jeudi 2 juillet 2009

COMPTE-RENDU DU CE AMAL Florange

Situation du marché et marche des installations
Extrait du CR de Florange

Lors de la présentation des indicateurs de coûts et de production, M. Blaffart, suite aux analyses et aux questions posées par les élus CFDT, a reconnu qu’actuellement ces chiffres pour Florange n’avaient pas de sens réel.

En effet, compte tenu d’une réduction d’activité de 30%, les coûts de notre cokerie comportent une partie importante de frais fixes qui sont directement corrélés à l’activité. Le train à chaud de Sérémange quant à lui, à performance égale est doublement pénalisé. Le prix de notre coïl doit supporter le coût du transport des brames d’environ 15 € par tonne ainsi qu’un coût ajouté plus élevé qui est, là aussi lié aux volumes laminés.

Concernant l’évolution des marchés pour le troisième trimestre, l’augmentation du volume des commandes n’est pas de nature à modifier les décisions concernant la reprise de l’activité sur la filière liquide ainsi que l’arrêt programmé d’Elsa et de la LRO semaine 30 ou 31.

Selon la direction, l’évolution positive du carnet de commande du troisième trimestre par rapport au second s’explique notamment en juillet par, une augmentation de la charge des installations de packaging pour qui, les mois d’été sont les mois les mieux chargés, et par l’impact de la fermeture de certains de nos clients au mois d’août. En effet, ces clients commandent plus en juillet pour se préparer au démarrage traditionnel de septembre.

Cette évolution des marchés a comme effet immédiat de charger plus notre train à chaud en passant sa production mensuelle de 110 à 160 000 tonnes. Pour se faire, nous seront approvisionnés en brames majoritairement par Dunkerque (environ 120 000 tonnes) mais aussi par les sites de Brême et d’Ekosthall.

Au niveau social, deux organisations du travail sont possibles. La première est de continuer à fonctionner avec un four mais en 5 équipes. Cette solution moins coûteuse permet d’atteindre les 160 kt par mois mais elle est, selon M. Blaffart, sans souplesse en terme de production journalière car il faut maintenir un rythme élevé durant tout le mois. La seconde qui consiste à fonctionner en quatre équipes en rallumant le deuxième four permet de pouvoir absorber la totalité des commandes en préservant un bon niveau de service client.

C’est cette seconde solution plus coûteuse mais plus flexible qui a été choisie par la direction.

Concernant le packaging, la direction nous informe que malgré un léger mieux, la tendance du marché reste faible. Nous subissons d’une part, une baisse de la demande en produits dédiés à la confection de boites de boissons et les prévisions de récoltes de légumes sont faibles ce qui impacte directement les produits d’emballages alimentaires. D’autre part, nous sommes soumis à un niveau élevé d’importation. Le seul fait marquant d’importance et positif est que nous avons réussi à augmenter nos volumes chez nos deux principaux clients (Crown Cork et Impress).

Analyse CFDT

Pour la CFDT, depuis l’origine nous avons démontré point par point et prouvé que notre site n’entrait pas dans les soi-disant critères qui ont déterminé l’arrêt des filières liquides et une fois de plus nous avons vivement contestés les choix pris par la direction du groupe de "sacrifier" le site de Florange.

L’arrêt de nos hauts fourneaux nous a mis dans une spirale non vertueuse qui nous a conduit du peloton de tête vers le peloton de queue !!!

Nous étions un site intégré avec une optimisation et un traitement des coproduits inégalés dans le groupe. Nous étions en autarcie coke. Nous avions un aval surpuissant par rapport à l’amont et nous sommes heureusement toujours au cœur des marchés Européens. Nous avons toujours un personnel compétent et consciencieux qui sait faire face aux différentes problématiques de fonctionnement liées à la crise mais malheureusement de moins en moins nombreux.

Pour preuve, la direction annonce avoir choisi la solution la plus coûteuse pour organiser le travail au train à chaud et s’en tient à un argumentaire technique mais notre directeur d’habitude tellement bavard et capable de soutenir n’importe quelle position. Et bien M. Blaffart n’a pas trouvé d’argument quand nous lui avons posé des questions d’ordre sociale, concernant le train à chaud et qui sont également pertinentes pour toutes les installations du site :
  • Mais, avec quel personnel ferez vous tourner les installations ?
  • Quelles sont les compétences qu’il nous faut rapidement transférer ?
  • Quel est l’état des lieux de l’emploi dans Florange ?
  • Donnez nous la liste des emplois critiques, parlons de GPEC !!!
Pour la CFDT Le plan de départs volontaires, l’arrêt des embauches, le plan de formation qui évolue très peu, les plans sociaux silencieux subis par les intérimaires et les sous-traitants, toutes ces raisons ont dépouillé notre site de compétences essentielles et de main d’œuvre. Nous avons exigé de rapidement avoir un état des lieux de l’emploi dans Florange, de redynamiser le plan de formation et de recruter rapidement des salariés afin d’organiser le transfert des compétences.

Nous ne laisserons pas les directions détruire notre savoir faire, qui reste un des atouts majeur pour la pérennité de notre site.

mardi 30 juin 2009

COMPTE-RENDU REUNION DU CE DE JUIN 2009

UNE DIRECTION PEU MOTIVEE !!!!

Face à une Direction de moins en moins motivée pour ne pas dire absente, cette réunion ordinaire du Comité d’Entreprise a été sans surprise. Malheureusement, le carnet de commande reste toujours aussi plat. La Direction table même sur une diminution encore plus importante pour le TAB, dès septembre dû en partie selon elle, à la dénonciation par Multiserv de son contrat.

La Direction a confirmé l’élaboration par Monsieur RENTZ (direction LCE) d’un contrat pour l’approvisionnement du LCB, en demi produits.

Les élus du CE, à l’unanimité, ont mandaté le cabinet Syndex pour vérifier les comptes 2008, et ceux prévisionnels pour 2009. Les élus lui ont également confié une mission pour le calcul des prix des billettes achetées, et leurs conditions d’approvisionnement en provenance des autres unités du Groupe. Concernant le démantèlement de l’aciérie et la vente d’outils de cette unité, la Direction annonce qu’aujourd’hui il n’y a eu que des visites préliminaires de la part de collègues du groupe.

Face à ce marasme économique qui perdure, la CFDT espère qu’à la rentrée une embellie se dessinera. Il n’est pas convenable de laisser le personnel du LCB au chômage. Ce n’est pas bon pour le moral des troupes et cela risque d’entamer l’avenir de cette Unité.


MULTISERV
La fermeture de l’ Aciérie et du TAB font de nouveaux dégâts en terme d’emploi. La Société Multiserv en charge notamment du parachèvement au TAB, licencie une très grande partie de son personnel.
Multiserv a décidé de mettre un terme à son contrat avec Arcélor Mittal Gandrange, avant la fermeture du TAB, soit le 31 Août 2009. La Direction est confrontée à un nouveau problème: la reprise de l’activité de parachèvement par le personnel de Gandrange.
Pour la CFDT, la Direction doit tout mettre en oeuvre pour que cette activité soit reprise dans de bonnes conditions, avec du personnel bien formé.
Des billettes ou ronds mal parachevés, sont sources de litiges chez les clients avec à la clé une dégradation de leur confiance


EFFECTIFS
Les effectifs à fin mai sont de 748 salariés.
En mai, la Direction a enregistré 16 départs :
  • - 9 mobilités (7 au Luxembourg, 2 à Florange)
  • - 1 retraite normale
  • - 3 retraités après PRP/RTA2

HOMOLOGATIONS
La Direction nous a précisé que 78 % des tonnages nécessitant une homologation chez nos clients, ont été réalisés. Cela représente 95 % du carnet de commandes qui peut être produit par le LCB. La CFDT estime que ceci est une bonne nouvelle et que la Direction mettra tout en oeuvre pour que la production du LCB soit à la hauteur des attentes des clients en terme de qualité quand la reprise se fera sentir.


ARRETS D’ETE
La Direction a confirmé les arrêts d’été semaines 32.33.34, soit du 3 au 24 août 2009. Mais des activités de parachèvement et d’expéditions sont prévues pendant les semaines 32 et 33 au LCB.
Durant cet arrêt, le self sera fermé. Les salariés travaillant pendant cette période verront leurs repas remboursés sur présentation d’un justificatif avec un maxi de 10 € par repas.


INTERIMAIRES
A fin mai , 15 intérimaires sont inscrits aux effectifs à savoir :
  • 2 au LCB
  • 1 à DFI
  • 1 à QSE
  • 11 à DAS (dont 7 au gardiennage)
    La Direction nous a dores et déjà informé que le nombre d’intérimaire va aller en décroissant. Il ne sont plus que 11 à fin juin et seront seulement 5 en septembre.

CYCLE DE TRAVAIL LCB
La Direction a présenté son projet de cycle de travail en trois équipes au LCB; Elle nous a rappelé l’importance de cette démarche tant économique que technique pour notre unité. Elle souhaite faire un avenant à l’accord actuel à durée déterminée d’un an, en préservant les salaires par l’application des aléas de carrière. Faute de signatures, elle menace de dénoncer l’accord actuel et de passer en force en respectant le préavis de trois mois.
Pour la CFDT, la Direction ne doit rien changer aux salaires et plus particulièrement sur le fixe mensuel des salariés concernés. Cela a déjà été fait à l’Aciérie et aux Transports. Nous ne comprenons pas pourquoi elle s’acharne sur les salariés du LCB qui ont déjà été plus que malmenés. (chômage, prime etc...).
Il faut qu’elle mette en application ses beaux discours d’avenir pour le LCB en privilégiant son personnel et non pas en le maltraitant.


ENTRETIENS PROFESSIONNELS
Seulement 10 % des entretiens professionnels prévus ont été réalisés à ce jour. Suite aux interventions répétées de la CFDT, la Direction du LCB s’est engagée à faire tous les entretiens professionnels avant la fin de cette année, et de le faire systématiquement tous les ans.
Pour la CFDT, c’est une bonne résolution pour cette unité. Encore faudra t il la tenir. Les autres unités devraient s’en inspirer et mettre également tout en oeuvre pour l’appliquer.



PROCHAIN CE
Le 30 Juillet à 9 H

mardi 23 juin 2009

Marche des Installations

GESTION AU COUP PAR COUP

Un CE extraordinaire s‘est tenu lundi 22 juin avec pour sujet la marche des installations pour le 3eme trimestre.
La Direction a annoncé l’enregistrement de 2000t supplémentaires en provenance d’Allemagne et de SMR.
C’est un peu d’amélioration dans la grisaille actuelle, bien que notre carnet de commandes reste toujours très bas.
Certains clients ont avancé leurs arrêts d’été et souhaitent être livrés d’urgence.

En conséquence la marche des laminoirs est modifiée pour le mois de juillet. La semaine 29 qui devait être chômée sera travaillée et le chômage reporté semaine 30. Cette disposition est valable également pour le TAB.

En raison des travaux d’amélioration et d’entretien le Service Maintenance travaillera tout le trimestre prochain.

La CFDT prend acte de cette légère embellie mais déplore cette gestion du temps de travail au coup par coup. Bien sur, nous sommes dans une période très grave et personne ne peut prévoir la fin de cette crise.
Cette organisation à l’emporte pièce est pénible pour les salariés comme pour les installations.

mercredi 17 juin 2009

L.C.B. NEGOCIATIONS PASSAGE TROIS EQUIPES

Aujourd’hui, 17 juin 2009, s’est tenue la troisième réunion de négociation sur le passage de 4 équipes à 3 équipes de manière temporaire. Cela afin d’éliminer les postes froids et les surcoûts qu’ils engendrent par rapport à la production actuelle du L.C.B.
Depuis le début des négociations, la Direction a rappelé que nous sommes en sous activité depuis octobre 2008.
Cela perturbe fortement le fonctionnement de l’installation, notamment le four qui supporte mal les arrêts à répétition.
Pour la Direction, une des hypothèses est de dénoncer l’accord 4 équipes signé par la CFDT, la CFE CGC, ce que la législation lui permet avec trois mois de préavis. Cela entraînerait une perte importante de salaire.

La Direction veut privilégier la négociation et trouver un compromis acceptable. Elle propose donc un avenant à l’accord existant, à durée déterminée à savoir :

  • 5 jours de travail du matin 2 repos
  • 4 jours de travail de nuit 3 repos
  • 5 jours de travail après midi 2 repos

Tous les lundi matin et vendredi après midi seraient des jours de non production mis à profit pour de la formation : « action d’amélioration continue et de progrès ».

Pour la CFDT, le cycle présenté par la Direction, n’est pas celui que nous leur avons proposé, mais s’en rapproche.Le cycle 32 heures payé 35 heures en 4 jours est une revendication portée par la CFDT, bien avant l’aboutissement de l’accord 35 heures. Aujourd’hui, la crise économique est telle que la CFDT remet cette revendication à plus tard, lorsque la situation industrielle sera plus favorable. Comme nous l’avons déjà exprimé à plusieurs reprises, « nous avons la tête dans les étoiles, mais nous gardons les pieds sur terre » !


Tout au long de ces réunions de négociations, la CFDT a réaffirmé sa volonté de ne pas faire perdre d’argent aux salariés du LCB !.

L’avenir du LCB est en jeu, les salariés de cette unité ont assez souffert. Le contentieux des promesses faites en 2008 sur les salaires n’est toujours pas réglé. De plus, les postés du LCB sont les premiers touchés par les mesures de chômage, donc de pertes de salaires, sans compter les entretiens professionnels qui n’ont toujours pas aboutis. Ce sont également eux qui sont chargés de la formation des nouveaux arrivants.

Pour la CFDT, les économies de bout de chandelles de la Direction fragiliseraient l’équilibre social actuel et compromettraient l’avenir du LCB.

jeudi 11 juin 2009

Manif du 13 juin J-2

Le moment n’est plus à se demander si c’est la bonne date, le bon jour, si on n’aurait pas mieux aimé aller à Paris, faire la grève….

Nous devons être plus nombreux que le 19 mars !

Soyons clairs : nous n’avons pas le choix !

Il y va de la crédibilité du mouvement syndical à créer un rapport de force en faveur des salariés et à être en capacité obtenir des résultats ! Pas pour le plaisir de montrer notre force mais parce que dans cette période nous devons absolument obtenir des mesures de justice sociale en faveur des salariés, chômeurs, retraités… parce que c’est notre boulot !

Il est évident que, chacune et chacun nous ne sommes pas directement concerné-e-s par les conséquences de la crise de la même façon, nous sommes même parfois dans des collectifs de travail qui seront peut-être complètement épargnés et alors ? Justement il me semble que nous défendons à la CFDT une valeur essentielle qui s’appelle Solidarité avec sa grande sœur équité !

Aujourd’hui, demain et vendredi nous devons chacune et chacun tout faire pour mobiliser un maximum de collègues autour de nous c’est une priorité absolue !

Et bien entendu, TOUS les militants, adhérents CFDT seront dans la rue Samedi ! Ca fera déjà du monde !

Nous pouvons y arriver,
nous devons y arriver,
SOYONS CONVAINCU-E-S ET CONVAINQUANT-E-S !
à Samedi


Dominique MARCHAL
Secrétaire Générale CFDT Moselle

mardi 9 juin 2009

13 juin Manifestation à METZ

Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique

Des entreprises utilisent la crise pour opérer des restructurations tout en maintenant la rémunération de leurs actionnaires. C’est intolérable et inadmissible.
Dans toutes les entreprises, quelle que soit leur situation, c’est notamment en investissant dans l’outil de production, dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera assurée.
Dans la fonction et les entreprises publiques, il est indispensable de répondre aux besoins de notre société et de la population et de leur attribuer les moyens nécessaires. Dès 2009, le gouvernement doit renoncer aux 30.000 suppressions de postes. Il faut abandonner une politique aveugle de suppression d’emplois et penser autrement l’évolution des services publics dont la qualité et l’emploi constituent une question centrale.
La situation des salariés précaires du public appelle des mesures de justice sociale.

Des politiques salariales qui visent à améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités

Dans les branches, les entreprises, les fonctions publiques, les négociations salariales doivent assurer au moins un maintien du pouvoir d’achat et une réduction des inégalités.
Les allégements de cotisations sociales doivent être conditionnés à la conclusion d’accords salariaux

Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat.



  • Une relance par la consommation en améliorant le pouvoir d’achat, en priorité des revenus les plus modestes parmi lesquels de nombreux salariés, demandeurs d’emploi, retraités et bénéficiaires de minima sociaux.

  • Une politique de développement de logement social à la hauteur de l’urgence, un encadrement des loyers et un accès au crédit dans des conditions excluant les taux usuraires.

  • Une protection sociale (santé, retraite…) dans un cadre collectif et solidaire

  • Des investissements ciblés, en particulier en matière d’infrastructures, d’équipements publics et de services publics, en favorisant la recherche, le développement, l’éducation et la formation. Les investissements publics et privés doivent notamment être orientés en faveur d’une économie du développement durable mettant en oeuvre les principes adoptés au Grenelle de l’Environnement.

  • Toute aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l’objet de contreparties.


Si vous ne venez pas, si chacun attend sur son voisin, alors là c’est sûr, on ne gagnera rien !
Mais si on est nombreux, on obtiendra des résultats

Toutes et tous mobilisé(e)s
Toutes et tous à la Manif !

Organisation de transports collectifs par la CFDT

vendredi 5 juin 2009

LE 13 JUIN

LES SALARIÉS DOIVENT SE FAIRE ENTENDRE !

Face à la crise, les salariés attendent du patronat et du gouvernement des réponses concrètes aux problèmes qu’ils rencontrent. La CFDT fait des propositions en termes d’emploi, de salaires, pour plus de justice sociale et pour préparer l’avenir.
  • Former plutôt que licencier : tout faire pour maintenir les salariés dans les entreprises, en utilisant les périodes de sous-activité pour les former et les qualifier davantage.

  • Favoriser l’accès au chômage partiel dans toutes les entreprises confrontées aux baisses d’activité.

  • Tout faire pour donner aux jeunes un emploi et des perspectives de carrière.

  • Arrêter les suppressions aveugles de postes dans la fonction publique.

  • Suspendre la défiscalisation des heures supplémentaires qui aggravent encore plus la situation de l’emploi et pénalise les salariés les plus précaires (intérim, CDD…).

  • Permettre une répartition plus équitable des richesses :
  • *** par des salaires qui garantissent le maintien du pouvoir d’achat et reconnaissent réellement les compétences et le déroulement de carrière des salariés,
  • *** par une meilleure répartition des richesses produites par les salariés entre les entreprises donneuses d’ordre et leurs sous-traitants,
  • *** par une plus grande transparence des rémunérations des chefs d’entreprise pour limiter les avantages exorbitants obtenus par certains dirigeants.

  • Suspendre le bouclier fiscal et créer une nouvelle tranche d’impôts sur les hauts revenus. Ces mesures permettraient aussi de financer les différentes actions en faveur de l’emploi et des jeunes.

  • Permettre aux salariés et leurs représentants de peser sur les choix des entreprises en matière de stratégie économique et de répartition des richesses. Les entreprises qui reçoivent de l’argent public devraient aussi rendre des comptes.

  • S’engager avec les autres pays de l’Union dans la mise en oeuvre de plans européens en faveur des secteurs qui feront les emplois de demain : l’énergie, les transports, le développement durable.


Sur toutes ces questions, c’est maintenant qu’il faut agir !
Pour se faire entendre et obtenir un véritable changement de cap :

samedi 13 juin, tous dans la rue
aux côtés de la CFDT !

ÉLECTIONS EUROPÉENNES :

AUX CITOYENS DE S’EXPRIMER !

Les élections au Parlement européen ont une importance cruciale pour l’avenir de l’Europe, de la France et du monde. Les décisions des députés de Strasbourg ont une influence croissante sur notre vie quotidienne. Dans le contexte actuel de crise mondiale, le rôle de l’Union européenne pour proposer des solutions et les mettre en oeuvre s’en trouve renforcé. Le choix de la CFDT est celui d’une Europe fidèle à ses valeurs de démocratie, de liberté et de solidarité. C’est pourquoi nous demandons aux candidats aux élections européennes de s’engager :

Pour une politique européenne de l’emploi, de l’innovation, du développement durable
L’Union européenne doit se donner les moyens de relancer l’économie et l’emploi par une politique commune et coordonnée avec celles des Etats membres, en :
  • développant une économie de la connaissance par la formation initiale et professionnelle et par l’investissement en recherche et développement,
  • investissant dans le développement durable,
  • renforçant les capacités d’intervention des fonds européens pour aider les salariés à faire face aux mutations.
Pour une Europe de la cohésion sociale et de la solidarité
La crise actuelle démontre à quel point le social ne peut être subordonné à l’économique : deux dimensions pleines à intégrer. L’Union européenne doit agir pour :
  • assurer cohésion sociale et dynamisme économique en incitant les Etats membres à favoriser une répartition équitable des richesses, soutenir le pouvoir d’achat, et assurer une protection sociale de qualité ;
  • garantir des services publics de qualité pour tous ;
  • favoriser les coopérations entre Etats membres au lieu de concurrences négatives, lutter contre le « dumping fiscal », et favoriser des fiscalités socialement justes ;
  • renforcer les outils de solidarité avec les régions défavorisées, renforcer le budget européen en mettant en place des ressources propres, mettre en place un système d’emprunt au niveau européen pour développer des projets communs ;
  • garantir la liberté de circulation dans l’ensemble de l’Union européenne et favoriser une politique de migration respectueuse des personnes et contribuant au développement économique, à la fois en Europe et dans les pays d’origine ;
  • intensifier la lutte contre les discriminations et les inégalités, renforcer les outils de lutte contre la précarité, la pauvreté et l’exclusion sociale ;
  • renforcer les moyens de concilier vie professionnelle et vie privée, lutter contre les temps de travail excessifs et les mauvaises conditions de travail ;
  • renforcer l’intégration de la question sociale dans les traités européens ;
  • impulser le dialogue social, outil privilégié dans la recherche des solutions adaptées aux différentes situations.


Pour une Europe active dans le monde
L’Union européenne joue un rôle de premier plan dans le monde pour la lutte contre le changement climatique et dans l’aide publique au développement. Elle est intervenue au G20 pour que des mesures soient prises en matière de régulation financière. Sa capacité d’intervention doit également jouer en faveur d’une prise en compte de la question sociale dans les règles du commerce mondial. Elle doit :

  • agir pour l’intégration de clauses sociales dans les accords commerciaux prévoyant le respect des normes fondamentales de l’OIT,
  • établir des règles européennes pour faire progresser la Responsabilité Sociale des Entreprises,
  • agir dans les négociations à l’OMC et dans les accords bilatéraux pour des règles commerciales équitables, soutenant le développement des pays pauvres,
  • approfondir l’action pour la régulation financière,
  • poursuivre l’action pour la réduction des gaz à effets de serre.


La CFDT appelle tous les salariés à montrer leur attachement à la construction d’un monde plus juste, plus solidaire, plus respectueux de l’avenir de la planète, en participant au scrutin européen du 7 juin 2009.

jeudi 4 juin 2009

Veille Industrielle 1ère réunion

Pour rappel, c'est l'action de blocage de la gare d'Ebange menée par la seule CFDT qui a permis après une négociation bien difficile, de mettre en place cette rencontre régulière avec la Direction !

En introduction Mr BLAFFART reste très prudent: "Le carnet de commande global augmente légèrement au cours de ce 2ème trimestre même si il reste encore à un niveau très faible. Par rapport à une année normale comme 2007 (2008 étant une année exceptionnelle) la charge sur le carnet "Industrie" est à un peu plus de 25% et la charge sur le carnet "Auto" est à 50%."

Carnet Industrie:

Sur le Florange la charge du 2ème trimestre est légèrement en recul avec une de 131 kT contre 145 kT au 1er trimestre.
C'est sur ce marché que la situation est la plus tendue avec une guerre des prix "féroces" avec notamment des attaques provenant des exportations russes et chinoises.

Carnet Auto:

La charge du 2ème trimestre est en progression avec une production à 167 kT contre 139 kT au 1er trimestre.
La légère progression du carnet auto est d'après la direction du aux effets conjugués de la prime à la casse et de l'effet déstockage chez certains clients automobiles, notamment sur les petits modèles.

Carnet Packaging:

Alors que traditionnellement avec l'arrivée de l'été la charge des installations dédiées à l'emballage connaissait un fort taux d'activité, cette année le marché s'est effondré.
Les principales causes sont:

  • Une baisse de la consommation dut à la crise (on achète plus volontiers une grande bouteille plutôt que des canettes individuelles)
  • la concurrence de l'aluminium
  • Le concurrent "Acier" CORUS qui bénéficie en outre du faible taux de la Livre Sterling.


Conclusion:

Mr BLAFFART reste très réservé sur les perspectives 2009. Si, sur certains carnets la situation semble s'améliorer, d'autres secteurs d'activités sont en très grandes difficultés.
Hormis le marché de l'emballage qui reste plus que déprimé, les volumes augmentent légèrement mais les prix de ventes eux baissent. La problématique pour la direction est : "Faut-il prendre les commandes ou pas???"
En effet, même si il a consenti à certains "ajustement" de prix, le groupe ArcelorMittal, du haut de sa suprématie sur le marché de l'acier, se refuse à rentrer dans une guerre des prix. Les consignes de la Direction Générale pour la 2ème partie de l'année 2009 sont on ne peut plus claires:
"Diminuer les prix de revient et diviser l'ensemble des stocks par deux."


INDEMNISATION DU CHOMAGE PARTIEL :

Contrairement à ce qui a été annoncé par certaines organisations syndicales, la convention entre la DDTEFP (pouvoir public) et la direction du site de Florange n'a pas encore été signée pour passer l'indemnisation du chômage partiel de 60 à 75 % du salaire brut, alors que cette demande devait prendre effet au 1er Mai.
La CFDT est intervenue auprès de la Direction Générale pour demander qu'un rappel de salaire soit fait, sur la paie de juin pour compenser les 15 % de perte subi par les salariés en chômage en Mai dès que la convention serait signée. La Direction a accepté cette solution la moins pénalisante pour le personnel.

Analyse CFDT:

La CFDT se félicite de la tenue de cette première réunion de "Veille Industrielle". Cette réunion faisait partie des 3 revendications de la CFDT lors de notre action mené mi-avril à la gare d'Ebange et qui a été arrachée, quoi qu'en disent certains, de haute lutte. Cette "Veille Industrielle" va nous permettre de suivre mois, après moi l'évolution du carnet de commandes et des charges sur le périmètre Nord Européen ainsi que sur le site de Florange.
Au cours de cette 1ère réunion, il s'agissait surtout de faire un état des lieux de la charge des différentes installations. La situation est encore très délicate même si sur le marché "Auto" la situation semble s'améliorer.
La CFDT a, de plus, demandé pour la prochaine réunion, que la direction face l'inventaire des compétences nécessaires à un bon démarrage des outils quand la conjoncture le permettra. Nous avons également demandé à connaître le bilan complet des départs volontaires et les formations nécessaires pour former les salariés qui seront successibles de tenir les postes libérés.

mercredi 3 juin 2009

Journée mondiale de l'environnement 5 juin 2009

FAISONS UN GESTE POUR L'ENVIRONNEMENT
Pour une routine plus écologique
Particuliers, organisations, entreprises ou gouvernements, quelques mesures suffisent pour réduire vos émissions de carbone, dont le total constitue votre empreinte carbone. Par où commencer? Lisez ces quelques lignes et vous aurez déjà fait le premier pas.


Le but de la Journée mondiale de l’environnement est d’inciter chacun d’entre nous à agir pour contribuer à la solution, et adopter un comportement plus écologique est plus facile qu’il n’y paraît. Nous pouvons tous faire quelque chose pour protéger la planète en consommant moins et en agissant plus. Prenez de bonnes résolutions dès aujourd’hui. Encouragez les autres à faire de même. Agissez!


QUELQUES IDEES POUR CELEBRER LA JOURNEE MONDIALE DE L’ENVIRONNEMENT
  • Adhérer à un groupe de défense de l’environnement
  • Adopter un mode de vie écologique
  • Agir
  • Aider un groupe local de défense de l’environnement à organiser des activités pour célébrer la Journée mondiale de l’environnement
  • Brader des T-shirts sur la Journée mondiale de l’environnement
  • Calculer son empreinte carbone
  • Compenser ses émissions
  • Composter les déchets
  • Créer des œuvres d’art à partir de matériaux recyclés
  • Donner le coup d′envoi d’une campagne pour l’environnement
  • Echanger des idées
  • Economiser le papier
  • Exiger la responsabilité à l’égard de l’environnement
  • Faire connaître à tous ses amis la Journée mondiale de l’environnement
  • Faire un don pour une cause environnementale
  • Gaspiller moins
  • Inciter les jeunes à organiser des activités
  • Lancer des campagnes de sensibilisation

Le 5 juin, consacrer son blog à la Journée mondiale de l’environnement



  • Marcher pour l’environnement
  • Mener des campagnes de nettoyage
  • Mettre en place des programmes d’éducation à l’environnement dans les écoles
  • Monter un théâtre de marionnettes pour les enfants avec messages sur l’environnement
  • Ne jamais laisser la télévision ou l’ordinateur en veille
  • Ne rien jeter par terre
  • Organiser dans son quartier une activité sur le thème de la Journée mondiale de l’environnement
  • Organiser des débats sur les problèmes d’environnement
  • Organiser des défilés à vélo ou des courses de vélo
  • Organiser des expositions (dessins, affiches, photos et peintures)
  • Partir en excursion pour visiter des sites naturels
  • Planter un arbre
  • Pratiquer l’agriculture biologique et manger bio
  • Pratiquer le covoiturage
  • Présenter des prix pour des concours sur l’environnement
  • Projeter des films sur l’environnement
  • Recueillir les eaux de pluie
  • Réduire, réutiliser et recycler les déchets
  • Renoncer au CO2
  • Renoncer aux sacs plastiques
  • Restaurer des habitats naturels
  • S’engager comme volontaire dans des campagnes comme "Nettoyons la planète"
  • Se déplacer par des moyens écologiques (marche à pied, jogging, bicyclette)
  • Surveiller les émissions des véhicules automobiles
  • Trier les déchets
  • Utiliser des ampoules électriques à faible consommation
  • Veiller à la propreté de son quartier

  • Visiter des jardins botaniques et des parcs nationaux
  • Zéro émission



Rien à l'horizon, toujours pas d'amélioration

REUNION DU COMITE D’ENTREPRISE DU 28 MAI 2009


La Direction nous a présenté un carnet de commandes encore en baisse jusqu’à septembre. Elle envisage de faire une demande de chômage partiel auprès de la DDTE pour toute cette période, ainsi que de changer d’organisation du travail au LCB en passant à trois équipes.
La CFDT est intervenue à plusieurs reprises : sur le prix des billettes de Rurhort, il était au 1er trimestre supérieur de 150€/T par rapport au prix actuel, et sur la masse salariale qui sera supportée par le LCB (TPFC, etc).


La Direction a affirmé à nouveau sa volonté de ne pas charger financièrement le LCB en 2010, pour assurer son démarrage sur des bases saines et péreines.
La CFDT lui a rappelé que c’était capital pour la motivation du personnel.

Depuis le début de l’année, le RBE est négatif. Cela s’améliore, nous avons récupéré 1.7 M€ sur la vente des consommables (électrodes produits ferreux).


Mr Riondet responsable des investissements nous a présenté ce qui est en cours pour le LCB. Il a insisté sur le fait que le groupe a acté ces investissements, alors qu’ils sont gelés dans tous les sites. La CFDT prend acte mais restera vigilante , les investissements matériels seuls ne suffisent pas, il faut aussi compter sur les hommes.

MULTISERV
Durant la réunion du CE, une vingtaine de salariés de Multiserv, qui depuis deux jours sont en grève, ont interpellé notre Direction, afin qu’elle intervienne auprès de Multiserv pour ouvrir un dialogue social sur les licenciements qui leur ont été annoncés.
La CFDT a rappelé à la Direction qu’elle avait pris des engagements lors du PSE envers les sociétés sous traitantes, et qu’elle devait les respecter.
Pour la CFDT, une sortie de crise doit être faite rapidement, tant pour le personnel que pour l’entreprise.
ENTRETIENS PROFESSIONNELS
La CFDT signataire d’ACAP 2000 a exigé de la Direction que les entretiens professionnels réalisés en 2008 signés, soient réglés.
La Direction a accepté de débloquer la situation pour les entretiens réalisés en 2008.
Pour les entretiens 2009 , ils seront réalisés, mais la Direction nous rappelle la décision du Groupe, 0% en augmentations individuelles, 0 % en augmentations générales, mais elle s’engage à revoir sa position dès que la situation s’améliore.

EFFECTIFS
Fin avril : 764
  • 18 sorties :
    - 8 Mobilités internes (lux)
    - 7 Retraites Normales
    - 3 Retraites après RTA2/PRP
  • 1 entrée :
    - M Philippe CHAPELLIER
  • 15 intérimaires :
    - 2 au LCB ( parachèvements )
    - 1 à DFI
    - 1 à QSE
    - 11 à GSI et DAS

CHÔMAGE PARTIEL
Lors de ce CE, la Direction nous a informé de son intention de faire une demande de recours au chômage partiel pour le 3ème trimestre 2009 auprès de la DDTEFP. Les modalités d’application de ces périodes de chômage (personnel concerné, ... ) restent identiques à celles du 2ème trimestre. Les périodes chômées proposées sont les suivantes :

  • TAB :
    * du 1er au 6 juillet
    * du 11 au 20 juillet
    * du 24 au 31 juillet
    * du 31 août au 7 septembre
    * du 12 au 21 septembre
    * du 25 au 30 septembre

  • LCB :
    * du 1er au 6 juillet
    * du 11 au 19 juillet
    * du 24 au 31 juillet
    * du 31 août au 14 septembre
    * du 24 au 30 septembre

La CFDT est intervenue auprès de la Direction pour lui rappeler les risques potentiels que peuvent générer ces longues périodes de chômage sur le moral et surtout sur la motivation du personnel à remettre le pied à l’étrier le moment voulu.

Pour la CFDT, le Direction doit tout mettre en oeuvre pour que ces périodes soient mises à profil pour faire plus de formation et de travaux

ARRETS D’ETE
La Direction confirme les arrêts d’été semaines 32.33.34, soit du 3 au 24 août 2009.

PASSAGE DE 4 A 3 EQUIPES
La Direction a abordé le projet de passage du LCB en trois équipes. En effet, les 4 équipes actuelles ont été mises en place pour une production supérieure à 35000 tonnes par mois.
Aujourd’hui, avec environ 10.000 T, nous sommes loin du compte. En passant à trois équipes, la Direction veut faire des économies sur les consommations de gaz pour le four et d’électricité, sur les pertes de mise au mille suite aux arrêts du train (contraintes thermodynamiques qui entrainent une usure prématurée de nos installations et un coût de maintenance pendant les arrêts) La Direction a programmé trois réunions de négociation sur le cycle, les 5,11 et 17 juin. Suite à la conjoncture, la CFDT espère que le passage à trois équipes ne peut être que temporaire et sans perte de salaire sachant que les mesures de chômage partiel grèvent déjà le salaire du personnel posté.
La CFDT rappelle à la Direction que le personnel du LCB a besoin de confiance en l’avenir et de sérénité.

INVESTISSEMENTS au LCB
De bonnes nouvelles dans la grisaille.
La Direction a présenté au Comité d’entreprise la suite des investissements du LCB.
  • Projet d’extension de diamètre : passage de 82 à 100 mm (actuellement 16 mm à 82 mm), destiné à la production pour forge, estimée à 40.000 T par an(produit à forte valeur ajoutée).
  • Implantation de nouvelles cages Kocks permettant le laminage des gros diamètres.
  • Installation de deux nouvelles entraîneuses (amélioration de la qualité dimensionnelle).
  • Nouveaux ateliers de montage pour les Kocks.
  • Refroidissoirs : installation de rateliers mobiles et fixes qui permettent une amélioration notable de la rectitude éliminant le dressage , ce qui entraine des gains de production.
  • Tronçonneuse à disques abrasifs pour couper les barres.
Actuellement, les commandes sont passées (délai 12 mois) afin de permettre le montage des cages Kocks pour l’été 2010 et démarrage de la production à l’automne.

Les investissements ont été approuvés par Long Carbone Europe le 22 avril 2009.

A l’heure où les entreprises sidérurgiques éprouvent beaucoup de difficultés., selon la Direction, la poursuite des investissements est une marque de confiance forte du groupe pour l’avenir notre laminoir

mardi 19 mai 2009

DES INTERVENTIONS PAYANTES !

LA DIRECTION DE LONG CARBONE EUROPE REPOND FAVORABLEMENT AUX EXIGENCES DE LA CFDT ET DE LA CFE CGC

Lors de l’entrevue du 28 avril avec EVIE ROOS, DRH de long carbone europe, la CFDT et la CFE CGC ont exigé que tous les salariés aient une offre valable d’emploi pour fin mai 2009.

Pour la CFDT et pour la CFE CGC, il etait grand temps, un mois aprés l’arret définitif de l’aciérie, que tous les salariés aient enfin leur O.V.E.

Suite à nos pressions, Long carbone europe, par l’intermédiaire de monsieur SCHUMMERS, nous informe aujourd’hui qu’une OVE sera enfin proposée à tous les salariés concernés courant juin.

Pour la CFDT et la CFE CGC, cette réponse, bien qu’un peu tardive, correspond à nos exigences. Cependant, nous lui avons rappelé que la situation aurait du être réglée au plus tard, pour les aciéristes, au 31 mars 2009, conformément au PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) de Gandrange.

DES INFORMATIONS COMPLETES VOUS SERONT COMMUNIQUEES, PLUS PRECISEMENT, PAR LA CFDT ET LA CFE CGC, A L ‘ISSUE DE LA COMMISSION DE SUIVI DU PSE DU 29 MAI PROCHAIN.

jeudi 7 mai 2009

« Oui, Monsieur Sarkozy, il est urgent de s'attaquer aux voyous
... à tous les voyous»


Les salariés d'ArcelorMittal n'en finissent pas de traverser les tempêtes sociales. Au total, ce sont plusieurs milliers de travailleurs qui vont chômer plusieurs mois. La direction annonce des arrêts de production pour une durée indéterminée. C'est la crise, vous devez rester chez vous, il n'y a plus de travail et plus d'argent. Comment ne pas être en colère lorsque l'on pense aux presque 20 milliards de bénéfices gagnés ces trois dernières années. Bénéfices dilapidés pour gaver des actionnaires partis se vautrer aux Bahamas. Comment ne pas en vouloir à ces dirigeants « esclaves» de la finance, des fonds de pension, de la Bourse ou autres banquiers mais qui font porter les •.chaînes à leurs salariés ?

La situation sociale actuelle fait penser aux sifflets de « la Marseillaise» lors d'un fameux match de l'équipe de France. Toujours à la même époque, de riches personnalités, proches de cette classe politique scandalisée par les sifflets du Stade de France, quittaient le pays pour aller se « réfugier» dans des paradis fiscaux.

Fatiguées de payer trop d'impôts, elles ont préféré faire fructifier leurs rentes ailleurs. Elle n'est pas belle cette citoyenneté?

Evidemment, ces mêmes personnalités, propres sur elles, ne sifflent pas « la Marseillaise », elles. Non, elles ne la sifflent pas ... elles lui crachent à la figure.

Donc, la situation sociale de la maison France continue de se détériorer à grande vitesse.

Pas un jour sans son lot de plans sociaux et de licenciements.

Pas un jour sans son lot de scandales financiers ici et là. Les salariés abusés, écœurés et morts d'inquiétude continuent de « siffler» cette bien mauvaise partie. Oui, ils sifflent mais ce ne sont que des sifflets. Attention au jour où ils décideront de se mettre à...« cracher».

Edouard Martin,
Représentant CFDT au Comité restreint
Comité d'Entreprise européen ArcelorMittal


[Paroles de Lecteurs] Article paru dans le Nouvel-Observateur du 30 avril au 6 mai 2009

mardi 5 mai 2009

Après le 1er mai

Déclaration intersyndicale

Le 1er Mai 2009 a été une journée historique tant en raison de l’unité des huit organisations syndicales, qu’en raison de l’ampleur de la mobilisation au travers de plus de 280 rassemblements dans toute la France.

Troisième mobilisation à l’appel des huit organisations syndicales en quatre mois, ce 1er mai témoigne d’un enracinement de la mobilisation et de la détermination des salariés, demandeurs d’emploi et retraités à exprimer leurs revendications et à obtenir des réponses. Le gouvernement et le patronat auraient tort de les traiter par le déni et le mépris, alors que la crise, le chômage, les licenciements, les suppressions d’emploi et les politiques de fragilisation des services publics les percutent de plein fouet.

C’est pourquoi les organisations syndicales appellent solennellement le gouvernement et le patronat à prendre en compte l’ampleur de ces rassemblements qui expriment inquiétude, désarroi et profond sentiment d’injustice. Sur la base de leur déclaration commune du 5 janvier, elles préciseront, dans les prochains jours, des propositions sur lesquelles elles attendent des réponses rapides du gouvernement et du patronat.

Les huit organisations syndicales appellent les salariés à faire du 26 mai 2009 une journée de mobilisations décentralisées dans des modalités diverses en fonction des réalités locales et visant à la participation du plus grand nombre.

Elles soutiennent les manifestations syndicales européennes de la mi-mai.

Les huit organisations syndicales appellent aussi à une grande journée de manifestations dans toute la France le 13 juin 2009.

mardi 28 avril 2009

Appel pour le 1er mai

APPEL POUR LE 1ER MAI DES ORGANISATIONS SYNDICALES CFDT, CFTC, FO, CGT, CFE-CGC, FSU, Solidaires, Unsa

Le 1er Mai 2009 est marqué par une dynamique de mobilisation exceptionnelle que traduisent les 280 lieux de rassemblements et de manifestations prévus à cette occasion.

En effet, les annonces quotidiennes de suppressions d’emplois, de fermetures d’entreprises témoignent d’une situation qui se dégrade et dont ni gouvernement, ni patronat n’ont apprécié la durée et la gravité.

Malgré quelques réponses gouvernementales dont certaines restent encore à concrétiser, les organisations syndicales constatent que ni le maintien de l’emploi, ni l’amélioration du pouvoir d’achat, ni la relance économique tournée vers la consommation pas plus que la préservation de la protection sociale, des garanties collectives et le maintien des services publics n’ont fait l’objet de négociations de la part du gouvernement et du patronat.

Pire encore, le gouvernement ressort du tiroir un projet de loi sur le travail du dimanche et ferme la porte à tout coup de pouce au Smic.

Le patronat, quant à lui, n’a engagé aucune négociation sur les sujets au coeur de la crise : emploi, redistribution des richesses, rémunération des dirigeants, pouvoir des actionnaires.

Unies et déterminées, les organisations syndicales se retrouveront le 4 mai pour débattre des objectifs, des modalités et du calendrier des prochaines initiatives.

Les organisations syndicales appellent tous les salariés, les chômeurs, les retraités à participer massivement à tous les rassemblements et manifestations organisés pas les unions locales départementales et régionales syndicales afin d’exprimer leur solidarité avec les salariés déjà mobilisés dans leurs entreprises et faire entendre leur voix au gouvernement et au patronat.

Le contexte de la crise économique et sociale ne saurait faire oublier aux organisations syndicales françaises que le 1er mai est une journée de solidarité internationale des travailleurs.

Aussi elles tiennent à rappeler qu’elles s’associent donc à toutes les initiatives prises par les syndicats dans le monde.

lundi 27 avril 2009

Appel

A la mobilisation générale pour la défense de l'emploi !

L’intersyndicale d’ArcelorMittal, site de Florange, appelle les salariés à intensifier l’action pour la défense des emplois et la pérennisation du site de Florange. Dès le début des hostilités entreprises par la direction, nous avons souligné les graves menaces pour les emplois.

ARCELORMITTAL Florange est une des plus grosses entreprises du secteur privé. Les salariés et leurs familles veulent se faire entendre.

L’action des salariés de Florange doit pousser la direction à revenir sur sa décision d’arrêt « temporaire » de la filière liquide pour éviter une fermeture du site sans aucune date de reprise, elle doit aussi inciter les pouvoirs publics et l’Etat à intervenir.

Les échéances approchent, les arrêts sont annoncés.

Les choses vont très vite, trop vite. Les intentions de la direction sont d’arrêter les installations sans mouvements sociaux et revendicatifs que ce soit sur l’industriel ou le social.

Il s’agit de défendre et préserver l’emploi de tous : ouvriers, techniciens, agents de maîtrise, ingénieurs et cadres. Il est donc nécessaire d’impulser une lutte d’ensemble. Cela fait des années que nous assistons à un recul social. Ces derniers mois, les intérimaires ont été remerciés, des sous-traitants ont été licenciés, certaines entreprises sont en cours de liquidation. Notre lutte ne doit pas rester isolée, il faut impérativement créer un rapport de force favorable.

Aujourd’hui, Florange est une nouvelle fois menacé à court terme
Oui, il y a urgence !
Quatre rendez-vous à ne pas manquer.

L’intersyndicale CGT, CFE CGC, FO, CFTC et CFDT vous appellent à l’action et la manifestation lors des journées suivantes : Pour nous, l’unité des organisations et l’unité des salariés sont les conditions indispensables pour le rapport de force et la défense des intérêts individuels et collectifs des salariés et de leurs familles.
  1. Dans le cadre de la journée mondiale Santé et sécurité ArcelorMittal du mardi 28 avril 2009, les organisations syndicales organisent une manifestation avec départ devant le portier Ste Agathe à 14h pour aller vers la mairie de Florange et retour devant les GBX Florange.
  2. Appel à un rassemblement lors du C.E du mercredi 29 avril 2009 à 16h30 devant le GBX aile direction, la direction va annoncer les mesures sociales qui accompagneront la décision d’arrêt de la filière liquide.
  3. Le vendredi 1 mai 2009 à une manifestation unitaire à Metz, où un déplacement par bus sera organisé avec départ 9h15 devant les locaux syndicaux de Florange.
  4. Nous allons dans le courant du mois de mai 2009 organiser des assemblées générales ainsi que des permanences. L’objectif des organisations syndicales est d’éviter l’isolement des salariés et de leur permettre de s’exprimer.
Il y a urgence. Nous espérons que notre unité puisse servir de point d’ancrage pour un élargissement de la mobilisation.
C’est tout le sens de l’appel que nous Lançons aux salariés, aux Intérimaires et aux salariés sous-traitants d’ArcelorMittal.

vendredi 24 avril 2009

DES ESPOIRS ? ou DESESPOIR ?



COMPTE-RENDU REUNION DU COMITE D’ENTREPRISE D’AVRIL 2009

Dans un contexte plus que morose, la Direction nous a annoncé une très... très légère augmentation du carnet de commande. Cette petite amélioration permettra 2 postes de laminages supplémentaires au TAB et au LCB en mai et juin. Nous allons, ainsi que Schifflange, récupérer, en fonction des produits, une partie des commandes de Duisburg, suite à sa fermeture temporaire. Malgré tout, la Direction ne prévoit pas de reprise importante au 3ème trimestre. Elle réunira les organisations syndicales pour les mesures à prendre pour cette période. En ce qui concerne les homologations de nos produits, 30% ont été réalisées. Aucun retour négatif n’est enregistré à ce jour.

INVESTISSEMENTS
la présentation de l’avancement des travaux pour les gros diamètres du LCB, sera faite, aux élus, en Mai. En ce qui concerne les réseaux de téléphonie et d’informatique , la réflexion est toujours en cours. A partir du 1er mai, ISA (société de gardiennage) sera chargée de la surveillance et la sécurité de l’Aciérie. En ce qui concerne les salariés de cette unité, qui n’ont toujours pas eu d’OVE, ils seront occupés à des travaux sur le site. Pour ceux qui
sont détachés sur d’autres sites, ils bénéficieront de formations internes . Il n’y aura aucun impact sur leurs salaires comme prévu dans le PSE.

SAFETY DAY
En cette période de crise, la journée mondiale sécurité est inadmissible et provocatrice.
L’inquiétude est permanente, la priorité du personnel dans le groupe aujourd’hui, c’est l’emploi et les salaires.
La journée SAFETY DAY organisée dans chaque usine ArcelorMittal est une véritable mascarade.
Pour la CFDT, la sécurité doit être un souci permanent et journalier et non une journée festive annuelle. L’argent de cette journée pourrait être utilisée pour compenser les pertes de salaire dues au chômage partiel.

EFFECTIFS
Fin mars : 781
12 sorties :
- 8 Mobilités internes
- 2 Retraites Normales
- 1 Retraite après RTA2
- 1 Reclassement externe

INVESTISSEMENTS LCB
Aire de stockage du Parc à Billettes : le câblage est en cours, l’installation mécanique est terminée et les essais du variateur de vitesse auront lieu le 28 avril. Selon la Direction, cela devrait être opérationnel pour fin avril.
Projet laminage diamètre 100 : La modification du refroidissoir sera effectuée par un atelier interne. En ce qui concerne le tronçonnage, la Direction attend le chiffrage de la société KOCH.
Dans le contexte actuel, la CFDT ne peut être que satisfaite des avancements des investissements pour le New LCB, mais la CFDT restera vigilante pour que tout ce qui a été promis soit réalisé.

ARRETS D’ETE
La Direction confirme les arrêts pour les 3 premières semaines d’août du 3 au 24. La CFDT est intervenue auprès de la Direction afin qu’elle n’attende pas la dernière minute pour prévenir le personnel qui devrait être présent pendant l’arrêt ou pour le redémarrage.



Infos : la Direction nous a informé que le self sera fermé exceptionnellement le vendredi 22 mai 2009.

INTERESSEMENT
La Direction invite les organisations syndicales à une 1ère réunion de négociation sur l’intéressement le 18 juin à 10 H. Pour la CFDT, il est plus que temps que l’on reprenne en main tous les retards que la Direction accumule depuis des mois, en espérant que la dynamique de motivation des salariés du LCB ne soient pas une fois de plus illusoire !

EGALITE PROFESSIONNELLE
Une réunion devrait être programmée courant semaine 22.
La CFDT estime que la Direction aurait pû largement mieux faire, elle a pratiquement 6 mois de retard.

COMMISSION DE SUIVI DU PSE
Le 28 avril à 10 H aura lieu la réunion de la Commission de suivi du PSE. La CFDT attend de la Direction une avancée significative sur les OVE des salariés de l’aciérie.
Faut-il organiser un pélerinage à Lourdes ou que Mme ROYALE présente des excuses pour toutes ces promesses que M.SARKOZY et la DIRECTION ne tiennent pas ?

FORMATION DIF
Concernant le plan de formation 2009, au 31 mars : 8560 heures ont été attribuées à 577 salariés, ce qui représente 43 % de réalisation.
Pour nous CFDT, c’est du jamais vu, mais nous espérons que la Direction ne va pas se relâcher et reprendre son rythme habituel.
Concernant les formations dispensées dans le cadre du DIF, deux des trois modules ont été bien perçus par les salariés.
Le module «5S», quant à lui, a été, dès la première session, critiqué sur son contenu par les salariés. La CFDT est intervenue pour que ce module soit recadré sur une vraie formation et non pas une séance de nettoyage de chantier. La Direction a précisé que les animateurs de ce module devaient se réunir cet après-midi pour rectifier le tir pour les prochains modules.

ENTRETIENS PROFESSIONNELS
Nous sommes intervenus avec force pour rappeler que de nombreux E.P. réalisés en 2008 sont restés sans réponse.
La Direction se cache derrière la décision du Groupe de geler les salaires, pour ne rien donner. L’accord Acap2000 autorise les promotions.
La CFDT est signataire de cet accord. Nous le ferons respecter par tous les moyens.
Que fait la Direction du respect des salariés et des accords signés ?
Bien au-delà de la reconnaissance des compétences des salariés, il en va de la crédibilité de la Direction, des organisations syndicales et de la motivation du personnel du LCB.



PROCHAIN CE Le 28 mai à 9 H

vendredi 17 avril 2009

L’ACTION PAIE...

La filière Lorraine confortée !

Le 8 avril le couperet tombe avec la décision du groupe ArcelorMittal d’arrêter la filière liquide de Florange à partir du 27 avril. De plus, la ligne d’électrozingage (Elsa) et la LRO seront également arrêtées fin juillet. A la colère d’une telle annonce s’ajoute l’inquiétude sur la durée indéterminée des arrêts programmés. Face au peu de visibilité de redémarrage,la CFDT refuse la condamnation latente des outils sidérurgiques Lorrains et particulièrement ceux de Florange. Dès lors, et persuadée que les directions nous préparaient un coup bas, la CFDT est "entrée en résistance" afin de pérenniser l’outil de travail et de préserver l’emploi.

NOUS L’AVONS DIT, NOUS L’AVONS ÉCRIT, NOUS L’AVONS FAIT ! ! !

La CFDT souhaitait vraiment une action unitaire la plus large possible. Après deux rencontres avec les autres organisations syndicales de Florange, nous ne sommes, malheureusement, pas tombés d’accord sur les modes d’actions à mettre en oeuvre pour faire plier le groupe.
Donc, la CFDT a pris la décision, sans dénigrer personne, de passer à l’action. La violence des décisions et la gravité des choix industriels méritaient bien des "opérations ciblées et spécifiques, pour résister à la condamnation des outils industriels de Florange et obtenir des garanties pour l’avenir".
Mercredi 15 avril dès 15 heures 30, les militants CFDT on pris possession de la gare d’Ebange, endroit stratégique et névralgique pour l’alimentation et la sortie de toutes les matières premières et produits fini des usines d’ArcelorMittal Florange.
Nos 3 revendications (connues dès le 8 avril) très précises :
  • Date de reprise de la production des hauts fourneaux (avec garantie de redémarrage)
  • Traitement social pendant la période d’arrêt
  • Mise en place d’une veille industrielle.


BLOCAGE DE LA GARE D’EBANGE

Dans les premières heures de blocage des trains, la Direction refuse de négocier, persuadée que nous lâcherions avant elle. C’était mal connaître la détermination de la CFDT et ses militants qui, eux aussi déterminés, se sont organisés pour mener un siège de longue durée. Beaucoup de salariés de tous secteurs y compris des cadres nous ont apporté leur soutien.

Des messages, des visites sur le piquet de grève, des textos et des mails, tout était bon pour témoigner leur solidarité. Après la première nuit passée sur place, toujours aussi déterminée, la CFDT est appelée par la direction du site qui demande, enfin, à nous rencontrer pour entendre nos revendications. A 11 heures une délégation rencontre Henry Blaffart et Emmanuelle Chapelier pour présenter et argumenter nos demandes.Évidemment, la direction essaie de culpabiliser la CFDT qui, à travers ce mouvement, mettrait en danger l’avenir du site. Discours étonnant et relayé par certains sur les chantiers et, y compris dans les médias. C’est le monde à l’envers. Mittal nous "casse" et il faudrait presque le remercier.

Mais, le personnel de Florange est beaucoup plus intelligent et a plus de discernement que beaucoup de dirigeants. Nombreux sont ceux qui ont compris notre combat, nombreux sont ceux qui savent que jamais nous n’avons mis en danger le P6.

En effet, la CFDT était en contact avec des syndiqués des hauts fourneaux pour connaître les besoins de matières premières pour le P6. Au fur et à mesure, la CFDT laissait passer les wagons nécessaires. Car, contrairement à certaines déclarations, il fallait poursuivre la production florangeoise et empêcher les arrivées massives de brames de Dunkerque (programmées cette semaine).

Bref, la première rencontre avec la direction a tourné court. Nous étions face à un mur qui ne cherchait qu’à nous déstabiliser. Retour à la case départ.


NÉGOCIATIONS DIFFICILES !

Enfin, après des heures d’attentes, la Direction revient vers nous et nous informe d’une nouvelle réunion à 18 heures. En effet, Henri Blaffart s’est longuement entretenu avec Londres et le Luxembourg.
La CFDT accepte de s’y rendre à la seule et unique condition de négocier sur les 3 points de revendications. Il n’est pas question de réexpliquer la crise, ça va tout le monde l’a compris la crise ! Après des échanges houleux, des suspensions de séance, de nouveaux coups de téléphones à la direction générale, Henri Blaffart et Emmanuelle Chapelier finissent par proposer un texte signé par R’ Himpe.
Nouveaux échanges durs, modifications rejetées, acceptées et nouvelles garanties, après 4h 15 de négociation la délégation CFDT ressort avec un courrier signé par Robrecht Himpe, patron des Plats Carbones Europe.
Même si la date précise de reprise n’est pas connue, la Direction Générale s’engage à redémarrer les hauts fourneaux florangeois.
Florange, le 16 avril 2009
Lettre de Robrecht Himpe, EVP AM, CEO, FCE :

1- «le groupe confirme que les mesures mises en place sont des mesures conjoncturelles et temporaires pour faire face à une crise sans précédent. Ces mesures sont indispensables pour préserver la pérennité du groupe. Le groupe réaffirme sa ferme intention de redémarrer les HFX dont l’arrêt a été annoncé le 8 avril 2009 et ce, y compris les HFX lorrains dès que le marché le permettra».
2- les mesures conjoncturelles annoncées ne remettent pas en cause la candidature du haut fourneau de Florange dans le projet ULCOS.
3- la mise en place d’une commission de suivi sur l’évolution des commandes et l’utilisation de l’outil industriel dans le cadre d’une veille industrielle, dans laquelle seront associés les partenaires sociaux.
De plus la date du vendredi 24 avril est prise pour traiter du dossier social des conséquences suite à l’arrêt des outils de productions. Cette réunion se tiendra à Paris avec les Représentants Syndicaux Nationaux et Jean Pierre Masy DRH ArcelorMittal France.

ANALYSE CFDT !

Personne jusque là ne s’était engagé formellement sur le redémarrage des outils de Florange.
C’est fait !
Personne ne croyait à la mise en place d’une «veille industrielle».
C’est fait !
Beaucoup avaient déjà enterré Ulcos (donc, la fin des investissements sur les hauts fourneaux).
Ce n’est pas le cas
Personne ne connaissait la date de négociation pour l’indemnité de chômage.
C’est fait !
Le 24 avril, les organisations syndicales seront convoquées à Paris.
De plus, pour diminuer l’impact du chômage, la direction s’engage à la mise en place de modules de formation, d’entretiens et surveillances des outils et à l’écriture des standards sur la sécurité et les process techniques.
Concernant le traitement social du personnel qui sera mis en chômage partiel durant les arrêts prolongés des outils, la CFDT demandera une prise en charge à 100% et la neutralisation de tous les éléments différés de la fiche de paie !
Les salariés peuvent compter sur la CFDT pour faire aussi avancer ce dossier d’indemnisation.

APRÈS LA RÉSISTANCE, LA VIGILANCE !

Nous tenons à remercier tous les salariés (et ils sont nombreux) qui nous on apporté leur soutien dans cette action qui, aujourd’hui, nous apporte plus de sérénité sur l’avenir d’ArcelorMittal Florange.
Néanmoins, le combat n’est pas fini. Après s’être opposés à des choix cyniques, il nous faut maintenant une vigilance de tous les instants. La commission de veille industrielle sera un outil indispensable pour suivre avec précision le niveau de commandes et permettra ainsi le top démarrage des hauts fourneaux de Florange.
De plus, la CFDT a revendiqué des mesures spécifiques pour les sous-traitants et les intérimaires. Ces collègues sont et seront indispensables à la bonne marche des outils de Florange. La direction s’est engagée à faire un point avec eux et voir leurs besoins.
Affaire à suivre.

jeudi 16 avril 2009

Une action nécessaire

Face aux annonces de fermetures programmées le 27 avril, la CFDT a décidé de hausser le ton.

En effet nous n'acceptons pas de telles décisions sans un minimum de garanties pour le personnel.
Nos revendications portent sur trois points essentiels:
  • date de reprise de la production des hauts fourneaux.

  • traitement social pendant la période d'arrêt.

  • mise en place d'une veille industrielle.


A ces 3 questions, la direction ne veut pas répondre ou ne sait pas répondre : c'est inacceptable.
Dans 11 jours, plus d'un millier de salariés va rentrer à la maison pour une durée indéterminée. Cela veut dire quoi ? Un mois, trois mois, six mois, dix huit mois ??? Plus peut-être ?

Pour la CFDT il est hors de question d'accepter ce diktat, cette incertitude. Les salariés veulent des garanties de reprise (avec date) et de rémunérations. C'est la direction qui a fait ces choix, c'est à elle de les assumer. Or, cette dernière se refuse de communiquer sur le temps d'arrêt et sur les mesures sociales.

  • Pourquoi ?
  • Que cache ce silence ?
  • Serait-elle en train de nous préparer un 2ème GANDRANGE?


La CFDT ne laissera jamais faire !

Donc depuis le 15 avril 15h30, la CFDT bloque le poste d'aiguillage d'EBANGE. Plus rien ne rentre et plus rien n'en ressort.


Pourquoi ce blocage ?


Parce que nous avons face à nous des patrons trop sûrs d'eux, trop hautains, trop dédaigneux de l'avenir des salariés. Pour preuve, avant même d'avoir négocié quoi que ce soit avec les syndicats, la direction a déjà organisé les transports de brames depuis DUNKERQUE jusqu'à FLORANGE, afin d'anticiper l'arrêt de la filière liquide.

Aujourd'hui la balle est dans notre camp, demain il sera trop tard, la CFDT invite tous les salariés dans l'unité la plus large à nous rejoindre dans l'action pour défendre nos emplois et sauver la filière liquide en LORRAINE.



Venez nous rejoindre à la gare d'EBANGE

mardi 14 avril 2009

Désobéissance professionnelle

L’HEURE DE LA DÉSOBÉISSANCE PROFESSIONNELLE A SONNÉ !

La décision d'arrêter la filière liquide pour une durée indéterminée nous est tombée dessus comme un coup de tonnerre. Toutes les directions du Groupe essaient de nous expliquer l'inexplicable et de nous faire accepter l'inacceptable. Comment peuvent-elles croire que nous allons les laisser faire !?
Rien ne justifie de telles mesures, pas même la crise, aussi grave soit-elle.
Le message doit être clair et ferme, Blaffart, Soury-Lavergne, R. Himpe, Mittal et consorts doivent être persuadés que les sidérurgistes florangeois n'acceptent pas et n'accepteront jamais qu’on les condamne à arrêter leurs outils de production. Rien ne le justifie, rien.
Le site de Florange est un des fleurons du Groupe ArcelorMittal, sa compétitivité, sa fiabilité, son savoir-faire et ses compétences ont toujours été reconnus par tous. Les coûts de production sont même meilleurs que beaucoup de sites côtiers. Alors, que s'est-il passé en quelques semaines ?

LE FANTÔME DE DOLLÉ N'EST PAS MORT, HÉLAS

Souvenez-vous G. Dollé, l'homme qui n'a jamais rien compris à l'industrie, l'homme qui a "construit" Gandrange, l'homme qui fabriquait du "parfum", celui qui avait promis de gagner contre Mittal, qui a finalement reçu une fessée puis a abandonné tout ce petit monde avec ses millions de stocks options.

Cet homme a fait des petits qui, avec l'arrivée de Mittal, se sont mis à l'abri attendant leur heure.
Ceux-là même reprennent du poil de la bête et recommencent à parler du plan Apollo (plan Dollé qui condamnait la sidérurgie continentale).
La crise est une "bénédiction" pour eux, ils vont enfin expliquer à Mittal que c'est un nul et que seul Dollé avait raison.
Pour eux, la seule stratégie valable est de tuer les usines continentales, ce sont eux qui ont raison, ce sont les mêmes qui produisaient "du parfum".
Forcément, c'était leur plan originel, ils ne vont pas se dédire. En réalité, ces choix stratégiques ont été l'objet de débats houleux et c'est politiquement que Florange, Liège et Galati ont perdu.

Et, les raisons économiques dans tout ça ? Faites-leur confiance pour nous monter un plan bidon. Comme on dit, les chiffres ne disent que ce qu'on leur demande de dire.
Alors, Mittal va-t-il accepter de reconnaître qu'il n'était qu'un fabricant d'eau de Cologne ?


LES ACTIONNAIRES GAVÉS, LES SALARIÉS AFFAMÉS

La fête de tout ce beau monde a duré 3 ans. Mittal et ses actionnaires se sont gavés des 22 milliards gagnés grâce aux efforts des salariés. Une véritable orgie. Que ce soit avec du parfum ou avec de l'eau de Cologne, nous leur avons tous servi la table.
Raison de plus pour sentir un véritable sentiment de rage et de colère grandir en chacun d'entre-nous. Où sont passés les fruits de nos efforts ? Dilapidés, évaporés ! Que vont-ils faire de nous ? Virés, remerciés, sacrifiés !

Pourtant, ils seraient bien utiles ces milliards en ces temps difficiles. Non, ils ont préféré s'en mettre plein les poches pensant, peut-être, que la "fête" serait éternelle. Bref, les patrons boivent et les salariés trinquent.


C'EST MAINTENANT OU JAMAIS

Pour éviter que les salariés de Florange soient les nouvelles victimes de leur beuverie financière, chacun doit refuser de payer la facture de leurs erreurs. Nous sommes tous en danger.

En effet, la Direction Générale essaie de rassurer en indiquant que la fermeture des hauts fourneaux ne serait que "provisoire". Mais, en même temps elle estime la durée de la crise entre 5 à 6 trimestres. A partir de là, chacun comprendra pourquoi elle se refuse à donner une date de reprise.

A partir de là, chacun pourra, avec raison, penser qu'elle nous prépare un traquenard. Nous avons trop souvent vu le provisoire devenir définitif.
D'ailleurs, c'est peut-être même une tactique pour tromper tout le monde. Les dirigeants envoient plus d'un millier de salariés à la maison (car il ne faut surtout pas oublier les sous-traitants), leur disant « rassurezvous, nous veillons au grain et nous vous rappellerons le moment venu ». C'est une plaisanterie !
Qui, sérieusement, accepterait d'entrer dans un tunnel dont il ne connait ni la longueur, ni les péripéties qu'il pourrait rencontrer, ni sans même savoir s'il en ressortira un jour ?

Pourtant, c'est ce que nous propose la Direction Générale.

Eh bien, il va falloir s'y opposer fermement si nous ne voulons pas être envoyés à "l'abattoir social". Car, lorsque le personnel sera à la maison, à broyer du noir, il ne sera plus en usine, donc, plus vraiment à l'écoute du discours syndical.

Il sera seul, face à lui-même et à ses inquiétudes.

Diviser pour mieux régner et isoler tout le monde pour éviter la contestation collective, elle est là, leur tactique. Il est là, le danger. Ne tombons pas dans leur piège.


ENSEMBLE ET UNIS, ORGANISONS LA RÉSISTANCE !

La CFDT vous propose un contrat social de résistance. Et, ce n'est pas une faute que de vouloir sauver son emploi. C'est d'un réflexe de survie dont il s'agit.
A tout le personnel d'ArcelorMittal Florange, à tous les salariés de la soustraitance, aux intérimaires, le mot d'ordre doit être le suivant :

Non, vous ne fermerez pas nos outils !
Non, nous ne vous laisserons pas faire !

Le temps de la désobéissance professionnelle est venu. Chefs de service, contremaitres, agents de maitrise, employés, techniciens et ouvriers de tous services, refusez d'arrêter les installations.

N'obéissez pas à des ordres scélérats qui pourraient toutes et tous nous condamner demain. Si les dirigeants actuels n'osent pas s'opposer à Mittal, nous, femmes et hommes de cette usine, de cette vallée, nous nous battrons pour elle.

Nous nous battrons pour nos emplois. Nous nous battrons pour nous. Ne comptons que sur nos propres forces et nos convictions, ensemble démontrons-leur que nous entrons en

désobéissance professionnelle !!!

Après le 27 avril, il se peut qu'il soit trop tard. Ne les laissons pas fermer notre usine, elle pourrait ne plus jamais redémarrer. Dans les prochains jours les syndicats appelleront à des actions ciblées et spécifiques, soyez prêts à les soutenir.