lundi 4 juillet 2016
vendredi 1 juillet 2016
Incendie des locaux CFDT Aquitaine
La CFDT ne se laissera pas intimider
Après l’attaque des locaux de la confédération CFDT à Paris et les dégradations de 13 locaux CFDT sur tout le territoire, ce sont cette nuit, les locaux de la CFDT Gironde, à Bordeaux, qui ont été incendiés.
L’incendie, d’origine criminelle, s’est déclaré après que des feux de poubelle, allumés devant les locaux, se soient propagés au bâtiment. Si l’incendie n’a heureusement pas fait de victime, les dégâts matériels sont considérables. Les mobiles de cet acte criminel sont pour le moment inconnus et une enquête de police est en cours. L’Union régionale de la CFDT porte plainte.
Les actes de violence dont les militants, les salariés et les locaux de l’organisation sont la cible depuis plusieurs semaines sont intolérables et inacceptables. La CFDT est très inquiète de cette escalade de la violence.
Après l’incendie de cette nuit, un pas supplémentaire a été franchi. Bien plus que des locaux et bâtiments, ces actes sont une attaque contre la démocratie et de la liberté d’opinion.
La CFDT ne se laissera pas intimider et continuera de défendre l’intérêt des salariés et d’œuvrer pour le progrès social.
L’ensemble de la CFDT exprime son soutien et sa solidarité avec les militants et dirigeants de l’Union départementale CFDT Gironde, qui sont extrêmement choqués.
vendredi 24 juin 2016
BREXIT
La CFDT regrette profondément le choix du Royaume-Uni
La CFDT regrette profondément le choix des électeurs britanniques, mais celui-ci doit être respecté. La victoire des partisans de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne va provoquer de nombreuses difficultés pour ce pays, pour l’Europe mais aussi pour l’économie britannique et européenne.
Dans le contexte britannique politique actuel en faveur de la dérégulation, il est fort à craindre que les droits sociaux, qui ont pour origine la législation européenne, soient revus très nettement à la baisse. La CFDT soutiendra le combat du Trades Union Congress, le syndicat britannique, pour préserver les droits des travailleurs britanniques.
La CFDT continuera également à participer activement à l’action du syndicalisme européen, en faveur d’une relance économique par l’investissement pour un nouveau modèle de développement en Europe, afin d’atténuer l’impact économique négatif du Brexit et, au-delà, de reprendre le chemin du progrès.
Pour la CFDT, l’Union européenne doit impérativement redonner des perspectives d’avenir à ses citoyens pour, comme le précisent les Traités européens, le plein emploi et le progrès social dans le cadre d’un développement durable. Un projet européen doit donner les moyens aux pays qui le veulent d’aller plus loin dans une coopération et une solidarité qui les renforcent face aux défis du 21e siècle : mutations technologiques, changement climatique, poids des émergents, migrations, développement durable…
La CFDT continuera à agir en ce sens au sein du mouvement syndical européen et au niveau de la société française.
Siège de la CFDT vandalisé
Le siège de la CFDT dégradé par des manifestants
Jeudi 23 juin, après la dispersion de la manifestation contre la loi travail, qui a réuni entre 20 000 et 60 000 personnes selon les sources, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve s’est félicité des « conditions optimales », sans heurt ni casse, dans lesquelles s’est déroulée cette mobilisation.
Pourtant, en début de soirée, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger tweetait « Nos locaux à Paris viennent d’être saccagés par des individus cagoulés. Cette attaque violente est un coup direct porté à la démocratie ». « Stop à l'indignation sélective, ces agressions doivent être condamnées! Certains prônent la violence, la CFDT défendra toujours le débat!», a-t-il ajouté.
Peu après 21 heures, un groupe de manifestants a rejoint le quartier de Belleville. Arrivés sur place, les individus responsables auraient été "cagoulés" et auraient agi "alors qu'un salarié se trouvait encore dans le bâtiment", a affirmé la CFDT dans un communiqué. Le syndicat parle également de "nombreuses vitres brisées" et de "tags insultants et nauséabonds"
Jeudi 23 juin, après la dispersion de la manifestation contre la loi travail, qui a réuni entre 20 000 et 60 000 personnes selon les sources, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve s’est félicité des « conditions optimales », sans heurt ni casse, dans lesquelles s’est déroulée cette mobilisation. Pourtant, en début de soirée, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger tweetait « Nos locaux à Paris viennent d’être saccagés par des individus cagoulés. Cette attaque violente est un coup direct porté à la démocratie ». « Stop à l'indignation sélective, ces agressions doivent être condamnées! Certains prônent la violence, la CFDT défendra toujours le débat!», a-t-il ajouté.
« C’est fini de trahir »
Ce regroupement, composé d’une centaine de personnes, a dégradé la façade du siège de la CFDT, brisant les vitres et taguant les mots suivants : « C’est fini de trahir ». Depuis plusieurs semaines, la CFDT est victime de diverses attaques. Ainsi, des militants ont été agressés et des locaux ont été dégradés sur tout le territoire français. Dans les cortèges parisiens, un drapeau de l’organisation syndicale a même été brûlé.
Des condamnations unanimes
Le premier ministre, Manuel Valls et la ministre du travail ont immédiatement condamné les actes de vandalisme, dénonçant une« attaque intolérable contre la démocratie sociale ». La CGT, fer de lance de l’opposition à la loi travail et en conflit ouvert avec la CFDT, s’est également indignée de cette attaque, précisant dans son communiqué : "Il faut convaincre par ses idées et non contraindre par la violence !"
Extraits de LaCroix - Jean-Clément Martin-Borella
"De tels actes sont inadmissibles et condamnables", écrit la CGT dans un communiqué publié ce vendredi. "Les exactions d'hier soir", au même titre que les attaques des "casseurs" contre le service d'ordre des syndicats lors des manifestations, ont "pour seul objectif de détourner l'attention du cœur du problème qu'est la loi travail".
Et pour Jean-Claude Mailly, le patron de FO, "au delà des divergences syndicales, dégrader des locaux syndicaux est inacceptable et condamnable".
samedi 18 juin 2016
Solidarité avec les familles des policiers assassinés
Au début de cette semaine, Jean-Baptiste, commandant de police, membre du SCSI-CFDT, et Jessica, secrétaire administrative dans la police nationale, ont été assassinés à leur domicile, victimes du terrorisme.
La CFDT a exprimé son horreur devant cet acte barbare et ses condoléances aux familles des victimes. Aujourd’hui nous relayons un appel à la solidarité pour aider les enfants et la famille de Jean-Baptiste et Jessica.
La confédération apportera une contribution financière. Vous trouverez ci-joint les informations sur les modalités de collecte des dons. Merci de diffuser largement ces informations.
mardi 14 juin 2016
Comité Central d'Entreprise AMAL Juin 2016
Lundi 13 et mardi 14 juin
a eu lieu la réunion ordinaire du CCE d’AMAL à Dunkerque. Un des temps fort de
cette réunion fût la consultation sur les orientations stratégiques d’AMAL qui seront
déclinées plus tard dans les différents Comités d’Etablissements.
Déclaration
CFDT
Monsieur le Président,
Vous consultez aujourd’hui
les membres du CCE d’AMAL sur les orientations stratégiques de l’entreprise et
leurs conséquences sur l’activité, l’emploi, l’évolution des métiers et des compétences,
l’organisation du travail, le recours à la sous-traitance, à l’intérim, à des contrats
temporaires et à des stages, sur la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences
et sur les orientations de la formation professionnelle. Quel programme !
Selon nous, la stratégie future
d’AMAL, que vous comptez déployer, a pour objectif d’augmenter la production, de
réaliser des gains d’efficience et de productivité, tout en améliorant le service
aux clients, et ce, à l’horizon 2020.
Vous comptez augmenter la
production en pariant notamment sur une croissance du marché automobile.
Nous
y sommes favorables.
Mais cela implique selon nous,
une rotation continue de toutes les lignes de production, des investissements sur
les outils pour pouvoir supporter les cadences, une maintenance de qualité permettant
d’augmenter le niveau de fiabilité des outils.
Vous comptez réinternaliser
des activités de sous-traitance, retrouver la maîtrise des ouvrages et développer
l’expertise en interne.
Nous y sommes favorables.
Mais comment ne pas oublier
que, depuis les trente glorieuses, chaque décennie dans la sidérurgie a été ponctuée
d’internalisation et d’externalisation et qu’à chaque fois, cela s’est fait au détriment
de l’emploi et des compétences.
Vous voulez améliorer le service
client en améliorant les systèmes d’information et en investissant dans la qualité.
Nous y sommes favorables.
Mais investir dans la qualité
c’est investir dans les systèmes d’aide à la décision, mais c’est aussi et surtout
investir dans les Femmes et les Hommes de production, de support, de clientèle.
Vous dites, que lors de vos
tours de chantier, vous rencontrez des salarié(e)s motivés qui ont envie de bien travailler. Oui, nous le confirmons, nous sommes impliqués
et responsables.
Nous savons relever les défis.
Mais comment garder l’énergie
nécessaire après tout les coups durs qui nous ont été portés. Baisse continuelle
des effectifs, reconnaissance des efforts et de l’augmentation des compétences de
plus en plus discutable, objectifs souvent inatteignables par manque de leviers
nécessaires à la réussite, manque de pièces de rechange, d’huile et autre matériel.
Tout cela pèse de plus en plus sur le moral et la motivation des salarié(e)s.
Vous voulez
continuer d’investir et d’automatiser.
Nous
y sommes favorables.
Mais il est
urgent de renforcer les équipes qui réalisent les travaux, qui dépannent, qui fiabilisent,
qui modernisent, souvent et en plus, qui montent les astreintes et sautent en
permanence d’un projet à l’autre.
Vous nous dites
que d’autres groupes ont les mêmes challenges à relever et sont en passe de
réussir en prenant comme référence TKS.
Nous
avons contrôlé.
Depuis de nombreuses
années, le groupe Thyssenkrupp a investi en moyenne 20 € par tonne et par an de
plus qu’ArcelorMittal y compris dans les périodes de crise. Donc se fixer des objectifs
équivalents est une chose mais il faut commencer par rattraper le retard accumulé
suite à vos stratégies passées. Et dans ce cas, tout le monde comprendra que le
gap n’est pas le même.
Vous avez
chiffré le nombre de sortie de l’entreprise à 200 salarié(e)s par an dans les 5
ans à venir et vous comptez
ne pas remplacer la totalité de ces départs pour faire vos gains de productivité.
Nous sommes contre, résolument contre.
Comment penser
que l’avenir d’une entreprise passe par une réduction inéluctable de son personnel
? Le personnel ce n’est pas un coût, c’est de la valeur ajoutée.
Pour la CFDT, les axes déclinés
dans AMAL 2020 devraient :
- Nous permettre de rester leader sur tous nos marchés grâce à notre R&D.
- Nous permettre d’investir suffisamment pour la réussite de la stratégie « runfull »
- Contribuer à l’augmentation des effectifs. La stratégie qui vise à réaliser des gains de productivité doit être modifiée pour inscrire notre entreprise dans un projet à long terme. La baisse continue des effectifs CDI depuis plusieurs années est allée trop loin. Nous devons recruter, au-delà des simples remplacements des départs en retraite, en puisant dans le personnel intérimaire et sous-traitant, en concrétisant les contrats d’apprentissage par de l’embauche. Ceci afin, d’enclencher rapidement la baisse de l’intérim, la baisse de sous-traitance, de favoriser l’attractivité de l’entreprise et d’augmenter la production.
- Favoriser l’augmentation de la compétence collective. AMAL 2020 devra aussi être adossé à une augmentation et une reconnaissance ambitieuses des compétences mises en œuvre.
- Créer des organisations de proximité. Nous avons compris la notion de sites satellites organisés autour de Dunkerque. Mais nous avons aussi besoin de supports dans chaque site. Les bouleversements subis ces dernières années ont engendré une désorganisation complète des réseaux. Trouver le bon interlocuteur, au bon moment, relève du miracle. Toute cette énergie et ce temps passé à chercher des réponses plombent notre fonctionnement.
En conclusion, dans votre
premier slide, vous nous invitiez dans le cadre de la GPEC à dépasser la notion
« d’ici et aujourd’hui » et à définir
les activités du futur.
Pour la CFDT,
nul besoin de faire fonctionner son imaginaire quand il s’agit d’emplois,
de stratégie ou de reconnaissance. Le passé nous l’a montré, vos choix pour le futur
le confirme, votre chemin est bien balisé mais, nous allons faire en sorte que vos rêves ne deviennent pas nos cauchemars
!
Pour
toutes ces raisons, la CFDT donne un avis
lucide donc négatif à votre consultation.
lundi 30 mai 2016
CR CE AMAL Florange Mai 2016
La direction nous informe que
dans le cadre de la préparation des arrêts d’entretien d’été, l’accueil, l’information
et l’habilitation de tous les intervenants seront suivis d’une séance de sensibilisation
à la sécurité d’une heure environ.
Le contenu de cette séance,
animée par nos préventionnistes, permettra de faire un zoom grâce à différentes
projections sur des faits accidentels.
Pour la CFDT,
le fait de sensibiliser en amont est important mais ce qui garantira au maximum
l’intégrité physique de toutes les personnes présentes pendant ces périodes intenses
en circulation, agitation, travail etc. c’est le respect des règles, des amplitudes
journalières et de la préparation des travaux. La prévention c’est aussi le rôle
des membres CHSCT qui seront très présents sur les chantiers durant ces périodes.
Marche
des installations
Mme Bonnard nous informe sur
la marche du HF4 de Dunkerque. Actuellement toutes les tuyères sont prises sauf
les 32 et 35 qui ont été à l’origine des problèmes. En principe le haut fourneau
doit atteindre son fonctionnement nominal en fin de semaine.
Les conséquences des dysfonctionnements
au démarrage entraînent une perte de production de 90 kt de fonte en mai. Ceci
aura pour effet de ralentir les trains à chaud d’AMAL de 50 kt. Pour Florange, la
perte de charge s’élève à 15 kt. La direction privilégie une marche à un four plutôt
qu’un arrêt franc du train.
La baisse d’approvisionnement
en brames entraîne pour notre site une baisse du point de fonctionnement inter-stock.
Aussi, il est souhaitable que tous les outils marchent biens, en cadence.
Pour préserver les livraisons
clients, nous devons éviter les arrêts de la chaine de fabrication. Un arbitrage
selon les filières sera fait dans cet ordre : seront privilégiés les produits Usibor
Alusi, ensuite Galvalia et Extragal puis Packaging et Industrie. Ces priorités qui
privilégient la filière automobile empêchent un approvisionnement en brames externes
car les formats « auto » nécessitent des homologations.
Production
- coûts
La cokerie fonctionne bien depuis
environ six semaines. En avril, elle a à nouveau réalisé son programme de production.
Le train à chaud a perdu 21 kt de production suite à une marche à un seul four et
une recrudescence de « loup » durant la période.
Cette marche à un four relève
d’une cause purement technique située en entrée qui empêchait de pousser les
brames à l’intérieur du four. Le couplage a subi la mauvaise marche du TAC et accuse
un retard équivalent à 2 kt et le 5 cages est en retard de 3 kt de production suite
à une fuite sur le serrage hydraulique et une panne sur une demie dérouleuse. Le
recuit base,la ligne de galvanisation, le RCM et l’étamage ont bien fonctionné.
Seule Elsa a connu quelques problèmes de fiabilité et qualité. A noter que le RCM,
suite à une possibilité de dépannage pour le groupe TKS cumulée avec un dépannage
équivalent à quatre semaines de production pour le site de Liège, pourrait repasser
en rotation 5 équipes fin août - début septembre.
Concernant les coûts de
production, la cokerie a amorcé une descente de ses prix de revient. Le coût du
coil est impacté par les mauvais résultats de l’amont.
Dans ce prix du coil, la part
du train à chaud de Florange est en légère hausse, suite à un manque de charge engendrant
une augmentation des coûts fixes cumulé aux coûts des réparations suite aux « loup
». Le couplage a réussi à maintenir un bon niveau de prix malgré une baisse de charge.
Le RCM est impacté par le manque de charge, la ligne de galvanisation est décalée
par rapport au budget suite à des frais de maintenance. Sur l’étamage il reste à
travailler sur la fiabilité et la qualité.
Situation
du marché
Selon Mme Bonnard, le Q2 rentre
fort y compris en industrie. Il n’y a donc pas de souci de charge en automobile, en industrie et sur le packaging
TAC
La direction nous avait informé
lors d’une précédente réunion de CE de la remise en état du vestiaire pont du train
à chaud. Cet investissement faisait partie d’un projet global réalisable en plusieurs
phases pour un montant de 400 000 euros. Mme Bonnard s’est rendue sur place afin
d’avoir une idée précise de la nature des travaux à réaliser. Elle estime que le
vestiaire est dans un état globalement correct, même si un rafraichissement est
toutefois nécessaire (peintures, carrelages, armoires), par contre une réfection
totale des toilettes sera effectuée. Des crédits ont été alloués pour les travaux.
Les problèmes de légionellose
se reposent malgré les dispositions prises depuis juillet 2015 (différents traitements,
changement de ballon d’eau etc.), un nouvel incident est à déploré au niveau du
vestiaire pont mais cette fois sur le circuit d’eau froide. Il a donc été décidé
de remplacer une partie des conduites plutôt que de relancer d’autres traitements.
Suite à une intervention de
notre part, Mme Bonnard rejette sa responsabilité concernant les problématiques
d’approvisionnement notamment en huile et graisse pour le train à chaud. Prétextant
que ce n’est pas parce qu’elle est « valideur final » ; qu’elle est responsable
de tous les dysfonctionnements dans la chaine de commandes.
Pour la CFDT,
il ne s’agissait pas de chercher un responsable mais de faire en sorte que les mécaniciens
travaillent dans de bonnes conditions. Ceci dit, une solution va être trouvée.
Social
Comme annoncé lors d’une précédente
réunion (CE du mois de mars), Mme Bonnard a déposé une demande d’autorisation d’embauches
au titre de l’année 2016 à la direction générale. Bien qu’il n’y ait toujours pas
eu de retour sur le volant d’embauches autorisées, un processus de recrutement de
14 CDI a déjà été enclenché, principalement sur le Finishing. 10 profils maintenances
et 4 fabricants sont recherchés. A ce jour deux de ces embauches sont déjà actées
pour le 1er juin 2016 : une au Couplage et une au DKP57’’. A noter que l’un d’entre
eux faisait partie d’intérimaires qui ont été incités à monter un dossier de Validation
des Acquis et de l’Expérience niveau baccalauréat pour une éventuelle embauche qui
s’est concrétisée. Les12 autres devront, être réalisées, au plus tard pour le 1er
juillet 2016. Cette 1ère vague devrait, une fois le volant total autorisé connu,
être suiviee d’une autre pour la 2e partie de l’année.
La CFDT se félicite que
nous maintenons la dynamique de recrutement après les 69 embauches réalisées en
2015. Sans verser dans un optimisme béat, ces premières annonces pour 2016 vont
dans le bon sens, même si elles ne comblent qu’en partie les départs.
Les membres CFDT
du CE se sont prononcés contre le bilan social 2015. La politique sociale de
Florange n’est pas à la hauteur des enjeux d’avenir du site. Nous l’avons redit
: « la qualité du produit provient souvent de la qualité de vie et de la motivation
de ceux qui le façonnent ».
C’est aussi pour ces raisons
que nous nous sommes abstenus sur le bilan d’égalité professionnelle.
Divers
- Le 10e CP sera versé avec le salaire de mai
- Suite à la faible fréquentation de la 1ère navette en provenance du Froid pour le self, la direction a décidé de la supprimer purement et simplement. Un Flash Info sur les horaires de ramassage
sera envoyé aux salariés.
jeudi 21 avril 2016
COMMUNIQUE DE PRESSE
18 grandes organisations
de la société civile lancent une pétition pour renforcer la protection des lanceurs
d’alerte en France
Paris, 21 avril 2016
18 organisations de la société
civile invitent tous les citoyens à s’engager en faveur d’une protection efficace
des lanceurs d’alerte !
Scandale des Panama Papers,
choc de l’adoption par le Parlement européen de la directive « secret des affaires
», procès d’Antoine Deltour, le lanceur d’alerte à l’origine des LuxLeaks: l’actualité
nous démontre une fois encore l’urgence qu’il y a à protéger ceux qui prennent des
risques pour renforcer nos démocraties. Il ne faut pas laisser le secret devenir
la norme et la liberté l’exception.
Le projet de loi Sapin 2,
une opportunité unique de protéger enfin les lanceurs d’alerte
Annoncé depuis 2015 par François
Hollande, le projet de loi relatif à la transparence, la prévention de la corruption
et la modernisation de la vie politique (dite « Loi Sapin 2 ») devait enfin doter
la France d’une législation ambitieuse pour protéger les lanceurs d’alerte.
Si le texte offre une véritable
opportunité d’adopter les meilleurs standards internationaux pour lutter contre
la corruption, il ne saisit pas, en l’état, l’occasion de protéger véritablement
tous les lanceurs d’alerte. Au contraire, il ajoute au millefeuille législatif français,
à l’inégalité de traitement des salariés, à l’insécurité juridique et perpétue l’impunité
des auteurs de représailles. Encore trop nombreux sont ceux qui se retrouvent isolés
et dépourvus de soutien alors qu’ils agissent dans l’intérêt de tous en dévoilant
les failles de nos sociétés.
Toutes les organisations signataires
appellent les parlementaires à se saisir de l’examen de cette prochaine loi anti‐corruption pour accorder enfin
un statut global et une protection effective aux lanceurs d’alerte en France. Elles
ne manqueront pas de mobiliser le plus grand nombre à travers leur pétition nationale.
Pétition lancée à l’initiative
de Powerfoule et Transparency International France, avec le soutien des
organisations suivantes : Anticor ‐ Attac ‐ Bloom ‐ CCFD Terre Solidaire ‐ CFDT ‐ CFDT Cadres ‐ Greenpeace ‐ Pacte Civique ‐ Plate‐forme paradis fiscaux et judiciaires
‐ Pugwash ‐ Sherpa ‐ Survie
Contacts presse :
CFDT Cadres : Gwendal Ropars : 06 82 35 19 15 presse@cadres.cfdt.fr
CFDT Service de presse : 01 42 03 80 12 presse@cfdt.fr
CR CE AMAL Florange Avril 2016
Marche des installations
Production – coûts
En termes de production, au mois de mars, la cokerie n’a pas réalisé les volumes
budgétés suite à des problèmes de fiabilité, de flux et de pesage. Concernant les
coûts de production, la cokerie de Florange fait toujours partie des plus chères
du groupe. Selon la direction le gisement potentiel d’amélioration des coûts de
cette installation s’élève à 19 € par tonne. Un travail de fond sera réalisé d’ici
le mois de septembre pour gagner 15 € par tonne produite. Ces 15 € se décomposent
en deux plots. 50 % reposent sur une amélioration des frais variables dont le torchage des
gaz et 50 % seront liés à l’amélioration des frais fixes dont 2 € reposent sur la
masse salariale.
Pour la CFDT, au fil des réunions,
la stratégie de la direction se dévoile et s’affine. Selon nous, la cokerie doit
être vue dans son ensemble surtout en termes d’organisation du travail et l’amélioration
des coûts doit être réalisée à effectif constant.
Le train à chaud a subi quelques pannes au mois de mars ayant entraîné un
retard de production par rapport au budget. Cependant, le TAC a réalisé une bonne
performance en termes de coûts sur l’ensemble du T1 de 2016.
Le couplage est en avance sur son budget production, mais affiche des coûts
quelque peu en décalage. Selon la direction, ce surcoût provient de divers problèmes
autres que la performance intrinsèque du train.
Le 5 cages accuse aussi un léger retard de production suite à des problèmes
de ponts.
Le RCM a bien fonctionné idem pour le recuit base. A noter que la ligne de Recuit
Continu Mixte va passer en 4 équipes suite à un manque de charge. La CFDT a rappelé que l’accord, relatif
à l’organisation du temps de travail sur le département qui, selon nous a largement
prouvé ses qualités d’amortisseur social et de maintien des acquis notamment du
salaire pendant les périodes difficiles, doit être strictement appliqué.
La ligne de galvanisation a subi une perte de production suite à deux inter-campagnes non prévues. Bien entendu, ces deux inter-campagnes pèsent lourdement sur les coûts de la ligne.
La ligne de galvanisation a subi une perte de production suite à deux inter-campagnes non prévues. Bien entendu, ces deux inter-campagnes pèsent lourdement sur les coûts de la ligne.
La ligne d’électrozingage a bien fonctionné. La CFDT a fait remarquer que régulièrement, la ligne d’électrozingage
réalise de bonnes performances. Mme Bonnard a reconnu le bon travail des équipes
et ce en dépit d’un volume très faible de charge de la ligne.
L’étamage est lui aussi en retard de production suite à trois gros arrêts mécaniques.
Une task force a été mise en place pour que l’étamage retrouve sa bonne performance
de 2015. Malgré ces problèmes de fiabilité, les coûts du mois ont été préservés.
Situation du marché
Concernant la situation du marché, pour le T2 de 2016, les entrées de commandes
se situent à un bon niveau supérieur à celui du T2 de 2015. Les filières galvanisées
et étamées sont chargées à hauteur des capacités, la filière électrozinguée continue
sa chute. L’étamage 3 de Florange
étant bien chargé,
la direction nous annonce tout de même que
pour pallier au passage en 4 équipes des lignes du site de Basse-Indre, le 5 cages
laminera des coils de tôles fines épaisseurs pour les sites de Dudelange et Montataire.
Malgré cela en mai, le 5 cages pourrait avoir environ 7 postes mous.
En résumé, les filières auto et packaging ne posent pas d’inquiétude en termes
de charge, seule la filière industrie est tendue.
L’accent a toutefois été mis sur le stock de brames dont nous disposons qui
est à un point bas. Dans une période de forte charge, ceci est à surveiller.
Qualité
En termes de résultats qualité, le site est globalement en amélioration même
s’il reste quelques points sensibles. La difficulté avec le client Crown sur les
produits fer blanc reste
une de nos priorités d’amélioration.
PQ3SE
La CFDT est fortement intervenue
sur ce service. Nous constatons que les problèmes rencontrés par les salariés s’accumulent
et sont de nature différente. Il y a des problèmes de conditions de travail, d’avenir,
de reconnaissance et de valorisation des compétences. Aussi, d’une part nous avons
interrogé la directrice sur l’avenir des APS.
Pour Mme Bonnard, même si une réflexion est en cours dans AMAL concernant la
sûreté, il n’y a pas de problème pour l’avenir des APS et pas de remise en cause
de la fonction. Concernant les autres problèmes, ils seront étudiés et une solution
sera trouvée pour chacun. D’autre part, nous sommes intervenus de façon plus
globale sur les référentiels de compétences. Nous le savons dans certains cas ils
n’existent pas, dans d’autres il faut les remettre à jour.
Pour la CFDT, nous allons vite
être dans une impasse et il va falloir réécrire tous les référentiels. Selon nous,
et les dates le
prouvent, des référentiels
sont obsolètes et n’ont pas été revus depuis
2009 – 2012 etc. Dans ces conditions, il faut les réécrire car si un référentiel
n’est pas régulièrement remis à jour, il ne vit pas. Et donc ne sert à rien. Il
faut regarder l’évidence, depuis 2009, ou même 2012, les activités, les métiers
ont totalement changé, ce qui est écrit ne correspond plus du tout à ce qui est
réellement fait. Le nombre de salariés a diminué, les tâches ont été élargies, enrichies
et si progressivement les référentiels de compétences n’ont pas accompagné ces changements
alors nous le répétons, ils ne servent à rien. Et faire un EP en 2016 en s’appuyant
sur un référentiel, une référence basée sur une activité décrite en 2009 ou 2012
cela ne sert à rien.
Mme Bonnard a dit partager cette analyse sur certains points (pas tous,
mais « certains »… c’est déjà
beaucoup). Les référentiels doivent être vivants et aujourd’hui un gros travail est à faire.
Les équipes RH s’y attellent mais cela est compliqué. Mais selon la directrice,
on avance !!!
Vêtements de travail
Suite à un débat sur l’optimisation du système actuel, sur la prestation d’H&E
et sur la blanchisserie de la Fensch, la CFDT
a rappelé ses positions.
Nous sommes pour améliorer la rotation des vêtements de travail lors des lavages.
Il est inadmissible que des salariés n’aient plus de rechange ou alors réfléchissent
avant de mettre un habit au sale alors qu’il le mériterait. Cette amélioration doit
se faire avec H&E et la blanchisserie de la Fensch. Une fois de plus la dimension
des coûts ne doit pas être l’alpha et l’oméga de la décision.
CDI intérimaire
Pour la CFDT, le CDI intérimaire
reste une expérimentation. Ce que nous savons aujourd’hui c’est que les règles de
recours à l’intérim ne changent pas. Nous avons interpellé la direction sur ce sujet
pour ne pas qu’elle se fatigue à chercher des artifices pour recourir plus facilement
ou plus longtemps à l’intérim. Ce que nous voulons, ce sont des CDI AMAL Florange.
Sur ce sujet, nous sommes prêts à entamer une réflexion.
Prime semestrielle
Jeudi 21 avril aura lieu la première réunion de négociation d’un avenant à l’accord
d’harmonisation du statut collectif relatif à la prime semestrielle. Demandée depuis
longtemps cette négociation, pour la CFDT,
doit répondre à un souhait des salariés et permettre d’étaler les dépenses de fin
d’année. Nous vous tiendrons informés de l’avancée des négociations.
mercredi 6 avril 2016
Panama papers
Il faut mettre fin à l'évasion fiscale, déclare la CES
La Confédération européenne des syndicats (CES) se dit scandalisée par l’étendue de l’évasion fiscale et de la corruption financière au plus haut niveau révélée par ce qu’on appelle les « Panama papers ».
Plus de 11 millions de dossiers provenant de la base de données du très secret cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca montrent que certaines des personnes parmi les plus riches et les plus puissantes au monde, y compris des responsables politiques et des célébrités, éludent l’impôt et dissimulent leur argent dans des fonds offshore véreux qui financent également des entreprises impliquées dans le blanchiment d’argent et les trafics d’armes et de drogues.
« Il est honteux que ce soit des journalistes qui aient dû identifier ces fraudeurs alors que l’UE et les gouvernements nationaux se sont montrés incapables d’agir efficacement pour les arrêter », a déclaré Veronica Nilsson, Secrétaire générale adjointe de la CES. « Tandis que les riches et puissants abusent du système, les citoyens ordinaires paient le prix de l’austérité, de l’augmentation des coûts et de la stagnation des salaires. La CES demande qu’une priorité absolue soit donnée à la justice fiscale et à des réformes effectives pour mettre fin à l’évasion fiscale. »
« S’il existe une mesure structurelle que la Commission européenne doit absolument prendre afin d’assurer et des finances publiques saines et des investissements profitables, c’est sans conteste garantir la justice fiscale. »
Le silence a été rompu grâce au travail de journalistes de plus de 80 pays qui ont analysé les documents. Parmi les 143 politiciens, leurs familles et leurs associés – dont certains européens – accusés d’utiliser des paradis fiscaux offshore, on trouve douze chefs d’État au nombre desquels certains sont encore en poste aujourd’hui.
La CES exige :
- Un centre d’investigation fiscale à l’échelle européenne – EuroTax, afin d’enquêter sur l’évasion et la fraude fiscales pratiquées par des personnes fortunées, des entreprises et des criminels ;
- L’introduction d’une taxe sur les transactions financières dans tous les États membres ;
- Une réforme structurelle urgente portant sur les investissements dans les administrations fiscales et les services d’enquête nationaux ;
- L’obligation pour les entreprises multinationales de publier des comptes détaillés dans chaque pays où elles opèrent.
Le service de recherche du Parlement européen estime à environ 70 milliards d’euros la perte de recettes fiscales que subit chaque année l’Union européenne en raison de pratiques d’évasion fiscale, ce qui représente un peu plus de 16% des investissements publics dans l’UE.
mardi 5 avril 2016
Un ami nous a quitté
C’est avec une infinie tristesse que nous avons appris le décès de Robert Giovanardi, ancien sidérurgiste, élu CFDT, il a été ancien secrétaire général de l’Union Locale CFDT de Longwy.
Robert a été de tous les combats du bassin de Longwy depuis les années 70. Robert a passé sa vie de militant, et tout simplement d’homme, à aider les plus fragiles. Syndicaliste à l’usine, militant CLCV en dehors, et dernièrement à la défense des sans-papiers, Robert était un militant exemplaire. Un homme bien.
Nous partageons la peine de sa famille à qui nous témoignons de tout notre soutien.
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