jeudi 1 octobre 2015

CR CE Extra AMAL Florange 30 septembre 2015

Plan emploi 2015
Après avoir débattu de points précis contenus dans le projet de plan emploi 2015, les membres CFDT du Comité d’Établissement ont fait la déclaration suivante :

Madame la Présidente,

Vous consultez aujourd'hui les membres du Comité établissement sur votre plan emploi 2015.

La  synthèse  des  écarts  entre  le  plan  emploi  2015  et  le  nombre  de  salariés  CDI  présents  dans l’établissement en Équivalent Temps Plein fait apparaitre un sous effectif, évalué par vos soins, de 43,55 ETP.

Pour la CFDT vous êtes loin du compte. En effet, le sous effectif réel, vécu, subi par les salariés de Florange est d’une ampleur nettement supérieure. Et selon nous, pour tenter d’atténuer les effets de ce manque de personnel, vous ne cessez de changer les organisations du travail. Malheureusement, il n’y a pas d’organisation miracle !!! Et ce que vous projetez prouve que les centres de décisions sont de plus en plus éloignés de la réalité vécue par les salariés. Ceci génère mal être et incompréhensions au travail. N’entendez vous pas, comme en sourdine, une inquiétude qui provient des ateliers : que sommes-nous en train de devenir ? Où va notre société ? Tout se passe comme si on ne la comprenait plus.

A  la  CFDT  nous  ne  pensons  pas  que  l’on  puisse  s’installer  durablement  dans  une  « société  de l’incertitude ».  Ce  climat  d’anxiété  généralisée  tend  à  geler  les  énergies  et  à  décourager  les propositions nouvelles.

Même si nous sommes convaincus que dans nos sociétés modernes c’est l’immobilisme qui tue, cette conviction n’a rien à voir avec on ne sait quel « bougisme » dont vous semblez être affecté ! Selon nous, il ne s’agit pas de changer pour changer en considérant que le nouveau vaudrait et rapporterait toujours mieux et plus que l’ancien, mais se donner les moyens de mieux vivre ensemble car beaucoup doit être fait pour défendre et créer de nouveaux droits et protections.

C’est pourquoi les élus CFDT du Comité d’Établissement sont contre la politique sociale mise en œuvre dans ArcelorMittal Florange.

Les difficultés de transferts de compétences, le manque de personnel, la recrudescence des mobilités, les départs massifs des « sachant », les réorganisations incessantes, la course effrénée aux gains de productivité, les objectifs difficilement atteignables voire pour certains inatteignables, les difficultés à se projeter dans l’avenir, etc.

Ces éléments pèsent lourdement sur le moral et la santé des salariés qui quotidiennement subissent les effets néfastes engendrés par votre politique économique. Toutes les catégories de personnel sont touchées, personne n’y échappe. La CFDT tire la sonnette d’alarme, il est urgent de revenir aux fondamentaux, de retrouver de la sérénité au travail.

C’est pourquoi, nous donnons un avis négatif à votre consultation.

mercredi 30 septembre 2015

CR CE AMAL Florange septembre 2015

Marche des installations – situation du marché

Le redémarrage du HF2 de Dunkerque est prévu début décembre, après un arrêt d'environ 110 jours. Pour palier cet arrêt, nous recevons des brames complémentaires depuis Eisenhüttenstadt (26KT)et Avilés (15 KT) pour les produits dédiés au marché de l’emballage. Des coïls de Dunkerque (500 tonnes par mois) et Fos (200 tonnes par mois), viennent compléter le dispositif. Pour le 4ème trimestre, aucune importation hors Europe n’est prévue.

Au mois d’août certaines installations ont été pénalisées par l’augmentation des coûts de maintenance et les effets de sous activité liée aux arrêts. Mis à part cela, aucun fait préoccupant n’est à signaler sur la marche des installations en août.

Concernant la qualité, des progrès ont été faits et nous ne sommes plus en situation de crise vis- à-vis de nos clients du marché automobile. Cependant selon la présidente du CE, il nous faut encore progresser notamment sur la mise au mille et sur les taux de rendement.

En termes de commandes, pour le quatrième trimestre de 2015, les volumes enregistrés s’élèvent à 71% du budget tous produits confondus. Pour le marché de l’automobile ils s’élèvent à 96% et ceux dédiés au marché de l’industrie et du packaging sont à un niveau de 52%. Lors des débats, nous avons interpellé la présidente sur la stratégie d’ArcelorMittal concernant le produit Usibor. Face à la concurrence de l’aluminium, le groupe compte se rapprocher des clients en multipliant les sites de production d'Usibor  qui, jusqu’à maintenant était fabriqué principalement à Florange, Mouzon et Dudelange.

Les élus CFDT craignent un transfert des commandes de Florange, qui serait lié à un transfert de production de l’Usibor aux quatre coins du monde.

Pour Mme Bonnard, la croissance de l’Usibor est présente en Europe et il n’y a pas d’inquiétude à avoir. L’usine de Sagonte va rapidement être en capacité d'alimenter le sud de l’Europe (Espagne – Turquie) mais un rééquilibrage va être fait à Florange entre l’Usibor et l’Extragal qui sont deux produits avec des niveaux de rentabilité similaires. Concernant la Chine, les effets sont moindres, actuellement les exportations sont de l’ordre de 5 000 tonnes par an de bobineaux.

Téléphone portable

Mme Bonnard nous annonce que les téléphones portables, tablettes, ipad vont être strictement interdits sur les postes de travail hors pause. Cette mesure est destinée à l’amélioration constante de la sécurité sur nos installations. 
Pour la CFDT nous sommes conscients que l’attention doit être permanente sur les lieux de travail. Nos installations sont dangereuses, l’activité des salariés est soutenue, les niveaux de stress sont importants, les tâches de travail sont multiples et complexes et tout moyen de communication utilisé hors de lieux ou moments appropriés peut être source d’accident. Mais nous devons aussi prendre en compte le fait qu’aujourd’hui les moyens performants de communications sont obligatoires et quelques fois imposés ne serait-ce que par nos modèles d’organisation du travail. Les salariés ont le droit de pouvoir joindre ou d’être joints à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit. Prendre aussi en compte le fait que paradoxalement, un outil moderne de communication peut contribuer à la sécurité d’un agent isolé. Pour finir nous avons demandé à ce que la direction ne produise pas une interdiction supplémentaire. Il faut que le personnel adhère au constat, adhère aux préconisations, et respecte les nouvelles règles sans contrainte ni sans menace. Pour nous il s’agit de renforcer un esprit sécurité pour le bien de toutes et tous.

Embauches

La direction nous informe qu’à fin septembre 44 CDI ont été effectués et prend l’engagement devant les membres du Comité d’Établissement que la campagne d’embauche, 65 CDI au total, sera réalisée au 31 décembre 2015. Il est à noter que sur les 44 embauches, 11 sont issues de notre vivier d’apprentis.

A ces embauches viennent s’ajouter le recrutement en CDI de 7 salariés à l’OMP.

En ce qui concerne les CDD (contrat de 18 mois), nous en sommes à 20 parmi lesquels figurent 3 anciens alternants du site.

Pour la CFDT il est important que cette campagne d’embauche soit enfin réalisée. Il en faudra impérativement d’autres, plus ambitieuse, pour pérenniser le site et pour que le transfert de compétences se fasse dans de bonnes conditions.

Il est aussi primordial pour nous de ne plus laisser les apprentis, les intérimaires et CDD, partir sous d’autres cieux après avoir été formés par nos agents. Il faut impérativement capitaliser sur l’investissement des femmes et des hommes de l’entreprise qui consacrent énormément de temps et d’énergie à cette tâche.

Formation

Concernant les plans de formation 2014 et 2015, 90 884 heures de formation ont été réalisées à Florange l’année 2014 pour un budget qui s’élevait à 88 414 heures. En 2015, c’est 83 131 heures qui devront être effectuées. A fin juin, 62,59% du budget a été réalisé soit 52 034 heures.

Nous constatons que cette année encore, l’avancée du plan se fait progressivement, conformément aux prévisions et son niveau de réalisation au premier semestre permettra, selon nous, une réalisation à 100% au 31/12/2015.

Quant à la note d’orientation 2016, elle s’inscrit dans la continuité de 2015. Les axes sécurité, santé et environnement, le renforcement des compétences techniques spécifiques à chaque métier, l’intégration des nouveaux embauchés et le renforcement des compétences linguistiques en anglais des salariés constituent l’ossature des orientations 2016. Une place prépondérante sera donnée l’an prochain aux formations managériales qui constituent selon la direction un levier important de la politique RH en vue de créer une culture d’entreprise et de renforcer la motivation des équipes.

Pour la CFDT, la formation en entreprise n’est pas une fin en soi, c’est d’abord un moyen. Le moyen de s’insérer pleinement dans la vie de l’entreprise, le moyen d’accéder à l’autonomie, le moyen de faire évoluer sa classification, sa qualification et ses compétences et enfin le moyen de faire évoluer sa rémunération. Aujourd’hui nous pensons que les intentions contenues dans la note d’orientation 2016 sont de nature à faire progresser la compétence collective du site. C’est pourquoi, les membres CFDT on donné un avis favorable à la consultation du Comité d’Établissement sur l’exécution du plan de formation 2014 et de l’année en cours ainsi que sur le projet de note d’orientation pour l’année 2016.

Apprentissage

47 jeunes en contrat d’apprentissage sont déjà dans le site et les besoins recensés pour la rentrée 2015 s’élèvent à 59 places. Actuellement, sur les 106 postes ouverts, 17 restent à pourvoir.

Pour la CFDT, nous devons continuer à développer le partenariat avec les écoles et les centres de formation. Les métiers de la métallurgie en général et plus particulièrement ceux de la sidérurgie n’attirent plus. Nous devons donner plus de vision d’avenir aux candidats potentiels, la direction doit s’engager sur un relais apprentissage – CDI. Nous devons faire savoir que nous sommes en capacité de former de bons opérateurs autonomes et compétents qui seront le vivier de nos futurs recrutements.

mercredi 16 septembre 2015

Egalité professionnelle

2e Accord sur l’Égalité Professionnelle entre les Femmes et les Hommes ArcelorMittal Atlantique et Lorraine

La CFDT a signé le 2e accord triennal 2015-2018 portant sur l’Egalité Professionnelle entre les Femmes et les Hommes d’ArcelorMittal Atlantique et Lorraine. A ce jour, la CFE-CGC et FO l’ont également signé.

Par cette signature, la CFDT confirme encore une fois son engagement et son implication pour les salarié(e)s de l’entreprise.

Ainsi, ce 2e accord, dans la continuité du premier, a pour objectif de consolider tout en les améliorant les actions déjà mises en place. Le Rapport de Situation Comparée permettra de s’en assurer au travers d’indicateurs et le cas échant, des actions supplémentaires y seront intégrées pour permettre de les atteindre.

Favoriser la féminisation des recrutements et la mixité des emplois

  • Féminisation des recrutements avec + 0,6 % par rapport à 2014 tant au niveau des ETAM que des Cadres
  • Porter le taux de femmes embauchées à 30 % en moyenne du total des embauches réalisées en alternance
  • Développer le taux de féminisation des stagiaires
Pour ce faire, il est impératif de continuer à promouvoir nos métiers  pour  une  plus  grande mixité  dans  le  pourvoi  des emplois, offres de stages et contrat d’alternance et cela passe par des actions telles que : des forums (pour des scolaires, des demandeurs d’emplois), la semaine de l’industrie et également par le stage de découverte professionnelle dédié aux 3e

Mais également en développant le partenariat avec l’association « Elles bougent », association qui a pour but de susciter des vocations féminines dans les métiers d’ingénieure et de technicienne.

Suite à l’intervention de la CFDT, une journée sera organisée annuellement sur les bassins Est et Nord et chaque établissement devra informer le président de la commission Égalité Professionnelle du Comité d’Établissement ou à défaut le secrétaire du Comité d’Établissement en amont de toute action nouvelle.

Favoriser des parcours professionnels identiques

  • Égalité d’accès à la formation professionnelle et ce afin d’assurer une réelle égalité de traitement dans le déroulement de carrière, l’évolution des qualifications et la dynamisation de leur parcours professionnel.
C’est pourquoi, il faut continuer à promouvoir la formation auprès des Femmes et des Hommes et notamment lors de la semaine de la formation. Cela passe également par la sensibilisation des managers au dispositif de Compagnonnage pour les salarié(e)s en poste de jour.

La commission centrale d’application et de suivi se réunira, courant du 2e semestre, afin de définir des indicateurs permettant un suivi plus pertinent au niveau des heures de formation.

  • Égalité dans les évolutions professionnelles Sur  2014,  le  taux  de  promotions  est  en  retrait  pour  les  Femmes  et  pour  les salarié(e)s à temps partiel par rapport aux salarié(e)s à temps plein.
Pour ce nouvel accord et suite à l’intervention de la CFDT, un point particulier sera fait sur la promotion des Femmes et des salarié(e)s à temps partiel au cours de la commission centrale d’application et de suivi.

  • Évolution de carrière La commission centrale d’application et de suivi fera un point également au cours du 2e semestre 2015 sur des indicateurs plus pertinents.
Favoriser l’articulation des temps de vie personnelle et professionnelle


Les dispositifs du 1er accord, permettant aux salarié(e)s de mieux concilier vie personnelle et vie professionnelle, sont reconduits pour la durée de l’accord et complétés par de nouveaux dispositifs en lien avec la grossesse et la maternité.

  • Gestion des départs et retours de congés maternité, d’adoption et congé parental :
Cette gestion passe par un entretien spécifique (mis en place dès le 1er accord) et doit systématiquement être réalisé, entre le 3e et le 6e mois de grossesse, avec le responsable hiérarchique avant le départ.
En effet, cet entretien permet d’envisager un aménagement du poste de travail.
A la reprise du travail, il doit être réalisé au plus tard dans les 2 semaines qui suivent le retour afin de définir les modalités du temps de travail, de l’organisation du travail, des perspectives professionnelles, des évolutions salariales et de besoins de formation éventuels. La réalisation de l’entretien de départ et de retour est  rendue obligatoire.

  • Gestion et aménagement du temps de travail :
    • privilégier les plages communes des dispositifs d’horaires individualisés et se tenir sur le temps de travail
    • prendre en considération le planning de présence des personnes
  • Dispositions relatives au travail de nuit des salariées en état de grossesse :La salariée en état de grossesse médicalement constaté qui travaille peut être affectée à une poste de jour à sa demande ou à la préconisation du médecin de travail qui constate que le poste de nuit n’est pas compatible avec son état.
  • Autorisation d’absence pour se rendre aux examens de suivi de grossesse :La salariée bénéficie d’une autorisation d’absence pour se rendre aux examens médicaux obligatoires. Le salarié marié, lié par un PACS ou vivant maritalement avec une future mère bénéficie  d’une autorisation d’absence rémunérée pour se rendre à 3 des examens médicaux obligatoires de suivi de grossesse.
  • Congé de paternité :Pendant la durée du congé, le salarié a le maintien du salaire qu’il aurait perçu s’il avait travaillé pendant la période considérée par versement d’un complément aux indemnités journalières de la Sécurité Sociale. La période d’absence pour paternité est neutralisée pour le calcul du coefficient personnel de participation et ce conformément, aux dispositions de l’accord d’intéressement au personnel d’ArcelorMittal Atlantique et Lorraine signé par la CFDT.
  • Disposition particulière à l’allaitement :A la demande de la salariée qui allaite son enfant, un espace approprié sera mis à sa disposition.
  • Congé pour soigné un enfant malade :Reconduction des mesures du 1er accord, soit une autorisation de 5 jours d’absence rémunérés à 100 % pour les mères ou pères pour soigner un enfant malade. Ce droit s’applique à chacun des deux  parents lorsqu’ils sont tous les deux salariés de l’établissement. 
    Conditions :
    • L’enfant est âgé de moins de treize ans sauf en situation de handicap au sens de la Sécurité Sociale,
    • Produire un certificat médical attestant que son état nécessite une présence constante
    • Être le seul parent valide présent auprès de l’enfant malade sur présentation d’une attestation sur l’honneur. Il n’est plus nécessaire d’avoir un certificat de l’employeur de l’autre parent. Une dérogation à l’application de cette dernière condition sera possible en cas d’hospitalisation ou de maladie grave de l’enfant.
  • Rentrée scolaire :Reconduction des mesures prises dans le 1er  accord : Les mères et pères peuvent bénéficier d’une autorisation d’absence, avec maintien du salaire à 100 %, d’une demi-journée pour accompagner leur(s) enfant(s) entrant en 1ère année de maternelle, au CP ou en 6e de collège.
  • Garde d’enfants :
    • Place  de crèche  d’entreprise : Chaque établissement  d’AMAL doit  s’engager à développer le principe de réservation de berceaux dans une ou plusieurs crèches. Sur les 3 sites n’ayant pas encore de partenariat, une étude sur les besoins sera réalisée.
    • Aide pour la garde des enfants : Pour les chèques CESU (enfants de 3 à 6 et jusqu’aux 15 ans pour un enfant handicapé) la contribution de l’employeur est limitée à 610 €/an par enfant et dans la limité de 1 830 € par salarié.
Actions de communication et de sensibilisation
L’engagement pour l’égalité  professionnelle passe impérativement par la lutte contre les stéréotypes et les préjugés pour faire évoluer les mentalités. Et cela passe par la COMMUNICATION !

La CFDT est donc intervenue énergiquement afin que des actions supplémentaires de communication et de sensibilisation soient rapidement mises en place :

  • Communication Interne/Externe :
    • Information des managers et des salariés sur les engagements et les mesures mises en place (plaquette d’information, présentation de l’accord, réunion d’information RH, Flash infos, Intranet web-drh, communication auprès de tous les entrants …)
    • Information des sociétés de prestations de services ou autres organismes des dispositifs de l’accord
  • Sensibilisation Interne : 80 % des managers seront formés au terme de l’accord.
N’hésitez pas à interpeller vos Élus CFDT pour toutes questions !

Cet accord doit relancer les actions pour l’égalité !


Pour la CFDT, le renouvellement de l’accord Égalité Professionnelle entre les Femmes et les Hommes au sein d’ArcelorMittal Atlantique- Lorraine permet la mise en œuvre de tous les moyens nécessaires pour améliorer encore l’égalité professionnelle entre les Femmes et les Hommes de l’entreprise, que ce soit en matière d’orientation, de formation, de recrutement, de conditions de travail, de déroulement de carrière, de promotion et rémunération et de l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle... et de lutter contre les stéréotypes persistants, ce qui sera un travail de longue haleine !

Au-delà de cet accord, la CFDT continuera à combattre toutes autres formes de discriminations quelles qu’elles soient.

Avec la CFDT, soyez tous actrices et acteurs de L’égalité professionnelle !

Vos interlocuteurs et Membres CFDT de la Commission de suivi en local (Florange)

  • Sandrine COMBAR (Présidente)
  • Didier COLETTI (RS)
  • Joao DA SILVA CONDESSA (Membre)
  • Delphine KREMER (Membre)




mercredi 2 septembre 2015

CR CE AMAL Florange Août 2015

Sécurité
En juillet pour le personnel interne : 1 accident sans arrêt, 1 poste aménagé et 2 soins soit un taux de fréquence global de 9,88. A la même période en 2014, le taux de fréquence était de 13,05.
Pour les entreprises externes, 1 accident avec arrêt (galerie nord TAC entreprise CMI) et 2 soins soit un taux de fréquence de 4,35.

Audits arrêts d’été : sur les mois de juillet et août, 135 entreprises ont été sensibilisées aux consignes de sécurité soit 1 059 salariés. 184 audits ont été réalisés par QSSE qui ont débouché sur 27 arrêts de chantiers dont 3 pour non respect des règles d’or, 3 pour non respect des consignes, 9 pour situations dangereuses, 4 pour actes dangereux et 1 recadrage. Lors du prochain CE, la direction nous fera un bilan complet avec les audits internes (hors QSSE).

Accident mortel Dunkerque: Un groupe de travail a été mis en place au niveau mondial pour l’ensemble des hauts fourneaux du groupe.

Marche des installations et situation du marché

Au T3, les entrées de commandes sont à hauteur du prévisionnel (534 Kt), pas de fait marquant.

Cokerie : en retrait de 2 000t par rapport au programme dû à des problèmes de laveur et de qualité du charbon.

TAC : 12 000 t de retard suite à des problèmes de fiabilité (tables de refroidissement, perte haute tension, transfo 2 sortie…).

Couplage :5 000t deretard (soucisBS6, basculement bobine…).

Nouveau record de production pour le 5 cages et le décapage.

RCM : 2 000 t de retard dues au manque de charge et à des problèmes de condenseurs.

Galva : conforme au programme.

RBE : 2 000 t de retard.

Étamage : 2 000 t de retard également (ruptures, aval saturé, équilibre DWI/fer blanc).

Elsa : 4 000 t de retard dues aux outils amont.

Pour le T4 56% des commandes enregistrées soit 322Kt pour une cible à 579 Kt. Concernant l’auto, petite baisse des entrées d’alusi due au ralentissement du marché Chinois.

Packaging : quelques arbitrages possibles sur le carnet DWI pour manque de capacité.

Prévisionnel septembre :
  • TAC 238 Kt
  • Couplage 155 Kt
  • Décapage 56,4 Kt
  • 5 cages 57,2 Kt
  • Galva 40 Kt
  • RCM 37,4 Kt
  • Elsa 14 Kt
  • RBS 700 t/jour
  • RBE 240 t/jour

Pas de poste creux sur l’étamage 3, cisaille 3 en 2 équipes.
La direction nous explique que la charge importante devant la préparation 3 nous pénalise.

Redémarrage des lignes: le TAC a démarré dans les temps mais la marche à 1 four a été prolongée d’une semaine ce qui engendre un retard de 12Kt. Concernant le gros chantier de la soudeuse laser au couplage, tout s’est bien déroulé ce qui a même permis d’anticiper le démarrage.

Appro-brames :

Suite à l’arrêt du HF2 et aux problèmes de refroidissement sur le HF4 de DK, Florange sera approvisionné en partie par des brames extérieures d’Eisenhüttenstadt, de Dabrowa et d’Aviles pour la filière Packaging Basse Indre.

Qualité :

Très mauvais mois de juillet sur la mise au mille où l’on atteint des sommets ! 1 215, la filière Alusi est particulièrement visée avec une mise au mille en moyenne à 1 200, des problèmes de pollution de bain, bouchage inducteur… A cela s’ajoute des difficultés sur les filières recuit continu Z et DWI.

Amiante TAC :

Suite à la découverte d’amiante sur les joints des brides des diaphragmes au niveau du four 1, la CFDT a demandé à la direction une mise à jour concernant le rôle et les prérogatives de chacun lorsqu’il y a suspicion de présence d’amiante ou de toutes autres fibres nocives.

Mme BONNARD nous informe que des actions sont en cours :
  • Pour l’ensemble des sites AMAL, établir un REX de l’incident de Florange.
  • Réaliser un benchmark avec Dunkerque.
  • Préciser le rôle et les missions des référents « Amiante ».
  • Développer les formations à réaliser sur le site pour les managers, les donneurs d’ordre.
  • Mettre en place un comité « amiante » dont la mission est d’étendre les diagnostics existants et piloter transversalement les plans d’action associés.

Social :

A ce jour la campagne d’embauche des 65 CDI est toujours en cours. A fin juillet nous en étions à 40 sur les 65 annoncés qui se décomposent comme suit :
5 en Auto/Industrie
  • 3 à DMAE
  • 18 au Packaging
  • 1 aux RH
  • 1 Q&P
  • 2 à la Supply Chain
  • 5 à la Cokerie
  • 3 au Train à Chaud
  • 2 QSSE

De plus 4 CDI supplémentaires sont prévus en septembre.
A fin juillet 30 CDD ont été signés auxquels viennent s’ajouter 2 supplémentaires au TAC.
A cela s’ajoutent 7 CDI pour l’OMP (1en juillet et 6 en septembre)

Analyse CFDT :

On s’aperçoit une fois de plus des grandes difficultés que rencontre la direction à recruter. Pourtant notre site dispose d’un vivier important dans lequel puiser (Intérim, CDD, apprentis) car ces salariés ont déjà prouvé leurs compétences et leur savoir-faire.

jeudi 20 août 2015

Rencontre HINKEL - CFDT

DU TAC AU TAC

Lors de leurs rencontres avec les salariés du Train à Chaud, les militants CFDT ont constaté ces derniers mois un grand trouble, voir un grand mal être. En effet, que se soit au niveau de leur progression de carrière, de la politique salariale le mécontentement est général !

Et "cerise sur le gâteau", les conditions particulières sont venues se rajouter au malaise ambiant (cotations faites à minima, non respect des engagements pris…).

Il n’en fallait pas plus pour créer un terrain propice aux mécontentements, certains exploitant sans vergogne cette situation.

C’est fort de ce constat que les élus CFDT ont exigé une entrevue avec Stefan KINKEL, chef du laminoir à Chaud !

Historiquement le Train à Chaud a toujours été une place forte de la CFDT.

Il était donc inconcevable pour nous de laisser les salariés seuls, ou mal accompagnés, face à une direction qui se mure dans un silence assourdissant et refuse de prendre ses responsabilités.

Que les choses soient claires, et c’est ce que nous avons dit à Mr KINKEL, notre but n’est pas d’engager un bras de fer avec les responsables de ce secteur mais de rétablir un dialogue constructif dans l’intérêt des salariés et du site. En effet, en tant qu’organisation syndicale responsable nous savons toute l’importance stratégique qu’occupe le TAC au sein d’AMAL.

Ce n’est pas pour cela que nous allons laisser sacrifier sur l’autel de la productivité et de la compétitivité, les gens qui y vivent et y travaillent.

Le message qu’a clairement fait passer la CFDT a été le suivant :

Il faut remettre l’humain au cœur du débat !

Tous les investissements du monde ne serviront à rien si les salariés ne sont pas motivés, bien dans leur peau et leur métier pour faire "tourner" cette installation.

Après un début de rencontre tendue avec le responsable du TAC, voir houleuse… nous avons réussi à faire passer notre message. Il était important, pour les salariés que nous représentons, de réengager le dialogue. C’est chose faite !

Ces premiers échanges ne sont qu’un début. Le chantier est vaste tant le mal est profond mais nous allons nous atteler à la tâche. Rencontrer régulièrement les salariés et remonter leurs doléances et leurs revendications à la Direction.

Il est clair, pour la CFDT, que nous avons été élus pour épauler et accompagner les salariés surtout dans les moments difficiles afin que chacun y trouve son compte.

CFDT S’ENGAGER POUR CHACUN, AGIR POUR TOUS

mercredi 22 juillet 2015

CR CE AMAL Florange Juillet 2015

En préambule aux débats, les élus du CE et membres de la direction ont observé une minute de silence en hommage au salarié qui a perdu la vie suite à l’accident dramatique survenu lundi 13 juillet 2015, aux alentours de 16h00 sur le site de Dunkerque. 

Sécurité 

Selon Mme Bonnard, l’enquête sur les circonstances de l’accident est toujours en cours. Pour la direction, il faut encore renforcer la formation, l’information et l’analyse des risques au poste de travail. Une opération nommée « take care » accompagnée d’un programme de formation va être déployée sur l’ensemble des sites d’ArcelorMittal. 

Pour Florange, pendant les travaux d’été, une sensibilisation du personnel intervenant qui est déjà mise en place, devrait permettre de renforcer le message sécurité notamment aux salariés des moyennes et petites entreprises mobilisées durant cette période. Les résultats de cette action seront mesurés aux travers des audits de chantier. 

Pour la CFDT, toutes les initiatives susceptibles d’améliorer la sécurité, les conditions de travail et de nous conduire vers le 0 accident méritent d’être prises. 
Oui, nous le disons, en matière de sécurité, il ne faut jamais baisser la garde. 
Il faut former, informer, analyser les risques continuellement. Mais disons-le, les mesures envisagées (formation, information, analyse) ne concerne que le volet humain de l’enjeu ! 
Et selon nous, aborder la problématique uniquement sous l’angle humain, et là aussi disons-le clairement, sous l’angle du comportement est une grave erreur. 

Marche des installations et situation du marché 

Au mois de juin, la cokerie a bien fonctionnée avec un coût de production au plus bas sur 12 mois glissants. Ceci est le résultat des effets positifs sur les flux charbon. La mise en place d’autres projets tels que le torchage des gaz devrait encore améliorer les performances de la cokerie. A noter aussi une bonne qualité du coke. 

Le train à chaud a subi quelques problèmes de fiabilité notamment au niveau des boucleurs. Malgré cela, le coût du coïl Florangeois a été, en juin, de 5€ par tonne supérieur à celui de Dunkerque (rappelons que l’écart cible est de 16€). 

Le mois dernier, le couplage n’a pas atteint ses objectifs de production suite aussi à quelques problèmes de fiabilité ajoutés à un aval saturé. 

Le 5 cages ainsi que les autres lignes avales ont bien fonctionné. 

En termes de qualité, toutes les filières sont à l’objectif. 

L’entrée des commandes pour le troisième trimestre de l’année se fait normalement. Nous sommes à 94% d’enregistrement toutes filières confondues. 100% pour le marché dédié à l’automobile et 89% pour ceux dédiés au packaging et à l’industrie.

Social 

Embauches : 
Sur les 65 CDI prévus en 2014 et 2015, 39 embauches ont été signées à fin juin, et 5 dossiers supplémentaires validés seront signés entre juillet et septembre. 

Répartition des 39 embauches : 
  • 4 Auto / Industrie 
  • 5 Cokerie 
  • 3 DMAE 
  • 18 Florange / Ebange / Packaging 
  • 1 Q&P 
  • 2 QSSE 
  • 1 RH (médecine) 
  • 2 Supply chain 

Les 5 dossiers validés concernent : 
  • 1 DMAE 
  • 2 TAC 
  • 1 Packaging 
  • 1 Supply Chain 

Suite à nos interventions au CCE du mois de juin et lors des derniers CE, la direction s’est clairement engagée à finaliser les 21 CDI restants pour fin 2015. La CFDT restera très vigilante sur cette promesse annoncée. 

OMP (Order Management Platform): 

La directrice du site nous annonce 7 CDI supplémentaires pour le service OMP. 
1 CDI a déjà été signé ce mois-ci. Les 6 autres seront finalisés courant septembre. 

Cette nouvelle nous réjouit, d’autant plus qu’à plusieurs reprises, nous avions interpellé les responsables au niveau Flat Carbon Europe (FCE) sur le sujet. 
A la CFDT, nous avons l’emploi au cœur, et nous continuerons d’agir à tous les niveaux pour obtenir des CDI et faire baisser le recours à des contrats temporaires, 

Loi du 9 mai 2014 (Loi Mathys) : 

La direction est en cours de réflexion sur l’application, dans l’entreprise, de cette loi permettant le don anonyme de jours de repos à un parent d’un enfant gravement malade. 

Renforts d’été : 

Sur 60 personnes, 30 ont un lien de parenté avec un salarié du site. Même si il y a une amélioration comparé à 2014 (22 sur 58), pour la CFDT, cela reste encore insuffisant, et il convient de faire encore des efforts. 

Selfs 

A l’ordre du jour de ce Comité d’Etablissement figurait une information concernant le projet de la Direction visant à ‘’optimiser’’ la restauration collective. 
Au vu des chiffres présentés par Mme BONNARD, la baisse de fréquentation des selfs a été de 38% depuis 2008 (Grands-Bureaux : -25%, Serémange :-54% et Ebange :-39%). 
S’appuyant sur ces chiffres (1 152 couverts/jour en 2008 contre 711 en 2014), Mme BONNARD nous explique que la taille de nos selfs est surdimensionnée par rapport aux besoins et que le self des Grands Bureaux peut suffire à recevoir l’ensemble du personnel…. 

Projet de la direction 

Le self des Grands Bureaux pourrait accueillir 730 personnes avec une capacité de 350 places assises. 

Pour cela, deux caisses seront ouvertes ainsi que deux stands de plats chaud. L’amplitude horaire serait alors de 11 h 15 à 14 h 00 au lieu de 11 h 30 à 13 h 30. 
A ceci viendra s’ajouter un espace restauration rapide (sandwich, salade composée, soupe…) situé au RDC avec, dans un 1er temps, 28 places assises et 18 debout. 

En ce qui concerne le transport du personnel, un service de navettes avec bus de 50 places, 4 aller-retour par site, sera mis en place à différents horaires. 

Au niveau des échéances, le self d’Ebange fermera définitivement ses portes le 1er novembre 2015 suivit par celui de Serémange le 1er décembre 2015. 

L’ensemble du Personnel des selfs devrait être redéployé sur celui des Grands Bureaux. 

Analyse CFDT 

La CFDT condamne cette décision unilatérale qui sacrifie sur l’autel de la rentabilité et du profit le bien-être et la sécurité du personnel. 

D’autres choix étaient possibles, d’autres voies auraient pu être explorées qui n’ont même pas été évoquées faute de concertation. Une fois de plus la Direction passe en force !

Bien entendu l’avenir du personnel d’EUREST fait partie intégrante de nos réflexions. Nous avons exigé qu’une solution soit trouvée pour tous les salariés actuellement présents dans nos selfs qui assurent de façon professionnelle leur service en y mettant une touche de bonne humeur, appréciée de tous. 

N.B. : Les selfs de Serémange & d’Ebange seront fermés tout le mois d’août. Un service de navette, 2 A/R par site, sera mis en place durant cette période.

mercredi 24 juin 2015

CR CE AMAL Florange juin

Marche des installations et situation du marché 
Les coûts de production et la qualité interne ont atteint un bon niveau au mois de mai. Seuls quelques retards de production par rapport au budget sont à déplorer à la cokerie, au train à chaud et au couplage. 

Concernant l’entrée des commandes, pour le T2 un volume de 102% est enregistré. Au T3, c’est 78% des commandes qui sont déjà enregistrées. Les volumes dédiés au marché de l’automobile sont presque à la cible avec 96% d’enregistrement, ceux dédiés au marché de l’industrie sont entrés à 61%. Pour le packaging, les lignes sont chargées à hauteur de notre capacité d’offre. 

Concernant les indicateurs de satisfaction client, le CSI est supérieur à 90% ce qui est « plutôt bon » dixit Mme Bonnard. 

Pour la CFDT, les chiffres le prouvent, les livraisons externes d’AMAL ont progressé en 2014 et ce sur l’ensemble des segments à l’exception de l’électrozingage. Et les premières tendances pour 2015 vont dans le même sens. Aussi, nous avons fortement interpellé la direction d’une part, pour garantir un approvisionnement, en brames ou coïls lors de l’arrêt du TAC, capable de saturer les lignes avals. 
D’autre part, nous avons besoin de bras et de compétences pour faire tourner les installations, assurer la logistique et les mouvements des flux métaux et garantir la gestion du personnel. 

Fiabilité Train à Chaud 
Cela fait plusieurs mois maintenant que la CFDT, dans toutes les instances, interpelle la direction sur les problèmes de fiabilité du train à chaud. Une énième explication de Mme Bonnard qui ne nous convainc toujours pas sur les solutions mises en place pour palier aux difficultés de cette installation a été faite lors de ce Comité d’Établissement. 

En effet, c’est la vague fiabilité commencée en août 2014 et finalisée en septembre qui devait permettre de résoudre une grande partie des problèmes! Nous sommes le 24 juin 2015 et force est de constater que les résultats fiabilité du TAC n’ont fait qu’empirer entraînant de fait une cadence loin des objectifs et une non qualité inquiétante. 

Que ce soit au niveau AMAL ou Florange, les objectifs et ambitions fixés par la direction au train à chaud sont les mêmes : 2,8 voir 3 Millions de tonnes par an! 
Pour la CFDT, le train à bande de Florange est un outil incontournable et sa rentabilité a un impact considérable sur toute la filière Lorraine et sur les résultats d’AMAL. C’est pourquoi, nous estimons que le temps des promesses est terminé et nous avons exigé du concret que ce soit en termes de moyen financier pour la maintenance, de ressources dédiées et d’embauches. 

Les élus CFDT au Comité Central d’Entreprise interviendront également dans ce sens auprès de M Niedziela lors de la réunion ordinaire des 25 et 26 juin à Paris.

Dispatcheurs transport inter-usine 
Le 26 août 2014, la direction consultait les membres du CE sur un projet de mise en place d’une unité organisationnelle « tour de contrôle logistique » au sein du département logistique. 
Depuis le début sur le sujet, la direction « avance au pas d'Echternach ». Comme les danseurs dans le temps, les responsables du transport avancent de trois pas, pour reculer ensuite de deux pas. Malheureusement ce qui donne de l’originalité à un folklore, perturbe et exaspère les élus CFDT et les salariés concernés au point de bloquer purement et simplement le processus. Aussi, nous avons rappelé à la direction les premiers échanges sur le sujet. D’une part, les métiers du transport route et fer sont deux métiers différents et il n’est pas question de les regrouper même partiellement. D’autre part, il est aussi hors de question que les salariés soient déplacés dans des locaux qui ne répondent pas aux normes et critères de base pour accueillir du personnel. De plus, selon nous aucun aménagement quel qu’il soit ne pourra changer cet état de fait. 

Transport 
Nous avons lancé un débat sur le transport en y incluant le taux de fiabilité des locotracteurs, le départ de 5 intérimaires pour fin de contrat alors que nous sommes dans une période de suractivité et de prise de CP, nous avons demandé un point sur la problématique des « traverses obliques » et pour finir nous avons soulevé les problèmes récurrents d’informatique dans les magasins ou sur les locotracteurs. Mme Bonnard, consciente des difficultés que soulèvent ces points, ne nous a pas donné, sauf pour l’informatique, de solution concrète. 

Pour la CFDT, la complexification des flux dans le site accroît les tensions sur chaque outil et entre chaque stade de fabrication. La logistique doit impérativement être en mesure d’accompagner l’augmentation souhaitée des cadences et volumes de production ainsi que le projet packaging. Plus de réceptions, plus d’expéditions doit s’accompagner de plus de compétences, plus de moyens et là aussi plus de bras. 

Selfs 
Suite à des rumeurs persistantes de fermeture imminente qui circulent dans les selfs d’Ebange et de Sérémange, les représentants CFDT ont posé la question du devenir de ces selfs à Mme Bonnard. La réponse a été laconique : « En effet, il y a bien dans le cadre du projet Excellence Industrielle 2015, une réflexion en cours concernant l’avenir de ces selfs et une décision devrait intervenir d’ici la fin de l’année ». 

Pour la CFDT, l’argument financier ne doit pas être le seul pris en compte. Le bien-être, la proximité lieu de travail-self, et la sécurité (trajet lieu de travail-self avec navette ou véhicule privé) des salariés doivent guider les réflexions. 

Conditions particulières de travail 
Le projet d’accord soumis à information – consultation du CE a été validé par 9 voix pour - contre 2. Les membres CFDT ont fait la déclaration suivante : 

Madame la Présidente, 

Vous consultez aujourd’hui les membres du Comité d’Etablissement de Florange sur le projet d’avenant n°1 à l’accord d’harmonisation du statut collectif des salariés d’ArcelorMittal Atlantique et Lorraine Florange portant sur l’indemnisation des conditions particulières de travail. L’ouverture des réunions sur l’indemnisation des conditions particulières de travail a été faite le 30 septembre 2011. 

Dépassée par une actualité brûlante, ces négociations ont cessé pour reprendre en juin 2013. C’est d’ailleurs cette date qui sera prise en référence pour l’application de la rétroactivité des mesures négociées. 

Pour la CFDT, il s’agit d’un avenant qui touche à des valeurs fondamentales comme la santé, car reconnaitre une condition particulière c’est admettre ses effets néfastes sur l’organisme et sur le pouvoir d’achat car dans la mesure où la condition particulière ne peut être annulée, vous la monnayez. Aussi, dès l’origine, en fixant un cadre budgétaire trop restreint, vous avez cristallisé l’attention sur ce budget plutôt que sur les conditions particulières proprement dites. Cette stratégie en nous conduisant dans une impasse, risquait de nuire à la pérennité et au développement de notre site. La mobilisation et la détermination du personnel vous ont fait entendre raison. Ainsi aujourd’hui nous pouvons affirmer que ce projet d’avenant répond aux attentes des salariés. 

Nous avons obtenu, un raccordement intégral, une rétroactivité intégrale, un nouveau système d’indemnisation des conditions particulières de travail lissé et croissant, une revalorisation des forfaits sur la base des augmentations générales, des primes à l’acte qui seront, pour certaines, conservées. 

La CFDT voulait aussi pouvoir agir sur les cotations définies par les groupes de travail. Aussi, une commission spéciale de réajustement concernant la cotation des postes se réunira d’ici la fin d’année. Le but étant de garantir la réalité et la transversalité des cotations. De plus, un groupe de travail chargé de réviser une cotation pourra se réunir à la demande d’une majorité d’élus CHSCT. Pour toutes ces raisons, les membres CFDT du Comité d’Etablissement de Florange donnent un avis favorable à cette consultation.

AGIRC ARRCO 5è réunion

Retraites complémentaires : la négociation reprendra cet automne

La cinquième séance sur les retraites complémentaires des salariés du privé n’a pas permis de trouver un accord. Les négociateurs ont prévu de se revoir à l’automne pour tenter d’aboutir.
La pause estivale permettra-t-elle de rapprocher les points de vue ? À l’issue de la cinquième séance de négociation sur les retraites complémentaires des salariés du privé (Arrco et Agirc), le 22 juin au siège du Medef, les partenaires sociaux l’espèrent. Après avoir constaté leur profond désaccord, ils ont cessé les discussions et décidé de se revoir le 16 octobre pour se donner le temps de trouver une voie de passage.
La nouvelle version du texte patronal n’était pas de nature à permettre le début d’un accord. Par rapport à la rencontre du 29 mai dernier, les employeurs n’ont fait que très peu de concessions. Sur le sujet sensible des abattements « temporaires et dégressifs » notamment, le patronat a adouci sa proposition mais continue d’estimer qu’il est nécessaire de mettre en place un abattement élevé pour obliger les salariés à décaler leur âge de départ à la retraite. Tout juste a-t-il proposé de réduire à trois ans la mesure au lieu de cinq ans dans la précédente version du texte.

Des efforts, oui, mais raisonnables
Le niveau des abattements a également été réduit, mais pas de manière significative. Ils passent de 40 à 30 % pour les salariés partant à la retraite à 62 ans, de 30 à 20 % pour les salariés partant à 63 ans et de 18 à 10 % pour les salariés partant à 64 ans. Pour les salariés qui prendraient leur retraite à 60 ou 61 ans au titre du dispositif carrière longue, le texte patronal propose le même mécanisme d’abattement temporaire et dégressif de 30, 20 et 10 %.
« Nous sommes sur un désaccord de fond avec les employeurs, insiste le négociateur CFDT Jean-Louis Malys. Pour l’ensemble des organisations syndicales, il est inacceptable qu’un système de décote conduise des salariés à décaler l’âge de leur départ à la retraite. À la CFDT, nous sommes prêts à faire des efforts et notamment accepter un abattement temporaire pour améliorer la situation financière des régimes, mais cet effort doit rester raisonnable. Les employeurs sont dans une logique inverse. Peu importent les gains financiers de la mesure, ils souhaitent envoyer un message fort pour réaffirmer leur souhait de voir l’âge de départ à la retraite repoussé de quelques années. »

Malgré les cinq séances de négociation, les nombreuses rencontres bilatérales qui se sont déroulées ces derniers mois et l’accord de l’ensemble des organisations syndicales de salariés sur la question des abattements, le patronat est resté inflexible. Conclure un accord avant l’été est ainsi devenu impossible. Mais la négociation n’est pas terminée. La plupart des organisations syndicales souhaitent aboutir à un texte afin d’assurer la survie des régimes complémentaires à long terme. Rappelons que si aucune décision n’est prise, les réserves financières de l’Arrco seront épuisées autour de 2027 et celle de l’Agirc autour de 2018 (lire l’encadré ci-dessous). Des mesures drastiques devront alors être prises pour maintenir les régimes à l’équilibre, car ils n’ont légalement pas le droit d’être en déficit.

« Pour sortir de cette impasse, nous nous sommes donné un peu de temps, explique Jean-Louis Malys. Ces trois mois vont-nous permettre d’avancer sur le deuxième volet, essentiel, de l’accord : la création d’un régime unique qui remplacerait à l’horizon 2019 l’Arrco et l’Agirc. Une majorité d’organisations syndicales, dont la CFDT, y est favorable ainsi que le patronat. Vu la situation financière de l’Agirc, nous avons même l’obligation de parvenir à un accord pour que les cadres ne soient pas pénalisés. »

Une fois ce travail réalisé, tout le monde espère que chacune des parties mettra de l’eau dans son vin en ce qui concerne les mesures financières à court terme, notamment les fameux abattements temporaires et dégressifs mais aussi les cotisations patronales et salariales.

Ne pas sacrifier le long terme du fait du blocage actuel
Car depuis le début des discussions, les employeurs refusent catégoriquement d’acter une hausse des cotisations, alors que les organisations syndicales exigent que les entreprises participent également à l’effort de redressement des comptes des régimes. « Nous n’aboutirons pas en octobre, prévient Jean-Louis Malys, mais cette méthode permet de ne pas sacrifier le long terme en raison du blocage sur les mesures à prendre à court terme. Si nous parvenons à construire un nouveau régime qui assurera l’équilibre des régimes pour les nouvelles générations de salariés, il se-ra alors plus facile de s’entendre sur les mesures d’économie à prendre pour les deux ou trois ans à venir afin d’assurer la transition entre les deux systèmes. On peut raisonnablement espérer qu’un accord soit trouvé en fin d’année. En tout cas, la CFDT travaillera en ce sens. »

Régimes complémentaires dans l’impasse financière
Le déséquilibre démographique actuel impacte fortement les régimes complémentaires, qui fonctionnent selon le principe de la répartition. Les cotisations des actifs aujourd’hui ne peuvent plus servir intégralement les pensions des retraités. Les partenaires sociaux avaient anticipé ce déséquilibre temporaire en constituant des ré-serves financières pour passer cette période difficile, mais la crise économique de 2008 a accentué le déséquilibre et accéléré l’utilisation des réserves. Particulière-ment fragile, l’Agirc (complémentaire spécifique aux cadres) verra ses réserves épuisées en 2018 si aucune décision n’est prise. Or, pour revenir à l’équilibre, les services de l’Arrco et de l’Agirc estiment qu’il faudrait économiser autour de 8 milliards d’euros d’ici à 2020. Un véritable casse-tête en période de croissance faible ou nulle.