 mois. Du Jamais Vu ! Il faut préciser que la CFDT est intervenue au CE pour que la Direction profite des périodes de sous-activité pour amplifier les formations .

MOBILISATION DU 19 MARS
Les syndicats CFDT, CFTC, CFE CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires UNSA, ont pris en compte les décisions du plan de relance gouvernemental obtenu grâce à la mobilisation du 29 janvier dernier. Mais ces mesures sont trop partielles.

Les syndicats ont donc décidé de maintenir la journée du 19 mars. Et ils ont dénoncé le refus catégorique du Président de la République d’augmenter le smic, de modifier la politique d’emploi, de revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires. De même, le patronat refuse d’assumer ses responsabilités. Cette journée doit être l’occasion pour les salariés, chômeurs, retraités de faire valoir leur revendications :
  • défense de l’emploi
  • lutte contre la précarité et les dérèglementations économiques et sociales
  • mise en place de politiques de rémunération qui défendent le pouvoir d’achat et réduisent les inégalités.
En ce qui concerne Gandrange, l’heure est grave (reclassements qui traînent, augmentation du chômage partiel, etc ...)
Il est temps que les salariés de Gandrange prennent leurs responsabilités et participent en masse à la manif du 19 mars, qui débutera à 14h30 place Mazelle.

Des bus seront à disposition au départ d’Hagondange (6, rue St Jacques), Centre Eugène Descamps.

Nous subissons une forte pression des médias de tout bord, pour faire un grand show de la dernière coulée de l’Aciérie. Les salariés de cette unité doivent être traités avec dignité et ils méritent mieux que la mise en spectacle de l’agonie de cette installation.

LA CFDT REFUSE DE PARTICIPER A CE «REALITY SHOW».

lundi 2 mars 2009

Les salariés demandent des comptes

Vendredi 27 février s’est tenue, dans le cadre du Plan de Sauvegarde de l’Emploi, une réunion de la commission de suivi des reclassements.

La Cfdt et la Cgc avaient demandé aux salariés de venir soutenir les organisations syndicales à partir de 9h30 devant la Direction des Affaires Sociales de l’usine.
Ceux de l’aciérie pour manifester leur mécontentement et pour ceux des autres services pour témoigner leur solidarité.
Une soixantaine de salariés a participé au rassemblement et ils ont envahi la salle où se tenait la réunion de la commission de suivi du PSE.
A ce jour sur les 272 aciéristes qui sont à reclasser, 157 n’ont toujours pas eu d’Offres Valables d’Emploi ou de mutation.

La Cfdt, approuvé par les salariés, a fait remarquer que certains emplois proposés notamment à Florange n’étaient pas conforme et que des pertes de salaires, suite à la disparition de primes d’astreinte, par exemple, se montaient parfois jusqu’à 300€. Cela est intolérable. De plus aucune unité du groupe ne joue le jeu et la Direction prend aujourd’hui prétexte de la crise financière pour justifier ses retards.

L’inspectrice du travail présente n’ a pas ménagé la Direction et a fait le constat que celle-ci trainait les pieds et appliquait le PSE à sa façon.

La Cfdt à déclaré que face à cette situation explosive, elle est intervenue à de multiples reprises auprès des plus hautes instances d’ArcelorMittal. Et plusieurs fois avec fermeté au comité de groupe européen afin que les offres de reclassements se fassent plus rapidement.

Finalement la Direction a déclaré qu’elle avait l’assurance du Groupe que d’ici à mi-mars, une centaine d’O.V.E. serait proposée à Florange et au Luxembourg.

mercredi 25 février 2009

Reclassements internes

Où sont les engagements de la Direction d’ArcelorMittal ?

A quelques semaines de la fermeture définitive de l’aciérie de Gandrange, la CFE-CGC et la CFDT déplorent que de trop nombreux aciéristes n’ont toujours pas en mains leur OVE et sont en attente de leur point de chute dans un des sites du groupe.
En effet, à ce jour, 157 aciéristes sur total de 272 à reclasser n’ont toujours pas d’OVE ferme ou de mutation. La CFDT et la CFE-CGC redemandent à la Direction d’ArcelorMittal de respecter les engagements qu’elle a pris lors des négociations du livre III.


«Le reclassement interne demeure l’objectif prioritaire de la société ArcelorMittal Gandrange »
Extrait du livre III du 23 mai 2008

A de multiples reprises, la CFE-CGC et la CFDT sont intervenues au niveau des Directions d’ArcelorMittal France et Europe pour accélérer les reclassements. Sans nos interventions, le bilan des reclassements serait, à ce jour, désastreux. La crise ne doit plus servir de prétexte aux sites d’accueil pour retarder les mutations. Pour la CFDT et la CFE-CGC, tout cela a assez duré. L’aciérie ferme à la fin du mois de mars. D’ici là, tous les aciéristes devront avoir un point de chute. Maintenant, la Direction est au pied du mur et doit respecter les engagements pris dans le livre III.

La CFE-CGC et la CFDT demandent aux aciéristes qui n’ont pas leur OVE de venir manifester leur mécontentement devant la DAS le vendredi 27 février à 9 h 30 à l’occasion de la tenue de la réunion de la commission de suivi et de recours. La CFDT et la CFE-CGC demandent à tous les autres salariés de Gandrange de venir les soutenir par solidarité.

lundi 23 février 2009

Le blog de Cargill par ses futurs licenciés

Tout comme Mittal une société américaine , la première société américaine, qui a fait ses meilleurs bénéfices pendant la crise économique mondiale délocalise son outils de production Français en Belgique pour livrer les clients Français!

52 personnes sont licenciés alors que l'entreprise fait plus d'1 million d'€ de bénéfices!

Soutenez ces travailleurs en lutte pour leurs emplois

Pour voir leur blog :

mardi 10 février 2009

journée d’action interprofessionnelle le 19 mars.

Communiqué commun des organisations syndicales
CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, Unsa


L’intervention télévisée du président de la République a été marquée par la force de la mobilisation du 29 janvier. Cependant les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA considèrent que les réponses apportées jusqu’à présent restent loin des attentes et des exigences portées par la mobilisation du 29 janvier et leur déclaration intersyndicale du 5 janvier.
L’annonce d’une réunion des partenaires sociaux le 18 février avec la formulation d’un certain nombre de pistes constitue un élément important. Mais malgré un changement de ton le président de la République maintient pour l’essentiel ses orientations en matière de politique économique et sociale
Les organisations syndicales attendent de la réunion du 18 février que le gouvernement apporte des réponses concrètes et engage les discussions nécessaires à l’ensemble des revendications de la déclaration intersyndicale. Elles attendent également que le patronat prenne ses responsabilités.
C’est pourquoi les organisations syndicales estiment indispensable de maintenir la pression dans l’unité d’action. Elles appellent à poursuivre les actions engagées dans les secteurs professionnels et les entreprises et à prendre toutes les initiatives pour construire les mobilisations nécessaires.
Elles décident d’une nouvelle journée d’action interprofessionnelle le 19 mars. Elles se retrouveront le 23 février pour évaluer les résultats de la réunion du 18 février et préciser le sens, le contenu et les modalités de cette journée sur la base de leur déclaration intersyndicale du 5 janvier :
  • donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique ;
  • améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités dans les politiques salariales ;
  • orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat ;
  • préserver et améliorer les garanties collectives ;
  • réglementer la sphère financière internationale.

samedi 7 février 2009

Chanson dédiée à Sarko

Commentaire Reçu sur le blog

Chanson dédiée à Sarko....de la part d'une salariée de Gandrange !(inspirée de la Chanson de Patrick Sébastien.... Ah... si tu pouvais fermer ta gueule !......)

Il fait rien qu’à nous faire des promesses,
qu'il ne tient jamais.
La seule chose qui l'intéresse ,
C’est d'passer à la télé.
Tout pomponné, tout maquillé,
il vient parler au journal.
Pendant que montent du fond de notre Vallée,
les voix de nos hommes sur la paille !

Ah! si tu pouvais fermer ta gueule,
Ca nous f'rait des vacances.
Ah! Si tu pouvais fermer ta gueule,
Ca f'rait du bien à Gandrange.

Et puis il fait des débats ,
La philo à deux balles.
Y a C'ui qui est pour et y a C'ui qui veut pas ,
Et il parle, et il parle
Tout pomponné, tout maquillé ,
Il vient vendre ses salades
Pendant que montent du fond de notre Vallée,
les voix de nos hommes sur la paille!

Ah! si tu pouvais fermer ta gueule ,
Ca nous f'rait des vacances
Ah! Si tu pouvais fermer ta gueule ,
Ca f'rait du bien à Gandrange !

Et puis y a moi,
Faut toujours qu’je la ramène
Toute pomponnée, toute maquillée ,
J'vous promets, j'vous en voudrais pas
Vous avez l’droit , du fond de notre Vallée,
D'chanter aussi avec moi !

Ah! si tu pouvais fermer ta gueule ,
Ca nous f'rait des vacances
Ah! Si tu pouvais fermer ta gueule ,
Ca f'rait du bien à Gandrange !

Cette chanson elle est faite pour nous !
C'est la Marseillaise des métallos de Gandrange !
A la maison , à ton bureau , dans ton usine,
Quand t’en auras marre d’écouter
Le casse bonbon , qui parle trop ,
Tu pourras lui chanter quand il reviendra à Gandrange !

Ah! si tu pouvais fermer ta gueule ,
Ca nous f'rait des vacances
Ah! Si tu pouvais fermer ta gueule ,
Ca f'rait du bien à Gandrange !

Une fille et femme de la Sidé !

vendredi 6 février 2009

Communiqué de la FEM



Actionnaires millionnaires : travailleurs en galère



Le 11 février, la direction d’ArcelorMittal doit annoncer le montant des dividendes versés aux actionnaires. Détenant prés de la moitié des actions de l’entreprise, le CEO, Lakshmi N. Mittal, a un intérêt personnel à maximiser les bénéfices et les dividendes.
Alors que l’homme le plus riche de Grande-Bretagne empoche un autre million ou plus, sa main d’oeuvre est priée de payer le prix fort.
Fin 2008, l’entreprise a annoncé 9000 suppressions d’emplois dont 6000 en Europe. Il semble que cela ne soit qu’un début. L’ampleur du plan de restructuration se révèle à l’aune des annonces que la direction distille peu à peu au niveau des établissements et au travers des mesures de plus en plus unilatérales.

Pourquoi toutes ces suppressions d’emplois ?
ArcelorMittal est-elle une entreprise en crise ?

La production d’acier a été durement touchée par la crise économique mondiale, mais l’entreprise a-t-elle tout mis en œuvre pour faire face à la crise actuelle afin de protéger les emplois et pas uniquement les profits ? La réduction de la production au cours des derniers mois est imputable en grande partie à la décision de l’entreprise de maintenir le haut niveau des prix pour les produits de l’industrie sidérurgique dans un contexte de baisse de la demande, et ce dans le but de maintenir les marges bénéficiaires et les dividendes.
ArcelorMittal est le numéro un de la sidérurgie au monde. Fin 2008, alors que les suppressions étaient annoncées, les actionnaires ont gagné 2,3 milliards de dollars (29 % de plus qu’en 2007) –la moitié est allée directement dans la poche de monsieur Mittal.
La FEM juge inacceptable de procéder à des changements structurels en arrêtant des installations de production et en mettant à la porte des travailleurs qualifiés. Alors que les travailleurs européens de l’industrie sont confrontés à une période de grande incertitude, la FEM refuse que la crise économique actuelle soit utilisée pour mettre en place des plans de restructuration de grande ampleur sans réelles justifications.
Chercher à obtenir plus de flexibilité en augmentant le nombre d’emplois précaires doit, dans un tel contexte, être tout simplement considéré comme une tentative cynique de la direction d’exploiter la détérioration de la situation de ses salariés.

Dans un contexte de réduction de la consommation d’acier, ArcelorMittal doit entamer un dialogue avec les représentants et délégués syndicaux dans le but de garantir les points suivants :
  • Retenir la main d’œuvre afin d’être prêt lorsque la demande repartira ;

  • S’engager à trouver des solutions négociées et pas de licenciements secs ;

  • Compenser les pertes de salaires en cas d’arrêts de travail temporaires/chômage partiel ;

  • Partager de manière équitable avec les travailleurs les gains de productivité réalisés par le groupe ;

  • Maintenir les compétences, les connaissances et le capital humain du groupe, ce qui inclut le remplacement des travailleurs partant à la retraite et le maintien des systèmes d’apprentissages ;

  • Profiter des périodes de baisse de production pour investir dans l’éducation et la formation des travailleurs afin de garantir la sécurité de l’emploi à long terme ;

  • Profiter des périodes de baisse de production pour investir dans la rénovation et la modernisation des outils de production, pour assurer la pérennité des sites en lien avec les sous-traitants ; et

  • Développer des plans industriels clairs pour préparer le redémarrage des installations de production et des hauts fourneaux.