mercredi 8 mars 2017

Droits de la femme

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mardi 28 février 2017

Non aux quotas de CO2

Édouard Martin : « Non aux quotas gratuits de C02 pour les industriels »

Oubliée la COP21, oubliés les applaudissements des 751 députés européens et des vingt-huit chefs d'État de l'Union européenne (UE) saluant l'accord de Paris de décembre 2015, oubliée la préservation de la planète et le réchauffement climatique : les lobbyistes de tout poil sont passés par là et obligent la classe politique à regarder ailleurs.
Après le« I want my money back » de Margaret Thatcher nous voilà soumis au chantage des fédérations industrielles : « We want our free allowances back »(«Nous voulons garder nos allocations gratuites»). Et ça marche!
Depuis 2005, I'UE a mis en place un système d'allocations gratuites de C02 pour les industries énergivores, afin de leur permettre de financer la modernisation de leurs installations et les investissements dans les nouvelles techniques d'efficience énergétique.
Entre 2008 et 2015, les montants de ces quotas gratuits, qui se chiffrent à des milliers de millions de tonnes de C02, ont représenté des milliards d'euros : plus de 8 pour le secteur de la sidérurgie, plus de 5 pour celui du ciment, plus de 4 pour la chimie. Largement de quoi supporter la crise économique et les investissements nécessaires. Pourtant, les émissions de C02 n'ont pas baissé (ou si peu, essentiellement en raison de la crise) et le prix du C02 est resté évidemment bas, entre 4 et 6 euros par tonne.
Dérives
Alors pourquoi de telles sommes? Simplement parce que I'UE a été très généreuse envers toutes ces industries : les allocations étaient supérieures aux besoins, et les industriels n'avaient donc aucun intérêt à investir puisqu'ils avaient des quotas à foison et à bon prix.
Les allocations gratuites étaient en effet calquées sur les capacités de production, et non sur les productions réelles. Toutes les dérives étaient dès lors possibles. Certaines entreprises ont plus gagné avec la vente de leurs quotas qu'avec leur production et préféraient arrêter les installations tout en touchant des dividendes de la vente duC02.
Une majorité d'entre elles ont préféré monétiser les quotas gratuits ; ainsi, l'argent gagné est allé directement dans la poche des actionnaires. Par exemple, les cimentiers espagnols et grecs ont maintenu une production artificiellement élevée afin de recevoir un maximum de quotas gratuits, l'affaire étant juteuse.
Bref, les quotas gratuits sont devenus pour ces industriels un« business», et il n'y aucune raison que cela s'arrête! Ils se moquent royalement de la santé publique ou de l'avenir de la planète. et veulent ce qu'ils appellent «leur dû ». Sinon attention à la menace de délocalisations et de fermetures d'usines ...
La cabale des lobbyistes
Il fallait mettre un terme à cette dérive qui, non seulement coûtait chère mais de plus, n'était pas efficace. Les investissements industriels sont à la traîne et, forcément, notre compétitivité n'est pas des meilleures.
Quelques parlementaires européens ont proposé un texte plus en phase avec les objectifs de l'accord de Paris, fixant un prix pour l'achat des allocations de C02. J'ai aussi défendu la mise en place d'un ajustement carbone aux frontières de l'Europe, afin de protéger nos entreprises de la concurrence déloyale extra-européenne : l'idée était d'obliger les importateurs à acheter sur le marché carbone européen des droits à polluer, tout comme les industriels européens, dans le souci d'un traitement équitable.
Pourtant, rien de tout cela n'a été retenu par la majorité des parlementaires. Les lobbyistes ont organisé une véritable cabale contre ce projet et ils ont gagné. Hélas, les quotas gratuits sont maintenus, et le pollueur payeur restera transformé en pollueur payé! Les menaces de fermetures d'usines ont eu raison du climat.
Espérons que, le 28 février, les ministres européens ne présenteront pas cette facture salée aux citoyens et que l'esprit de Paris reprendra le dessus. Nous n'avons qu'une seule planète.
Édouard Martin est député européen (Alliance progressiste des socialistes et démocrates), ancien délégué du personnel CFDT (1989-1993) puis membre du comité d'entreprise européen d'ArcelorMittal (2006-2013).
Extrait du Monde du 27février 2017

lundi 2 janvier 2017

Décès de François Chérèque

Une immense tristesse pour la CFDT  
C'est avec une immense tristesse que nous vous annonçons ce matin le décès de François Chérèque, ancien secrétaire général de la CFDT.


Né le 1er juin 1956 à Nancy, en Meurthe-et-Moselle, François Chérèque a d’abord travaillé comme éducateur spécialisé à l’hôpital de Jour du Centre Jean Wier à Puteaux, avant de rejoindre le service pédo-psychiatrie du centre hospitalier Digne-les-Bains. Fils de Jacques Chérèque, l’in des principaux responsables de la Confédération et ex-ministre du gouvernement de Rocard, François Chérèque a adhéré à la CFDT en 1978. Là, il a rapidement pris des responsabilités, jusqu’à en devenir le secrétaire général des Alpes-de-Haute-Provence en 1986. Dix ans plus tard, le syndicaliste a été nommé secrétaire général de la fédération CDFT des services et établissements de la santé et du social (CFDT santé-sociaux)
C’est en 2002 qu’il a finalement succédé à Nicole Notat et pris les commandes de la CFDT. Quatre ans plus tard, il était réélu lors du Congrès de Grenoble. Rebelote en 2010, à Tours. A ce titre, il fut notamment l’un des principaux dirigeants des grèves contre la réforme des retraites.
En 2012, François Chérèque a quitté son poste, cédant sa place à Laurent Berger. Quelques mois plus tard, il était nommé inspecteur général des affaires sociales, héritant ainsi d’un statut de haut fonctionnaire. La même année, en 2013, François Chérèque a également rejoint le think-thank Terra Nova en tant que président ; il a aussi succédé à Martin Hirsch à la présidence de l’Agence du service civique.
En septembre 2015, malade et affaibli par sa chimiothérapie, François Chérèque avait interrompu ses fonctions. Il y a définitivement mis fin en juin dernier
François est, et restera, une très grande figure de notre organisation. La CFDT et ses militants sont en deuil et de tout cœur avec sa famille et ses proches.
Pour Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT : « Le syndicalisme perd une grande figure, la CFDT un responsable déterminant et moi un ami très cher. »

samedi 26 novembre 2016

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LUTTE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

La formation des représentants du personnel est essentielle
Aujourd’hui a lieu la journée internationale des Nations unies pour l’élimination des violences à l’égard des femmes. À cette occasion, la CFDT, avec la Confédération syndicale internationale (CSI), réaffirme son engagement dans la lutte contre ces atteintes à la dignité humaine dont est victime près d’une femme sur dix.
Pour la CFDT, la lutte contre les violences faites aux femmes au travail doit passer par :
  • des mesures de prévention, figurant dans les accords Égalité professionnelle et qualité de vie au travail, signés dans les entreprises ;
  • la formation des représentants du personnel
  • des sanctions lorsque des violences sont exercées sur des femmes.
Le Conseil supérieur de l’égalité professionnelle (CSEP) vient d’ailleurs de remettre à la Ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue sociale et à la Ministre des familles de l’enfance et des droits des femmes, les résultats d’une enquête sur le sexisme.
Dans cette enquête, 48% des femmes disent qu’en cas de manifestions de sexisme dans l’entreprise, il faudrait pouvoir s’adresser aux représentants du personnel.
La prévention contre les violences sexistes et sexuelles au travail est un des axes forts de la politique de la CFDT en matière de lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes.
Elle diffusera largement auprès de ses militants le « Kit pour agir contre le sexisme » réalisé en complément de l’enquête, par le CSEP.

CR CE AMAL Florange Novembre 2016



Manque de personnel
Sécurité

En préambule, Mme Bonnard a fait respecter un moment de recueillement suite au décès dun salarié dune entreprise extérieure travaillant sur le site de Desvres. En intervenant sur une toiture, la victime a fait une chute mortelle.

Une minute de silence en signe dhommage a été observée pour nous associer à la famille et à ses proches dans cette douloureuse épreuve.

Nous avons aussi évoqle grave accident qui sest produit mardi 8 novembre sur le site de Florange. Un salarié en CDI intérim du transport fer a été grièvement blessé suite à une chute au sol depuis un marche pied dun wagon en mouvement. La gravité de la blessure a nécessité  une  amputation  au  dessus  de  la cheville.

La CFDT a rappelé la dangerosité des manœuvres au transport fer. Nous avons aussi évoqles différentes questions soulevées régulièrement comme la taille des marches pieds, les points dattaches pour se tenir, les pertes de communication des télécommandes qui entraînent des chocs, etc.

Pour finir nous avons interpellé Mme Bonnard pour garantir, par une embauche, un avenir professionnel dans Florange à ce salarié âgé de 32 ans.

Marche des installations

En octobre, les coûts de la cokerie sont en légère augmentation par rapport à l’objectif. Malgré ce recul, des progrès importants ont été faits et la cokerie continue daméliorer sa compétitivité dans tous les domaines. Aussi, l’écart entre les cokeries de Bottrop et de Serémange continue à se réduire. En 2014, il était de 38 € par tonne produite au détriment de Serémange. Il est pas à 16 € en 2015 et actuellement, nous sommes à 5 € des meilleurs.

Concernant le train à chaud, différents problèmes  ont  occasionné  une  pertde production qui sélève à 44 000 t. De fait, tous les outils des filières en aval du train ont été impactés négativement.

Lors de ce point, les élus CFDT ont interpellé la direction sur la mauvaise passe que traverse le 5 cages. Selon nos informations, plusieurs problématiques sociales et techniques sont corrélées pour aboutir à ce résultat.

Les salariés des lignes décapage – 5 cages – dégraissage ainsi que ceux des rectifieuses souffrent dun manque de personnel, dune difficulté à se projeter dans l’avenir, dévolution de carrière au rabais suite à des entretiens professionnels sans engagement de la part de la hiérarchie. S’ajoutent à cela des problèmes techniques, de fiabilité, dentretien et, bien entendu dans pareils cas, une recrudescence daccidents.

Nous  sommes  loin  du  temps  où  la direction louait les records de production du laminoir.

La CFDT tire la sonnette dalarme, il faut reprendre les fondamentaux de gestion du personnel et dentretien des installations dans ce secteur.

H&E (Hommes et Emploi)

La direction a informé les élus du CE sur son projet de transfert des activités de H&E vers l’établissement de Florange.

Les élus CFDT ont dabord abordé le sujet sur le fond. Est-il besoin de le rappeler ? Nous avons soutenu le concept d’H&E depuis son origine. Alors que certains titraient leurs tracts «Handicap et Exclusion», nous nous battions pour que les salariés désignés en sureffectif sur le site de Gandrange suite au rachat par Mittal, conservent un emploi dans le groupe Usinor. Et nous en sommes fiers.

Sur l’information donnée aujourdhui, nous allons suivre au cas par cas le devenir de chaque salarié d’H&E, détaché de Florange ou de Gepor. Chacun dentre eux mérite un avenir dans Florange.

Implant Intérim

La direction nous informe sur la volonté de la société AMAL de travailler avec une seule entreprise intérim par établissement.

Cette entreprise aurait un « implant » au sein de chaque site. Il sagit dune personne physique qui gérerait tout ce qui concerne ces salariés intérimaires comme la sécurité, la formation etc…

Lappel doffre a été effectué en juillet et le choix du prestataire est en cours de validation.

Pour la CFDT, cela soulève plusieurs problèmes et interrogations. En effet, aujourdhui il y a 5 entreprises intérim qui travaillent pour Florange, demain une seule.  
  • Aura-t-elle le personnel et surtout les compétences nécessaires pour répondre à la demande ?  
  • Quid des 4 sociétés qui restent sur le carreau ?  
  • Que vont devenir les salariés qui travaillent aujourdhui chez nous dans les différentes entreprises qui ne seront pas retenues ?

Nous craignons aussi qu’il y ait une entreprise dans l’entreprise avec les mêmes critères de recrutement mais avec des statuts différents pour les salariés.

La direction nous dit sêtre renseignée « partout cela est en place, cela fonctionne ». Mais a-t-elle question les salariés ? Cela est moins sûr !

Dès le choix entériné, la CFDT demandera à rencontrer l’entreprise qui aura été retenue.

Mutuelle Prévoyance Groupe

La direction nous a présenté les grandes lignes du futur accord «mutuelle» qui sappliquera à partir du 1er janvier 2017.

Ce nouvel accord découle de la loi de financement de la sécurité sociale de 2014, qui vise à maîtriser les dépenses santé, et instaure l’obligation de prendre en compte les nouveaux minima et plafonds de remboursements. Ces nouvelles références permettant davoir un contrat dit « responsable ».

Pour la CFDT, les objectifs  tout au long de cette négociation ont été de satisfaire au plus grand nombre dans un contexte il existe 35 contrats différents et dassurer, par la mise en place dun contrat groupe, de meilleures garanties. Ce nouveau contrat FAMILLE, sera composé dun socle obligatoire (au maximum du responsable) et de 2 sur-complémentaires facultatives.

Nous avons obtenu lors des négociations, de nombreuses augmentations de remboursements comme sur le dentaire (orthodontie, implants etc.) ou l’optique, deux postes importants de dépenses pour les familles.

Du fait de la bonne santé de notre contrat actuel et des réserves acquises lors des exercices précédents, le coût de la mutuelle pour les salariés sera minoré en 2017 (20 ), 2018 (26 ) et 2019 (31 ).

Une information direction sur les modalités et le détail des prestations sera envoyée aux salariés.

Si vous avez des interrogations ou des questions concernant les modalités ou les prestations nhésitez pas à interpeller vos représentants CFDT.

Embauches

Comme à chaque CE, la direction nous fait un point sur les recrutements en cours et à venir. 
  • Novembre : 3 CDI (2 à DMAE, 1 au TAC) et 3 CDD (1 au TAC, 1 à la GALVA et 1 Florange- Ebange) 
  • Décembre : 3 CDI (1 au TAC, 1 Florange- Ebange et 1 Supply-Chain) et 7 CDD (2 au TAC, 1     Etamage3,    1    Florange-Ebange,    1   ELSA, 1 Skin et 1 Supply-Chain)

La CFDT a interrogé la direction sur le pourcentage  de  passages  CDD  –  CDI, Mme Bonnard nous affirme que la quasi-totalité des CDD débouchent sur un CDI.

Ainsi pour l’année 2016, le site de Florange aura recruté 51 personnes en CDI et 29 en CDD. Malheureusement  la direction na que partiellement tenu ses engagements en matière dembauche.

En effet, lors du CE du mois de septembre, la direction avait clairement affiché sa volonté de recruter encore 30 CDI sur le dernier trimestre. Nous sommes loin du compte avec seulement 11 concrétisations (5 en octobre, 3 en novembre et 3 en décembre).

Pour la CFDT, ce processus de recrutement doit impérativement se poursuivre, voire saccélérer les prochaines années. Il en va de la pérennité et de l’avenir du site.