mardi 3 novembre 2009

COMPTE-RENDU REUNION DU COMITE D’ENTREPRISE D’OCTOBRE 2009

Un optimisme affiché ?

Monsieur SCHUMMERS a rappelé l’importance de rester positif en cette période perturbée. Il a souligné également que le LCB est le seul site dans Long Carbone Europe à faire ses produits et que les problèmes d’approvisionnement et de qualité rencontrés actuellement, seront résolus. Il demande donc un peu de temps et que l’on arrête de faire du catastrophisme. Il croit fermement en l’avenir du LCB. Monsieur CHAPPELIER quant à lui a annoncé qu’il va organiser des réunions d’information pour tous le personnel d’ici fin janvier. Il affirme qu’il évoquera la stratégie pour l’avenir du LCB sans aucun tabou. Le carnet de commandes pour T4 et T1 reste stable avec un rythme de 15 000 Tonnes/Mois. Cependant nous restons à un taux de production de 45 % par rapport à la charge normale. Nos concurrents seraient sur les mêmes chiffres selon la Direction. Les taux de montages catastrophiques dus aux petites commandes et aux manques de stocks billettes, devraient s’améliorer fortement dans les mois à venir. La CFDT est consciente que l’optimisme est primordial pour la réussite d’une entreprise, et pour les conditions de travail des salariés. Cependant l’optimisme ne se décrète pas, il se gagne jour après jour par des actes concrets et la Direction est en retard dans ce domaine !

REVITALISATION

Monsieur RAMSEYER, chargé du Dossier, nous a fait un point de situation sur la convention de revitalisation signée par l’état et ArcelorMittal. Il a rappelé l’objectif : Créer 575 nouveaux emplois dans le bassin sur une période de trois ans. Dans les aides, il y a également le maintien de l’emploi et des prêts à taux bonifiés pour les entreprises qui créeraient des emplois durables. A ce jour, 6 entreprises sont intéressées par ces aides. 1 entreprise dans le secteur du recyclage, 1 entreprise de maintenance industrielle, 1 entreprise dans le secteur de l’outillage, 1 entreprise de précision, 1 entreprise de nettoyage industriel et 1 entreprise de nettoyage des collectivités.
A la demande unanime des organisations syndicales d’avoir le nom de ces entreprises. M RAMSEYER nous a répondu par la négative, prétextant la confidentialité et le secret de fabrication car ces créations innovantes ne doivent pas être connues par leurs concurrents. A la vue de cette liste d’entreprises, la CFDT s’est insurgée de cette excuse et estime que c’est surtout un enfumage pour les médias et les élus des salariés. Il suffit d’avoir les yeux ouverts et un peu de mémoire pour constater ce qui a été fait en Lorraine ces dernières années, (Longwy, Joeuf etc.) par rapport à ce qui avait été promis lors de tous ces PSE !!!

EFFECTIFS

L’effectif à fin septembre s’élevait à 614 personnes.
11 sorties
  • 5 mobilités internes
  • 5 fins de contrats d’apprentissage
  • 1 congé de reclassement
    Intérimaires : 9 sont encore présents à fin septembre.
  • 7 DAS, 1 DFI, 1 QSE
RECLAMATIONS CLIENTS

A ce jour, nous comptons 18 réclamations clients contre 41 pour l’année 2008.
Les problèmes rencontrés sont essentiellement :
  • - 13 Défauts de surface (criques)
  • - 3 Conditionnements du métal (poids, longueur...)
  • - 2 Défauts internes

En ce qui concerne les défauts d’inclusion, les frais sont supportés par le fournisseur, c'est-à-dire Ruhrort. Pour la CFDT, cette baisse de réclamation est due à l’effort accru fourni par les salariés du LCB, pour ce qui lui incombe.

GROS DIAMETRES

Le marché visé pour les barres de forge de diamètre 80 à 100 sont pour l’automobile (vilebrequin, etc.…), actuellement 15 000T /an passerait a 20 000T. Objectif visé 30 000T ou 40 000T / an au LCB (10% de la production).
Pour la CFDT, ce marché donne une bouffée d’oxygène au LCB pour un produit haut de gamme avec un prix de vente porteur.

FICHE DE SALAIRE

La Direction convoque les organisations syndicales le 4 novembre afin de faire l’inventaire des problèmes rencontrés sur les feuilles de paye. Il s’agit de trouver des solutions afin de remédier aux erreurs et oublis. Si vous avez des remarques, n’hésitez pas à les faire remonter à vos délégués CFDT.

A.S.C

La Direction a confirmé le déménagement des ASC (Activités Sociales et Culturelles) fin novembre de l’emplacement actuel, vers l’arrière du bâtiment de l’infirmerie. Le service sera opérationnel à cette nouvelle adresse, dès le 1er décembre 2009.

ENTRETIENS PROFESSIONNELS

La CFDT est intervenue une nouvelle fois pour que les entretiens en retard soient faits le plus rapidement possible et surtout qu’ils aboutissent. Car les salariés se sont donnés sans compter et il est grand temps de renvoyer l’ascenseur !

FORMATION

Le plan de formation pour l’année 2010, nous sera dévoilé lors du CE du mois de décembre lorsque le budget 2010 sera bouclé.
Toutefois la Direction nous affirme qu’il sera néanmoins important et axé sur la maîtrise opérationnelle et le management. Ces formations seront programmées au maximum pendant les Périodes de Chômage.

ARRETS DE FIN D ANNEE

La Direction nous a confirmé les arrêts de fin d’année : semaines 52 et 53.
En ce qui concerne les dates de reprise pour janvier, la Direction nous a répondu que ces dates seraient communiquées lors du CE de novembre, car les périodes de chômage du premier trimestre ne sont pas encore bouclées. La CFDT est intervenue auprès de la Direction afin que le calendrier de marche du LCB soit connu et distribué le plus tôt possible aux salariés !

DIRECTION FINANCIERE

La Direction a confirmé la mutation de ce service au Luxembourg (Rodange). Selon la Direction le personnel concerné n’y voit que des avantages.
Pour la CFDT, seul l’intérêt des salariés est important. Cependant, nous vérifierons que les dires de la Direction sont exacts. Nous avons fait remarquer à la Direction que la refacturation des prestations à Gandrange risque fort de coûter plus cher qu’actuellement !

lundi 26 octobre 2009

Un nouveau clip

Eco Révolte


Un rock pour tous ceux qui sont concernés par la perte de leur emploi pour des raisons économico - financière et particulièrement pour les employés de ArcelorMittal Gandrange dont la lutte m'a inspiré ces quelques mots et cette musique

I) Le morale est en cave, l’hiver sera rude
Une vison stratégique, fermer pour gagner
Rendez vous en ville, dans les salons bleus
Où ils décident seul, de nos avenirs

II) Le souffle gronde, la pression monte
Les yeux se plissent, les poings se lèvent
Il est l’heure du retour, ils sont allés trop loin
Les étendards flottent dans la rue.

Chorus
Ils ne nous briseront pas
Ils ne nous condamneront pas
Il faut garder l’espoir
Ce sera notre victoire.

III) Dernière chaleur dans nos murs, une coulée pour l’honneur
Au nom de ce roi pognon, tyran moderne dévoilé
Un autre roi vient promettre, juste un cirque médiatique
Une plaque sombre et froide, sert de mémoire à nos enfants.

Chorus
Ils ne nous briseront pas
Ils ne nous condamneront pas
Il faut garder l’espoir
Ce sera notre victoire.

Pont
Les gros chats cupides s’étoufferont
Et sans remords nous les laisserons
Au bord de la route sans une prière
Et nous avancerons un peu plus fier

(break+ solo + 2eme break)

Chorus
Ils ne nous briseront pas
Ils ne nous condamneront pas
Il faut garder l’espoir
Ce sera notre victoire.

Berges : 22/10/2009




samedi 17 octobre 2009

SARKOZY DEFIE GANDRANGE

Visite surprise !

Une semaine après sa visite en Moselle, Le Président de la République N. SARKOZY est revenu à Gandrange « dissiper les malentendus » (sic) sur ses promesses non tenues. Visite surprise pour tous les partenaires rassemblés pour une réunion technique de suivi des plans de revitalisation et d’ancrage territorial du bassin de Gandrange…

Une symbolique calculée

Si rien ne laissait présager une telle rencontre, il faut avouer que rien non plus n’avait été laissé au hasard : Le choix de la ville, Gandrange et le choix du moment: quelques jours après les critiques répétées sur son absence dans le bassin sidérurgique la semaine dernière, et quelques jours avant une rencontre avec L. MITTAL. Escamotée aussi, une probable confrontation avec les sidérurgistes mécontents, bien loin de son accueil du 4 février 2008. En tous cas, s’il n’a pas forcément convaincu sur le fond, il prétend relever le défi de sortir la sidérurgie lorraine de l’ornière à lui tout seul. Bravade ou ambition affirmée, l’avenir nous le dira. En attendant un beau coup de comm !

Des promesses plus précises ….mais déjà connues.

En reprenant la main par des annonces précises et chiffrées, N. SARKOZY a tenté de faire croire à l’avènement de mesures nouvelles. Sauf que pour la plupart d’entre elles, nous en connaissions déjà les grandes lignes. Revue de détails des annonces :
  • CORUS Rails France à HAYANGE : Confirmation du contrat de RFF (Réseau Ferré de France) avec l’usine d'Hayange pour un montant de 350 M€ sur 6 ans sur les rails « grande longueur ». Ce contrat induit un investissement de 35 M€ de CORUS sur le site lorrain pour s’adapter à ce nouveau marché. Après des semaines d’attente et d’interventions de la CFDT auprès des politiques et des ministères, c’est une bonne nouvelle qui conforte une unité sidérurgique et garantit l’emploi des 400 salariés actuels pour plusieurs années.
  • ARCELORMITTAL GANDRANGE : Les investissements prévus sur le LCB sont engagés pour un montant de 6 M€ et seront réalisés d’ici août 2010. Il reste à confirmer encore 4,5 M€ sur le même outil. Les ateliers de Poutrelles, panneaux solaires et câbles prévus sur les friches de Gandrange seront implantés à Yutz. Si d’un point de vue comptable on y est presque, la CFDT ne peut se satisfaire de ce résultat ; le site, malgré les sommes injectées, reste tributaire des approvisionnements de Ruhrort (Allemagne) et subi des coûts structurels dangereux pour son équilibre financier. De plus, aucune réponse n’est apportée quant à la revitalisation de la vallée de l’Orne. Les élus locaux ont donc réclamé une plus grande réactivité dans la cession des friches industrielles.
  • ARCELORMITTAL YUTZ. : Le groupe ArcelorMtittal propose de créer sur le site de Yutz un atelier de poutrelles, portes coupe-feu et kits pour un montant de 16 M€ et 66 emplois. Le chantier démarrera en Janvier 2010. A cela, viendra s’ajouter un atelier de cintrage pour 5,8M€ et créateur de 33 emplois. Il commencera à fonctionner fin août 2010.
  • CENTRE DE FORMATION : Prévu avec 5M€ et 120 stagiaires, ce centre qui devait démarrer dès la rentrée 2009 d’après la convention, sera localisé à YUTZ, sur le site du CEFASIM. La construction d’un bâtiment évalué à 1,5M€ sera réalisée. Reste à savoir à quand la première promotion et avec quel nombre de stagiaires ? Pour la CFDT, ce point est essentiel pour l’avenir de la sidérurgie lorraine et la transmission des savoir-faire. Au-delà de l’engagement, il nous parait nécessaire que soient précisés le contenu de ce dispositif et son articulation entre tutorat et apprentissage et l’alternance entre le l’école et l’atelier. La copie du président sur le sujet n’obtient pas la moyenne. !
  • ARCELORMITTAL FLORANGE : Bien sur, c’est le projet ULCOS qui constitue le cœur du projet d’avenir de Florange. N. SARKOZY a répété sa volonté de voir le projet ULCOS s’établir à Florange et a présenté les dispositions sur lesquelles l’Etat peut intervenir : la création d’un site d’enfouissement dans la Meuse et le transport du CO2 par pipeline. Cela implique l’ouverture de plusieurs dossiers dont une demande de subventions européennes, une autorisation d’exploitation géologique et le lancement d’études techniques. L’Etat investira 12M€ à travers l’ADEME. Et la décision sera prise mi 2011, soit 2 ans avant la date de lancement prévue. La CFDT a rappelé toute l’importance qu’elle attachait à ce projet, mais a alerté le Président sur les risques de dégradation des hauts fourneaux dans la période actuelle. Il est urgent que Mittal injecte 4 à 5 M€ dès aujourd’hui pour assurer la maintenance et la pérennité des outils. Puisque le Président a dit rencontrer L. Mittal prochainement, nous ferons de sa capacité à décrocher ces investissements d’urgence un premier test de crédibilité.
  • AUTRES ENGAGEMENTS : Le Fonds Lorrain des Matériaux a été créé en juillet 2009 avec 20 M€ dont 10 en provenance de l’Etat et 10 d’ArcelorMittal. 17 projets sont à l’étude. C’était une revendication portée par la CFDT en avril 2007 lors des discussions.
    En remplacement des centrales POWEO, la CFDT a demandé une compensation équivalente en emplois (au minimum 80) sur le port d’Illange dans le cadre de la plateforme trimodale Illange-Metz-Frouard en projet.
  • RECHERCHE : Nous avons redit au Président de la République la volonté de faire de la Lorraine une terre d’excellence en matière de recherche sur les matériaux nouveaux, dans le cadre de la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement. Nous avons demandé l’implantation en Lorraine d’une antenne du CEA ou du CNRS (Bure-Saudron ?). Le Président s’est montré intéressé mais n’a pas donné de réponse plus précise soulignant (mais quel lien peut-on faire entre notre demande et sa réponse ?) son intention de créer un Commissariat aux Energies nouvelles.

Une « implication personnelle »
En conclusion, le Président a redit sa volonté de garder des industries fortes en France. Il projette de consacrer une partie de son « Grand Emprunt National » à une stratégie industrielle dans laquelle la sidérurgie aurait sa place (sans préciser particulièrement telle ou telle région).
« A ma place, peu de monde se serait engagé comme moi je l’ai fait sur ce dossier. Je reviendrai ! », a dit le Président. Nous ne lui en demandions pas tant, mais puisqu’il en fait une affaire personnelle… Nous aussi… Le sujet est donc loin d’être clos ;
Car, bien que ces annonces soient plus précises que les promesses de 2008 ou que le contenu des conventions de revitalisation et d’ancrage territorial, rien de concret n’est acquis, hormis, pour l’heure, le Fonds Lorrain des matériaux qui démarre.

Pour la CFDT, cette visite est un point d’étape, la vigilance et le suivi du dossier reste plus que jamais de rigueur. Elle conforte la CFDT dans sa démarche d’anticipation et sa volonté de mobiliser tous les acteurs socio-économiques et politiques de Lorraine sur l‘avenir de la sidérurgie lorraine.

« Préparer l’avenir, c’est construire une sidérurgie propre et préparer le renouvellement générationnel en formant le personnel aux métiers de la sidérurgie. »

lundi 12 octobre 2009

Hommage aux sidérurgistes

Marchand d'Acier, Tueur de Région

Christian de Mitri vient de finir une chanson qui parle de la fermeture de Gandrange et voudrait la diffuser sur une radio, à défaut de pouvoir l'aider plus dans ce domaine, nous la publions ci-dessous.

A voir et à écouter , les paroles et les images sont le reflet de ce que nous avons tous vécus depuis janvier 2008.

Cette chanson a été écrite en hommage à tous les sidérurgistes qui ont été touchés ou subissent encore des fermetures d'installations ou de sites.

vendredi 9 octobre 2009

TPFC 3è réunion

APRÈS L’ILLUSION DU TPFC, ARRIVÉE DE L’ATTS !

Ce jour, 8 octobre, s'est tenue la troisième réunion de négociation sur le TPFC. D'entrée, J.P. Mullié coordinateur R.H. France nous propose un nouveau nom pour cette mesure qui est en cours de discussion.
Dorénavant on ne parlera plus de Temps Partiel de Fin de Carrière mais d'Aménagement du Temps de Travail des Séniors.
La CFDT a de suite réagi en soulignant que comme la Direction ne souhaite absolument pas généraliser cette mesure à tout le personnel il fallait plutôt la nommer ATTCS soit Aménagement du Temps de Travail de Certains Séniors.

Chaque organisation a exprimé son sentiment sur le nouveau texte qui nous a été soumis. La CFDT a réaffirmé son souhait d'avoir un dispositif de Temps Partiel Choisi qui prenne en compte la PENIBILITE et qui permette le transfert de compétences à l'aide d'outil comme le TUTORAT et le PARRAINAGE.

Aujourd'hui les salariés les plus âgés aspirent à travailler moins et souhaitent transmettre leur expérience et leur savoir faire.

Pour la CFDT, le principal obstacle rencontré, dès le début de cette négociation, est que les Directions souhaitent mettre un accord de soit disant fin de carrière des séniors, uniquement pour adapter les effectifs.

Le comble est que ces mesures pourront être appliquées uniquement dans les établissements, voire même services, qui l'auront décidé ainsi qu'aux salariés désignés par la direction. En lisant le texte proposé on comprend vite.

EXTRAITS DU TEXTE

Il est rappelé que l'objectif du recours à l'aménagement du temps de travail des séniors, prévu par le présent accord est, pour les Sociétés ou Établissements du Groupe confrontées à une réorganisation ayant un impact sur l'emploi, d'éviter de mettre en oeuvre un plan de licenciement économique ou, si un plan de licenciement économique devait être néanmoins mis en oeuvre, de limiter le nombre des licenciements économiques.
De ce fait, l'accès à l'Aménagement du Temps de Travail des Séniors serait donc réservé exclusivement aux salariés placés dans les situations suivantes, dans les Sociétés ou Établissements qui auraient décidé de recourir à ce dispositif en fonction de la structure de leurs effectifs et des suppressions d'emplois à réaliser :
Dans le cadre de projets d'évolution de l'organisation du travail entrainant des suppressions d'emploi sans plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), aux salariés d'une catégorie d'emplois impactée par des suppressions d'emplois.
Dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), aux salariés dont l'emploi serait supprimé.
L'accès à l'ATTS serait également ouvert aux salariés dont l'emploi ne serait pas supprimé, mais dont l'entrée dans ce dispositif serait nécessaire pour permettre le reclassement interne d'un salarié concerné par un licenciement économique.
Dans tous les cas, les catégories d'emplois impactées par des suppressions d'emploi, devront être
définies par les Sociétés ou Établissements en fonction de leurs situations particulières.

Tout au long de la réunion, la Direction, à l'écoute de certains syndicats potentiellement signataires, a apporté quelques modifications de forme.

La CFDT a refusé de débattre du contenu tant que le fond n'aura pas été remis en cause. Comment admettre la discrimination faite dans les entreprises entre les salariés du même âge, voir du même service ou secteur d'activité !

La Direction, mal à l'aise et sentant bien que l'accord ne serait signé que par une petite partie des organisations syndicales, après une suspension de séance, Jean Pierre Mullié déclare : "on a bien fait évoluer le dispositif, j'ai bien entendu les différentes positions, j'estime à ce stade que je n'ai pas mandat pour répondre à ces exigences, mais elles ont le mérite d'être réfléchies. je propose, donc, une ultime réunion le 21 octobre à 15 heures ".

ANALYSE CFDT

Notre organisation syndicale ne rentrera jamais dans un mécanisme qui se limite à gérer seulement les sureffectifs.
Pour nous, s'il y a accord il doit prendre en compte la "pénibilité du travail" afin d'organiser un véritable aménagement et réduction du travail des séniors.

jeudi 1 octobre 2009

COMITE D’ENTREPRISE DE SEPTEMBRE 2009

UNE RENTREE QUI NOUS LAISSE PERPLEXES !!!


Cette réunion du comité d’entreprise s’est tenue dans un contexte plutôt morose. Les résultats 2009 d’une manière générale sont mauvais. Pour les prévisions du début d’année 2010, même si le carnet de commandes prévisionnel s’améliore ( 220 a 250 000 t / an), c’est loin d’être Byzance !


La direction nous a donné une explication, avec un exemple du calcul du prix des billettes. La convention est en cours de finalisation entre Ruhrort et le LCB. Cette présentation nous a laissés plutôt perplexe. En prenant comme base de calcul les prix de vente actuels et les tonnages livrés, nous produisons actuellement à perte. Il faut donc impérativement plus de tonnage au LCB et une remontée des prix assez rapide, pour pérenniser cette unité. La CFDT est intervenue également sur les problèmes rencontrés par le peu de tonne commandée par client. Cela implique de très nombreux montages, une dégradation prématurée des outils et un taux de marche catastrophique. En ce qui concerne les problèmes d’approvisionnement métal et les billettes de mauvaises longueurs venant d’Allemagne, nous avons attiré l’attention de la Direction sur l’impact négatif que tout cela a sur nos clients. De ce fait les salariés du LCB ont le sentiment que l’unité est traitée comme la cinquième roue du carrosse !


SALAIRES
La CFDT a interpellé la Direction sur les problèmes de salaires que rencontrent les salariés de l’entreprise.

Notamment sur l’incohérence et le sentiment d’injustice que provoquent les sommes dépensées, pour les départs volontaires et les actionnaires. Pour 2009, nous avons eu zéro euro d’augmentation et les entretiens professionnels de 2008 validés, n’ont toujours pas été réglés. C’est purement scandaleux. Le personnel a vraiment le sentiment d’être volé !


EFFECTIFS
L’effectif à fin aout s’élevait à 621 personnes.
Dont 2 CDD, 1 apprenti, 4 contrats de professionnalisation.
108 sorties
- 103 mobilités internes
- 4 retraites
- 1 démission
Intérimaires :
A fin août, 11 étaient encore présents :
- 9 DAS, 1 DFI, 1 QSE

RECLAMATIONS
A ce jour, nous comptons 19 réclamations de clients, contre 41 pour l’année 2008.
Les problèmes rencontrés sont essentiellement :
- Défaut de surface (criques)
- Conditionnement du métal (poids, longueur...)
- Défauts internes

En ce qui concerne les défauts d’inclusion, les frais sont supportés par le fournisseur, c'est-à-dire Ruhrort. Pour la CFDT, cette baisse de réclamation est due au travail fourni par les salariés du LCB.

TRANSPORTS
La CFDT est intervenue pour le service transport. En effet, l’effectif actuel n’est pas en mesure d’assumer l’entretien de l’immense réseau ferroviaire du site, ni d’assurer normalement le fonctionnement du transport en toute sécurité. L’entretien des voies étaient assuré par une équipe de trois personnes, qui sont parties en retraite.

Le service transport tombé de 18 à 5 personnes suite à 12 mutations à Florange.
Aujourd’hui le réseau ferroviaire est dans un état lamentable : signalisation hors d’usage, aiguillages non entretenus, tire- fonds et boulons desserrés.
A force de projets avortés, ce service est laissé à l’abandon.
La CFDT a prévenu la Direction sur l’imminence d’un accident qui malheureusement dans le transport ferroviaire est souvent très grave.

FORMATION DIF

En 2009, il y a eu 646 participants au DIF pour un total de 13 343 heures. Les personnes n’ayant pas pu participer aux modules DIF pourront le faire fin 2009 ou début 2010.

ENTRETIENS PROFESSIONNELS
La CFDT prend acte des engagements pris par la direction afin de résorber le retard des entretiens professionnels d’ici la fin de l’année. Elle nous a informés qu’il n’était pas question de bâcler ces entretiens quitte à déborder sur janvier. La CFDT vous tiendra informé dès le CE du mois d’octobre de l’état d’avancement de ces entretiens.
Pour la CFDT, l’attente légitime de reconnaissance des salariés est vitale pour l’avenir du LCB.

FORMATION PROFESSIONNELLE
Dans le cadre du plan de formation, la CFDT a demandé que soit pris en compte le souhait de chaque salarié dans les entretiens professionnels ou les fiches de recueil formation.
La Direction doit faire preuve de souplesse et de clairvoyance dans les projets des salariés.
La formation doit permettre une valorisation dans et hors entreprise. La Direction nous a entendu et a fait preuve d’ouverture sur le sujet.

VACCINATION
La campagne de vaccination pour la grippe « normale » débutera le 16 octobre pour tous ceux qui le souhaitent.

A.S.C
La Direction a confirmé sa volonté de transférer le service des Activités Sociales et Culturelles dans les locaux à l’arrière de l’infirmerie, cela dans des délais assez rapides.
Ce choix a été fait en fonction du futur périmètre du LCB, au plus près de cette unité.

RECLASSEMENTS
La CFDT est intervenue une nouvelle fois sur le reclassement des salariés qui n’ont toujours pas de point de chute dans le cadre du PSE. Il est inadmissible qu’il y ait encore des cas non résolus, à deux mois de la fin de l’année. La Direction doit impérativement mettre le turbo pour résoudre ce problème. Faudra t-il intervenir une nouvelle fois auprès de la DRH Long Carbone Europe pour que des décisions soient enfin prises ?

Agir pour ne pas subir

L’avenir de la sidérurgie lorraine à l’horizon 2030 rassemble les acteurs locaux

Pour la CFDT, malgré les restructurations incessantes que vit cette industrie en Lorraine, la sidérurgie lorraine a un avenir, à condition d’anticiper les mutations et de mobiliser les énergies de tous les acteurs.

C’est en s’appuyant sur cette conviction que la CFDT a convié à une rencontre, vendredi 25 septembre à Volkrange, des représentants des différentes entités socio-économiques et politiques locales (Etat, entreprises, élus politiques).

Après une présentation par la fédération de la métallurgie et le syndicat local CFDT des réflexions, des enjeux et des attentes, après un exposé du cabinet d’expertise Syndex, le débat s’est engagé sur plusieurs domaines :
  • l’évolution des outils industriels,
  • l’évolution des produits, la recherche et le développement,
  • la gestion des emplois et des compétences,
  • la formation initiale et le transfert des compétences,
  • le développement durable et la problématique environnementale,
  • le territoire dans une industrie mondialisée,
  • etc.

Les représentants patronaux, syndicaux, élus politiques et représentants des institutions régionales, qui ont participé activement à ce débat, ont aussi convenu de se revoir pour approfondir ces questions.

« Pari audacieux, initiative originale ». L’initiative de la CFDT a été unanimement saluée par les participants. 2030 c’est demain, l’avenir se prépare aujourd’hui, pour les militants de la CFDT, cette démarche s’inscrit pleinement dans leur volonté d’« Agir pour ne pas subir ».

mercredi 30 septembre 2009

Le 7 octobre 2009

MOBILISATION EN MOSELLE
POUR UN TRAVAIL DECENT !

Les Organisations Syndicales CFDT, CGT, FSU et UNSA, réunies en intersyndicale ce 21 septembre 2009 ont décidé, conformément au communiqué intersyndical des confédérations, de s’associer à la journée internationale d’action pour le travail décent.

L’actualité des crises, boursière, financière, économique et sociale démontre plus que jamais la nécessité de prendre en compte la dimension de travail décent dans les politiques économique et sociale.

Le combat pour le travail décent doit en particulier permettre d’améliorer les conditions de travail, permettre aux salariés de vivre pleinement et sereinement leur vie professionnelle et éviter notamment les trop nombreux cas de suicide au travail.

Par cette mobilisation, les Organisations Syndicales revendiquent :
  • Le respect des principes et droits fondamentaux au travail et des normes internationales du travail;
  • Le droit à un emploi pour tous et une rémunération décente;
  • Une protection sociale et la sécurité sociale pour tous;
  • Le respect du dialogue social et le tripartisme.
Plus généralement, en mobilisant pour le travail décent, les Organisations Syndicales ont choisit d’agir pour lutter contre la pauvreté dans le monde et militent pour le développement durable, équitable et fédérateur.

Les organisations syndicales la CFDT, la CGT, la FSU et l’UNSA appellent donc à faire du 7 octobre une journée de large mobilisation départementale :
  • par des distributions de tracts, en intersyndicale quand cela est possible, dans les entreprises,
  • par des rassemblements à :

Le 7 octobre 2009

METZ à 15h00

Place d’armes

mardi 29 septembre 2009

Journée mondiale du travail décent 7 octobre 2009

COMMUNIQUÉ COMMUN CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA


Les organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, se sont réunies le lundi 28 septembre 2009.

Elles ont fait le point sur la préparation, en France, de la Journée mondiale pour le travail décent du 7 octobre 2009, à l’appel de la Confédération Syndicale Internationale (CSI). Cet appel marque l’attachement de l’intersyndicale à la dimension internationale du syndicalisme.
Dans toute la France, seront organisés dans l’unité, des rassemblements, meetings, manifestations, conférences de presse, actions dans les entreprises, débats, rencontres avec les élus…, qui feront écho à des mobilisations semblables partout dans le monde ce jour-là. Les sept organisations appellent à leur réussite.

La crise, dans sa dimension économique et sociale, continue de frapper durement salariés, chômeurs, jeunes et retraités : à la pression mise par les entreprises sur les salariés, aux destructions d’emplois dans le public et dans le privé, au développement de la précarité et des inégalités se rajoutent des choix gouvernementaux désastreux en matière de fiscalité. Non seulement les salariés souffrent parce que le chômage s’aggrave, mais ils sont en plus victimes de nouvelles taxations et de hausses de cotisations, alors que les revenus du patrimoine et du capital sont préservés.

Dans cette situation, les revendications de la plateforme commune sont plus que jamais d’actualité. Elles sous-tendent une autre politique économique et sociale afin de protéger les emplois, s’opposer aux licenciements et défendre les salariés.

Les sept organisations signataires, face à l’ampleur de la crise sociale, considèrent que l’unité syndicale doit être recherchée à tous les niveaux, notamment pour impulser et soutenir les actions dans les entreprises, les services, les secteurs professionnels et les territoires. Elles conviennent de poursuivre leur travail commun d’analyse, de propositions et d’actions.

Les organisations syndicales sont décidées à obtenir du patronat et du gouvernement des avancées significatives.

Elles mettent la priorité sur : l’emploi, la prise en compte de l’intérêt des salariés dans les choix des entreprises et des pouvoirs publics, le recul de la précarité, le conditionnement des aides publiques à un comportement socialement responsable des entreprises, la réduction des inégalités.


Bagnolet, le 28 septembre 2009

mercredi 23 septembre 2009

TPFC : Une Mascarade

COMPTE RENDU DE LA SECONDE RÉUNION DE NÉGOCIATIONS SUR LE TPFC

Lundi 21 Septembre s’est tenue la deuxième réunion de négociations à Paris avec la Direction des Ressources Humaines d’Arcelor-Mittal France sur le TPFC (Temps Partiel de Fin de Carrière).

La nouvelle équipe de Direction à proposé chaque Organisation Syndicale de commenter le texte qui avait été envoyé.

La CFDT, d’emblée à fait remarquer que cela ressemble plus à un simulacre de discussions plutôt qu’à de véritables négociations.

En effet, la Direction ne veut absolument rien changer sur le fond du texte, mais uniquement sur la forme et encore, avec beaucoup de restrictions.
En gros on peut changer les virgules et les accents et les fautes d’orthographe, mais rien concernant les revendications que les salariés expriment à travers la CFDT comme :
  • - équité entre salariés,
  • - transfert de compétences,
  • - prise en compte de la pénibilité,
  • - Etc..
La Direction refuse toute évolution du texte et s’arc-boute sur ses positions intransigeantes.

La CFDT a particulièrement fait remarquer que le texte, sur les aspects juridiques est loin d’être conforme à la législation et beaucoup de points restent plus que flou !

L’expérience nous a déjà appris que chaque fois qu’un texte est imprécis, on peut faire confiance à la Direction pour savoir en profiter le moment venu et savoir l’interpréter en défaveur des salariés concernés par l’accord !

Cerise sur le gâteau, elle a réaffirmé sa volonté de changer le titre du projet d’accord car elle reconnaît qu’il n’est pas du tout conforme à l’esprit de l’accord TPFC que nous connaissons actuellement !

L’expérience nous a aussi appris que quand un texte n’est pas bon pour les salariés, il faut pour la Direction noyer le poisson par une politique de communication mystifiante : faire rêver les salariés, en leur faisant croire que beaucoup pourraient être potentiellement concernés, voilà manifestement un des buts recherchés, pour que ceux-ci fassent pression sur les organisations syndicales !
Ne serait-ce pas là le début de cette communication ?

Pour la CFDT tout ceci n’est qu’une mascarade.
La Direction ne cherche à faire que des gains sur la gestion et la masse salariale.
Nous ne sommes pas contre les TPFC, bien au contraire, mais des vrais Temps Partiel de Fin de Carrière : nous avons passé l’âge de jouer à carnaval !

Nous souhaitons les voir appliqués à l’ensemble du personnel volontaire et non pas utilisés au cas par cas par la seule Direction, aux seuls endroits qu’elle souhaite et à la seule population qu’elle souhaite !

C’est pourquoi nous n’avons pas voulu rectifier la façade d’un texte insalubre en son intérieur et qui est à des années lumière de nos revendications et des intérêts des salariés.

Nous irons jusqu’au bout de notre démarche !

La Direction doit changer de comportement et initier de véritables négociations, dignes de ce nom !

Les salariés du groupe sont suffisamment perturbés par, les mesures de chômage, les changements profonds des conditions de travail qu’ils vivent dans leurs sites, pour mériter d’être écoutés avec plus d’attention.

Pour la CFDT il faut un véritable dialogue social c’est vital pour la motivation du personnel en cette période de crise !

PROCHAINE REUNION LE 8 OCTOBRE

La plate-forme comptable délocalisée !

Aujourd'hui, c'est l'USPC …

Après plusieurs mois de tergiversations et d'audits divers, le Groupe a décidé de délocaliser les services comptables de l'Europe de l'Ouest, dont ceux de Florange. Au total ce sont 85 emplois de plus qui quittent la Lorraine et prendront la route en partie vers Katowice (Pologne). Les raisons invoquées lors du Comité Européen et du Comité d'Etablissement sont aussi simples qu'intolérables.

En effet, le coût de la main d'oeuvre a été le seul argument avancé pour justifier une telle décision. Donc, les comptes clients et fournisseurs seront sous-traités à Wipro (opérateur international Indien) et la comptabilité analytique sera envoyée vers la plate-forme polonaise.

Ce plan d'économie de coûts n'est que la suite du plan Oméga qui, d'ailleurs, concerne l'ensemble des activités non liées directement à la production. La crise actuelle ne fait qu'accélérer des mesures qui sont arrêtées depuis longtemps. Alors oui, les travailleurs français sont plus chers que nos amis polonais qui, eux, sont plus chers que les indiens. Mais, à ce « petit jeu là » il y aura toujours une partie du monde qui sera moins chère que moins chère. C'est bien connu, la misère et la pauvreté feront toujours les beaux jours du dumping social. Les grandes multinationales s'engouffrent depuis des lustres dans cette politique du moins disant et ArcelorMittal ne s'en laisse pas compter.

Pour autant, rien ne garantit que les économies escomptées seront réelles et rien non plus de l'amélioration sociale des salariés de l'Est. Beaucoup en sont revenus de cette stratégie. La théorie est une chose assez simple à expliquer dont la réalité en est souvent très éloignée. Ce qui fait la force d'une entreprise c'est sa capacité à fluidifier tous les services dont elle a besoin. C'est d'instaurer et de fructifier une culture d'entreprise tournée vers l'excellence, vers la parfaite connaissance des clients de plus en plus exigeants et surtout de pouvoir compter sur la complémentarité de tous ses salariés. C'est la force de Florange, c'est la marque de fabrique de l'USPC. En sera-t-il encore comme ça après le saucissonnage annoncé ? Rien n'est moins sûr.

S'il poursuit dans cette voie, le N°1 mondial ArcelorMittal pourrait vite devenir un géant aux pieds d'argile.


... et demain, à qui le tour ?

Donc, comme annoncé plus haut, le Groupe a décidé de s'attaquer à tous les services centraux avec son plan Oméga. Déjà, les départs volontaires ont laissé les organisations du travail exsangues. Aucune contrepartie d'embauche n'a été prévue et ce sont ceux qui restent qui le paient cache. Sous-effectif criant dans tous les services. Intensification du travail même en période de crise. Chacun est livré à lui-même face à des tâches qui se faisaient hier à plusieurs. Encore plus, toujours plus.

Malgré une situation bien dégradée, ArcelorMittal accélère son processus de gains de productivité et la délocalisation de l'USPC ne pourrait être que le début d'une vaste réorganisation. Les ressources humaines, les achats, la sûreté industrielle, les services de santé, etc, rien n'est laissé au hasard et tous ces services pourraient connaître le même destin.

Afin d'éviter une nouvelle saignée dans les effectifs, les syndicats européens ont mandaté leur expert sur la viabilité d'une telle décision. Qu'en est-il du chiffrage annoncé par la direction ? Quelle échelle d'économie et pour quelle efficacité ? Risques encourus ? Coût d'une telle délocalisation ? Etc. En attendant le résultat de l'expertise et la consultation du Comité Européen le Groupe ne peut enclencher un plan social.

La CFDT agira avec et pour les salariés

Depuis le début d'année, la CFDT a intensifié les informations envers le personnel de l'USPC. A plusieurs reprises des assemblées ont été tenues avec les salariés afin de les écouter, de les rassurer et de construire avec eux les revendications indispensables. Leurs demandes ont été remontées à tous les niveaux hiérarchiques du Groupe. Ils ne seront pas les dindons d'une bien mauvaise farce. Ils ne paieront pas le prix d'une mauvaise décision.

Le personnel de l'USPC est soumis à une pression de tous les instants depuis plusieurs mois, ils sont dans l'incertitude, ils ne savent rien de leur avenir, ils ne comprennent pas pourquoi leurs dirigeants les ont lâché, eux qui ont tant donné. A croire que cela ne suffit pas puisqu'ils leur demandent de « rester professionnels » jusqu'au 30 juin 2010, date à laquelle tout devrait s'arrêter. Et, après ? Que se passera-t-il le 1er juillet ?

Comment avoir la tête au travail lorsque leur avenir s'écrit à l'imparfait ? Comment rester concentrés lorsque votre travail a une date de péremption ? Pour faire quoi ? Pour aller où ? Et dans quelles conditions ?

C'est de tout cela que les salariés de l'USPC ont voulu parler le jeudi 17 septembre lors de la dernière assemblée générale organisée par la CFDT. Dans une grande dignité, avec beaucoup de sérieux et d'objectivité, toutes et tous se sont exprimés et ont fait connaître leur désarroi, leur colère et leurs attentes. Ce qui est sûr et urgent pour eux c'est qu'ils veulent très vite être fixés sur leur sort. Après, il sera toujours temps de parler de professionnalisme.

C'est digne, c'est humain, c'est compréhensible. Message reçu 5 sur 5. Ils peuvent compter sur l'appui de la CFDT. Avec eux, d'autres rendez-vous ont été actés pour suivre au fil de l'eau l'avancement de ce dossier. Plus que jamais, ils vont redoubler d'efforts pour ne pas subir.

La direction les entendra-t-elle ? Affaire à suivre... de très, très près.

jeudi 10 septembre 2009

Déclaration du 8 septembre 2009

CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA

Les Organisations Syndicales CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA se sont réunies le 8 septembre 2009 dans la continuité de l’intersyndicale initiée depuis octobre 2008 et sur la base de la déclaration commune du 5 janvier 2009 et du communiqué commun du 25 mai 2009.

Quoiqu’en disent les augures sur la sortie de la crise, les dégâts économiques et sociaux s’aggravent, ce qui rend d’autant plus urgentes les réponses en matière d’emploi et de lutte contre les inégalités, alternatives aux choix patronaux et gouvernementaux actuels.

C’est pour cela qu’elles conviennent de continuer à agir ensemble, notamment auprès des salariés pour impulser et soutenir les actions dans les entreprises, les services, les secteurs professionnels et territoires.

Les Organisations Syndicales réunies sont convenues de poursuivre le travail commun, engagé depuis un an, d’analyses, de propositions et d’actions. Elles décident de se retrouver le 28 septembre dans les locaux de l’UNSA et souhaitent que les 8 organisations syndicales soient présentes.

Le 7 octobre est la journée mondiale de mobilisation des travailleurs pour le travail décent, à l’appel de Confédération Syndicale Internationale -CSI-. Les Organisations Syndicales appellent les salariés à y participer massivement, selon des modalités qu’elles préciseront.

mercredi 9 septembre 2009

CE EXTRA du 8 Septembre

HAUSSE DE COMMANDES MAIS CHOMAGE MAINTENU

La direction nous a présenté Mme Colette QUEVA qui succédera à Mr FAUVILLE en précisant que ce n’est pas une embauche car elle fait partie du groupe.

La Direction nous a annoncé pour T4 une hausse des entrées de commandes. Malheureusement insuffisante pour éviter de nouvelles mesures de chômage.

Elle envisage donc de faire chômer le LCB

  • du 1er au 4 octobre
  • du 26 octobre au 1er novembre
  • du 9 novembre au 15 novembre
  • du 14 décembre au 31 décembre

Elle a également rappelé que tous les CP et RTT devront être soldés au 31 Décembre pour tous.
Ne sont pas concernés par les mesures de chômage : les TPFC, les Cadres, Emac, les CDD, les Apprentis, les Expéditions, le service Paie, les Finances, le Transport et les salariés détachés du TAB au LCB.

Pour la CFDT même si les nouvelles mesures d’indemnisation du chômage sont plus favorables, il y a une perte de salaire qui reste importante pour les salariés les moins payés. Et c’est sur eux qu’on devra compter à la reprise normale de l’activité ! C’est inacceptable.

D’autre part ce chômage, qui ne touche qu’une petite partie du personnel, met en péril la motivation du personnel du LCB sans compter l’image négative pour tout le personnel de l’Entreprise. Cela provoquera une démotivation du personnel de cette unité qui devait être le joyau du groupe selon les propres dires de la Direction lors de la mise en place du PSE !

Pour la CFDT les quelques milliers d’Euros que la Direction gagne aujourd’hui par les mesures de chômage risque fort de coûter cher à la reprise !

En Décembre il y aura des travaux importants sur le four du LCB qui nécessiteront 3 semaines d’arrêts.

Pour le TAB elle a confirmée que l’arrêt de la production de cette installation est effective depuis le 1er Septembre. Pour maintenir la sécurité, elle conservera un minimum de personnel sur l’installation.

Qui fera Quoi et Comment? L’organisation qu’elle mettra en place nous sera communiquée lors du CE ordinaire de Septembre.

Nous avons été Informés et Consultés sur un projet d’Organisation de la maintenance au LCB, à savoir une fusion des services Electrique et Mécanique qui serait sous une même autorité et qui serait plus axé qu’aujourd’hui sur la prévention-fiabilisation de l’unité.

La CFDT a fait remarquer que cela aura forcément un impact sur l’évolution de carrière de certains. Nous aurions largement préféré un projet avec un véritable dialogue en Amont avec les salariés. Il vaut mieux une efficacité partagée qu’un projet tout ficelé, soumis aux salariés sans qu’ils n’aient rien à dire !

L’organisation du travail incombant à l’employeur la CFDT a préféré s’abstenir lors de la consultation !

La Direction nous a également informés sur un projet de Gardiennage en interne pour surveiller le site, maintenir la sécurité etc… Le coût de ce service n’impactera pas le LCB.

lundi 7 septembre 2009

Négociation sur le TPFC

Compte rendu de la 1ère réunion

Jeudi 3 septembre, la Direction des Ressources Humaines d'Arcelor France a convoqué, à Paris, les Organisations Syndicales à la première réunion de négociation d'un Accord Groupe relatif au TPFC (Temps Partiel de Fin de Carrière).
C'est le nouveau RH France Jean Pierre Mullié, remplaçant de J.P. Masy, démissionnaire du groupe dans le cadre du Plan de Départs Volontaires, qui a animé cette réunion.

PRESENTATION DU CONTEXTE PAR LA DIRECTION

Dés le début de sa présentation, JP Mullié précise que le terme TPFC n’est peut être pas le plus approprié à la situation, et qu’il conviendrait de trouver une autre dénomination pour ce sujet.
En matière d’emploi, il nous fait remarquer que différentes problématiques peuvent se poser selon les lieux, les situations des entreprises et des établissements.
Il rappelle que des mesures de chômage partiel ont été mises en place pour palier la crise, mais qu'il a fallu mettre en place, sur certaines zones géographiques, les mobilités temporaires (ex de la Meuse/Marne, de la Lorraine, du Nord), le Plan de Départs Volontaires a été aussi un outil d’adaptation à la crise.
Le RH rajoute que malgré toutes ces adaptations il faudra regarder les évolutions d’effectifs et optimiser les performances économiques des entités.
L’évolution de l’emploi se poursuit et le TPFC pourrait être un outil complémentaire d’accompagnement là où cela serait nécessaire pour éviter de recourir aux licenciements ou dans le cadre d’un PSE (Plan de Sauvegarde de l’Emploi), limité celui-ci.

PRESENTATION DU FUTUR ACCORD

Le TPFC répondrait à un besoin local, mais l’accord serait national donc applicable à toutes les entités du groupe qui en auraient besoin. Il n’y aurait pas dans cet éventuel accord de restriction de périmètre.
Cela serait un outil, quand les patrons en demanderaient l'application, à disposition de l'entreprise et ou du site, voir pour une seule catégorie de personnel.
Actuellement il existe deux types de temps partiels :
- Celui lié aux seniors, appelé TPAFC (temps partiel d’aménagement de fin de carrière).
- Celui lié aux souhaits individuels, appelé TPI (temps partiel individuel)
Le sujet est de compléter le temps partiel actuel par le TPFC qui serait un outil à usage non généralisé mais qui s’appliquerait, éventuellement partiellement, là où cela serait nécessaire.
L’accord TPFC serait un accord juridiquement indépendant, national sur l’ensemble du périmètre, à durée limitée et sur la base du double volontariat.
La durée de la période de fin de carrière pourrait être sur la base de 8 à 12 trimestres. Le salarié qui accepterait le TPFC s'engagera à faire valoir ses droits à la retraite à la fin de la période du TPFC. Le temps de travail moyen serait de 50%., mais pourrait se diviser en trois périodes : la première entre 70 et 80%, la seconde à 50% et la dernière entre 20 et 30%.
La rémunération irait au delà du taux d’activité réel, mais l’état d’esprit est bien de compléter et non de compenser.
Suite à une demande CFDT, la direction s’engage à compenser une partie des pertes en ce qui concerne les caisses de retraite ARRCO et AGIRC.


ANALYSE CFDT

La CFDT à d'entrée fait remarquer qu’il est dommage qu’un ordre du jour plus précis n’ait pas été donné et qu'aucun document technique n'ait été transmis pour préparer la réunion.
Nous affirmons, qu’avec les 2855 départs dans le cadre du PDV (Plan de Départs Volontaires), il est aujourd'hui impossible de travailler dans de bonnes conditions. Toutes les entreprises, tous les services, sont en manque cruel d'effectif.
Dans bon nombre de secteur, de chantiers, le personnel fait des heures supplémentaires récupérées et non payées, change de poste de travail, change d'équipe, bref, beaucoup d’efforts sont consentis par le personnel et cela malgré le gel des salaires, la non reconnaissance des compétences, la suppression des intérims et des sous traitants et bien sûr, le gel des embauches.
Le discours présenté par le RH, est loin de nos attentes sur ce dossier ! Pour la CFDT le TPFC est une bonne alternative pour tous les salariés qui subissent la "pénibilité". Ce doit être également un outil pour organiser le transfert des compétences tout en valorisant les plus anciens à travers le "tutorat" et le "parrainage".
Finalement, la Direction veut un "chèque en blanc" pour mettre en place une mesure qui sera applicable où elle le veut et comme elle le veut. Surtout que cette mesure n'éviterait pas les Plans Sociaux (appelé joliment Plan de Sauvegarde de l'Emploi).
Il est hors de question, pour nous, de négocier une mesure qui, dans le cas d'un PSE serait à négocier en local.
Si il y a mise en place du TPFC il doit s'appliquer dans tous les sites et doit être ouvert à tous sur la seule base du volontariat du salarié.

Prochaine réunion le jeudi 17/09/2009 où la direction nous présentera déjà un texte avec son préambule.

jeudi 13 août 2009

INCERTITUDES !

COMPTE-RENDU REUNION DU COMITE D’ENTREPRISE DE JUILLET 2009

M.Fauville nous a annoncé son départ et son affectation au CEE (Comité d’Entreprise Européen) Il a précisé qu’il resterait disponible pour Gandrange en cas de besoin.
La réorganisation de notre direction se fera en interne et en fonction des différentes obligations. (Commission de suivi du PSE, Formation etc..) La Direction nous a confirmé qu’il n’y avait toujours pas d’amélioration de notre carnet de commande. La charge du LCB serait de 11000t en septembre, conformément aux prévisions. Le taux de marche de cette unité est très mauvais. Les arrêts d’installation, hors chômage ont pratiquement doublé. La CFDT a fait remarquer que le volume des commandes était trop faible. Ce qui obligeait le personnel à faire des montages trop nombreux. Ce phénomène que nous avons bien connu dans le passé, alimente notre inquiétude, quant à la pérennité de cette unité, si cette situation devait continuer à l’avenir. Au LCB les travaux d’été se feront essentiellement au four et pour la remise en état du laminoir. Les commandes concernant la tronçonneuse, les cages Kocks et le refroidissoir pour le diamètre 100, sont passées.
En ce qui concerne le TAB la Direction nous a confirmé que la production de septembre sera en forte baisse .
Au sujet du démantèlement de l’Aciérie , les travaux de déconstruction pourraient prendre 5 à 10 ans.

VISITE

La Direction nous a commenté la visite, au LCB de M. Webersinke, remplaçant de M.Renz.
L’encadrement lui a présenté tous les ratios techniques de l’installation ainsi que les bilans de tous les différents domaines. La Direction affirme que cette visite c’est déroulée dans une ambiance positive.
La CFDT à émis des réserves quant aux intentions de M.Webersinke, en précisant que la confiance ne se décrète pas, elle s’acquiert!
Nous verrons donc à l’usage la volonté de ce nouveau Directeur d’aider cette installation et notre
entreprise

EFFECTIFS

L’effectif à fin juin s’élevait à 748 personnes.
17 départs ont eu lieu soit :
  • 12 mobilités internes
  • 2 retraites normales
  • 3 licenciements
Intérimaires : 11 sont encore présents jusqu’à fin août.

  • DAS 9,
  • DFI 1,
  • QSE 1

2 apprentis seront embauchés

RECLAMATIONS CLIENTS

En juin aucune réclamation n’a été enregistrée.
La CFDT souhaite que ces bons résultats acquis grâce aux efforts de tous les salariés vont continuer. Cela est essentiel pour l’avenir de notre entreprise

SECURITE

Cinq mois sans accidents avec arrêts, c’est un bon résultat en matière de sécurité.
La Direction a rappelé que c’était une priorité pour tous et de tous les instants.
La CFDTa fait remarquer qu’il ne fallait pas que l’affichage et la communication du groupe, prennent le pas sur les moyens réels mis à la disposition du personnel sur les différents chantiers.

FORMATION

Avec 12 968 heures de formation à fin juin, nous avons réalisé 64% du plan.
Si l’on ajoute les 12 405 heures de DIF cela porte le total à 26 000 heures. Pour la CFDT ces résultats sont très bons, que cela continu dans les mois a venir.
Sur une suggestion de la CFDT, l’utilisation du DIF a permis de réduire sensiblement l’effet du
chômage sur les salaires.

CHOMAGE PARTIEL

La convention d’indemnisation du chômage partiel pour le site de Gandrange est validée jusqu’à la fin de l’année. L’indemnisation se montera à 75% du salaire brut. La mise en oeuvre de cette décision sera effective à partir du 1er mai avec effet rétroactif .
Enfin un impact positif sur les salaires.
A la fin de l’année certains salariés auront dépassé les 800h de chômage. Pour la CFDT il faut porter ce seuil à 1000h.

CYCLE DE TRAVAIL LCB

La situation de crise que vit la sidérurgie et particulièrement notre site : Production au ralenti, application du chômage partiel, usure des outils etc... amène la Direction à passer le LCB de 4 à 3 équipes pour 1 an, renouvelable une fois .
Rappel :
En juin, après 4 réunions de négo. la Direction a consulté le CE sur un projet d’avenant à l’accord 4 équipes de 2005.
Le 17juin, la CFDT, en refusant cette roposition, a engagé un véritable bras de fer avec la Direction .

La fermeté de la CFDT à payé. Après avoir consulté nos adhérents et le personnel du LCB, nous avons refusé de signer cet avenant pour 2 raisons essentielles:

  • 1) Le maintien du salaire en 4 équipes . Soit 8% sur le fixe mensuel, sans les aléas de carrière lors du passage en trois équipes
  • 2) La durée de validité de cet avenant doit nous permettre de conserver ces garanties en cas de non reprise au-del d’ 1 an.
La Direction a revu sa copie et les résultats sont à la hauteur de nos revendications
L’accord de 2005, signé par la CFDT n’est pas dénoncé et reste en vigueur. En cas de reprise, il
restera applicable.
La Direction propose un avenant reconductible 1 an, avec maintien des acquis. C’est à dire que lors du passage de 4 à 3 équipes au 1/9/09, le salaire sera maintenu sans application des aléas de
carrière.
Pour la CFDT, ce n’est pas en criant sans arrêt au loup, que l’on empêchera Mittal de prendre des décisions concernant le sort de nos usines. Nous sommes bien conscient des risques qui pèsent sur le LCB. Mais la CFDT se battra pour que cette unité soit opérationnelle le plus longtemps possible.
Pour nous, seules comptent, la défense des salariés et la pérennité de l’entreprise.
Ce sont nos emplois qui sont en jeu!

PROCHAIN CE : Le 24 Septembre à 14H

BONNES VACANCES à TOUS

mercredi 12 août 2009

COMPTE-RENDU DU CE AMAL Florange

SITUATION DU MARCHE ET MARCHE DES INSTALLATIONS
Extraits du CE de Florange du 28 juillet
Le redémarrage de la phase liquide suite aux annonces faites le 14 juillet 2009 devrait être cadencé de la façon suivante, démarrage du haut fourneau P6 jeudi 6 août pour un démarrage de l’aciérie prévu entre le 10 et le 15 août. La production sera calquée sur un rythme mensuel de 110 000 tonnes de brames.

Concernant le niveau de commandes, le troisième trimestre sera supérieur de 20% par rapport au second. Cette charge cumulée avec les arrêts d’été engendre un bon niveau d’activité pour les installations pour ce trimestre.

Malgré cela, M. Blaffart reste très prudent et continue d’émettre quelques craintes notamment sur la charge du T4. Selon lui, le rebond technique que nous vivons aujourd’hui résulte plus de la fin des déstockages que d’une sortie de crise.

Au mois de juin, les coûts de production du train à bande de Florange ont été supérieurs de 17 € par rapport à ceux de Dunkerque. Si l’on prend en compte les frais de transport qui s’élèvent à environ 15 € par tonne, nous pouvons dire que les deux trains à chaud d’AMA&L sont de performance équivalente dans le peloton de tête Européen.

A noter qu’aujourd’hui, nous subissons une forte tension liée aux arrivages de brames non lissés dans le temps qui engendrent une marche irrégulière du train.

Cette situation chaotique qui nous place quelques fois en manque de brames va certainement nous empêcher de produire les 160 000 tonnes par mois inscrites au budget. Pour garder de la flexibilité, la marche à deux fours se poursuivra tout le trimestre.

Concernant l’aval, en juin les installations de Packaging ont fonctionné à 47% de leur capacité nominale. Cette situation engendre une montée des coûts qualité qui sont corrélés avec la baisse de volume produit. Les commerciaux s’attendent à ce que l’activité de l’emballage soit sous pression en termes de volume de production et de prix de vente au quatrième trimestre de 2009. Aujourd’hui déjà, la charge des installations de Packaging, tout en restant supérieure au T2, est revue à la baisse pour le T3.

De plus, une étude sur le basculement de la filière anneaux (ouverture rapide) vers Liège va engendrer une diminution de la charge de la ligne de vernissage d’ Ebange. Selon la direction, cette baisse devrait être en partie compensée par l’arrivée de nouveaux formats.

Les installations des tôles fines quant à elles, sont bien chargées au T4, hormis bien entendu ELSA et la LRO qui pour la CFDT conservent toute leur place dans l’aval Lorrain et pour lesquelles la direction se doit de trouver un avenir rapidement.

Les élus CFDT ont interpellé la direction sur le volume de brames non affectées qui ne cesse d’augmenter à Florange alors que nous sommes en principe selon la volonté de M. Mittal dans un processus de réduction des stocks !

M. Blaffart nous a expliqué que deux raisons concourraient à cet état de fait.

  • Premièrement, la faiblesse de notre carnet rend plus difficile les réaffectations de brames. Cette faiblesse programmée, est essentiellement due en prévision d’éventuels soucis d’approvisionnements extérieurs !!! Il est vrai que quand nous produisions des brames Florangeoises de très bonne qualité dans des aciers difficiles à élaborer, il était facile en cas de problèmes de les réaffecter dans l’élaboration de produits moins nobles.
  • La seconde oblige la direction à reconnaître enfin qu’il est très difficile d’être approvisionné à 100% en brames extérieures car il est impossible de prévoir à longue échéance nos besoins en brames dans les diverses qualités. De plus dans la stratégie qui va se développer qui consiste à augmenter le service client en diminuant les délais entre la commande et le produit fini (Lead time court) conduit, dans le cas d’approvisionnement 100% externe à des manques de réactivité.
ANALYSE CFDT

Ce que nous avons vécu lors de l’arrêt de la filière liquide à permis de mettre à jour des failles importantes dans les divers scénarios, stratégies ou hypothèses aboutissant à la fin de la filière liquide en Lorraine. Et oui, y compris ceux qui n’acceptaient aucune contradiction et se vantaient de tout savoir sur tout n’ont, sur ce coup et malheureusement sur bien d’autres, pas pensé à tout !!!

A la CFDT, nous sommes aujourd’hui, grâce malheureusement à un test grandeur nature qui nous a été imposés, convaincu de la pertinence de nos analyses. De plus, les faits et les orientations avenirs des clients militent dans notre sens. Ce sont les usines intégrées, réactives, au coeur des marchés avec un personnel compétent travaillant dans de bonnes conditions qui sortiront en cas de difficultés leur épingle du jeu.

Pour cela, nous devons conserver notre avantage en obtenant des investissements sur les hommes, les installations et la recherche. Nous devons aussi travailler sur des organisations du travail qui garantissent la sécurité au travail, améliorent la prévention des risques professionnels et permettent d’évoluer dans les emplois.

Nous devons rejeter les organisations réputées stressantes, trop flexibles, qui ne génèrent pas de progrès individuel et collectif. Les installations sidérurgiques ont comme vocation le travail en continu, la cinquième équipe devra rester la référence.

Nous devons sortir de cette logique de rentabilité extrême et court termiste qui nous contamine dans nos fonctionnements, notre vie au travail et engage irrémédiablement de façon négative la pérennité de notre établissement.

jeudi 16 juillet 2009

LE HAUT FOURNEAU P6 REDEMARRE

A la mi-août : top départ !

La CFDT a toujours crû et défendu les qualités et les atouts du site de Florange. L'actualité confirme cette analyse. En effet, la Direction Générale vient d'annoncer le redémarrage de trois hauts fourneaux européens à Gand (Belgique), Gijon (Espagne) et Florange.

Ces décisions s'expliquent, entre autres, par l'épuisement des stocks chez les clients et intermédiaires. Même si cette reprise technique n'est pas le début d'un boum productif, elle augure néanmoins d'une sortie du tunnel dans les mois à venir. Chacun pourra se réjouir de voir que le plus gros de l'orage est passé, et il était temps. Les salariés de Florange, les sous-traitants et les intérimaires ont suffisamment souffert des effets d'une crise sans précédent. Le prix payé a été lourd et il faut rapidement revenir à une situation normale.

Chacun doit vite retrouver sa place

Si Londres a misé sur Florange, c'est que Mittal reconnaît ses capacités de maîtrise de coûts, les compétences de chacun, sa faculté à s'adapter rapidement aux évènements, sa flexibilité et la bonne tenue des installations industrielles. Tout ceci est renforcé par un dialogue social de tous les instants.

Lorsque la CFDT obtient la mise en place d'une veille industrielle c'est bien pour alimenter et pointer les atouts de Florange.

N'en déplaise à tous les détracteurs, qui ces derniers mois n'ont cessé d'alimenter les rumeurs les plus noires, les savoir-faire industriels, techniques et sociaux ont été les éléments clés pour un redémarrage de la filière liquide. Et, ils étaient nombreux les détracteurs. Même certains élus locaux qui s'en sont donnés à cœur joie à annoncer le pire dans les médias. Bien sûr, ceux-là même diront aujourd'hui le contraire. Il n'y aura qu'à relire les écrits et les propos de chacun…

Le redémarrage du P6 va évidemment entraîner les reprises de production à l'agglomération de Rombas, à l'aciérie et à la coulée continue de Serémange. Durant ce long arrêt les embauches qui ont été gelées et le plan de départ volontaire auront laissé des traces en matière de compétences. Donc, il est urgent de faire un état des lieux pour savoir où sont les points faibles et les besoins urgents pour produire dans de bonnes conditions.

Lorsque la CFDT obtient la veille industrielle c'est bien pour revendiquer un état des lieux des compétences et des besoins.

Chaque salarié de Florange doit vite reprendre son poste de travail originel afin d'être prêt en temps et en heure. Chaque sous-traitant, indispensable au bon fonctionnement des installations, doit reprendre du service rapidement pour relancer les outils. Chaque intérimaire à qui la direction avait promis une embauche doit être rappelé. L'heure de la normalité a sonné et les choses doivent vite se remettre en ordre de marche.

Démarrer vite, bien et tous

Évidemment, même si l'annonce d'une reprise d'activité est une très bonne nouvelle, nous devons rester vigilants. Pour la CFDT, l'étape suivante sera le redémarrage du P3 avec en ligne de mire les investissements à venir en 2013 et 2014.

Toutes celles et ceux qui auront perdu leur emploi lors de cette période cauchemardesque doivent pouvoir revenir à un emploi qu'ils n'auraient jamais dû perdre. C'est aussi le challenge que nous voulons relever dans les prochains mois.

La force de Florange est dans notre conviction profonde que ce site a un avenir parce que nous y croyons et que nous le démontrons à chaque instant. Ne laissons personne nous voler notre avenir, ne laissons pas les nombreux détracteurs nous saper le moral. Florange en a vu d'autres et aucune raison économique ou sociale ne doivent être un prétexte pour nous condamner demain.

Pourtant, la satisfaction ne sera totale que lorsque l'ensemble des installations arrêtées un peu partout en Europe reprendra une activité normale. Là aussi, la CFDT avec d'autres organisations syndicales européennes et la FEM (Fédération Européenne des Métallurgistes) s'investissent à travers des négociations en cours avec ArcelorMittal pour qu'un accord cadre ne laisse personne sur le bord de la route. Affaire à suivre.

En attendant, la CFDT va demander une nouvelle réunion en urgence de la commission de la veille industrielle pour faire le point sur tous ces sujets. Le redémarrage doit se faire sans oublier personne.

Dernière minute: Un Comité d'Etablissement Extraordinaire est prévu jeudi 16 juillet pour nous communiquer les modalités de redémarrage.


Filière liquide pérennisée, Usine à Froid confortée

jeudi 2 juillet 2009

COMPTE-RENDU DU CE AMAL Florange

Situation du marché et marche des installations
Extrait du CR de Florange

Lors de la présentation des indicateurs de coûts et de production, M. Blaffart, suite aux analyses et aux questions posées par les élus CFDT, a reconnu qu’actuellement ces chiffres pour Florange n’avaient pas de sens réel.

En effet, compte tenu d’une réduction d’activité de 30%, les coûts de notre cokerie comportent une partie importante de frais fixes qui sont directement corrélés à l’activité. Le train à chaud de Sérémange quant à lui, à performance égale est doublement pénalisé. Le prix de notre coïl doit supporter le coût du transport des brames d’environ 15 € par tonne ainsi qu’un coût ajouté plus élevé qui est, là aussi lié aux volumes laminés.

Concernant l’évolution des marchés pour le troisième trimestre, l’augmentation du volume des commandes n’est pas de nature à modifier les décisions concernant la reprise de l’activité sur la filière liquide ainsi que l’arrêt programmé d’Elsa et de la LRO semaine 30 ou 31.

Selon la direction, l’évolution positive du carnet de commande du troisième trimestre par rapport au second s’explique notamment en juillet par, une augmentation de la charge des installations de packaging pour qui, les mois d’été sont les mois les mieux chargés, et par l’impact de la fermeture de certains de nos clients au mois d’août. En effet, ces clients commandent plus en juillet pour se préparer au démarrage traditionnel de septembre.

Cette évolution des marchés a comme effet immédiat de charger plus notre train à chaud en passant sa production mensuelle de 110 à 160 000 tonnes. Pour se faire, nous seront approvisionnés en brames majoritairement par Dunkerque (environ 120 000 tonnes) mais aussi par les sites de Brême et d’Ekosthall.

Au niveau social, deux organisations du travail sont possibles. La première est de continuer à fonctionner avec un four mais en 5 équipes. Cette solution moins coûteuse permet d’atteindre les 160 kt par mois mais elle est, selon M. Blaffart, sans souplesse en terme de production journalière car il faut maintenir un rythme élevé durant tout le mois. La seconde qui consiste à fonctionner en quatre équipes en rallumant le deuxième four permet de pouvoir absorber la totalité des commandes en préservant un bon niveau de service client.

C’est cette seconde solution plus coûteuse mais plus flexible qui a été choisie par la direction.

Concernant le packaging, la direction nous informe que malgré un léger mieux, la tendance du marché reste faible. Nous subissons d’une part, une baisse de la demande en produits dédiés à la confection de boites de boissons et les prévisions de récoltes de légumes sont faibles ce qui impacte directement les produits d’emballages alimentaires. D’autre part, nous sommes soumis à un niveau élevé d’importation. Le seul fait marquant d’importance et positif est que nous avons réussi à augmenter nos volumes chez nos deux principaux clients (Crown Cork et Impress).

Analyse CFDT

Pour la CFDT, depuis l’origine nous avons démontré point par point et prouvé que notre site n’entrait pas dans les soi-disant critères qui ont déterminé l’arrêt des filières liquides et une fois de plus nous avons vivement contestés les choix pris par la direction du groupe de "sacrifier" le site de Florange.

L’arrêt de nos hauts fourneaux nous a mis dans une spirale non vertueuse qui nous a conduit du peloton de tête vers le peloton de queue !!!

Nous étions un site intégré avec une optimisation et un traitement des coproduits inégalés dans le groupe. Nous étions en autarcie coke. Nous avions un aval surpuissant par rapport à l’amont et nous sommes heureusement toujours au cœur des marchés Européens. Nous avons toujours un personnel compétent et consciencieux qui sait faire face aux différentes problématiques de fonctionnement liées à la crise mais malheureusement de moins en moins nombreux.

Pour preuve, la direction annonce avoir choisi la solution la plus coûteuse pour organiser le travail au train à chaud et s’en tient à un argumentaire technique mais notre directeur d’habitude tellement bavard et capable de soutenir n’importe quelle position. Et bien M. Blaffart n’a pas trouvé d’argument quand nous lui avons posé des questions d’ordre sociale, concernant le train à chaud et qui sont également pertinentes pour toutes les installations du site :
  • Mais, avec quel personnel ferez vous tourner les installations ?
  • Quelles sont les compétences qu’il nous faut rapidement transférer ?
  • Quel est l’état des lieux de l’emploi dans Florange ?
  • Donnez nous la liste des emplois critiques, parlons de GPEC !!!
Pour la CFDT Le plan de départs volontaires, l’arrêt des embauches, le plan de formation qui évolue très peu, les plans sociaux silencieux subis par les intérimaires et les sous-traitants, toutes ces raisons ont dépouillé notre site de compétences essentielles et de main d’œuvre. Nous avons exigé de rapidement avoir un état des lieux de l’emploi dans Florange, de redynamiser le plan de formation et de recruter rapidement des salariés afin d’organiser le transfert des compétences.

Nous ne laisserons pas les directions détruire notre savoir faire, qui reste un des atouts majeur pour la pérennité de notre site.

mardi 30 juin 2009

COMPTE-RENDU REUNION DU CE DE JUIN 2009

UNE DIRECTION PEU MOTIVEE !!!!

Face à une Direction de moins en moins motivée pour ne pas dire absente, cette réunion ordinaire du Comité d’Entreprise a été sans surprise. Malheureusement, le carnet de commande reste toujours aussi plat. La Direction table même sur une diminution encore plus importante pour le TAB, dès septembre dû en partie selon elle, à la dénonciation par Multiserv de son contrat.

La Direction a confirmé l’élaboration par Monsieur RENTZ (direction LCE) d’un contrat pour l’approvisionnement du LCB, en demi produits.

Les élus du CE, à l’unanimité, ont mandaté le cabinet Syndex pour vérifier les comptes 2008, et ceux prévisionnels pour 2009. Les élus lui ont également confié une mission pour le calcul des prix des billettes achetées, et leurs conditions d’approvisionnement en provenance des autres unités du Groupe. Concernant le démantèlement de l’aciérie et la vente d’outils de cette unité, la Direction annonce qu’aujourd’hui il n’y a eu que des visites préliminaires de la part de collègues du groupe.

Face à ce marasme économique qui perdure, la CFDT espère qu’à la rentrée une embellie se dessinera. Il n’est pas convenable de laisser le personnel du LCB au chômage. Ce n’est pas bon pour le moral des troupes et cela risque d’entamer l’avenir de cette Unité.


MULTISERV
La fermeture de l’ Aciérie et du TAB font de nouveaux dégâts en terme d’emploi. La Société Multiserv en charge notamment du parachèvement au TAB, licencie une très grande partie de son personnel.
Multiserv a décidé de mettre un terme à son contrat avec Arcélor Mittal Gandrange, avant la fermeture du TAB, soit le 31 Août 2009. La Direction est confrontée à un nouveau problème: la reprise de l’activité de parachèvement par le personnel de Gandrange.
Pour la CFDT, la Direction doit tout mettre en oeuvre pour que cette activité soit reprise dans de bonnes conditions, avec du personnel bien formé.
Des billettes ou ronds mal parachevés, sont sources de litiges chez les clients avec à la clé une dégradation de leur confiance


EFFECTIFS
Les effectifs à fin mai sont de 748 salariés.
En mai, la Direction a enregistré 16 départs :
  • - 9 mobilités (7 au Luxembourg, 2 à Florange)
  • - 1 retraite normale
  • - 3 retraités après PRP/RTA2

HOMOLOGATIONS
La Direction nous a précisé que 78 % des tonnages nécessitant une homologation chez nos clients, ont été réalisés. Cela représente 95 % du carnet de commandes qui peut être produit par le LCB. La CFDT estime que ceci est une bonne nouvelle et que la Direction mettra tout en oeuvre pour que la production du LCB soit à la hauteur des attentes des clients en terme de qualité quand la reprise se fera sentir.


ARRETS D’ETE
La Direction a confirmé les arrêts d’été semaines 32.33.34, soit du 3 au 24 août 2009. Mais des activités de parachèvement et d’expéditions sont prévues pendant les semaines 32 et 33 au LCB.
Durant cet arrêt, le self sera fermé. Les salariés travaillant pendant cette période verront leurs repas remboursés sur présentation d’un justificatif avec un maxi de 10 € par repas.


INTERIMAIRES
A fin mai , 15 intérimaires sont inscrits aux effectifs à savoir :
  • 2 au LCB
  • 1 à DFI
  • 1 à QSE
  • 11 à DAS (dont 7 au gardiennage)
    La Direction nous a dores et déjà informé que le nombre d’intérimaire va aller en décroissant. Il ne sont plus que 11 à fin juin et seront seulement 5 en septembre.

CYCLE DE TRAVAIL LCB
La Direction a présenté son projet de cycle de travail en trois équipes au LCB; Elle nous a rappelé l’importance de cette démarche tant économique que technique pour notre unité. Elle souhaite faire un avenant à l’accord actuel à durée déterminée d’un an, en préservant les salaires par l’application des aléas de carrière. Faute de signatures, elle menace de dénoncer l’accord actuel et de passer en force en respectant le préavis de trois mois.
Pour la CFDT, la Direction ne doit rien changer aux salaires et plus particulièrement sur le fixe mensuel des salariés concernés. Cela a déjà été fait à l’Aciérie et aux Transports. Nous ne comprenons pas pourquoi elle s’acharne sur les salariés du LCB qui ont déjà été plus que malmenés. (chômage, prime etc...).
Il faut qu’elle mette en application ses beaux discours d’avenir pour le LCB en privilégiant son personnel et non pas en le maltraitant.


ENTRETIENS PROFESSIONNELS
Seulement 10 % des entretiens professionnels prévus ont été réalisés à ce jour. Suite aux interventions répétées de la CFDT, la Direction du LCB s’est engagée à faire tous les entretiens professionnels avant la fin de cette année, et de le faire systématiquement tous les ans.
Pour la CFDT, c’est une bonne résolution pour cette unité. Encore faudra t il la tenir. Les autres unités devraient s’en inspirer et mettre également tout en oeuvre pour l’appliquer.



PROCHAIN CE
Le 30 Juillet à 9 H

mardi 23 juin 2009

Marche des Installations

GESTION AU COUP PAR COUP

Un CE extraordinaire s‘est tenu lundi 22 juin avec pour sujet la marche des installations pour le 3eme trimestre.
La Direction a annoncé l’enregistrement de 2000t supplémentaires en provenance d’Allemagne et de SMR.
C’est un peu d’amélioration dans la grisaille actuelle, bien que notre carnet de commandes reste toujours très bas.
Certains clients ont avancé leurs arrêts d’été et souhaitent être livrés d’urgence.

En conséquence la marche des laminoirs est modifiée pour le mois de juillet. La semaine 29 qui devait être chômée sera travaillée et le chômage reporté semaine 30. Cette disposition est valable également pour le TAB.

En raison des travaux d’amélioration et d’entretien le Service Maintenance travaillera tout le trimestre prochain.

La CFDT prend acte de cette légère embellie mais déplore cette gestion du temps de travail au coup par coup. Bien sur, nous sommes dans une période très grave et personne ne peut prévoir la fin de cette crise.
Cette organisation à l’emporte pièce est pénible pour les salariés comme pour les installations.