mardi 3 février 2009

Départs volontaires

DECLARATION CFDT AU CCE DU 6/02/2009
(Départs volontaires, motivations économiques)


Vous nous consultez sur les motivations économiques du projet des départs volontaires pour ARCELORMITTAL dans le périmètre France.
Dans votre présentation, le Groupe serait la seule victime de la crise actuelle ! Même si elle est réelle, la crise frappe essentiellement les salariés.

Donc, permettez-nous d’avoir une autre appréciation sur les conséquences subies par les uns et les autres

Faut-il vous rappeler que le groupe s’est construit en s’appuyant sur des pratiques financières décriées aujourd’hui par les experts économiques !

Faut-il vous rappeler l’attitude de ces mêmes experts et la complaisance de leurs notations envers les grands groupes mondiaux !

Faut-il vous rappeler que lors de la fusion d’ARCELOR et de MITTAL les actionnaires ont largement profité de cette opération !

Faut-il vous rappeler que pour l’exercice 2008, si l’on se réfère aux annonces, le groupe sera encore très largement bénéficiaire !

Faut-il vous rappeler que la réussite de cette fusion est à mettre au profit des efforts consentis par l’ensemble des salariés !

Faut-il vous rappeler que le personnel subit cette crise avec le sentiment d’être floué par les approches financières du groupe !
Faut-il vous rappeler que les salariés ne demandent pas mieux que de continuer à travailler et que le groupe continue à prospérer !

Évidemment non, rien ne sert de le rappeler puisque tout cela vous le connaissez déjà !

Votre analyse de la situation vous conduit à encore supprimer des emplois, après des décennies de dégraissage permanent. Vos arguments ne s'appuient que sur une logique financière à court terme. Vous ne tirez aucune leçon de la crise actuelle. Les solutions pour faire évoluer les structures de l’entreprise, en vue de la reprise n’apparaissent pas. Vos mesures d'économies mettent en péril la fiabilité industrielle des sites, la fiabilité sociale et la sureté des installations. Votre silence sur le sujet est éloquent ! Les situations de travail du personnel vont considérablement se dégrader. Comment gérer une telle situation avec un quart des effectifs en moins ? En effet, lors de la reprise les salariés devront faire face à des charges de travail accrues. Là aussi, votre silence en dit long.

Une fois encore, les départs d’une grande partie des cotraitants et des intérimaires ne vous suffisent pas. Il vous en faut plus et ce sont les personnels internes qui vont, à leur tour, subir le choc.

Ils ont pourtant beaucoup donné au cours des années pour s’adapter aux nouvelles technologies, pour palier au manque d’effectif. Ils n'ont pas ménagé leurs efforts pour faire marcher des installations toujours plus dégradées, pour former les nouveaux. Ils n'ont pas hésité à braver la peur physique et les risques d’accidents pour comprendre les changements incessants de structure d’un groupe en mutation permanente.

Mais pour vous, rien n’est jamais suffisant. Il faut donner toujours et toujours. Vous ne changez rien, n’écoutez rien et continuez à dégrader les outils et les Hommes. Vous entendez mais vous n'écoutez pas.

Aujourd’hui, la CFDT exige que l’effort soit partagé par tous, mais rien ne nous montre que les dirigeants du groupe sont prêts à remettre en cause leurs profits ni ceux des actionnaires.

Pour toutes ces raisons, la CFDT se prononce contre votre projet.

jeudi 29 janvier 2009

MANIF DU 29 JANVIER

MANIF DU 29 JANVIER

LA REGRESSION SOCIALE EST SANS PRECEDENT !!!

Si nous voulons du changement,

NOUS DEVONS L’IMPOSER ENSEMBLE !

La mobilisation doit être massive à METZ, Place Mazelle à 14h30.

Un bus sera à disposition au portier Aciérie à 13 h 15.

NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS !

La situation est trop grave pour rester les bras croisés devant la télé !

PAS D’AMELIORATION

COMPTE-RENDU REUNION DU COMITE D’ENTREPRISE DU 28 JANVIER 2009

Dans un contexte plus que morose, la Direction nous a annoncé que la situation commerciale ne s’est pas améliorée par rapport au mois précédent. A 1000 tonnes près, nous sommes exactement dans la même configuration et ce jusqu’à fin mars. Elle annonce également essayer de gérer au mieux l’activité afin d’avoir le moins d’impact possible sur le personnel.
Le RBE pour l’année 2008 affiche un résultat négatif de -94 M€ dont 55 M€ provisionnés en prévision du PSE (fermeture de l’aciérie et du TAB, démantèlement.)
Il est évident que même avec un bon ciseau de prix, mais avec aussi peu de charges, les résultats ne peuvent pas s’améliorer.
En ce qui concerne les investissements du LCB, les travaux du parc à billettes sont bien avancés. Pour le train et les parachèvements (tronçonneuses, cages, démêloirs), les acheteurs du groupe sont dans la phase de négociation des prix. Compte-tenu des effets de la conjoncture, nous avons pû nous adresser aux meilleurs constructeurs du marché qui ont revu leurs prix à la baisse. Après l’arrêt d’été de 2010, le LCB devrait être opérationnel dans sa nouvelle configuration.
Dans le cadre des homologations à engager auprès de nos clients, nous avons reçu 90 % des aciers à laminer. A ce jour, nous avons reçu 30 % de réponses positives de ces clients, après essai. Pour le reste, les essais sont différés. Les clients étant touchés par une sous activité. La crise frappe tout le monde ! Pour la CFDT, dans un climat où les mauvaises nouvelles pleuvent tous les jours, seule la confirmation des investissements prévus pour le LCB, peut encore motiver les salariés.
Pour la réussite de cette nouvelle entreprise, la Direction doit affirmer sa volonté et mettre tous les moyens nécessaires, c’est la condition essentielle.

IRUS
Suite aux multiples demandes d’explications des Organisations syndicales concernant l’IRUS. La Direction nous a enfin donné une date de rendez-vous, le 12 février, nous rencontrerons, Monsieur TURPIN, qui répondra à toutes les questions des représentants du personnel. La CFDT prend acte de cette avancée, car depuis plusieurs mois, nos relances restaient sans réponse.


EFFECTIFS
Fin décembre, 850 salariés, dont 3 CDD et 5 apprentis.
22 sorties :

  • 9 mobilités (3 Florange, 6 Luxembourg),
  • 2 retraites normales,
  • 4 retraites après PRP,
  • 5 retraites longue carrière,
  • 1 reclassement externe,
  • 1 licenciement,

Situation des intérimaires :
A fin décembre, on compte 26 intérimaires sur le site de Gandrange :

  • 8 au LCB,
  • 1 au TAB,
  • 3 TAB/Transports,
  • 11 DAS,
  • 1 ACSI,
  • 1 DFI,
  • 1 QSE.

La CFDT, regrette que le personnel intérimaire ait été remercié, alors qu’il a rendu un grand service à la société AMG. La Direction doit tout faire pour aider réellement cette population, qui est la 1ère victime de la conjoncture.

Organigramme Encadrement LCB

La Direction nous a fait part du nouvel organigramme de l’encadrement du LCB.
Direction financière :
M.WATRIN remplacera M.CAMMISANNO à compter du 1er février et sera épaulé par Mme MANGIN.
Direction ressources humaines :
Melle UNDEREINER épaulée de Melle HERVY.
Logistique service clients :
Responsable M.GARNIER.
Qualité contrôle :
Responsable M.BURTE
Production parachèvement :
M.REVILLET assisté d’un cadre, qui reste à nommer.
Maintenance :
M.COLASSE prendra ses fonctions au 1er février secondé par deux ingénieurs, un électricien
M.HEINTZ, un mécanicien qui reste à nommer.
Melle UNDEREINER aura pour tâche de définir les missions de chacun.

TPFC
A ce jour, 80 TPFC sont signés.
10 en cours, avec effet au 1er avril,
7 salariés nés en 1953-54 devraient bénéficier également de cette mesure.

FORMATION
Pour l’année 2008, 20800 heures de formation ont été réalisées. Le budget a été atteint grâce aux arrêts d’installation de fin d’année. Le service formation a dû mettre les bouchés doubles pour préparer, organiser les modules de formation.
Pour la CFDT, le budget formation pour 2009 reste inchangé, on ne peut que s’en réjouir. La CFDT a demandé que, pendant cette période difficile pour les salariés, les arrêts soient mis à profit pour former le personnel.

NEGOS ANNUELLES
La CFDT a demandé le bilan des augmentations et des promos 2008, ainsi que l’ouverture des négos salaires, intéressement, égalité professionnelle.
La Direction surbookée, ne nous a pas donné de réponses, mais a promis que tout serait fait en temps voulu.... affaire à suivre

mardi 27 janvier 2009

Chômage sur ArcelorMittal Florange

Communiqué de presse
Ce mardi 27 janvier 2009 se tenait le Comité d'Etablissement ordinaire du site d'ArcelorMittal FLORANGE avec entre autre à l'ordre du jour le passage de 5 à 4 équipes de certaines lignes et la demande de chômage partiel auprès de la DDTEFP.

Jusqu'à ce jour le site d'ArcelorMittal FLORANGE n'avait pas eu besoin d'avoir recours au chômage partiel et ceci grâce à deux accords de flexibilité signés par la CFDT- CFE/CGC-FO et CFTC sur le Chaud et le Froid. Dans un premier temps en utilisant au maximum la flexibilité technique puis la flexibilité organisationnelle (changements de régimes de travail). Cette flexibilité se faisant sans perte de salaire ni allongement de la durée de travail annuelle. Malgré tous ces dispositifs, le manque de commande (-40 à – 60% selon les lignes de production) a amené la direction a déposer une demande de recours aux mesures de chômage partielle à la DDTEFP.
Cette demande concerne l'ensemble des salariés du site avec un impact différent selon les lignes. Le nombre de jours chômés pouvant aller de 0 et 16 jours, les installations les plus impactées sont celles dédiées à l'automobile.

Le personnel de jour se verra lui imposer 5 jours de chômage entre le 09 et le 16 février. A ce jour seul les salariés postés de l'agglomération, de la cokerie et des hauts fourneaux ne sont pas concernés par ces mesures.

Lors de la consultation les élus CFDT se sont prononcés contre cette demande.
En effet, à ce jour nous n'avons aucune visibilité sur le carnet de commande ainsi que sur les flux métaux de l'unité Nord Plat Carbone Europe. Nous craignons qu'il n'y ait pas équité de traitement pour les salariés du périmètre industriel concerné… D'autant plus que l'Etablissement de FLORANGE est le seul à avoir déposé à ce jour une demande de chômage partiel.

La CFDT avait fait d'autres propositions avant le recours au chômage partiel, en demandant la mise en place de formations en matière de sécurité et de transfert de compétences. On peut regretter que ces mesures n'aient été adoptées que de façon très ponctuelle.

En dehors de ces dispositions destinées à gérer le court terme, la CFDT émet de fortes craintes si cette situation de crise devait perdurer... Quelle serait alors la réaction des dirigeants du groupe ArcelorMittal ? Inquiétude d'autant plus vive que le Groupe est endetté à hauteur de 30 milliards d'euros!

lundi 26 janvier 2009

Année noire en perspective pour Florange !

Communiqué de presse
Ce mercredi 21 janvier 2009, la direction du site d'ArcelorMittal Florange a convoqué les organisations syndicales à un Comité d'Etablissement extraordinaire.

Les élus du CE ont appris que le 2ème haut fourneau (P3), arrêté depuis mi-novembre, ne redémarrerait probablement pas en 2009 alors que la reprise était programmée pour la mi-février. Le site de Florange fonctionnera à hauteur de 40% de ses capacités. De plus, après avoir imposé au personnel 14 jours de RTT et CP (Congé Payé) au cours du 1er trimestre, la direction a également prévu du chômage partiel tout au long du 1er semestre. Les modalités seront connues lors du prochain CE, le 27 janvier.

Cette annonce a eu l'effet d'une bombe auprès des salariés du site qui ne s'attendaient absolument pas à de telles décisions.

La CFDT est très inquiète des conséquences d'un arrêt aussi long du haut fourneau P3. Les interrogations sont nombreuses et restent aujourd'hui sans de réelles réponses.

Comment, sur le plan économique et social, va-t-on pouvoir tenir une année durant ? Quid des personnels sous-traitants pour qui rien n'est prévu ? Le haut fourneau tiendra-t-il techniquement sans fonctionner sur une telle durée ? Cette mesure a-t-elle été prise juste pour répondre à une situation exceptionnelle ou cacherait-elle d'autres stratégies ? Florange est-il le seul site européen à prendre de telles mesures ?

Face à la gravité de la situation, la CFDT va demander une réunion d'urgence à la direction générale pour envisager des mesures sociales extraordinaires. Les salariés sont inquiets et le Groupe ne peut pas et ne doit pas les laisser sans réponse.

Par ailleurs, pour faire face à l'urgence, la CFDT a exigé que le haut fourneau reste opérationnel pour produire le moment venu.
La vigilance est de mise et l'état d'urgence aussi.

jeudi 22 janvier 2009

ACCORD SUR LES 1400 DEPARTS VOLONTAIRES

LA CFDT NE SIGNE PAS !

Rappel du contexte
Le groupe ArcelorMittal décide de supprimer 9000 emplois dans les services partagés dont 1 400 en France.
Paniquée par la chute du cours de bourse et par la crise mondiale, la direction convoque en urgence les Organisations Syndicales pour imposer un milliard de dollars supplémentaires d'économie sur le dos des salariés. Il faut rassurer les marchés. Les 3 réunions de négociation sont programmées pour discuter des seules mesures d’incitation aux départs volontaires. Rien sur le fond et rien sur la stratégie du Groupe en matière de politiques industrielles et sociales. La direction agit au coup par coup, elle navigue à vue.
Tout au long de ces négociations, la direction se refuse à donner la répartition par métier et par site. Quelles conséquences pour chaque site ? Ce n'est pas son problème. Elle a reçu des ordres de Londres, elle les met à exécution sans même chercher à analyser, à comprendre.
Après 3 réunions, aucun syndicat ne donne son aval à un tel accord de suppressions d'emplois. Donc, la direction provoque une ultime réunion le 13 janvier 2009 à la demande de 3 organisations syndicales.

Les dernières modifications sont les suivantes :

  • Le salaire mensuel brut pris en compte pour les 7 (ou 4) mois de prime pour départ pour projet professionnel ou personnel ou les 2 mois pour constitution de projet, ne pourra pas être inférieure à 2500 €
  • Les salariés autres que les fonctions supports (la production et la maintenance) sont désormais inclus dans le plan de départs volontaires.

Les débats de cette dernière journée n'avaient comme seul objectif d'obtenir la signature de cet accord. Objectif réussi pour la direction.

Inquiétude sur l'avenir
La direction du groupe reste ferme sur sa position d'imposer des économies de coûts à n’importe quel prix et, évidemment, sur le dos des salariés. Comment croire à l’urgence de cette démarche alors que le groupe dégage, encore en 2008, des bénéfices importants.
En novembre 2008, Daniel Soury-Lavergne, Directeur Général AM France, jurait sur " ses grands dieux " que jamais de tels dispositifs ne s'appliqueraient ni à la fabrication ni à l'entretien.
Le Groupe, disait-il, a et aura besoin de ce personnel dans un futur proche. Pourtant, il accepte d’élargir les dispositions à tout le personnel sans exception. Que s'est-il passé ? Que cache ce revirement de position ?
Car, contrairement à l’annonce de certains, il n'a jamais été question d'embauches lors des négociations, pas même des intérimaires "remerciés" en décembre.
Au contraire, le Groupe ne cache pas, ou plutôt ne cache plus, sa volonté de flexibiliser environ 20% des effectifs. Lorsque la reprise sera là, il ira chercher ce personnel sous d'autres formes et avec d'autres statuts évidemment précaires (CDD, intérim, ...). La future variable d'ajustement sera le personnel. En temps de croissance ArcelorMittal embauchera beaucoup ... d'intérimaires et dans le cas contraire, vous connaissez la suite…
Alors oui, la crise a bon dos. Oui, la crise sert à justifier d'autres plans stratégiques qui dormaient dans les cartons. Voilà, ils sont sortis, ils sont connus maintenant.

Tirer les leçons de Gandrange
Tous ont encore en mémoire les déboires du site de Gandrange. Une des raisons principales de ses difficultés a été les départs massifs sans au préalable avoir organisé les transferts des savoirs. On connaît la suite. Or, ce plan de départs volontaires est basé strictement sur l'obligation de confidentialité. C'est bien, diront certains. Oui, mais. Que se passera-t-il si plusieurs salariés d'un même service décident de partir et d'en informer leur hiérarchie au dernier moment ? Les sites sont-ils préparés à cela ? Possèdent-ils suffisamment de moyens en personnel pour y faire face ? Quid de la formation ? Avec qui ? Comment ?
Malheureusement, rien de tout cela n'a été prévu dans cet accord. On a mis la charrue avant les bœufs. Gare à la "Gandrangite", elle est là, aux aguets.
Or, pendant la négociation de décembre, la CFDT a demandé les départs anticipés pour les travaux pénibles (notamment les postés) avec embauches de jeunes. Ces postes sont connus, répertoriés et le transfert des compétences aurait pu être programmé dans la sérénité.
La direction a rétorqué que c’était IMPOSSIBLE, UTOPISTE, DEMAGOGIQUE, IRREALISABLE car le Groupe avait besoin de toutes ces compétences et ne pouvait se " payer " le luxe de les laisser partir. Ce qui était impossible en décembre le devient soudainement en janvier. Bizarre, non ? Est-ce seulement dicté par l'impérieuse nécessité de cash ?
La CFDT ne s'oppose pas aux départs volontaires des salariés les plus âgés et qui l’on bien mérité. S'ils veulent et peuvent partir plus tôt, tant mieux. Mais, ces départs doivent se faire de manière pérenne par une prise en charge assurée des caisses de retraite. Ils doivent laisser place au renouvellement des générations afin d'assurer l'avenir de tous.
Pour autant, la CFDT attire l'attention de tout le personnel éventuellement intéressé par un départ,


1. Les incitations ne sont pas à la hauteur de ce que beaucoup attendaient, surtout pour les ETAM. Nous vous demandons de faire le compte de tout les plus et les moins de chaque situation avant de vous engager à signer un départ volontaire : les points de retraite complémentaire perdus, la perte d’une ou plusieurs années de cotisations sur la retraire générale Sécurité Sociale, les manques à gagner sur l’intéressement, la participation, les aides du CE, une médaille du travail…


2. Il n’y a pas d’équité dans les mesures selon le statut et le parcours de chacun.
Tous n’ont pas la même convention collective. Celle des cadres n'est pas la même que celle des Etam. Par exemple, les dispositions prévues pour la création d’entreprise conviendront plus particulièrement aux cadres. Mais prudence, par le passé nous avons connu ce type d'incitation à la création d’entreprise avec un chiffre d’affaire garanti pour une période donnée à travers des activités dans le groupe. Nous attirons l’attention sur cette fragilité sans parler du manque d’éthique de ces procédés, sinon demandez à ceux qui viennent d'être remerciés dernièrement, beaucoup étaient des anciens du Groupe,


3. La crise ne va pas durer une décennie et au moment de la reprise économique la bonne marche des installations risque d'être compromise surtout dans un contexte de concurrence exacerbée. Les équipes en sous-effectif, les embauches restées en attente depuis des mois, les savoir-faire non transmis, risquent de pénaliser de nombreux services.


ANALYSE CFDT
Cette situation de crise était l'occasion de remettre les choses à plat. Le Groupe aurait pu asseoir sa stratégie industrielle et sociale à travers un vaste plan de formation et ainsi être prêt pour affronter l'avenir. Toutes les directions reconnaissent la fragilité actuelle des organisations du travail et les organigrammes précaires. Les compétences des salariés sont le vrai capital de l'entreprise, elles le reconnaissent. Les besoins sont énormes et sont un enjeu majeur pour de nombreux sites français et européens. Si le Groupe n'assure pas rapidement ces transferts des savoirs à travers un plan de recrutement c'est le futur de chacun qui peut être compromis. Sans compétences, les chances d'investissements sont nulles.
Et, c'est bien dans cette démarche qu'il faut s'inscrire et obtenir rapidement des garanties. D'ailleurs, la FEM (Fédération Européenne de la Métallurgie) a organisé, le 17 décembre à Bruxelles, une réunion avec l'ensemble des syndicats européens pour construire une plate-forme revendicative allant dans ce sens. Un courrier est parti à Londres pour demander des négociations sur la stratégie à long terme du Groupe. A l'instar de la position du CEE (Comité d'Entreprise Européen), la FEM a demandé à chacun de ne pas s'engager dans une signature d'accord tant qu'il n'y aurait pas de position globale du Groupe sur ce thème. D'autant, qu'il y a toujours en cours une séance d'information/consultation (loi européenne) sur les suppressions d'emplois. Le Comité Restreint ne sera consulté qu'en février.
Donc, la CFDT s'inscrit pleinement dans cette démarche. Interroger ArcelorMittal sur sa stratégie sociale à long terme, obtenir des moyens et des outils de dialogue social qui amènent le Groupe à négocier dans la durée et non dans la précipitation sont autant de revendications que nous voulons voir aboutir.
Conformément aux décisions prises à l'unanimité avec tous les syndicats européens, la CFDT continue ce combat.

Consultation sur départs volontaires

Déclaration CFDT
Monsieur le Président,

Vous nous consultez sur la signature du projet d’accord de groupe relatif aux mesures d’accompagnement du plan de départs volontaires en France de 1400 salariés. Permettez-nous de nous interroger sur cette démarche. D’abord sur la forme :
En effet, vous n’êtes pas sans savoir qu’une séance d’information/consultation est en cours au niveau du Comité d’Entreprise Européen portant sur le même thème.
Alors s’il est vrai que les directives Européennes ne vous obligent pas à arrêter le processus national, la consultation d’aujourd’hui démontre le peu de respect que vous portez au dialogue social.
Quelle crédibilité pourrez-vous donner à la consultation prévue en février ?
Vous portez là une grave responsabilité.

Sur le fond, de nombreuses questions sur la finalité de ce plan ont été posées par les organisations syndicales, et malheureusement, nous attendons encore beaucoup de réponses.
Pour exemple, vous n’êtes pas en mesure de répondre à nos inquiétudes sur le manque de personnel qui forcément se fera ressentir à la reprise des activités.
La direction a toujours refusé de donner des estimations par site du nombre d’agents concernés.

Par ailleurs d’autres points restent en suspend :
  • Actuellement le texte signé dans l’accord de groupe du 22 12 2005 du capital collectif externalisé auprès de SOGECAP ne permet pas de partir avec un capital.
  • De plus cela risque de vider le fond et pénaliser ceux qui restent.
  • Le calcul des 95% de ce capital versé aux potentiels bénéficiaires n’est toujours pas expliqué
  • Ce pourcentage sera-t-il le même pour les gens de 49 et de 52
  • La défiscalisation des primes n’est pas acquise aujourd’hui

De plus, pour la CFDT, cette négociation aurait dû être le lieu pour aborder des problèmes stratégiques de fond, mais là encore la direction ne fais que traiter une crise conjoncturelle, elle reste opposée aux départs anticipés pour les travaux pénibles.

Les seules préoccupations du groupe au travers de ce plan, sont les économies demandées par la direction générale. Malgré des bénéfices record en 2008, ce sont encore sur les salariés par le biais de la masse salariale que le plan est basé, la direction refusant de rogner sur les profits du groupe ou sur les dividendes des actionnaires.
Pour la CFDT cette vision de l’avenir à très court terme est suicidaire, c’est la pérennité de nos installations qui est remise en cause, et à la sortie de la crise le manque de personnel, déjà peu nombreux sur les sites risque d’être catastrophique.

Sur le volontariat, certaines directions affirment déjà que chaque cas sera étudié de très prés et que le noyau dur des compétences sera préservé ! Ce sera donc une décision unilatérale des directions qui permettra aux salariés de quitter le groupe ou pas, et au vu des pressions déjà en cours par la hiérarchie, les « volontaires » ne le seront pas forcément de leur plein gré.

Pour toutes ces raisons, la CFDT réaffirme sa volonté d’une négociation axée sur les stratégies industrielles et sociales du groupe.
Nous voulons nous inscrire sur une politique à long terme au lieu du coup par coup actuel.
Votre plan actuel de départs volontaires ne règle en rien les perspectives de pérennisation des installations. Où sont les embauches ? Où sont les mesures d’anticipation ?
Rien de tout cela n’est prévu et la CFDT ne peut donner son aval à un tel plan de suppressions d’emplois.

mercredi 21 janvier 2009

RESPECTER LES ENGAGEMENTS

ArcelorMittal Gandrange :
RESPECTER LES ENGAGEMENTS

Lors de la réunion du 13 janvier dernier organisée par le Préfet de Région pour examiner les conventions de revitalisation et d’ancrage territorial suite à la fermeture de l’aciérie et du TAB de Gandrange, les organisations syndicales ont été invitées à faire connaître leurs propositions de modification à apporter à ces documents. La CFDT-Lorraine juge que ces conventions ne sont pas acceptables en l’état et a écrit au Préfet pour lui faire part de ses principales remarques et demandes.

1°) Devenir du site de Florange
La CFDT réaffirme l’impérieuse nécessité d’un engagement ferme d’ArcelorMittal quant au maintien de la filière à chaud sur ce site, ce qui sous entend la réfection des hauts fourneaux. La convention évoque cette perspective dans les éléments de contexte. Pour la CFDT, elle doit figurer comme un objectif en tant que tel au même niveau que les autres engagements d’ArcelorMittal.
Nous avons pris acte des éléments donnés par le groupe sur la faisabilité technique du projet ULCOS, une des deux conditions pour son implantation en Lorraine. La CFDT demande qu’une décision soit maintenant prise le plus rapidement possible.

2°) Centre de formation technique.
Sachant que le groupe doit renouveler dans les 10 ans un tiers de ses effectifs, soient 1200 personnes, le plan ArcelorMittal prévoyant la formation de 20 apprentis par an est une provocation. Nous avons démontré dans le passé à quel point l’absence d’une véritable politique en la matière a pesé sur l’avenir de Gandrange.
Le Groupe ArcelorMittal doit tirer tous les enseignements s’agissant des transferts des savoirs et des compétences. Le préalable indispensable à la réussite d'un tel projet est la formation de 50 tuteurs issus du monde de l'entreprise. Cet investissement humain doit permettre un accueil professionnel et pédagogique de qualité, fondé sur les apprentissages collectifs dans le cadre d’une « organisation apprenante », garant d'une insertion réussie des jeunes dans le monde du travail. Il permettra aussi à l'entreprise d'assurer le passage de témoin entre les anciens et les jeunes tout en pérennisant les compétences au plus près du terrain.

Aussi, dans le cadre de la constitution du centre de formation spécifique aux métiers de la sidérurgie, et dans un souci de faire face aux départs en retraite importants à venir, le Groupe mettra les moyens nécessaires à la formation professionnelle de 120 jeunes par an.
Cet objectif s'inscrit dans la volonté affichée d'Arcelormittal de pérenniser la filière liquide lorraine et doit contribuer à faire de notre territoire une terre d’excellence en matière de formation, de recherche et de développement.

3°) Investissements du Groupe.

La CFDT ne peut se satisfaire de la réponse d’ArcelorMittal sur la non-réalisation des centrales Poweo. Le communiqué de la Présidence de la République du 7 avril dernier ne souffrait d’aucune ambiguïté : « ArcelorMittal et la société Poweo préparent un investissement conjoint dans une ou deux centrales électriques sur les sites sidérurgiques de la vallée de l’Orne et de la Fensch. » Le Président de la République avait évoqué la perspective de deux fois 40 emplois pendant le fonctionnement.
Les arguments donnés par le groupe sur la non-faisabilité économique des deux centrales ne doivent pas l’exonérer de ses responsabilités : il s’agit d’un manque à gagner pour l’emploi lorrain de 80 postes qu’il appartient au groupe de compenser, si ce n’est au travers de ce projet tout au moins sur un autre, tout aussi structurant pour le territoire.
Lors de sa rencontre avec M. le Préfet Hubert Blanc du 18 décembre dernier dans le cadre de sa mission sur la revitalisation, la CFDT-Lorraine a proposé de « Concrétiser dans les meilleurs délais, avec l’aide de l’Etat, la réalisation de l’implantation d’une première plateforme trimodale en bord de Moselle. »
Nous souhaitons aujourd’hui qu’ArcelorMittal participe à la mise en place de cette plateforme trimodale par le biais d’un projet qui permette à la fois la création d’emplois (au minimum à hauteur de 80), et qui apporte une plus value à cette plate-forme. Nous souhaitons que cette proposition soit étudiée. Cette perspective nous semble d’autant plus cohérente que le Groupe dispose actuellement d’infrastructures importantes sur le site d’Illange (GEPOR).

En outre, la CFDT-Lorraine se félicite de la mise en place du Fonds Lorrain des matériaux qui correspond à une demande que nous avions présentée au Président de la République le 7 avril 2008.

dimanche 18 janvier 2009

LE 29 JANVIER, TOUS MOBILISES

Toutes les Organisations syndicales : CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA appellent à une mobilisation générale pour la Manifestation du 29 janvier à METZ, à 14h30, Place Mazelle, afin d’interpeler les entreprises, le patronat et l’Etat.
Pour la CFDT, la mobilisation doit être massive, comme nous vous l’avons dit précédemment : NOUS SOMMES TOUS CONCERNES !
Il est urgent de réagir et de montrer notre mécontentement !
La crise menace l’avenir des jeunes, et met à mal la cohésion sociale et les solidarités, elle accroît également les inégalités et les risques de précarité. Les salariés ne doivent pas être les boucs émissaires de la crise financière.
Seule une mobilisation de très grande ampleur peut faire bouger les choses afin d’améliorer le sort des salariés !
Depuis des années, nous perdons des acquis sociaux durement gagnés par nos parents, ces derniers temps à une vitesse encore plus rapide. Et cela n’est malheureusement pas fini ! Nous pouvons constater que certains profitent de la crise pour accentuer les mauvais coups auprès des salariés.
La CFDT rappelle aux jeunes qui resteraient encore septiques, qu’il suffit de regarder un peu en arrière pour s’apercevoir que seule la mobilisation collective des salariés a permis d’obtenir de bonnes avancées dans pratiquement tous les domaines. La méthode du chacun pour soi, ne sert que le patronat et l’Etat !


Il faut exiger auprès du patronat et de l’Etat :
De donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique.
Il faut impérativement :
Améliorer le pouvoir d’achat et réduire les inégalités.
Les allègements de cotisations sociales doivent être conditionnés à la conclusion d’accords salariaux.
Il faut aussi :
Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat.
Sans oublier de :
Préserver et améliorer les garanties collectives.
Un bus sera mis à disposition au départ du portier de l’aciérie à 13h15, un autre d’Hagondange (6 rue St Jacques) à 13h15 également, ainsi qu’à Thionville (place de la Liberté), à la même heure.


LA MOBILISATION DOIT ETRE MASSIVE LE
29 JANVIER A 14H30 PLACE MAZELLE.
SI NOUS VOULONS DU CHANGEMENT, NOUS DEVONS L’IMPOSER ENSEMBLE !

LES EFFETS DE LA CRISE

CE EXTRAORDINAIRE DU 16.01.09


Aujourd’hui s’est déroulé un Comité d’Entreprise extraordinaire au cours duquel les Organisations syndicales ont été informées des mesures que la Direction veut mettre en place pour gérer la sous activité des installations du 1er trimestre et limiter le recours au chômage partiel.

Le carnet de commandes est aujourd’hui à 45 % du budget prévu au 1er trimestre. La prise de CP, JRTT, CET ne peut suffire à résorber cette sous activité. La Direction a donc prévu de recourir au chômage partiel, car nous sommes en début d’année et 3 semaines de CP en août et 1 semaine en décembre sont d’ores et déjà programmées.


La Direction a programmé la mise en chômage partiel des installations comme suit :

ACIERIE :
du 16 au 22 février et
du 9 au 15 mars 2009.
TAB et LCB :
du 16 au 22 février et
du 16 au 22 mars 2009.

Des arrêts complémentaires tenant compte du carnet de commandes et des contraintes techniques de chaque outil sont également prévus. Ils devront être gérés par la prise de CP, JRTT, CET et l’organisation de formations :

ACIERIE :
Les lundis P3 et samedis P1 et P2 de février et mars.

LCB :
Du 19 au 24 janvier
Du 2 au 7 février
Du 2 au 7 mars

TAB :
Du 19 au 24 janvier

En plus des 2 semaines de chômage un minimum de 10 jours devront être pris au cours du 1er trimestre 2009.

Pour la prise de jours dans le CET, la Direction abondera le CET à hauteur d’une ½ journée pour 5 jours de CET et 1 journée pour 10 jours utilisés.

Pour les services généraux, les services devront donc s’organiser afin que chaque salarié prenne un minimum de 10 jours au cours du 1er trimestre. CP, RTT/CET/Chômage partiel.

L’indemnisation du chômage partiel est d’environ 80 % du salaire net pour les salariés.

L’avis des Organisations syndicales sera donné au CE extraordinaire du 23 janvier.

Sans provocation, mais avec son pragmatisme habituel, la Direction a fait remarquer :
« Que de grands groupes comme Thyssen, par exemple, prenaient des mesures de licenciement sec. Face à la crise, notre groupe, en appliquant des mesures de chômage partiel, minimise l’impact sur le personnel ».

La CFDT reconnaît que des efforts particuliers sur la formation, les travaux annexes, etc … ont été fait sur la fin d’année 2008 et le début 2009, pour occuper au maximum les salariés.

Malgré l’importance de cette crise qui n’épargne personne, la CFDT a demandé à la Direction de faire un effort particulier pour compenser une meilleure indemnisation du chômage, afin que les salariés de Gandrange, qui ont assez souffert ne soient pas encore plus pénalisés !

Grâce à l’accord signé par la CFDT, lors de la négociation nationale sur le chômage partiel, l’Etat a décidé d’améliorer l’indemnisation du salaire brut en la faisant passer de 50 à 60 %, Mittal peut et doit mieux faire ! ! !

jeudi 8 janvier 2009

Manifestation du 29 janvier à Metz

TOUS CONCERNES !

Les Organisations Syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA appellent à la mobilisation générale pour la Manifestation du 29 janvier à Metz, afin d’interpeler les Entreprises, le Patronat et l’Etat (les renseignements sur les modalités de cette manifestation vous seront donnés ultérieurement) .
Pour la CFDT, l’heure n’est plus à râler dans son coin en écoutant jour après jour les mauvaises nouvelles qui nous touchent durement dans nos emplois et sur nos revenus.

Il est grand temps de réagir et de montrer notre mécontentement !
La crise menace l’avenir des jeunes et met à mal la cohésion sociale et les solidarités, elle accroît également les inégalités et les risques de précarité.

Il faut :
Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique. Notre entreprise comme bien d’autres met la pression sur les sous-traitants, fournisseurs en faisant supporter à leurs salariés des blocages de salaires et des pertes d’emplois. Sans oublier les intérimaires et les CDD qui sont les premiers à faire les frais des baisses d’activités. Elles utilisent la crise pour faire des restructurations tout en maintenant les dividendes des actionnaires ! Il faut investir dans la formation et le travail qualifiant et réduire la précarité.

Il faut :
Améliorer le pouvoir d’achat et réduire les inégalités.
Les allègements de cotisations sociales doivent être conditionnés à la conclusion d’accords salariaux.

Il faut :
Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat.
L’Etat et l’Union européenne doivent décider de politiques d’interventions publiques coordonnées favorisant une relance économique.
Celles-ci doivent viser :
- Une relance par la consommation.
- Une politique de développement de logement social.
- Une protection sociale (santé, retraite, etc…) dans un cadre collectif et solidaire.
- Des investissements ciblés.
- Toute aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l’objet de contrepartie.

Il faut :
Préserver et améliorer les garanties collectives.
Les conditions de vie et de travail pour les salariés passent par l’amélioration du cadre collectif.

NOUS SOMMES TOUS CONCERNES, LA MOBILISATION DOIT ETRE MASSIVE
LE 29 JANVIER : GREVE, CP, RTT, RECUPERATION,
TOUS LES MOYENS SERONT BONS POUR ETRE PRESENTS A CETTE MANIF
C’EST MAINTENANT QU’IL FAUT S’EXPRIMER, DEMAIN IL SERA TROP TARD !!!

Reclassements

La CFDT présente à tout le personnel ses meilleurs vœux pour 2009. Et même si elle s’annonce comme une année difficile, ensemble nous pourrons l’améliorer avec beaucoup de volonté.

Le 19 décembre 2008 s’est tenue la 7ème réunion, de suivi du PSE, la CFDT profite de cette occasion pour vous faire le point sur la situation à fin Décembre.

RECLASSEMENT ET REMISE DES OVE
137 mobilités, hors LCB sont en cours :
* 19 mutations sont effectuées dont 6 cadres (12 au Lux, 5 à Florange, 1 à Saint Denis, 1 à Gepor).
* 71 OVE ont été transmises au 30/11/08 :
47 Détachements sont en cours dont 8 cadres (31 à Florange, 16 au Lux).
18 OVE ont été acceptées dont 13 cadres ( 9 à Florange, 9 au Lux).
4 OVE transmises ( en attente d’acceptation) dont 1 cadre ( 1 à Florange, 3 au Lux).
2 OVE refusées (la CFDT a demandé et obtenu que des solutions alternatives soit étudiées).
* 47 OVE sont en cours de finalisation (dont 3 cadres).

POURSUITE DES CONTACTS SODIE
A fin décembre 24 contacts ont été initiés :
3 demandes d’information.
9 validations de projets d’emploi ( 2 Guardian, 2 Akers, 1 Brinks,
1 Ascometal, 1 Artisan toiture, 1 Cefasim, 1 Mairie de Valleroy
6 créateurs d’entreprise potentiels.
6 projets de reconversion.

DEMARCHE TPFC
Remise des 1ers contrats TPFC pour 2008 : 24 contrats ont été signés au 17/12/08.
Pour 2009 : 27 contrats ont été signés au 17/12/08.
35 contrats sont en attente d’être signés.
Les actions à venir sont la poursuite des entretiens sur site et des OVE à remettre, ainsi que la poursuite des entretiens individuels pour mise en place du TPFC.

La prochaine réunion de la commission de suivi du PSE aura lieu le 30 janvier 2009.

LA CFDT sera vigilante et continuera à peser de tout son poids afin d’obtenir les meilleures garanties pour les salariés.

vendredi 19 décembre 2008

MOROSITE !



COMPTE-RENDU REUNION DU COMITE D’ENTREPRISE DU 18 DECEMBRE 2008


La Direction a confirmé qu’il n’y avait, à ce jour, aucune amélioration de la situation commerciale pour janvier.
Nous avons actuellement des commandes pour une reprise normale d’activité jusqu’au 22 janvier. Cependant, la Direction espère encore des entrées de commandes début janvier. Ce qui permettra de terminer le mois. Elle envisage de demander des mesures de chômage partiel si la situation perdure.
Le budget 2009 n’a toujours pas été fait. Il n’y a pas assez de visibilité du marché. L’approvisionnement et les prix des ferrailles ne se négocieront qu’en fonction des besoins de chaque site.
En ce qui concerne l’étude d’impact économique et social sur le bassin, la Direction nous a annoncé que la Préfecture doit organiser une réunion avec les partenaires sociaux en janvier.
Pour la CFDT, cette fin d’année se termine comme elle a commencé, avec de mauvaises nouvelles ! Nous souhaitons vivement que la situation se redresse en 2009, afin de remonter
le moral des salariés qui ont en bien besoin.
Malgré la situation actuelle (crise économique, PSE ...) toute l’équipe CFDT vous souhaite un Joyeux Noël et de bonnes fêtes de fin d’année.


PROJET CYCLE TRAVAIL TAB
Par rapport à la conjoncture actuelle, la Direction a convoqué à plusieurs reprises les CHSCT pour la mise en place d’un nouveau cycle de travail au TAB, qui devrait prendre effet en janvier. Après plusieurs modifications, la CFDT a donné un avis favorable à ce changement pour plusieurs raisons :
ß cycle MS : qui amène une augmentation du coefficient d’adaptation horaire non négligeable et 40 JRTT/an.
ß cycle MA : avec maintien du salaire et 40 JRTT/an.
Un CE extra pour consultation et avis, aura lieu le 6 janvier 2009 à ce sujet


CHOMAGE
La Direction nous a informé qu’à ce jour, le carnet de commandes nous permet de laminer du 7 janvier au 22 janvier environ. Elle nous a informé qu’une demande de chômage partiel pourrait être faite en janvier 2009.
La CFDT a rappelé qu’en priorité, il fallait occuper le personnel, et mettre en oeuvre toutes les formations possibles !


EFFECTIFS
889, début novembre et 872 à fin novembre.

  • 1 entrée : DAS
  • 18 sorties : mobilité PSE
  • 3 au Luxembourg
  • 1 Florange
  • 1 Fin d’activité
  • 8 RLC après PRP
  • 5 Retraites normales
  • et 3 CDD et 5 contrats d’apprentissage.

Intérimaires à fin novembre : 55

  • AC et EMAC : 10
  • LCB : 21
  • TAB : 9
  • ACSI : 1
  • DFI : 1
  • QSE : 1
  • Service client : 1
  • DAS : 11


PLAN DE SUPPRESSION DE 1400 EMPLOIS
L’impact de l’annonce du 10 décembre sur les 1400 suppressions d’emplois en France, selon la Direction, n’aurait pas ou très peu de répercussion sur le site de Gandrange. Cependant, si il y a des volontaires, la Direction est prête à étudier les situations au cas par cas.
La Direction a réaffirmé que les engagements prévus dans les sites d’accueil seront maintenus.
Pour la CFDT, Gandrange étant déjà touchée par un PSE, il aurait été anormal que le personnel paie deux fois l’addition.


TPFC CLASSE 53
La Direction a bien du mal à vouloir traiter le cas des salariés nés en 1953.
La CFDT rappelle à la Direction que dans le PSE, il n’est aucunement précisé l’année de naissance pour pouvoir prétendre au TPFC ; la seule exigence étant le départ en retraite au terme du TPFC, au plus tard au 31.12.2012
Nous ne comprenons pas du tout l’attitude de la Direction. La loi Fillon n’étant pas abrogée. Notre DRH prendra sa décision dès qu’il aura eu la bénédiction de ArcelorMittal France.


INVESTISSEMENTS LCB
L’autorisation pour passer les commandes a été acceptée pour les travaux suivants :
ß Extention et aménagement de la halle 4 du parc à billettes.
ß Ponts roulants Halle 4 : remise en état.
ß Génie civil accordé pour la voie rouleaux.
ß Chemins de roulement pour le transfert des billettes halle 4 / halle 3.
ß Remise en état électrique halle 4.
ß Transferts des billettes pour le flux extérieur. Il reste à finaliser le refroidissoir parachèvement : extension, modernisation.
ß Tronçonneuse parachèvement : investissement de 2 machines permettant le tronçonnage des gros diamètres.
ß Ligaturage des fardeaux : investigation avancées pour trouver des fournisseurs fiables.
ß Extension de diamètre : des discussions sont en cours avec deux nouveaux fournisseurs ayant une réputation solide pour livrer du matériel fiable dans des délais plus courts.
Pour la CFDT, les investissements qui restent en attente au LCB doivent être prioritaires !

PROCHAIN CE Le 28 janvier à 9 H

mercredi 17 décembre 2008

Pas de réponse, Mutisme inquiétant

DEUXIEME REUNION DE NEGOCIATION SUR LES MESURES INCITATIVES AUX DEPARTS VOLONTAIRES
Lors de la deuxième (et avant dernière) réunion de négociation, la CFDT a réaffirmé qu’elle était opposée à toute mesure d’incitation aux départs. Nous avons besoin de tous les talents et il est hors de question que nous encouragions par notre négociation des salariés à quitter le groupe.

La CFDT a néanmoins admis que les seuls salariés pour qui elle accepterait de négocier, sont les plus âgés qui seraient d’accord pour anticiper un départ proche.
Malheureusement, la direction n’a pas changé sa position :

. elle refuse de donner des estimations par site du nombre d’agents concernés
. elle reste opposée aux départs anticipés pour les travaux pénibles
. elle propose des "incitations" au minima
. elle refuse de rogner sur les profits du groupe ou sur les dividendes des actionnaires

Voici les nouvelles propositions annoncées (les mêmes qu’a la première réunion, mais avec les petits plus ici ou là) :

DEPARTS VOLONTAIRES EN RETRAITES
La seule avancée est le passage de 3 mois de salaire pour la majoration et à 6 trimestres rachetés au maximum

DEPARTS VOLONTAIRES AVEC PROJET PROFESSIONNEL OU PERSONNEL
L’allocation passe a 6 mois si volontaire dans le mois qui suit la signature de l’accord et à 3 mois dans le mois qui suit
Rachat de 4 trimestres possibles pour les classes 50, 51 et 52
8000 euros d’aide à la création d’entreprise pour les moins de 50 ans et 10 000 pour les plus de 50 ans
250 heures de formation ou 3500 euros

DEPARTS VOLONTAIRES EN CONGES DE RECLASSEMENT
Durée du congé de reclassement 8 mois maxi (au lieu de 7 précédemment)
Paiement comme avant (100 % pendant le préavis et 65 % au delà)
Aide à la création et formation comme pour le départ pour projet professionnel ou personnel

DEPART EN CONGE DE LONGUE DUREE (2 OU 3 ANS
Versement de 2 mois pour 2 ans et 3 mois pour 3 ans
Retour garanti dans la société (mais pas dans l’établissement).

Les réponses aux questions soulevées lors de la réunion du 10 décembre n’ont pas été données :

~ quid de l’ARCCO et de l’AGIRC si départ en retraite ou congés longue durée ?
~ quid de la prévoyance et la mutuelle ?
~ quid du capital externalisé à la Sogecap (retraite supplémentaire IRUS) ?

Toutes ces propositions sont très loin des attentes des salariés. La direction veut supprimer des emplois, mais ne veut rien dépenser pour indemniser le préjudice causé. Pour la CFDT le grand danger est de voir des départs imposés si le nombre des 1400 n’est pas atteint.

Aux 2 questions :

  • que ferez-vous si le chiffre des volontaires est atteint plutôt que prévu ?
  • que ferez-vous si vous n’arrivez pas a atteindre le chiffre prévu ?

La direction ne répond pas. C’est bien ce mutisme qui inquiète vos représentants CFDT.

jeudi 11 décembre 2008

PLAN DE SUPPRESSIONS DE 1400 EMPLOIS…


PREMIÈRE RÉUNION DE NÉGOCIATIONS SUR LES MESURES INCITATIVES AUX DÉPARTS VOLONTAIRES
Ce mercredi 10 décembre, s’est tenue la première réunion concernant les mesures incitatives aux départs volontaires et leurs modalités d’application pour l’ensemble des sites français.
Monsieur Jean Pierre Masy Directeur des Ressources Humaine d’ArcelorMittal France avait invité les 5 Organisations Syndicales pour présenter son projet.
D’entrée de séance, la CFDT a tenu à réaffirmer ses positions sur les annonces du groupe ArcelorMittal. C’est dans ce sens qu’a été faite la déclaration suivante.


C’est avec colère que nous prenons la parole ce matin. Vous avez convoqué les organisations syndicales pour négocier des mesures susceptibles de provoquer des départs volontaires.
Vous nous avez dit que vous souhaitiez 1400 départs en France et ceci prioritairement dans les fonctions supports.
Vous ne nous avez annoncé ni chiffres, ni répartition, néanmoins, dans chaque site des chiffres circulent sous le manteau. Nous pensons que vous voulez faire ainsi monter la pression.
Votre manière de faire est inadmissible. Les salariés vont partir pour les fêtes de fin d’année très inquiets sur leur avenir. C’est une honte !!
Nous savons que dans le contexte actuel de crise, les salariés sont inquiets, donc prudents, vous ne trouverez pas facilement des volontaires !
Nous savons aussi que, si vous n’atteignez pas vos objectifs, vous finirez par les désigner et ce seront les plus vulnérables et les moins bien armés qui quitteront l’entreprise.
Quand à ceux qui seront réellement volontaires,ce seront les salariés qui connaissent leur valeur et qui sauront la vendre ailleurs, trop heureux de quitter un groupe qui les pousse dehors au premier coup dur ! Ils manqueront cruellement lors du démarrage. Les seuls salariés qui mériteraient, voire souhaiteraient partir après une carrière accomplie, ce sont les plus âgés qui approchent de la retraite. Mais leur départ précipité sans avoir le temps de transmettre leur savoir faire est un facteur de risque supplémentaire pour le groupe.
Nous avons vu, dans certains sites, les conséquences négatives dues aux départs non anticipés.
La crise est aujourd’hui un prétexte avancé par le groupe pour pouvoir externaliser ou délocaliser dans des pays à bas coûts des pans entiers de nos métiers. Jamais il n’a été question de toucher aux profits ou aux dividendes, ce qui aurait du être fait en premier pour passer ce mauvais cap, avant de faire trinquer les salariés sans lesquels rien n’existe !
En temps de crise, ce sont les dividendes aux actionnaires dont le premier est Monsieur MITTAL que l’on supprime.
Nous vous redisons donc que la CFDT est opposée à ces départs, volontaires ou pas.
Le groupe ArcelorMittal premier sidérurgiste mondial et qui se veut socialement responsable ( il a fait signer à tout son personnel une charte éthique) se doit de donner l’exemple.
Nous pensons même que pour se mettre en état de marche lors du redémarrage, vous devez embaucher, former mieux les plus jeunes et être audacieux pour mieux rebondir.
Aujourd’hui, la CFDT approuve les salariés qui,très nombreux sont venus manifester leur inquiétude devant le siège et dans les entreprises. Nous sommes solidaires de leur refus et de leur colère.



PRÉSENTATION DU PROCESSUS VU PAR LA DIRECTION

Ces mesures seront appliquées à l’ensemble des sites français.

Respect absolu du volontariat du seul salarié

  • Respect d’une stricte confidentialité et engagement du salarié à partir
  • Déploiement des départs volontaires et dispositions d’accompagnement strictement identiques dans tous les sites français
  • Information et consultation rapides des instances représentatives. (IRP)
  • Un espace d’information sera mis à disposition dans chaque site ayant pour rôle d’orienter vers des conseillers en projets professionnels et personnels.

PRÉSENTATION DES MESURES D’ACCOMPAGNEMENT PROPOSÉES PAR LA DIRECTION

a) Départ volontaire en retraite à l’initiative du salarié :

  • Concerne les salariés susceptibles de partir en retraite à taux plein en 2009 : les salariés nés en 49 et avant et les salariés nés après 49 susceptibles de bénéficier de la loi Fillion
  • Ne concerne pas les Congés Fin de Carrière ni les TPFC

Versement d’une allocation de départ + majoration de 2 mois de salaire brut (les 2 allocations sont non fiscalisables et exemptes de charges sociales sauf CSG et CRDS sur la majoration).
Possibilité de rachat de 4 trimestres pour les moins de 60 ans et réduction de la majoration d’1 mois pour 2 trimestres rachetés.

b) Départ volontaire avec projet professionnel et personnel :

  • être né après 1949 ou prétendre à la retraite avant le 31 décembre 2009

Versement du solde de tout compte + Indemnité de départ volontaire équivalente à l’indemnité conventionnelle de licenciement + Indemnité complémentaire dégressive de 5 mois si départ à lieu dans le mois qui suit les info/consult. ou de 2 mois si le départ a lieu dans les 2 mois suivants.
Hormis le solde de tout compte, fiscalisation et charges sociales comme le cas précédent.
Possibilité de rachat de 4 trimestres pour les années 50, 51 et 52 et minoration de l’indemnité complémentaire d’1 mois pour 2 trimestres rachetés.
Aide à la création d’entreprise, formation à hauteur de 200h ou 3000€ et priorité de réembauche l’année qui suit le départ.

c) Départ volontaire en congé de reclassement, durée maxi de 7 mois préavis compris :

Paiement 100% du temps de préavis, 65% audelà.
A l’issue des 7 mois, Indemnité de rupture de contrat de travail équivalente à l’indemnité conventionnelle de licenciement + Indemnité complémentaire d’1 mois de salaire
Aides à la création d’entreprise, formation à hauteur de 200h ou 3000€ et priorité de réembauche l’année qui suit le départ.

d) Aide au congé de longue durée de 2 à 3 ans ouverte à tous :

Versement d’1 mois de salaire brut pour 2 ans et 2 mois pour 3 ans. Possibilité de liquidation du CET.
A l’issue, garantie d’un emploi/rémunération équivalent avec maintien de l’ancienneté et des avantages liés pendant le congé.

e) Aide à la mobilité dans les conditions fixées par l’accord Cap 2013 en vigueur au 01/01/2009 :
Problèmes soulevés

  • Rachat des points AGIRC et ARCCO
  • Dispositions pour la SOGECAP (retraite supplémentaire). Un avenant à l’accord sera négocié.

Après présentation de ces différentes mesures de la Direction, celle-ci clot la réunion et nous donne rendez-vous les 15 et 19 décembre pour négocier et amender cette présentation.

ANALYSE CFDT

Comme nous l’avons déclaré en préliminaire nous sommes contre ces mesures de suppressions d’emplois qui vont percuter les salariés de tous les secteurs des fonctions supports. Notre crainte est que ce dispositif soit l’arbre qui cache la forêt dans l’hypothèse où le nombre de salariés qui souhaitent partir n’est pas atteint.
Sur le contenu des mesures la Direction est très frileuse et on remarque qu’elle ne souhaite mettre qu’un minimum d’argent dans les incitations financières. Il est vrai que ce plan est lancé dans tout le groupe pour réaliser 1 milliard d’économie et non pas pour "distribuer" des aides financières. d'abord, Mr MITTAL, puis les gros actionnaires et s’il en reste un peu, les salariés !

Plus que jamais la vigilance s’impose. Exigez avec la CFDT, plus de justice sociale, plus de respect. Nous sommes les forces vives de l’entreprise, ne nous laissons pas faire !



mardi 2 décembre 2008

LA CRISE A BON DOS


La direction a convoqué les Organisations Syndicales au siège de St Denis pour décliner l’annonce faite par L. MITTAL sur le « plan de départs volontaires en France ».
C’est Daniel Soury-Lavergne qui représentait le groupe, accompagné de J.P. Masy, DRH France.
D’entrée, la Direction a indiqué que le plan de départs concernait la France métropolitaine et ses 28000 salariés.
D. Soury-Lavergne énumère les conséquences de la crise qui touche le Groupe :

  • Celle-ci entraîne le report ou le gel des investissements prévus pour des augmentations de production ou travaux de maintenance.
  • Autres investissements gelés : tous ceux qui tournent autour des autosuffisances des matières premières.

Aucune information tangible ne parvient concernant le redémarrage de l'économie. Toujours est-il que la reprise ne sera pas brutale et durera certainement plusieurs mois.

Les fonctions supports étaient dimensionnées pour aller chercher de la croissance, ceci est remis en cause.

La Direction reconnaît que les salariés ont fait des efforts pour ne pas avoir des coûts de structures trop importants en bas de cycle. Pour elle, cela ne suffit pas car elle précise:

Nous ne sommes plus dans un bas de cycle, mais dans une crise.

  • il faut donc nous adapter à une situation de crise et il est urgent d'alléger encore le poids des structures pour y faire face.
  • Le groupe à besoin de trésorerie pour passer cette mauvaise phase.
  • d'où un plan supplémentaire d'allégement des structures.

Les 9000 suppressions d'emplois correspondent à un équivalent d'économie de 5 ans de gestion (1 Milliard de dollars).


CONCRETEMENT
En France, environ 5600 salariés travaillent dans les fonctions supports.
Le groupe décrète que l'économie doit être de 25% (alors que pour le reste des pays c'est environ 20%).
C’est donc bien le chiffre énorme de 1400 suppressions d'emplois avant fin 2009 qui est demandé par la Direction Générale.
Les suppressions d'emplois se feront via des départs volontaires à travers un plan national.
Les fonctions concernées par ce "plan social" seront décrites ultérieurement.
Sont exclus de ce plan les métiers de fabrication de maintenance et les métiers techniques liés à la production, il va de l'employé au cadre. Mais, à ce jour il n'y a aucun plan détaillé site par site.


VITE, VITE, VITE !

Le but de ce plan est de susciter des volontaires, JP Masy annonce qu’aucun schéma précis n’est arrêté par entité. S'il y a plus de départs sur un site que sur un autre, le Groupe s'adaptera. Masy se veut le garant de l'équité de ce plan, donc aucun chiffrage détaillé n’a été échafaudé.
Le DRH veut entamer des négociations pour discuter des mesures de volontariat au niveau France et veut une réunion urgente sur les modalités de départ.
Ces mesures d'accompagnement doivent être les mêmes partout. La DRH souhaite un accord Groupe le plus vite possible et avant fin décembre 2008.
Le sujet de l’accord sera « mesures incitatives pour des départs en retraite et toutes autres mesures basées sur le volontariat ».Trois dates sont d’ores et déjà arrêtées les 10, 15 et 19 décembre.

Comme d’habitude chez Mittal, il faut aller vite:

Le milliard, c'est tout de suite qu'il le veut. Les actionnaires n'attendent pas!!!

ANALYSE CFDT

Le Groupe se sert de la crise pour adapter ses effectifs à une situation de crise permanente. Ce qui permettra à Mittal de sous-traiter des pans entiers d'activité avec l'alibi de la crise.
Ce qu’il n’a pas pu faire depuis l’acquisition d’Arcelor, (car il ne devait pas y avoir de PSE avant 2009), Mittal va le faire sous couvert de la crise. Tous les emplois concernés (les administratifs, HSE, ingénierie, comptabilité, informatique… en gros les cols blancs), sont ceux qui faisaient parti du plan Omega que nous avions déjà dénoncé et qui devait supprimer des milliers d’emplois.

Pour la CFDT, la situation des effectifs dans nos sites, quelques soient les métiers, ne doit pas et ne peut pas fluctuer en fonction des crises, des rebonds de la bourse, des profits à faire coûte que coûte. Dans la sidérurgie, l’investissement sur les outils se fait sur le long terme. Il en est de même sur le personnel et les compétences. Si Mittal voulait avoir des outils flexibles et du personnel qu’on prend et qu’on jette d’une année sur l’autre, ce n’est pas dans des hauts-fourneaux et des laminoirs qu’il devait investir.

Plusieurs cas peuvent se produire dans les départs « volontaires » :

  • Des salariés en fin de carrière : et c’est les compétences qui partent avant même de pouvoir passer la main
  • Des salariés plus jeunes et déjà bien formés, mais qui connaissent leur valeur et qui n’auront pas de mal à se vendre ailleurs : et c’est très grave, car c’est la moelle osseuse ne notre entreprise qui va partir
  • Des salariés au bout du rouleau ou fragiles et qui sont prêts à tout pour partir ou pour avoir un peu d’argent devant eux : et c’est le retour des situations que l’on a connues et qui aboutissent bien souvent au chômage ou pire…

Malheureusement, la CFDT l'a déjà dénoncé à maintes reprises, le volontariat peut se transformer en désignation d'office. Le Groupe veut les départs le plus vite possible et bien avant fin 2009. Attention danger, les apprentis sorciers sont là pour faire pression et pire encore, la chasse aux sorcières va faire mal.

En effet, la CFDT a dénoncé la gestion de " bons petits soldats " de nos dirigeants français qui vont faire encore une fois mieux que les autres pays, avec 25 % de suppressions d’emplois là où les autres feront 20%. Il n'y a aucune raison qu'ils s'arrêtent en si bon chemin.

La CFDT demande aux salariés, qui ont déjà tant donné et qui sont si mal remerciés, d’être vigilants et de ne pas répondre aux sollicitations trop hâtivement. La solidarité entre l'ensemble des salariés ("col blanc", "col bleu", sous-traitants…) est, plus que jamais, de mise.
Car c’est ensemble que nous serons forts.

vendredi 28 novembre 2008

6000 SUPPRESSIONS D'EMPLOI

LES "COLS BLANCS" PAIENT LE PRIX FORT !
Le 27 novembre 2008, la Direction Générale avait convoqué, en urgence, un Comité Restreint Européen Extraordinaire à 14h00 pour évoquer de nouvelles mesures d’économie.

A la lecture de ce point à l’ordre du jour les craintes et les inquiétudes, déjà évoquées ces dernières semaines, se dessinaient.

Mais, comme tout le monde, les élus du CEE apprenaient les mauvaises nouvelles par la presse, le matin même. C’est tout dire du respect que porte ArcelorMittal au respect des règles d’information des instances représentatives du personnel.

Au-delà de la forme, malheureusement la DG confirmait lors de cette réunion les 9000 suppressions d’emploi dans le Groupe dont 6000 en Europe.

Le DRH, B. Fontana, n’a pas voulu parler de plan social mais de départs volontaires concernant les emplois administratifs. Se refusant à donner la répartition par pays, le DRH a renvoyé ces discussions au niveau national.

Cependant, au vu des fonctions supports concernées par ces suppressions et au vu des commentaires de la direction, les sièges sociaux et autres centres administratifs sont particulièrement visés.

Apparemment, pas ou peu de site échapperaient à ce "grand nettoyage". ArcelorMittal veut une nouvelle économie de 1 Milliard de dollars qui se rajoute aux 4 Mds déjà annoncés le 17 septembre.

Economies faites sur le dos des seuls salariés. La bourse va certainement applaudir comme elle l’a fait à l’annonce des 2 444 suppressions d’emploi aux USA.


Ainsi va le monde. Il marche sur la tête et ArcelorMittal n’est pas le dernier.

Fonctions concernées par les suppressions de poste :


  • ► fonctions Corporate (Sièges)

    ► commerciaux et marketing

    ► ressources humaines

    ► finances et contrôle

    ► comptabilité

    ► santé/sécurité

    ► environnement

    ► sureté industrielle

    ► ingénierie et investissements

    ► R&D (uniquement fonction administrative)

    ► Information et technologie de l’information (IT)

    ► management général, etc...


ANALYSE CFDT

L’ensemble des syndicats européens a dénoncé avec beaucoup de virulence cette coupe sombre dans les effectifs. La CFDT a rejeté cette mascarade. Rien ne justifie un tel plan de restructurations sinon pour rassurer le marché boursier.

En effet, comment peut-on croire qu’il y aurait actuellement 6000 personnes qui se tourneraient les pouces. L. Mittal actionnaire principal (45%) est en panique complète à la vue de la valeur boursière du Groupe. Et, c’est au personnel de payer l’addition, chèrement.

Oui, hélas, trois fois oui, la DG a décidé de maintenir un niveau de dividende à la même hauteur qu’en 2007 (année exceptionnelle) et elle se paiera sur la "bête". 4,5 Milliards de dollars seront reversés aux actionnaires au titre de l’exercice 2008, malgré la crise. Alors de quelle crise parle-ton ? Et pour qui ?

De plus, la direction ose parler de plan de départs volontaires. Nous connaissons tous le sens du mot volontaire dans ces situations plus que tendues. Nous savons tous que les pressions vont vite démarrer pour que les volontaires soient désignés d’office. Le milliard d’économie, c’est pour tout de suite, il n’y a pas de temps à perdre.

Sérieusement, qui oserait demander un départ volontaire dans le marasme économique actuel. Qui ? Où vont-ils retrouver du travail ? Où ? Non, vraiment ce n’est pas sérieux.

Par ailleurs, pour que ces gens se rendent réellement compte de ce que représentent 6 000 suppressions d’emploi, donc 6 000 personnes physiques, donc 6 000 familles, il faudrait les faire venir devant le siège à Luxembourg. Pour que la direction mette un visage devant les chiffres, pour qu’elle mette son nez à la fenêtre et qu’elle se rende compte que cela fait énormément de monde. Oui, il faut lui mettre un visage devant chaque chiffre énoncé.

Pour qu’elle voit la réalité qu’elle nous prépare, les 6 000 salariés devraient se rendre à Luxembourg accompagnés des maris, femmes et enfants. Les dirigeants verraient qu’ils condamnent à de graves problèmes économiques et sociaux plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Bref, ce plan est un scandale et une honte. Il faut le combattre avec force et solidarité. Personne ne peut et ne doit croire que c’est fini. Les craintes sont fortes quant à l’année 2009 qui s’annonce très mal.

Surtout, ne pas oublier le mémorandum signé par Mittal lors de l’OPA sur Arcelor et où il s’engageait à ne procéder à aucun licenciement avant 2009. Nous y sommes en 2009, c’est demain. Et, cette crise n’arrange pas les affaires des salariés.

Afin d’avoir un regard un peu plus affiné sur les comptes et les carnets de commandes, le Comité d’Entreprise Européen a voté un droit à information/consultation.

Le cabinet d’experts Syndex a été mandaté pour mener à bien cette mission d’expertise.

NE PAS TOMBER DANS LEUR PIÈGE

La CFDT lance un message de solidarité à l’ensemble des salariés du Groupe. Chacun doit rester mobilisé et attentif. Personne ne doit accepter aucune pression, quelles qu’elles soient et de qui que ce soit.

Ensemble nous devons rejeter en bloc ces suppressions d’emploi. Aujourd’hui, ce sont les personnels administratifs qui sont ciblés, mais demain ? Non, personne n’est à l’abri d’où la nécessité de se serrer les coudes.

Très prochainement (17/12/08) les syndicats européens vont se réunir à Bruxelles pour examiner toutes les formes d’actions pour riposter contre ces annonces.

Soyons prêts à nous mobiliser, soyons déterminés à défendre, ensemble, l’intérêt de chacun.

Dernière minute : la réunion nationale pour la France est programmée pour lundi 1er décembre à Paris – St Denis.

mercredi 26 novembre 2008

Réunion RH France


Dès le début de la crise, la CFDT a demandé aux directions générales françaises et européennes d’organiser une réunion nationale pour examiner les mesures sociales à mettre en oeuvre face à la crise. Les perspectives d’un chômage payé au droit commun (60% du salaire net) faisait peser un risque fort sur le personnel. D’ailleurs, le 18 novembre dernier, la CFDT a participé à une manifestation européenne devant le siège du Groupe au Luxembourg.
Pour la CFDT, il n’était pas question que cette crise ne soit payée que par les seuls salariés. ArcelorMittal devait aussi mettre la main à la poche. Tels étaient les enjeux de cette réunion du 25 novembre à Paris.

INTERVENTION CFDT AUPRÈS DE LA DIRECTION FRANCE

La situation est grave, la crise frappe et ce n’est pas fini. Aujourd’hui, la variable d’ajustement
ce sont les salariés, au premier plan les intérimaires et sous-traitants. Concernant ces derniers, il est intolérable de constater qu’ils servent quasiment de banquiers au profit du Groupe. En effet, faisant face à une crise sans précédent, ils subissent des délais de paiement augmenté de 90 à 120 jours, voire plus dans certains cas.

Les intérimaires, eux, présents dans les établissements depuis plusieurs années, formés, motivés, et à qui il a été promis une embauche, sont aujourd’hui purement et simplement remerciés. Pourtant, nombre d’entre-eux occupaient des postes clés, l’investissement en formation a subi les mêmes effets que la bourse, envolé en fumée. Ecoeurés par une telle attitude, ces intérimaires ne sont pas prêts à revenir dans le Groupe, même après la crise. Pour la CFDT c’est un vrai gâchis.

Par ailleurs, les choix techniques d’arrêts d’installation nous interrogent également. Comment pouvez-vous être sûrs qu’ils n’auront aucun impact négatif ? Arrêter un haut fourneau ne consiste pas à appuyer sur un bouton et attendre que ça se passe, vous le savez. Le vrai diagnostic se fera réellement à la reprise. Chacun pourra vérifier la pertinence de tels choix. Nous, nous émettons des doutes appuyés par les gens du métier. Or, il ne faudrait pas que cette crise soit aggravée par des casses qui seraient irrémédiables pour les outils et les emplois.
De manière générale, c’est la stratégie même du Groupe qui doit être remise à plat et revisitée. Le géant mondial, le n°1 de l’acier aurait-il des pieds en argile? On peut s’interroger. Ce qui, de la bouche des dirigeants, devait être une chance se transforme aujourd’hui en une faiblesse. Nous subissons plus fortement que les autres les effets de balancier face à cette crise majeure. Cette espèce de tentation de dominer le monde, de vouloir écraser les autres concurrents, d’être incontournable sur l’ensemble de la planète, cette stratégie là se retourne contre ses dirigeants mais surtout, hélas, plus fortement contre les salariés. Il ne s’agit pas pour eux de gagner plus mais de garder un emploi, seules ressources pour vivre.

On le voit bien à travers la finance mondiale, tous les géants, quels qu’ils soient, souffrent et certains sont au bord du dépôt de bilan. Cette folie généralisée qui impose des rendements de capitaux minimum de 15% doit être éradiquée. D’autant que les profits gigantesques des dernières années n’auront servi qu’à aggraver la situation actuelle. Oubliés les milliards d’euros engrangés par les actionnaires, oubliés les efforts du personnel, oubliés les contraintes énormes subies par les salariés pour répondre aux exigences de ces mêmes actionnaires. Lorsque le gâteau était bien crémeux, lorsqu’il était énorme et savoureux, ce sont eux qui se sont gavés.

Aujourd’hui, ces maîtres du monde, d’un monde irréel, qui n’ont aucune conscience de ce qu’est l’économie réelle, ceux-là ont le culot d’appeler à la solidarité en ces temps difficiles. C’est le monde (le vrai) à l’envers. D’ailleurs, ils n’hésitent plus à interpeller les Etats pour leur venir en aide. C’est bien connu, on nationalise les dettes et on privatise les profits. Sans états d’âme, ils trouvent soudainement beaucoup de qualité à la chose publique.

Voyez l’autre géant de la finance mondiale la City Bank, sauvée par l’Etat américain. Sauvetage qui sera chèrement payé par l’impôt du citoyen lambda qui n’y est pour rien. Si au moins cette crise servait à rectifier définitivement tous les abus actuels. Mais non, après cela ils repartiront tous comme si rien ne s’était passé.

Alors, de quelle solidarité parlent-ils ? Quelles sont les difficultés ? Et pour qui ?
Les salariés devraient être solidaires de pauvres actionnaires qui ne toucheront qu’un "pauvre" dividende de 1,5 dollars par action ? Ils seraient inquiets car ils ne toucheraient que 4,5 Milliards de dollars ? C’est çà, leurs difficultés ?
Les salariés, eux, ne sont même pas sûrs de toucher l’intégralité de leur salaire ou même de garder leur emploi. 2500 suppressions de postes annoncés hier à ArcelorMittal Etats-Unis. Voilà la réalité. Alors, qui souffre ? Qui paie le prix fort de la crise ? Qui doit être solidaires ?
Pour la CFDT, il est hors de question d’en rajouter au lourd fardeau porté par les seuls salariés.

Donc, nous vous demandons :


► la garantie de salaire pour tous face à cette crise et, ce, quelles que soient les mesures décidées par le Groupe

► de mettre à profit cette baisse de conjoncture pour lancer un vaste plan de formation pour mieux préparer l’avenir

► de poursuivre les embauches afin de réussir la transition générationnelle à venir et le transfert des savoirs

► de faire un état des lieux de la situation des sous-traitants et intérimaires et leur proposer un plan "Marshall" afin de les aider à passer ce cap difficile. Ils y ont droit aussi, ils ont aussi largement contribué aux excellents résultats du Groupe

► de revoir les choix d’arrêts techniques qui peuvent impacter négativement les outils de production.


ArcelorMittal doit entendre le message d’inquiétude des salariés. ArcelorMittal leur doit des réponses rassurantes, le Groupe en a les moyens. ArcelorMittal, géant mondial de l’acier, sera-t-il un "minus" sur le traitement social ? Vos réponses le diront.
C’est ça une entreprise socialement responsable. Nous attendons des actes.


RÉPONSES DE LA DIRECTION

JP. Masy (RH France) a dressé le tableau des conséquences de la crise au niveau national. Il précise que la crise est exceptionnellement grave et qu’il n’y a pas un jour où des clients annulent des commandes. Il rappelle la situation tout aussi dramatique des constructeurs automobile. Le taux d’activités à fin 2008 se situe à une moyenne de 50% et les perspectives pour le T1 2009 se situent autour de 70% en moyenne. Mais, d’après lui, ce ne sont que des projections donc rien de sûr à 100%. Le Groupe s’engage à tout mettre en oeuvre pour éviter les mesures de chômage partiel. Malheureusement, ce ne sera pas possible partout et pour tous.

LES MESURES CONCRÈTES PAR ORDRE DE PRIORITÉ


☻ prise de CP, RTT, récupération d’heures supplémentaires, utilisation des compteurs spécifiques


☻ action de formation interne dans le cadre des possibilités de chaque site


☻ proposition d’utilisation des RTT salarié et CET individuel
(volontariat). Pour ceux qui accepteraient de puiser dans leur compteur personnel(ce n’est pas une obligation), un abondement d’une ½ journée leur sera octroyée s’ils prennent 5 jours et un abondement de 1 jour s’ils en prennent 10 tout au long de la période de crise

☻ en cas de recours au chômage partiel, le complément supplémentaire versé par le Groupe passe de 60% du salaire net à 80% du salaire net
(à partir de ce jour et pour tous les salariés du Groupe, soit 28000 personnes),

☻ début 2009, une planification du calendrier des CP sera discutée avec les syndicats avec obligation de garder un minimum de 12 jours pour la période chaude (31 mars au 31 octobre).


☻ ArcelorMittal s’engage à voir, bassin par bassin, les possibilités d’attirer l’attention des financiers pour aider les petites entreprises sous-traitantes à passer ce cap difficile.

Deux points sont restés sans réponse. Le gel des périodes de chômage éventuel pour le calcul des primes d’intéressement et les cotisations retraites pendant ces périodes. JP Masy s’est engagé à nous y répondre rapidement à travers une note technique explicative.
Autre regret, le manque d’offensive en matière de formation. Il y avait de quoi mieux faire. Les enseignements de Gandrange n’ont pas été complètement retenus.

ANALYSE CFDT

Il est à noter que des réunions nationales sur les mesures sociales se tiennent ou se tiendront dans quasiment tous les pays européens. Cette demande CFDT faite au Comité Européen a porté ses fruits. Dans tous ces pays le Groupe a accepté de verser des compléments aux allocations chômage.
Le chacun pour soi a fait place à des mesures généralisées et concertées. Evidemment, l’idéal aurait été de ne pas recourir à des mesures de chômage partiel. Jusqu’a hier, le groupe n’était pas disposé à quelque compensation que ce soit, nous passons de 60 à 80% du salaire net. Au vu des incertitudes qui pèsent sur la durée de la crise, nous ne pouvons nous contenter de mesures ponctuelles.
En outre, les propositions de la Direction vis-àvis des intérimaires et sous-traitants ne sont pas concrètes. Si les Pouvoirs publics doivent jouer un rôle, la Direction doit aussi s’investir sur ce point pour ne pas hypothéquer le fonctionnement futur de nos installations. Il reste des possibilités de formations internes avec notamment un effort supplémentaire sur le tutorat et le compagnonnage.

Ce qui est certain, c’est que les bénéfices du groupe doivent servir à passer ce cap difficile de la crise.


RESTONS MOBILISE !!!

mercredi 19 novembre 2008

Rassemblement des Syndicats Européens

DEVANT LE SIEGE ARCELORMITTAL

Le 18 novembre s'est tenu à Luxembourg un Comité Restreint Extraordinaire à la demande expresse des syndicats.
L'ordre du jour était consacré aux arrêts d’installations liés à la crise dans les différents pays en cette fin d’année et pour le début de l’année prochaine. Les syndicats belges de la CSC, de la FGTB et la CFDT ont voulu appuyer la demande des syndicats en venant manifester le mécontentement des salariés européens. Le message était clair. La Direction Générale et L. Mittal ne doivent pas croire un seul instant qu'ils peuvent imposer tranquillement des mesures contre l'intérêt des salariés ! A ce mouvement de soutien, seule la CFDT a répondu présente en affrétant un bus de militants de Florange et Gandrange. Se déclarer scandalisés par les arrêts de production annoncés par Mittal est une chose, aller lui dire sous ses fenêtres c'est mieux. Beaucoup mieux !

La mobilisation oblige la Direction à nous recevoir

Après deux heures d’attente devant le siège et une armada de policiers, nous avons obtenu qu’une délégation de syndicalistes français CFDT et belges soit reçue par la Direction.
Nous avons donc pu exprimer de vive voix les inquiétudes et les mécontentements des salariés par rapport à ce qu’ils vivent au quotidien. Cette crise frappe fort et elle frappe les seuls salariés. Il n'est plus acceptable qu'une telle situation perdure !
Nous avons rappelé à la Direction les 4,5 Milliard de dividendes versés aux actionnaires pour cette année. Nous leur avons rappelé que les salariés avaient assez donné, et que si efforts ils devaient y avoir ils devaient être équitablement partagés.
D'autant que l’amplification de la crise est due essentiellement au choix arrêté par le seul L. Mittal de se désendetter le plus rapidement possible afin de ne pas subir de hausse d’intérêt de la part des banques. Aujourd’hui, ce sont les salariés qui en font les frais. Les conséquences sont importantes et peuvent devenir dramatiques.
Gel des investissements, licenciements des sous-traitants et intérimaires, perte de parts de marché, risque de dégradation accélérée des outils, imposition des CP et RTT et voire risque réel de chômage... tant de souffrances au seul profit de quelques-uns. Et puis, il ne faudrait pas que la crise permette de masquer des Plans Sociaux ou des arrêts définitifs d’installation !
Nous avons également exigé un traitement équitable dans la gestion de la crise si elle devait perdurer. La CFDT a réitéré sa demande de négociations nationales par pays. C'est le moment de montrer par des actes que le dialogue social n'est pas un vain mot. Il faut impérativement un fil conducteur commun à tous les salariés de la part de la Direction ! Le chacun pour soi n'est pas de mise dans un Groupe qui se dit « socialement responsable ». La solidarité, c'est maintenant qu'elle se joue !

Nous avons mis un accent particulier sur la situation catastrophique à laquelle sont confrontés les Sous-traitants et les Intérimaires. Eux, aussi, on leur doit une attention particulière et les aider à faire face à la crise. Le groupe a des devoirs vis-à-vis de ces salariés qui ont, eux aussi, contribué largement à dégager les bénéfices sans précédent du groupe !
Pour la CFDT, nous ne devons plus être esclaves de la bourse et des logiques purement financières. On voit où elle nous a mené aujourd'hui. L'économie, la vraie, c'est les salariés qui la font vivre. Sans eux, point de salut. D'ailleurs, cette crise est la conséquence de la baisse importante du pouvoir d'achat des populations. Sinon, demander aux banques !
La CFDT a exigé des réponses claires et rapides. La situation l'exige, les salariés de toute l'Europe attendent, le Groupe ne peut se défiler !

Un bon début, mais une fin catastrophique

Après de vifs débats, les membres du Comité Européen Restreint ont posé trois questions essentielles :
1°) ArcelorMittal s'engage-t-il à respecter l'ensemble des investissements annoncés en octobre ? Aucun établissement ne doit rester sur le bord de la touche lorsque la reprise sera effective. Vous engagez-vous à cela ?
La Direction Générale s'engage à respecter l'ensemble des investissements en Europe. Aucune installation ne fermera ni pendant la crise ni au moment de la reprise. La crise ne sera pas un prétexte à des plans sociaux.

2°) Les syndicats exigent des négociations nationales pour aborder toutes mesures sociales nécessaires pour faire face à cette crise. Le Groupe doit prendre sa part aux efforts demandés aux salariés. Ces mesures seront-elles respectées ?
La Direction Générale a donné son accord pour des négociations nationales par pays pour arrêter des mesures équitables pour tous les salariés du Groupe.

3°) Les syndicats vous demandent une information/consultation comme le prévoit la Directive Européenne de 94(*). Nous avons besoin d'avoir tous les éléments chiffrés pour donner un avis face aux mesures prises par le Groupe. A quand cette consultation ? Et, nous vous demandons de geler toutes mesures supplémentaires de baisse de production.
La DG refuse cette consultation. Elle ne l'estime pas nécessaire. Elle dit avoir besoin de flexibilité pour mieux s'adapter à cette crise ! La Direction ne « souhaite » pas de nouvelles contraintes dans des moments qu'elle juge difficile.

La CFDT a vivement réagi à ces dernières déclarations. Elle a rappelé aux membres de la DG qu'ils venaient tous de signer un Code Ethique dans lequel il est stipulé l'obligation de respecter les lois. Or, en refusant cette consultation ils se mettent hors la loi. D'ailleurs, pourquoi la refusent-ils ? Ont-ils des choses à cacher ? Ne nous auraient-ils pas tout dit ? La crise impacte-t-elle autant qu'ils le disent la production ?
Bref, si les deux premières réponses allaient dans le bon sens, le refus de nous laisser vérifier les informations données nous laisse croire que nous ne sommes pas au bout de nos peines. Respecteront-ils les premiers engagements jusqu'au bout ?
On peut en douter !
Mais la CFDT n'en restera pas à ce simple refus
. Le Comité d'Entreprise Européen a des droits et nous les ferons respecter. Nous voulons une complète transparence de la situation et si nous devons l'obtenir par le biais judiciaire nous n'hésiterons pas. Affaire à suivre.

(*) La directive européenne stipule que lorsqu'une décision prise impacte au moins deux pays, le Comité d'Entreprise Européen doit être valablement informé et consulté.
Nous sommes en plein dans ce cas. Donc, le Groupe se met volontairement hors la loi.

vendredi 14 novembre 2008

Encore les salariés qui trinquent

C.E-EXTRA du 14/11/2008 ARCELORMITTAL FLORANGE
Déclaration CFDT



La crise économique et financière frappe de plus en plus fort. D'après vos dires la situation du Groupe ArcelorMittal est encore plus grave que tous les scenarii déjà annoncés voire imaginés. Une nouvelle fois, vous allez vous tourner vers le personnel pour leur demander un effort supplémentaire. Mais est-ce le dernier ? Pas sûr. Combien de temps cela va encore durer ? Vous ne savez pas.
Et c'est comme ça depuis des semaines. Les mauvaises nouvelles succèdent aux mauvaises nouvelles et la CFDT craint qu'elles ne soient pas les dernières. On pourrait appeler ça l'effet « poupées gigognes », il y en aura toujours une pour se cacher derrière l'autre.

Cette situation ne peut plus durer. La CFDT décrète l'état d'urgence devant la gravité de vos propos et des décisions qui risquent d'en découler.

Nous réaffirmons haut et fort qu'ArcelorMittal surréagit face à la crise. Evidemment, personne ne la nie mais nous faisons l'amer constat que nous sommes les seuls à prendre des décisions aussi drastiques et néfastes pour les salariés. En Europe, ce sont plus de 20 hauts fourneaux qui vont s'arrêter. De mémoire de sidérurgistes cette décision est une première mondiale. Jamais nous n'avons connu de tels évènements. Jamais un Groupe n'a fait payer aussi cher le prix de la crise à son personnel.

En définitive, les salariés sont pour le Groupe une variable d'ajustement, à bas coût, pour permettre de faire face à la crise. Ce sont eux, et eux seuls, qui devraient assumer tous les risques de l'économie mondialisée où le "toujours plus" en est la religion divine. La CFDT ne l'accepte pas et ne tolérera pas une telle charge pour les salariés.

La crise frappe et les salariés vont faire des efforts. Prise obligatoire de CP, de RTT, d'heures à récupérer, effort d'économies sur les déplacements, sur les appels téléphoniques, sur les achats de tous ordres, etc. Que voulez-vous de plus ? Ne pensez-vous pas que le citron est déjà suffisamment pressé ? Nous, oui.

Cette crise est globale, cette crise est pour tous et tous doivent partager les efforts. Le personnel a assez payé, ArcelorMittal doit maintenant y mettre le reste. Cette crise est aussi la sienne, surtout la sienne.

La CFDT vous demande, donc, de geler toutes annonces d'arrêts supplémentaires qui entraîneraient irrévocablement un préjudice financier pour les salariés.

La CFDT demande la tenue d'une réunion centrale dans les plus brefs délais pour analyser la situation globale du Groupe et pour y négocier des mesures sociales adaptées à la situation de crise.

La CFDT vous demande de ne prendre aucune initiative contraire aux intérêts des salariés tant que le Comité d'Entreprise Européen n'aura pas été valablement informé et consulté. C'est la loi. Le respect des lois, fussent-elles européennes, est un impératif et la CFDT le fera respecté si besoin en était.

La Direction Générale luxembourgeoise a défini sa politique prioritaire dite des 3 C.
Cash, Coût et Client.

Les 3 C des salariés peuvent se résumer ainsi.

C comme Cri
C comme Colère
C comme Combat

La CFDT veut y rajouter les 3 C de
Considération (les salariés sont en droit d'en avoir),
Compensation (financières, évidemment)
Convergence (des efforts partagés).

C'est surtout cela que le personnel attend: des réponses rassurantes.