mercredi 26 octobre 2016

CR CE AMAL Florange Octobre 2016



Accident: Affaire d'organisation du travail
Sécurité
En préambule, Mme Bonnard nous alerte car nous sommes face à une recrudescence daccidents sur la période allant de fin septembre à début octobre. Des chutes de plain pied et de nombreuses coupures sont à déplorer dans tous les secteurs et en particulier dans le périmètre Florange-Ebange. Pour endiguer ce mouvement, des actions sont mises en œuvre :
  1. Les managers iront sur le terrain transmettre à nouveau les messages « sécurité ». 
  2. Des actions de fond associées aux actions « Take Care » seront mises en œuvre pour pointer du doigt les dérives et les partager. 
  3. Concernant « Take Care », des ances dédiées aux managers seront programmées pour rappeler les messages clés. 
  4. Nous allons nous appuyer sur nos fondamentaux notamment l’analyse et la restitution des audits.

Pour la CFDT, il faut aussi interroger nos organisations du travail, en particulier sur les chutes de plain pied. En effet, nous sommes obligés de nous déplacer de plus en plus. Les périmètres de travail compte tenu de la polyvalence augmentent et souvent l’empressement et l’urgence dominent dans nos actions. Nous le répétons, la sécurité nest pas quune affaire de comportement individuel, les organisations du travail sont aussi à lorigine daccidents.
Marche des installations
En septembre, la cokerie a fait son programme. Une légère dégradation des coûts liée au torchage est cependant à déplorer. Mme Bonnard nous informe que l’entité Primary dAMAL sera organisée en deux gros départements. Lun regroupant les cokeries de Dunkerque et Florange, l’autre les hauts fourneaux et les approvisionnements matières premières.
Le train à chaud accuse un retard de 19 kt sur le mois, 12 kt suite à une marche à un seul four, le reste est à trois incidents sur la cage R0 et une perte de tension suite à un incident externe au TAC. Le coût du stade du train est élevé en septembre, même si, en cumul annuel, nous réalisons un coïl avec un coût supérieur de 14 /t à celui de Dunkerque pour un objectif de 16 /t. Le couplage est en retard de 10 kt suite à une fuite dacide sur le bac 4. Le 5 cages est en retard de 6 kt. Ce déficit de production touche le décapage et le train qui ont été impactés par un manque de coïls et des soucis de fiabilité sur une ½ dérouleuse. Le RCM est en avance de 1 kt. La ligne de galvanisation a réali 700 t de plus que son programme. Le recuit base accuse un léger retard lié à des difficultés dapprovisionnement. Létamage 3 est en avance de 669 t sur son programme et la ligne délectrozingage a très bien fonctionnée réalisant 800 t de plus que son budget.
Concernant les commandes, le carnet pour le T4 est entré à hauteur du probable. Nous constatons  une  hausse  des  produits  alusi-automobile de 8 kt qui nous oblige à un arbitrage en défaveur de l’aluzinc et du galfan. Lentrée des commandes dédiées au marché du packaging est stable trimestre après trimestre.
Les  membres  CFDT  ont  interpellé  la Présidente sur l’envolée des prix du charbon liée aux régulations de la production chinoise. Selon Mme Bonnard, cette hausse répercutée sur la tonne de brame a été évaluée entre 30 € et 38 . Compte tenu de nos stocks, nos résultats devraient être impactés début 2017.
EIO (Excellence Industrielle et Organisationnelle)
La Présidente, après avoir rappelé le besoin dengager les actions dEIO, qui selon elle, constituent une opportunité pour le site de Florange,  nous  informe  vouloir  consulter  le Comité d’Établissement début novembre. Cette consultation concernera le site. Seront exclues les actions concernant directement la cokerie.
Mme Bonnard affirme que la cokerie ne sera pas oubliée mais la consultation ne pourra se faire quaprès le rendu de l’expertise en cours.
Pour la CFDT, cette consultation sur la forme na pas été à la hauteur des enjeux de fond. Elle a démarré en juin avec la consultation des élus du Comité Central d’Entreprise. Ensuite, le processus cest emballé, la direction voulant bâcler le tout avant le début des vacances ; les élus refusant de donner un avis et posant de nombreuses questions : environ 100 par CHSCT et 160 pour l’un dentres eux, aux dires de la direction. Tout ceci nous a amené début septembre.

Ce nest quà ce moment, compte tenu que chacun restait figé sur ses positions, et suite à la demande  de  la  CFDT,  quun  semblant  de dialogue social est né. Enfin, les chefs de département ont parlé aux salariés sur le terrain.

Mais le mal était fait. Chacune des organisations syndicales privilégiait sa stratégie soit en nommant un expert, soit en refusant de se prononcer, soit en donnant un avis. Résultat, dici 30 à 45 jours l’ensemble de la consultation sera faite, mais en ordre dispersé. Beaucoup dénergie a été dépensée, souvent inutilement, mais le pire est que les salariés ont toujours leurs inquiétudes sur leur avenir. Et pour cause, tous les départs en retraite ne seront pas remplacés, les gains de productivité font partie du projet, certaines réorganisations sont encore trop approximatives.

Et comme le pire est toujours r, cette réorganisation va être rejetée à l’unanimité des salariés. Nous le répétons, rien ne peut se faire sans l’approbation des salariés. La consultation nest quune étape, la mise en œuvre sera bien plus difficile cela aussi nous en sommes certains...
Qualité et Produit
Suite à une question sur l’avenir du contrôle, Mme Bonnard a rappelé deux fondamentaux : 
  1. Nous devons assurer le contrôle du produit sous tous ses aspects.
  2. Q & P a un rôle majeur dans le processus, même si la détection des défauts qualité doit être portée par tous, y compris ceux qui produisent.
Actuellement, il y a des projets dautomatisation de sortie de lignes qui se déploient. Dans ce cadre, des salariés de la qualité sont inclus dans les groupes de travail pour définir les tâches (ce quelles sont et ce quelles deviendront). Par exemple, deux contrôleurs Q & P ont été intégrés dans le projet du RCM, la finalité nétant pas le rattachement aux lignes. Il ny aura pas dauto-contrôle.
Embauches
La direction nous annonce de nouvelles embauches pour le T4 : 
  • 5 CDI : 2 à DMAE, 1 à la Prep 3, 1 au TAC et 1 à Auto-Industrie
  • 7 CDD : 1 au transport Fer, 3 au 5 cages, 1 à la VEB, 1 au TAC et 1 à la GALVA
D’autres dossiers sont encore en cours…
La CFDT se félicite que la dynamique de recrutement se poursuive même si nous la souhaiterions beaucoup plus ambitieuse pour combler les départs en retraite. Nous allons continuer à revendiquer en ce sens dans toutes les IRP (CE, DP & CHSCT).
Assistant(e) sociale
Depuis le 1er avril dernier, un assistant social est à disposition sur notre site. Sébastien Cathelin, de CS Conseil, qui assurait tant l’accompagnement téléphonique que la permanence aux Grands Bureaux, soccupera dorénavant exclusivement de l’accompagnement téléphonique (03 54 48 05 27) les Lundi et Mardi. Pour ce qui concerne les permanences, elles sont assurées par Laura Collignon, les Mercredi, Jeudi et Vendredi (9 h 12 h 30 et 13 h 15 16 h 45) avec ou sans rendez-vous au 61 16 (Bureau P022 au rdc).
La CFDT a deman une présentation du bilan sur l’action menée par l’assistant(e) sociale, depuis son arrivée au 1er avril 2016 afin de voir si la prestation est bien en adéquation avec les besoins des salariés.
Divers
Suite aux nombreuses interventions de la CFDT en CE, la direction a enfin pris en compte notre demande concernant la problématique du versement de la prime semestrielle de Décembre.
En effet, au fil du temps celle-ci était virée de plus en plus tard chaque année (23 ou 24 décembre). Ainsi, cette année, suite à un accord signé par les 4 OS :
  • La prime semestrielle sera versée avec la paie de Novembre 
  • La prime de St-Éloi sera versée, quant à elle, avec le salaire le 30 Décembre.

jeudi 6 octobre 2016

Déclaration de la CFDT Retraités


Solidarités
Le combat de la CFDT Retraités demeure celui de la solidarité dans une période où le tohu-bohu des idées courtes et des paroles sans contenu pollue le débat démocratique.
Face à ces tensions, la CFDT Retraités réaffirme ses valeurs et ses pratiques de solidarité :
  • Solidarité avec les migrants, les victimes de la guerre, les demandeurs d’asile.
  • Solidarité avec les femmes qui combattent pour leur liberté et leurs droits.
  • Solidarité avec les retraités aux faibles revenus.
  • Solidarité avec les aidants qui majoritairement sont des aidantes.
Cette volonté se retrouve :
  • Dans l’action menée le 20 septembre pour  une revalorisation des basses pensions et une indexation des pensions sur les salaires qui garantisse le niveau de vie des retraités actuels et futurs. La CFDT retraités appelle ses adhérents à continuer à signer et faire signer la pétition soutenant ces revendications.
  • Dans son engagement pour une bonne application de la loi d’adaptation de la société au vieillissement tant de la part de l’Etat que des conseils départementaux, dans le respect des droits des usagers et de leurs familles. Dans son adhésion aux positions confédérales pour un égal accès aux soins pour tous, et sur la réforme mal engagée sur l’APL qui risque de pénaliser les plus modestes.
La solidarité se décline au pluriel. Chacun et chacune doit y contribuer.

mercredi 21 septembre 2016

CT CE AMAL Florange septembre 2016

Nous ne sommes pas dans un monde de bisounours
 En préambule, Mme Bonnard a fait respecter un moment de recueillement suite au décès d’un de nos salariés, mainteneur à la cokerie, survenu dans des circonstances dramatiques puisqu’il s’agit d’un suicide. Une minute de silence en signe d’hommage a été observée pour nous associer à la famille et à ses proches dans cette douloureuse épreuve. 

 Suite à l’intervention d’un élu désireux de faire l’amalgame entre AMAL 2020 et les vagues EIO avec cette triste nouvelle. La présidente du CE a dit : «  il est beaucoup trop tôt pour spéculer sur quoi que ce soit, laissons d’abord faire le deuil. Ce que je tiens à préciser cependant c’est que nous avons mis en œuvre différentes mesures dés que nous avons appris ce décès. En ce qui concerne l’équipe, avec un accompagnement managérial mais également une aide par le service médical pour enclencher éventuellement des soutiens psychologiques. Nous avons également pris contact avec l’assistant social pour un appui à la famille ».  

Pour finir, Mme Bonnard a répété, « il est beaucoup trop tôt pour spéculer sur quoi que ce soit et c’est indécent ».  

Pour la CFDT, l’heure est au recueillement et peut-être, nous l’espérons pour ses proches,  qu’une enquête, une lettre ou un message apportera de la clarté sur les causes de ce geste dramatique.  

Nous sommes aussi intervenus sur ce que nous vivons depuis plusieurs semaines. Beaucoup d’informations circulent dans l’établissement, sur les réseaux sociaux, dans la presse, au journal télévisé… tout y passe. Les journaux titrent sur de nombreuses suppressions d’emplois, la fermeture du site est programmée par certains pour fin 2017, les investissements de la cokerie auraient pour objectif de faciliter son démontage pour un éventuel déplacement de l’outil, l’accord tant décrié par certains entre l’état et Mittal arrive à terme et ne nous protègera plus, etc. etc.  

Pour la CFDT nous le savons, l’avenir ne sera pas facile. Nous devrons toujours nous battre comme l’ont fait nos prédécesseurs et comme le feront nos successeurs. Nous ne sommes pas dans un monde de bisounours et le dialogue social, tout comme le rapport de force, ont leur place dans Florange. 
Mais n’allons pas scier la branche sur laquelle nous sommes assis ! 

NON, nous ne sommes pas une bande de nuls qui travaillons dans une boîte qui va fermer.  

NOUS sommes des experts à tous les niveaux qui nous battons pour améliorer nos conditions de travail dans l’entreprise, qui nous battons pour avoir les lignes qui permettrons de réaliser les produits du futur (notamment le galvanisé), qui nous battons au quotidien pour garder nos acquis et en créer d’autres. Y compris concernant les changements ou bouleversements qui sont imposés par la direction dans AMAL 2020 et les vagues Excellence Industrielle et Organisationnelle.  

Nous l’avons écrit, ils s’acceptent, se modifient ou se combattent au fil du temps. Et sur ces sujets techniques, industriels, sociaux et de sécurité et conditions de travail les experts sont les salariés de l’entreprise.  

Marche des installations
Au mois d’août, la cokerie accuse un retard de 1 000 tonnes par rapport à son programme. Le train à chaud a connu une marche difficile suite à des problèmes sur les brûleurs au niveau du four à brames.   

Ces difficultés ont entraîné une marche à 1 four et un retard de 33 000 tonnes ce qui a pénalisé toutes les lignes en aval.   

De plus, un souci important de qualité de type « bandes sabrées » a été décelé tardivement en aval du train. Il est causé  par deux défauts : un problème de géométrie sur les cylindres de soutien de la cage F10 et un de jeu anormal sur les empoises. Ces défauts détectés sur les lignes avales ont aussi provoqué des marches dégradées notamment des difficultés de cisaillage des rives. La situation est aujourd’hui stabilisée.   

Le phénomène a touché 300 000 tonnes qui ont été réaffectées. Il n’y aura, semble-t-il, pas d’impact sur la qualité mais les résultats du service client vont être affectés. 
Le couplage est en retard de 18 000 tonnes, le 5 cages de 4 000 tonnes. Seules les lignes d’électrozingage et d’étamage ont fait leur programme en août.  

Concernant les commandes, celles dédiées au marché de l’automobile rentrent bien et nous faisons un arbitrage en défaveur de celles dédiées au marché de l’industrie pour satisfaire nos clients automobile. Pour le packaging, quelques difficultés à faire entrer les commandes export se font sentir.  

Magasins
Les élus CFDT sont intervenus pour signaler à la direction des faits inadmissibles au niveau des magasins notamment en matière de prises de congés.   

En effet, faute d’effectif suffisant, certains salariés ont tout simplement été rappelés de toutes urgences pendant leurs vacances pour palier à des pannes de stockeurs ou des difficultés d’approvisionnement. Des renforts sont pourtant attendus mais ils tardent à arriver… On nous annonce les mêmes problématiques pour la fin d’année.  

La CFDT exige que d’ici là, tout soit mis en œuvre pour résoudre ces problèmes.  

Embauches
En 2016, 35 embauches en CDI ont été réalisées dont 3 dernièrement en maintenance sur le secteur de Florange/Ebange.  

Au total depuis le 1er novembre 2014, 122 embauches en CDI ont été faites sur le site de Florange. 

De plus, la direction annonce vouloir faire 30 CDI supplémentaires d’ici la fin d’année. Notre vivier est toujours celui des salariés actuellement en CDD, apprentis et intérimaires. Le cas échéant, un appel à candidatures extérieures sera fait. 

Pour ce qui concerne les CDD, à fin septembre, le site de Florange compte 9 CDD. D’ici la fin de l’année, 20 recrutements supplémentaires en CDD devraient être faits.  

Pour la CFDT, ces embauches donnent un peu d’air mais nous sommes encore loin du compte !

mardi 13 septembre 2016

Retraités Appel à l'action

Pour garantir le niveau de vie des retraités, Pour une revalorisation  des basses pensions,


La CFDT Retraités appelle à l’action le 20 septembre
 
Une fois de plus cette année, et depuis 2013, les pensions ne seront pas augmentées ! Cette situation résulte de l’application de la règle d’indexation des pensions sur l’inflation.

Entre 2013 et 2015, les pensions de retraite ont stagné (une seule augmentation de 0,1 % en 2015) alors que les salaires progressaient de 4,2 %. Ce constat justifie et renforce la revendication de la CFDT Retraités pour une indexation des pensions sur les salaires.
Pour la CFDT Retraités, l’indexation des retraites sur l’indice des prix conduit à un décrochage du niveau de vie des retraités par rapport à celui des salariés.

Pour la CFDT Retraités, l’indexation des retraites sur l’indice des prix provoque une dégradation du taux de remplacement qui se prolongera sur les générations futures.

Nous revendiquons également un montant minimum des pensions, pour une carrière complète, égal à 100 % du Smic net, soit aujourd’hui 1 200 euros mensuels, notamment par la revalorisation du minimum contributif.

Nous appelons conjointement avec l’UNSA Retraités à manifester le 20 septembre pour exprimer notre vive inquiétude face à l’érosion programmée et continue du niveau de vie et du pouvoir d’achat tant pour les retraités actuels que pour les futurs retraités.

Des choix sociétaux sont nécessaires au maintien des droits des retraités, s’agissant de :
  • rétablir le lien entre salaires et pensions de retraite par une indexation des retraites sur les salaires ;
  • consentir un effort significatif en direction des retraités modestes qui n’ont pas les  moyens de vivre décemment même après une vie entière de travail.
Renseignements complémentaires pour l’action du 20 septembre :
Horaires du bus. Nous disposons de 49 places.

Départ:
Thionville Théâtre:        10 h 30
Hagondange CFDT:     11 h 00
Metz Patinoire:             11 h 30

Arrivée à Strasbourg Place Kléber vers 14 h 00

Retour: Départ de Strasbourg 17h00


    vendredi 1 juillet 2016

    Incendie des locaux CFDT Aquitaine

    La CFDT ne se laissera pas intimider

    Après l’attaque des locaux de la confédération CFDT à Paris et les dégradations de 13 locaux CFDT sur tout le territoire, ce sont cette nuit, les locaux de la CFDT Gironde, à Bordeaux, qui ont été incendiés. 

    L’incendie, d’origine criminelle, s’est déclaré après que des feux de poubelle, allumés devant les locaux, se soient propagés au bâtiment. Si l’incendie n’a heureusement pas fait de victime, les dégâts matériels sont considérables. Les mobiles de cet acte criminel sont pour le moment inconnus et une enquête de police est en cours. L’Union régionale de la CFDT porte plainte.

    Les actes de violence dont les militants, les salariés et les locaux de l’organisation sont la cible depuis plusieurs semaines sont intolérables et inacceptables. La CFDT est très inquiète de cette escalade de la violence. 

    Après l’incendie de cette nuit, un pas supplémentaire a été franchi. Bien plus que des locaux et bâtiments, ces actes sont une attaque contre la démocratie et de la liberté d’opinion. 

    La CFDT ne se laissera pas intimider et continuera de défendre l’intérêt des salariés et d’œuvrer pour le progrès social. 

    L’ensemble de la CFDT exprime son soutien et sa solidarité avec les militants et dirigeants de l’Union départementale CFDT Gironde, qui sont extrêmement choqués.

    vendredi 24 juin 2016

    BREXIT


    La CFDT regrette profondément le choix du Royaume-Uni 

    La CFDT regrette profondément le choix des électeurs britanniques, mais celui-ci doit être respecté. La victoire des partisans de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne va provoquer de nombreuses difficultés pour ce pays, pour l’Europe mais aussi pour l’économie britannique et européenne. 

    Dans le contexte britannique politique actuel en faveur de la dérégulation, il est fort à craindre que les droits sociaux, qui ont pour origine la législation européenne, soient revus très nettement à la baisse. La CFDT soutiendra le combat du Trades Union Congress, le syndicat britannique, pour préserver les droits des travailleurs britanniques. 

    La CFDT continuera également à participer activement à l’action du syndicalisme européen, en faveur d’une relance économique par l’investissement pour un nouveau modèle de développement en Europe, afin d’atténuer l’impact économique négatif du Brexit et, au-delà, de reprendre le chemin du progrès. 

    Pour la CFDT, l’Union européenne doit impérativement redonner des perspectives d’avenir à ses citoyens pour, comme le précisent les Traités européens, le plein emploi et le progrès social dans le cadre d’un développement durable. Un projet européen doit donner les moyens aux pays qui le veulent d’aller plus loin dans une coopération et une solidarité qui les renforcent face aux défis du 21e siècle : mutations technologiques, changement climatique, poids des émergents, migrations, développement durable… 

    La CFDT continuera à agir en ce sens au sein du mouvement syndical européen et au niveau de la société française.

    Siège de la CFDT vandalisé

    Le siège de la CFDT dégradé par des manifestants



    Jeudi 23 juin, après la dispersion de la manifestation contre la loi travail, qui a réuni entre 20 000 et 60 000 personnes selon les sources, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve s’est félicité des « conditions optimales », sans heurt ni casse, dans lesquelles s’est déroulée cette mobilisation. 
    Pourtant, en début de soirée, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger tweetait « Nos locaux à Paris viennent d’être saccagés par des individus cagoulés. Cette attaque violente est un coup direct porté à la démocratie ». « Stop à l'indignation sélective, ces agressions doivent être condamnées! Certains prônent la violence, la CFDT défendra toujours le débat!», a-t-il ajouté.

    « C’est fini de trahir »

    Peu après 21 heures, un groupe de manifestants a rejoint le quartier de Belleville. Arrivés sur place, les individus responsables auraient été "cagoulés" et auraient agi "alors qu'un salarié se trouvait encore dans le bâtiment", a affirmé la CFDT dans un communiqué. Le syndicat parle également de "nombreuses vitres brisées" et de "tags insultants et nauséabonds"
    Ce regroupement, composé d’une centaine de personnes, a dégradé la façade du siège de la CFDT, brisant les vitres et taguant les mots suivants : « C’est fini de trahir ». Depuis plusieurs semaines, la CFDT est victime de diverses attaques. Ainsi, des militants ont été agressés et des locaux ont été dégradés sur tout le territoire français. Dans les cortèges parisiens, un drapeau de l’organisation syndicale a même été brûlé.

    Des condamnations unanimes

    Le premier ministre, Manuel Valls et la ministre du travail ont immédiatement condamné les actes de vandalisme, dénonçant une« attaque intolérable contre la démocratie sociale ». La CGT, fer de lance de l’opposition à la loi travail et en conflit ouvert avec la CFDT, s’est également indignée de cette attaque, précisant dans son communiqué : "Il faut convaincre par ses idées et non contraindre par la violence !"

    Extraits de LaCroix - Jean-Clément Martin-Borella

    "De tels actes sont inadmissibles et condamnables", écrit la CGT dans un communiqué publié ce vendredi. "Les exactions d'hier soir", au même titre que les attaques des "casseurs" contre le service d'ordre des syndicats lors des manifestations, ont "pour seul objectif de détourner l'attention du cœur du problème qu'est la loi travail".

    Et pour Jean-Claude Mailly, le patron de FO, "au delà des divergences syndicales, dégrader des locaux syndicaux est inacceptable et condamnable".

    samedi 18 juin 2016

    Solidarité avec les familles des policiers assassinés

    Au début de cette semaine, Jean-Baptiste, commandant de police, membre du SCSI-CFDT, et Jessica, secrétaire administrative dans la police nationale, ont été assassinés à leur domicile, victimes du terrorisme.

    La CFDT a exprimé son horreur devant cet acte barbare et ses condoléances aux familles des victimes. Aujourd’hui nous relayons un appel à la solidarité pour aider les enfants et la famille de Jean-Baptiste et Jessica.

    La confédération apportera une contribution financière. Vous trouverez ci-joint les informations sur les modalités de collecte des dons. Merci de diffuser largement ces informations.

    mardi 14 juin 2016

    Comité Central d'Entreprise AMAL Juin 2016

    Lundi 13 et mardi 14 juin a eu lieu la réunion ordinaire du CCE d’AMAL à Dunkerque. Un des temps fort de cette réunion fût la consultation sur les orientations stratégiques d’AMAL qui seront déclinées plus tard dans les différents Comités d’Etablissements.
    Déclaration CFDT
    Monsieur le Président,
    Vous consultez aujourd’hui les membres du CCE d’AMAL sur les orientations stratégiques de l’entreprise et leurs conséquences sur l’activité, l’emploi, l’évolution des métiers et des compétences, l’organisation du travail, le recours à la sous-traitance, à l’intérim, à des contrats temporaires et à des stages, sur la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences et sur les orientations de la formation professionnelle. Quel programme !
    Selon nous, la stratégie future d’AMAL, que vous comptez déployer, a pour objectif d’augmenter la production, de réaliser des gains d’efficience et de productivité, tout en améliorant le service aux clients, et ce, à l’horizon 2020.
    Vous comptez augmenter la production en pariant notamment sur une croissance du marché automobile.
    Nous y sommes favorables.
    Mais cela implique selon nous, une rotation continue de toutes les lignes de production, des investissements sur les outils pour pouvoir supporter les cadences, une maintenance de qualité permettant d’augmenter le niveau de fiabilité des outils.
    Vous comptez réinternaliser des activités de sous-traitance, retrouver la maîtrise des ouvrages et développer l’expertise en interne.
    Nous y sommes favorables.
    Mais comment ne pas oublier que, depuis les trente glorieuses, chaque décennie dans la sidérurgie a été ponctuée d’internalisation et d’externalisation et qu’à chaque fois, cela s’est fait au détriment de l’emploi et des compétences.
    Vous voulez améliorer le service client en améliorant les systèmes d’information et en investissant dans la qualité.
    Nous y sommes favorables.
    Mais investir dans la qualité c’est investir dans les systèmes d’aide à la décision, mais c’est aussi et surtout investir dans les Femmes et les Hommes de production, de support, de clientèle.
    Vous dites, que lors de vos tours de chantier, vous rencontrez des salarié(e)s motivés qui ont envie de bien travailler. Oui, nous le confirmons, nous sommes impliqués et responsables.
    Nous savons relever les défis.
    Mais comment garder l’énergie nécessaire après tout les coups durs qui nous ont été portés. Baisse continuelle des effectifs, reconnaissance des efforts et de l’augmentation des compétences de plus en plus discutable, objectifs souvent inatteignables par manque de leviers nécessaires à la réussite, manque de pièces de rechange, d’huile et autre matériel. Tout cela pèse de plus en plus sur le moral et la motivation des salarié(e)s.
    Vous voulez continuer d’investir et d’automatiser.
    Nous y sommes favorables.
    Mais il est urgent de renforcer les équipes qui réalisent les travaux, qui dépannent, qui fiabilisent, qui modernisent, souvent et en plus, qui montent les astreintes et sautent en permanence d’un projet à l’autre.
    Vous nous dites que d’autres groupes ont les mêmes challenges à relever et sont en passe de réussir en prenant comme référence TKS.
    Nous avons contrôlé.
    Depuis de nombreuses années, le groupe Thyssenkrupp a investi en moyenne 20 € par tonne et par an de plus qu’ArcelorMittal y compris dans les périodes de crise. Donc se fixer des objectifs équivalents est une chose mais il faut commencer par rattraper le retard accumulé suite à vos stratégies passées. Et dans ce cas, tout le monde comprendra que le gap n’est pas le même.
    Vous avez chiffré le nombre de sortie de l’entreprise à 200 salarié(e)s par an dans les 5 ans à venir et vous comptez ne pas remplacer la totalité de ces départs pour faire vos gains de productivité.
    Nous sommes contre, résolument contre.
    Comment penser que l’avenir d’une entreprise passe par une réduction inéluctable de son personnel ? Le personnel ce n’est pas un coût, c’est de la valeur ajoutée.
    Pour la CFDT, les axes déclinés dans AMAL 2020 devraient :
    • Nous permettre de rester leader sur tous nos marchés grâce à notre R&D.
    • Nous permettre d’investir suffisamment pour la réussite de la stratégie « runfull »
    • Contribuer à l’augmentation des effectifs. La stratégie qui vise à réaliser des gains de productivité doit être modifiée pour inscrire notre entreprise dans un projet à long terme. La baisse continue des effectifs CDI depuis plusieurs années est allée trop loin. Nous devons recruter, au-delà des simples remplacements des départs en retraite, en puisant dans le personnel intérimaire et sous-traitant, en concrétisant les contrats d’apprentissage par de l’embauche. Ceci afin, d’enclencher rapidement la baisse de l’intérim, la baisse de sous-traitance, de favoriser l’attractivité de l’entreprise et d’augmenter la production.
    • Favoriser l’augmentation de la compétence collective. AMAL 2020 devra aussi être adossé à une augmentation et une reconnaissance ambitieuses des compétences mises en œuvre.
    • Créer des organisations de proximité. Nous avons compris la notion de sites satellites organisés autour de Dunkerque. Mais nous avons aussi besoin de supports dans chaque site. Les bouleversements subis ces dernières années ont engendré une désorganisation complète des réseaux. Trouver le bon interlocuteur, au bon moment, relève du miracle. Toute cette énergie et ce temps passé à chercher des réponses plombent notre fonctionnement.
    En conclusion, dans votre premier slide, vous nous invitiez dans le cadre de la GPEC à dépasser la notion « d’ici et aujourd’hui » et à définir les activités du futur.
    Pour la CFDT, nul besoin de faire fonctionner son imaginaire quand il s’agit d’emplois, de stratégie ou de reconnaissance. Le passé nous l’a montré, vos choix pour le futur le confirme, votre chemin est bien balisé mais, nous allons faire en sorte que vos rêves ne deviennent pas nos cauchemars !
    Pour toutes ces raisons, la CFDT donne un avis lucide donc négatif à votre consultation.