samedi 8 décembre 2012

La semaine des Guignols

Un bon résumé



d'après la semaine des Guignols du 03 au 07 décembre 2012 from xu jan ping on Vimeo.

Signez la pétition


Aujourd'hui plus de 15.000 personnes ont  signé la pétition http://sauvonsflorange.wesign.it/fr 
 qui a été lancée le 29 novembre 2012.

Nous vous remercions pour ce soutien et pour les nombreux mails et messages d'encouragements que vous nous avez adressés.

Comme vous l’avez tous compris, nous exigeons du gouvernement et de Mittal les garanties du respect de l'accord actuel.

Nous souhaitons avoir des garanties quant à l'échéancier sur un investissement réel d'un niveau suffisant pour garantir la pérennité de l'activité et de l'emploi sur le site.

Tant que nous ne serons pas satisfaits des garanties proposées, nous continuerons à mettre la pression sur le gouvernement et sur Mittal,.

Nous maintenons donc notre pétition lancée par et pour les salariés de Florange pour qu'en cas de non respect de l'accord, la nationalisation revienne sur la table et redevienne possible.

Nous vous demandons donc de continuer à signer et à faire signer cette pétition : http://sauvonsflorange.wesign.it/fr .

C'est un formidable moyen de pression populaire et si chacun de nous l'envoie à 5 personnes de son entourage, nous aurons une formidable arme dans les négociations à venir.

jeudi 6 décembre 2012

le 7-9 de France-Inter

Vendredi 7 décembre
en direct de La Passerelle" à Florange


Le Président Hollande s'engage


PARIS (AFP) - Le président François Hollande a affirmé ce jeudi soir, à propos de l'accord entre le gouvernement et ArcelorMittal, concernant Florange que "les engagements seront tenus" et qu'il en "serait le garant".

Photo Nouvel-Obs
Concernant l'avenir des hauts fourneaux, le chef de l'Etat a fait aussi "la promesse" de faire en sorte que "ce qui a été engagé aussi pour faire que (le) projet Ulcos voit le jour auprès de l'Europe s(oit) mené à bien".

"Le gouvernement a pris des décisions, elles ne sont jamais faciles, ce sont des décisions courageuses qui permettent d'éviter un plan social à Florange, d'obliger l'actuel industriel Mittal à faire des investissements qui n'ont que trop tardé et à engager un plan Ulcos qui doit permettre qu'il y ait un avenir pour la filière chaude", a déclaré François Hollande en margé d'un déplacement chez Emmaüs.

"Je peux dire ici que ces engagements seront tenus et j'en serai, avec le gouvernement, le garant", a-t-il ajouté, soulignant qu'il savait "les inquiétudes, les doutes. Compte tenu du passé, des manquements, j'ai vu la détresse et la colère, j'en mesure aussi les causes".

"Mais ma responsabilité est de faire qu'il y ait un avenir pour Florange et tous les engagements qui ont été pris seront tenus. Ce qui a été engagé aussi pour faire que ce projet Ulcos voit le jour auprès de l'Europe sera mené à bien, j'en fais ici la promesse", a assuré le président de la République.

L'annonce de difficultés techniques concernant le projet expérimental Ulcos de captage/stockage du CO2, sur lequel se fondent des espoirs de salut de l'usine lorraine, a ravivé jeudi la colère des syndicats au lendemain d'une rencontre tendue avec le Premier ministre.

Pas d'Ulcos à Florange

Mittal a enfumé tout le monde

Il n'a même pas attendu que l'encre sèche

Le groupe ArcelorMittal a retiré le projet Ulcos pour le captage et le stockage du CO2 à Florange "à cause de difficultés techniques", annonce ce jeudi 6 décembre la Commission européenne. Mais le groupe sidérurgiste l'assure, ce retrait du dossier à Bruxelles ne signifie pas l'abandon définitif du programme.

L'annonce de Bruxelles semble surprendre Matignon : l'accord passé avec Mittal sur Florange est toujours valable, lance l'hôtel de la rue de Varenne, avant d'ajouter que le groupe "s'est engagé à poursuivre les travaux" d'Ulcos.

"La première conception" du projet Ulcos "rencontre de réelles difficultés technologiques, mais nous avons obtenu d'ArcelorMittal qu'il ne soit pas abandonné", ajoutent les services de Matignon.

Pour Edouard Martin, et la CFDT sidérurgie, c'est clair : Mittal a enfumé tout le monde. Et cette annonce signe l'arrêt de mort de la filière liquide, dont font partie les hauts fourneaux lorrains. Merci à Ayrault, c'est la signature de la trahison, ajoute t-il, mais ce n'est pas la fin du combat.

mercredi 5 décembre 2012


Projet d'accord entre l'État Français et ArcelorMittal

A l'issue de la période de 60 jours destinée à étudier avec le Gouvernement les différentes options envisageables pour l'avenir du site d' ArcelorMittal de Florange, il est constaté par les deux parties qu' il n' y a pas de repreneur déclaré pour le périmètre offert à la vente.
Dans ce cadre, ArcelorMittal Flat Carbone S.A., ci-après dénommé « ArcelorMittal », souhaite marquer sa volonté d'assurer la pérennité industrielle de chacun de ses sites situés sur le territoire français, en prenant vis-à-vis de l'État, dès le 1er décembre 2012 les engagements suivants :        
  1. Réaliser de manière inconditionnelle sur le site de Florange un montant minimum d'investissements de 180 millions € sur la période de 5 ans à dater du 1er décembre 2012. Ce plan d’investissement pour Florange comprend les investissements stratégiques (53 M€), le flux d'investissements courants, les investissements de pérennité, santé sécurité et progrès continu et la maintenance exceptionnelle (OPEX). Ce plan comportera en particulier l'adaptation des capacités de production du train à chaud aux nouveaux produits (Usibor notamment). Ces investissements permettront de renforcer les installations de la phase à froid et notamment de la filière l'emballage. Le train à chaud (train à bandes) du site de Florange fait partie des outils majeurs du dispositif de laminage à chaud de la Business Division Nord. Son niveau de production sera donc maintenu autour de 2 millions de tonnes/an pour alimenter en bobines l’aval de la Lorraine;
  2. Consolider les flux d’activité de la filière froide et en particulier la filière Emballage. Pour ce faire, ArcelorMittal concentrera les activités de l'amont du packaging de l’entité AM Atlantique et Lorraine sur Florange. Il sera certes nécessaire de continuer à améliorer la compétitivité de cette activité. Ceci permet de donner une garantie de pérennité de l’activité industrielle du packaging sur Florange pendant 5 ans. Cette réorganisation doit permettre de sécuriser l'emploi sur la période et sur le périmètre de Florange. Pour ce faire, l'activité amont de Basse Indre sera mise en arrêt temporaire. En fonction de l'optimisation des carnets, il sera probablement nécessaire de devoir procéder à l'arrêt temporaire du recuit continu d'Ebange tout en maintenant le volume d'activité. Toutefois, il est bien confirmé que Basse Indre reste une entité importante et pérenne du dispositif industriel du packaging. A ce titre, il est d' ailleurs confirmé que les investissements qui seront nécessaires pour respecter la législation européenne en matière de produits seront réalisés. Ce transfert d'activité n'impactera pas les effectifs inscrits à Basse Indre.
  3. Cet engagement s'insère dans la volonté réitérée d'ArcelorMittal de poursuivre l'exploitation des activités sidérurgiques du cluster Lorraine à travers sa Business Division Nord et de continuer le développement de ces activités. En outre, de nouveaux développements à destination de l’automobile sont en cours dans le centre R&D de Maizières-lès-Metz, et le site lorrain sera privilégié pour l'industrialisation. ArcelorMittal souhaite faire de la Lorraine un centre d'excellence FCE des aciers automobile en étroite collaboration avec le centre R&D de Maizières-lès-Metz dont la pérennité sera également assurée ;
  4. Le projet Ulcos reste un projet important pour développer de nouvelles solutions mieux adaptées aux enjeux du changement climatique. AM a été le leader du projet de R&D et continue à être actif sur ce projet. Le projet de démonstrateur industriel sur Florange a été totalement étudié et fait l'objet d'un rapport au Consortium. L'état actuel des résultats de la recherche ne permet pas de passer directement sur le démonstrateur industriel de Florange qui a fait l'objet d'une demande de subvention à l'Europe(NER300). AM va proposer au Consortium de continuer à travailler sur le projet de recherche et de validation technologique en s'appuyant notamment sur l'expertise du centre R&D de Maizières-lès-Metz. Ceci permettra de poursuivre le développement de cette nouvelle technologie qui nécessitera des phases importantes de validation technologiques intermédiaires.
  5. Les installations de la phase liquide de Florange seront mises sous cocon dans l'état actuel et compatible avec la perspective de réalisation d'un démonstrateur industriel ULCOS sur un HF. Le fonctionnement de toutes ces installations sera arrêté en toute sécurité à l’issue de la procédure légale. Cette période sera mise à profit pour faire un premier point de situation sur l'évolution du projet ULCOS. AM s'engage à ne pas démonter ces installations dans les 6 ans. A l’issue de cette période de 6 ans, AM évaluera la possibilité de redémarrer une activité au niveau HF soit en cas de retour du marché, soit en cas de projet de nouvelle technologie. Par ailleurs, ArcelorMittal confirme son engagement d'exploiter la cokerie de Serémange ;
  6. Réaliser la réorganisation de l'activité sur le site de Florange sur des bases exclusivement volontaires, dans le cadre d'un accord collectif avec les organisations syndicales. Celle-ci sera fondée uniquement sur un dispositif de gestion des fins de carrière et sur la mobilité interne au site. AM continuera à proposer à des personnes volontaires les postes disponibles sur ses autres  sites.
  7. En qui concerne la filiale GEPOR, AM veillera à inclure des mesures de gestion de fin de .    carrière et de mobilité avec des conditions similaires à Florange 
ArcelorMittal rappelle en conclusion son engagement de maintenir, à l'échéance minimale des 5 prochaines années, la présence stratégique en France du segment FCE (Flat Carbon Europe), et notamment sa capacité de production de brames sur ses 2 sites côtiers, Fos et Dunkerque avec une configuration industrielle

Foutage de Gueule ?

"Le Monde" publie le contenu de l'accord secret conclu entre le gouvernement et ArcelorMittal
La réunion entre les syndicalistes de Florange (Moselle) et le premier ministre Jean-Marc Ayrault, prévue ce mercredi 5 décembre à 18 heures, risque de virer à l'explication de texte. L'accord signé entre ArcelorMittal et le gouvernement, que Matignon refuse de publier mais dont Le Monde s'est procuré une copie, est en effet loin de lever toutes les interrogations sur le site lorrain du numéro un mondial de la sidérurgie.

Dans ce document de – seulement – deux pages, il est ainsi indiqué que les 180 millions d'euros d'investissements sur cinq ans promis par ArcelorMittal seront certes "réalisés de manière inconditionnelle", à la différence de ceux promis par Lakshmi Mittal à Nicolas Sarkozy en 2008. Mais "les investissements stratégiques" ne représenteront que 53 millions d'euros de l'ensemble.

Tout le reste, ce sera "le flux d'investissements courants, les investissements de pérennité, santé, sécurité et progrès continu, et la maintenance exceptionnelle", c'est-à-dire un vaste fourre-tout où à peu près tout et n'importe quoi peut être comptabilisé, et notamment les frais de maintenance. Exactement ce que craignaient les syndicats, qui accusent Lakshmi Mittal de vouloir faire passer pour une concession de sa part des dépenses qu'il était de toutes façons obligé d'effectuer.

Néanmoins, il est indiqué que le train à chaud, un équipement stratégique du site, "fait partie des outils majeurs du dispositif de laminage" de l'entreprise et verra donc son niveau de production "maintenu autour de 2 millions de tonnes par an pour alimenter en bobines l'aval de la Lorraine ". Cette pérennisation du train à chaud était réclamée depuis longtemps par l'intersyndicale de Florange.

SÉCURISER L'EMPLOI

Concernant les activités de packaging (fabrication du métal pour boîtes de conserve et canettes), dont une ligne sur deux seulement fonctionne actuellement sur le site, il est écrit noir sur blanc que "ArcelorMittal concentrera les activités de l'amont du packaging de l'entité Atlantique et Lorraine sur Florange ", ce qui devrait assurer la survie des lignes d'étamage "pendant cinq ans" et sécuriser du même coup l'emploi sur la même période. En échange, "l'activité amont de Basse-Indre [un autre site d'ArcelorMittal situé en Loire-Atlantique] sera mise en arrêt temporaire" et l'activité de recuit d'Ebange, une usine du groupe située près de Florange, pourra être mise en "arrêt temporaire" elle aussi, "en fonction de l'optimisation des carnets".

Mais, peut-on lire dans cet accord, "ce transfert d'activité n'impactera pas les effectifs inscrits à Basse-Indre", un engagement sur lequel Jean-Marc Ayrault s'est battu puisque ce site est situé dans son fief électoral, près de Nantes.

Concernant Ulcos, le programme de recherche sur la captation du dioxyde de carbone (CO2), présenté par Matignon comme la bouée de sauvetage des hauts-fourneaux de Florange, les engagements d'ArcelorMittal sont là aussi très succincts. S'il est indiqué qu'Ulcos "reste un projet important pour développer de nouvelles solutions mieux adaptées aux enjeux du changement climatique", il est aussi clairement écrit que "l'état actuel des résultats de la recherche ne permet pas de passer directement sur le démonstrateur industriel de Florange". Autrement dit : le projet n'est pas près de voir le jour.

Seul engagement concédé par Lakshmi Mittal : son groupe "va proposer (...) de continuer à travailler sur le projet de recherche et de validation technologique, en s'appuyant notamment sur l'expertise du centre R&D de Maizières-lès-Metz".

Conséquence, les "installations de la phase liquide seront mises sous cocon dans l'état actuel et compatible avec la perspective de réalisation d'un démonstrateur industriel Ulcos sur un haut-fourneau". Une phrase qui confirme que le P3, arrêté depuis juin 2011, est bien définitivement abandonné, et que le P6 ne sera pas relancé tout de suite puisque "le fonctionnement de toutes ces installations sera arrêté en toute sécurité à l'issue de la procédure légale", c'est-à-dire fin mars 2013. Le groupe s'engage simplement "à ne pas démonter ces installations dans les six ans".

LES SALARIÉS DE LA FILIALE GEPOR PRIS EN CHARGE

Sur le plan social, il est stipulé que les salariés des hauts-fourneaux, au nombre de 629, seront reclassés "sur des bases exclusivement volontaires", avec "un dispositif de gestion des fins de carrière et sur la mobilité interne au site". "ArcelorMittal continuera à proposer à des personnes volontaires les postes disponibles sur ses autres sites", est-il également indiqué.

Par ailleurs, le document stipule que les salariés de Gepor, une filiale d'ArcelorMittal qui emploie 130 personnes à Florange et pour lesquelles les syndicats se montraient très inquiets ces derniers jours, bénéficieront "des mesures de gestion de fin de carrière et de mobilité avec des conditions similaires à Florange".

"Si le contenu de cet accord s'avère exact, c'est enfin la démonstration que Mittal a enfumé le gouvernement, affirme Edouard Martin, délégué CFDT de Florange. Nous allons demander demain à Jean-Marc Ayrault si cet accord peut encore être modifié. Nous exigeons notamment que la chauffe des hauts-fourneaux soit maintenue jusqu'à la matérialisation du projet Ulcos". L'intersyndicale n'exclut pas de quitter Matignon avec fracas si l'accord n'est pas modifié.
Photos tirés du net


Le Point.fr

Florange : la suspicion gagne du terrain

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault s'est-il couché devant Mittal ? Oui, estiment les syndicats en brandissant l'accord secret dévoilé mardi dans Le Monde et mercredi matin par Le Canard enchaîné.

Et pour cause. L'accord repose sur une concession de taille faite au groupe sidérurgique : "Il est constaté par les deux parties qu'il n'y a pas de repreneur déclaré pour le périmètre offert à la vente." C'est donc avant toute discussion se rendre au point de vue de Mittal qui n'acceptait de céder sur le site de Florange que les deux hauts-fourneaux (la filière chaude), quitte à ce qu'ils soient condamnés.

Pour obtenir que le gouvernement plie, le groupe sidérurgique a fait valoir que le maintien de la filière froide à Florange était une condition sine qua non pour qu'il se maintienne en France, à Dunkerque et à Fos-sur-Mer. Dans la partie qui s'est jouée, Mittal a mis les 20 000 emplois français dans la balance.

Mercredi matin, Le Républicain lorrain a beau jeu de rappeler qu'une offre sérieuse existait pour l'ensemble du site de Florange. Bernard Serin, un ex-cadre de Florange aujourd'hui à la tête du groupe CMI (3 400 salariés), était associé au géant russe Severstal (69 000 salariés) et s'engageait, selon le journal, à investir 500 millions d'euros sur le site mosellan.

Tromperie

Or, selon l'accord signé à Matignon, les investissements auxquels s'est engagé Mittal sont dérisoires : à peine 53 millions d'investissements "stratégiques", le reste des 180 millions auxquels s'engage le groupe étant de l'ordre du "flux d'investissements courants, les investissements de pérennité, santé, sécurité et progrès continu, et la maintenance exceptionnelle".

Le seul espoir pour Florange réside dans le projet européen Ulcos, auquel Mittal semble croire mollement : "L'état actuel des résultats de la recherche ne permet pas de passer directement sur le démonstrateur industriel de Florange." Seul engagement du groupe : "continuer à travailler sur le projet de recherche et de validation technologique en s'appuyant notamment sur l'expertise du centre Recherche & Développement de Maizières-lès-Metz." À cette fin, et quoi qu'il arrive, un seul haut-fourneau est nécessaire, ce qui condamne ipso facto l'autre.

Le 3 décembre, Guy Dollé, (qui n’a jamais été devin dans le domaine industriel – voir par exemple le choix du four électrique « expérimental » de Gandrange- NDLR), ancien P-DG d'Arcelor, expliquait aux Échos que la "solution Ulcos" était certes très importante pour la sidérurgie mondiale, mais qu'elle ne sauverait pas Florange. "Faire croire qu'Ulcos va sauver les hauts-fourneaux lorrains, c'est de la tromperie. Cela donne une année d'expérimentation environ sur un haut-fourneau, puisque, compte tenu des investissements, l'expérimentation ne se fera que sur l'un des hauts-fourneaux." En clair, même si Florange était choisi comme site expérimental, un seul haut-fourneau y gagnerait... un sursis d'un an.

Questions au Gouvernement

Ce mercredi 5 décembre

lundi 3 décembre 2012

Communiqué de presse ArcelorMittal

Un bon accord













ArcelorMittal confirme qu’un accord a été trouvé avec le gouvernement français concernant le devenir du site lorrain de Florange.

Le Groupe investira 180 millions d’euros sur le site de Florange au cours des cinq prochaines années afin de consolider et de renforcer la position de l’aval de Florange en tant que fournisseur d’acier à haute valeur ajoutée.

Le Groupe confirme également la pérennisation des activités emballage sur le site de Florange.

La procédure d’information initiée le 1er octobre 2012 va donc pouvoir se poursuivre. Pour traiter les conséquences sociales de ce projet, ArcelorMittal ne mettra pas en œuvre de plan social et un accord sera négocié avec les organisations syndicales sur la base du volontariat.

Henri Blaffart, Vice-président de Flat Carbon Europe, déclare : « Après plusieurs mois d’incertitude, il est positif que nous soyons parvenus à un accord sur l’avenir de nos activités à Florange. Dans le cadre de l’environnement économique actuel, il s’agit d’un bon accord qui permet à l’aval de Florange de pouvoir continuer à  se développer et à fournir des aciers à très haute valeur ajoutée. »


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Contacts :

Image 7
Anne-Charlotte Créach / 06 74 61 46 86
Sylvie Dumaine / 06 73 99 58 86

ArcelorMittal
Chrystele Ivins / 06 76 92 66 99

samedi 1 décembre 2012

Nous jugerons aux actes

Un accord mi-figue, mi-raisin

C’est mal connaître Mittal que de lui faire confiance pour l’avenir. Sans foi ni loi, sauf celle du fric, pourrait être sa devise.

Mittal a existé bien avant 2006, date de son OPA sur Arcelor, il sévit en France, chez nous, dans notre région depuis 1999, où Arcelor lui donne pour le franc symbolique Unimétal et ses filiales. Quand Mittal, grand spécialiste des reprises d’usines en difficulté, se portait acquéreur, il garantissait à l’ancien propriétaire, bien souvent un État, environ 5 ans sans suppressions d’emplois ni fermeture. Mais après, c’étaient les coupes sombres. Les exemples ne manquent pas, Irlande, Algérie, Gandrange et Tréfileurope spoliés et vandalisés au profit de nos voisins d’Outre Rhin.

Le Rapport Faure indique que le site de Florange est viable et rentable moyennant un investissement de 450 à 600 Millions d’euros sur les 5 ans, nous sommes bien loin du compte avec les 180 millions annoncés par le premier Ministre.

La gueule de bois

C’est ce que ressentent les sidérurgistes de Florange ce samedi matin, à la lecture des annonces que le premier Ministre a faites la veille au soir.

La gueule de bois, oui bien sur, alors que le matin même Arnaud Montebourg apportait les croissants aux militants qui avaient passé la nuit sous la tente, devant le ministère, tout le monde était confiant, les 18 mois de conflit allait bien se terminer, Mittal allait céder. 
La bonne nouvelle allait tomber, ils étaient venus à Florange, ils avaient discouru sur ces patrons voyous, ils avaient signé la charte suivante en avril 2012 « En conséquence, vous, élu(e)s ou futur(es) élu(e)s de la République, vous vous engagez par cette signature à faire de la sidérurgie, y compris à travers la loi, un secteur indispensable et stratégique pour la France et pour l’Europe. Le futur gouvernement français s’engage à défendre ce secteur industriel en empêchant le Groupe Mittal de condamner des outils de production en France. Vous vous engagez aussi à rechercher d’autres solutions européennes afin d’asseoir durablement la production d’acier au sein de l’Europe. La sidérurgie est et doit rester aussi un des fleurons de notre industrie. »

On y croyait tous ce vendredi matin, et pourtant, quelle douche froide le soir même.

Le combat de Florange n'a pas été inutile

Bien sur, tout n’est pas négatif, mais quelle garantie a-t’il que Florange vivra au-delà des 5 prochaines années, quand l’alternance politique, sera repassée par la ? Il y avait ici l’occasion de montrer aux requins de la finance qu’ils ne pouvaient pas faire n’importe quoi, qu’un gouvernement de gauche avait les moyens de sa politique et que l’homme était placé en premier, au cœur de la société. Déception, ce n’est pas ce qu’on avait rêvé.

Le ministre du Travail Michel Sapin a appelé les salariés à retrouver "confiance". "Nous jugerons aux actes", a réagi la CFDT par l'intermédiaire d'Édouard Martin. Il a toutefois salué "la fermeté" du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg. "Sans lui, aujourd'hui, on serait morts", a-t-il ajouté.

Le retrait du plan social et la fin de l'arrêt définitif des HFx, ce n’est pas négligeable car Mittal a quand même dû s'incliner et faire marche arrière .... ce que n'avait pas réussi à faire Sarko pour Gandrange ! Alors il faut continuer à se battre pour conforter ce qui a été obtenu.
La cfdt exige en complément
  • que les hauts fourneaux redémarrent maintenant, pas dans 6 mois, pas dans 1 an, maintenant, dans les jours qui suivent, et on pourra y croire.
  • Des investissements d’entretien des Hts FX
  • Une réunion tripartite pour le suivi des décisions
  • Un calendrier précis pour les investissements sur le packaging
  • Des garanties sur les emplois directs et indirects – sous-traitants et intérimaires.
  • Et la réalité autour du projet Ulcos

La lutte continue, on ne lâche rien