lundi 19 juin 2017

Lettre ouverte au premier ministre sur la hausse de la CSG pour les retraités



Suite au projet gouvernemental d’augmenter la CSG sur les retraites de 1,7%, la commission exécutive de l’Union confédérale CFDT des retraités vient d’adresser une lettre ouverte au Premier ministre. « Une décision incohérente, fondée sur des a priori et une méconnaissance de la contribution des aînés, ne peut que provoquer un sentiment d’injustice. »
Monsieur le Premier ministre,
Votre gouvernement annonce la mise en œuvre, d’ici la fin de cette année, d’une réforme de l’assurance chômage. Pour la financer, vous envisagez une hausse importante de la CSG.
Le projet du Président de la République de créer une assurance chômage « pour tous » (salariés, commerçants, indépendants, etc.) provoquerait, dans la pratique, un véritable chamboulement !
Basé jusqu’alors sur la notion d’assurance, le chômage ferait l’objet, dans ce projet, d’une prise en charge universelle qui, au même titre que le risque maladie, concernerait indifféremment toute la population active…
Notre première inquiétude tient au fait que, financé par la CSG, le risque chômage pourrait perdre son caractère contributif. De surcroît - et c’est là où intervient l’iniquité du projet - le transfert du financement de l’assurance chômage, aujourd’hui pris en charge par les salariés, à l’ensemble des contribuables soumis à la CSG, aurait pour conséquence d’y faire contribuer les retraités.
Un manque d’objectivité dans l’analyse sur la place des retraités
Les retraités CFDT, soutenus dans leur position par toute la CFDT, considèrent que ce projet est la marque :

  • d’un manque d’objectivité dans l’analyse sur la place des retraités en société ;
  • de l’accumulation ces dernières années de déséquilibres fiscaux intergénérationnels ;
  • d’une inégalité de traitement entre retraités et salariés en matière de contributions et de droits ;
  • d’une méconnaissance des mécanismes d’indemnisation de la perte d’emploi.

« Tout le monde gagnera en pouvoir d’achat avec cette mesure, sauf les plus aisés des retraités… Aux plus aisés des retraités, je demanderai cet effort pour avoir un système plus intelligent pour leurs enfants et leurs petits-enfants », justifiait le candidat Emmanuel Macron.
Cette mesure aurait de fait un impact positif pour l’ensemble des salariés, puisqu’elle est entièrement compensée par la suppression de leurs cotisations chômage et maladie. Ainsi, pour un salarié gagnant 48 000 euros annuels, le gain serait de l’ordre de 700 euros. Pour les fonctionnaires ou les indépendants, ces derniers ne contribuant pas actuellement au financement de l’assurance chômage, cette mesure devrait de même être entièrement compensée.
Perte de revenus à partir d’environ 1250 euros par mois pour une personne seule
À l’inverse, cette mesure mettrait à contribution les retraités dès lors qu’ils perçoivent environ 1 250 euros par mois (soit 15 000 euros annuels), en dessous donc de la moyenne des pensions de retraite. Pour chacun d’entre eux, la perte de pouvoir d’achat avoisinera 265 euros annuels, contraints qu’ils seront de contribuer à l’assurance chômage sans envisager la moindre contrepartie !
Monsieur le Premier ministre, à ce niveau de revenus, les retraités comme d’autres catégories sociales ne peuvent être considérés parmi « les plus aisés » pour avoir à supporter une hausse supplémentaire de la CSG de 1,7 %.
Faut-il également rappeler qu’au-delà de la CSG actuelle, de la CRDS et de la Casa, les retraités du secteur privé sont également soumis à une cotisation maladie à hauteur de 1 % sur leurs retraites complémentaires, cotisation dont on fait généralement peu état.
Les retraités participent aussi, et largement, aux efforts de redressement des comptes publics et sociaux : fiscalisation de la majoration de pension pour enfant, suppression de la demi-part fiscale pour les personnes seules qui a impacté de nombreuses veuves, même modestes, non-revalorisation des retraites. Toutes ces mesures, cumulées depuis 2013, ont déjà largement « permis » aux retraités de faire preuve de justes et nécessaires solidarités.
Une décision incohérente, fondée sur des a priori et une méconnaissance de la contribution des aînés, ne peut que provoquer un sentiment d’injustice.
Monsieur le Premier ministre, les retraités ne sont pas des assistés. Leur participation à la richesse du pays est réelle. Ils contribuent, dans leur grande majorité, par leur bénévolat, à la production de services, tant dans le cadre associatif que dans le cadre familial, notamment dans leur rôle de proche-aidant, et à la richesse nationale. Cette contribution est estimée à 1,2 % du PIB national.
Dans le contexte du vieillissement de la population et face à l’insuffisance de la prise en charge de la perte d’autonomie des personnes âgées, ce sont souvent les retraités qui accompagnent financièrement leurs parents âgés pour leurs dépenses d’hébergement en maison de retraite ou de maintien à domicile.
Les retraités acceptent de prendre leur part à l’effort commun mais refusent un traitement inéquitable
Les retraités, et les retraités CFDT au premier chef, ont jusqu’alors accepté de prendre leur part, comme tout citoyen, à l’effort commun, notamment en solidarité avec les générations les plus jeunes confrontées à une entrée difficile dans la vie active. Mais ils n’accepteront pas la rupture du contrat social qui nécessite un traitement équitable par rapport au reste de la population.
L’évolution du pouvoir d’achat des retraités est proche de zéro depuis quatre ans. Elle ne saurait régresser avec cette disposition.
La CFDT Retraités a toujours su prendre ses responsabilités dans un monde économique en mutation démographique. Elle demeure ouverte à toutes évolutions qui pourraient répondre aux exigences de solidarité. Mais elle demande que toute réforme sociale soit équitable et équilibrée. (...)
Pour la CFDT Retraités,

Dominique Fabre, secrétaire générale

lundi 8 mai 2017

ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE

Une victoire de la République sur la haine
La CFDT tient à saluer le choix des électrices et des électeurs français. C’est une victoire de la République sur la haine.
La CFDT, rappelle qu’elle n’a jamais soutenu aucun des candidats, mais fidèle à ses valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, elle a appelé à faire barrage à l’extrême-droite.
En plaçant Emmanuel Macron largement en tête, les électeurs ont eux aussi fait un choix clair, conforme à l’identité républicaine, démocratique et sociale de notre pays. Par leurs suffrages, ils ont renvoyé la candidate du Front National à ses outrances, à ses mensonges, à ses provocations et à sa stratégie de division nationale.
Toutefois son score demeure beaucoup trop haut et c'est le résultat de trop d'ambiguïtés des uns et des autres face au risque de l'extrême droite. Maintenant, les inquiétudes qui ont été exprimées dans les urnes par une partie de l’électorat doivent être entendues. Le sentiment de déclassement, d’injustice, voire d’abandon est présent chez nombre de nos concitoyens. La CFDT demande à Emmanuel Macron de ne pas rester sourd face à cette désespérance.
La CFDT avait rendu publique une adresse aux candidats à l’élection présidentielle dans laquelle elle affichait ses priorités en matière de travail, de droits sociaux, de politique industrielle, de politique environnementale et d’action publique. Nous souhaitons que ces propositions soient prises en compte et que le dialogue et la concertation sociale aient lieu.
Emmanuel Macron va devoir assumer une lourde responsabilité : dans un pays aux multiples fractures, il faut reconstruire la confiance en l’action publique et en l’avenir commun. La CFDT demande donc au Président élu d’agir pour la mise en place d’une politique porteuse de progrès social.
La CFDT, dans le rôle et à la place qui sont les siens, dans les entreprises, dans les administrations, dans les territoires et au niveau national, continuera à s’engager aux côtés des jeunes, des salariés, des chômeurs et des retraités, pour plus de solidarité et de justice sociale.

jeudi 27 avril 2017

Lettre ouverte de Philippe Torreton à Hamon et Mélenchon

Et nous, on fait quoi ?
Photo: Philippe Lopez/AFP

Cher Benoît, cher Jean-Luc,

Voilà, c'est fait, on a perdu.

La gauche regarde le deuxième tour de cette élection présidentielle sur le banc de touche. Je vous imagine travaillant déjà sur l'autre vote, les législatives, l'un s'arrachant les cheveux pour espérer survivre et l'autre planifiant sa revanche.
 
C'était prévisible et nous étions quelques-uns à le craindre. Nous avons écrit, interpellé, manifesté, chroniqué, éditorialisé mais rien n'y a fait.
 
Je n'ai jamais souhaité que l'un se retire pour l'autre, je n'ai jamais souhaité la capitulation de l'un devant l'autre. Vous incarnez tous les deux des idées, des idéaux, des priorités, vous représentez des hommes et des femmes, des engagements, des années de lutte et de militantisme.
 
Je voulais, avant toute chose, un programme commun et je pensais bêtement que deux candidats qui pourfendent le régime présidentiel de la Ve République, ainsi que la personnalisation des campagnes électorales qui en découlent, s'entendraient pour reconnaître qui était le mieux placé pour incarner ce programme dans ce système à bout de souffle.
 
Je voulais une addition d'intelligences.
Je voulais, c'est bête à dire aujourd'hui, que la gauche gagne.
 
Nous sommes des millions à ne pas être fans de vous, des millions à vous trouver des qualités indéniables à l'un comme à l'autre, et c'est difficile de ne pas être fan, c'est beaucoup plus pratique intellectuellement de projeter tous ses espoirs sur quelqu'un.
 
Je ne vais pas faire ici l'inventaire de ce qui ne me plaît pas chez l'un et chez l'autre, d'autant que, par miracle, une chose était différente cette fois-ci, et cette chose, j'étais venu modestement te la dire, cher Jean-Luc, en direct et en face sur France 2 : pour la première fois, dans l'histoire de la Ve République, deux grandes forces de gauche avaient placé l'écologie au centre de leur programme.
 
Les urgences écologiques étant criantes, hurlantes même, j'espérais que celles-ci vous imposeraient de faire front commun. Après tout, l'imminence d'un danger qui menace une collectivité unit, en principe, les membres de cette collectivité pour le combattre, qui que nous soyons et quelles que soient nos divisions, l'histoire nous l'a prouvé à maintes reprises : Valmy, la Résistance, la demi-finale France Allemagne en 1982, etc... mais cela, ce n'est que le bon sens et visiblement le bon sens en politique passe après les poitrines bombées et les mentons relevés.
 
Il va falloir expliquer aux gosses que la lutte contre la pollution et le combat contre des choix de société contre nature attendront au moins encore cinq ans, qu'il y avait visiblement une urgence plus impérieuse encore, mais cette urgence-là, je vous laisse le soin de l'expliquer à nos enfants, chers Benoît et Jean-Luc.
 
Maintenant que c'est fini pour la gauche, il reste un second tour. L'extrême droite est là, à un scrutin de l'Elysée, comme en 2002, sauf qu'en 2002 nous étions abasourdis, choqués et dans la rue pour faire front commun, c'était au temps où le sentiment du danger commun nous regroupait encore.
 
Dimanche soir, j'ai vu Benoît appeler à faire barrage au Front national sans ambiguïté mais nous avons été des millions à constater que La France insoumise est mauvaise perdante : elle boude et fait la gueule et se retrouve incapable d'appeler à voter Macron, comme son leader délégué général avait appelé du temps où il était cadre sup au PS à voter Chirac. Pourtant, en termes de probité et de batterie de cuisine aux fesses, entre Chirac et Macron, il y a un monde.
 
Si la gauche avait été unie, la soirée de dimanche 23 avril n'aurait pas permis de montrer ce visage crispé de La France insoumise car, unie, la gauche aurait battu le Front national et nous aurions dansé et chanté place de la République jusqu'aux premières lueurs du jour...
Un point me questionne : si Marine Le Pen et Emmanuel Macron c'est pareil, blanc bonnet et bonnet blanc comme disent les anciens, alors que dire de vous deux ? C'est de la gémellité ? Deux clones tristes? Alors pourquoi ne vous êtes-vous pas unis pour le premier tour ? Vous si proches ?
 
Encore une interrogation pour vous Jean-Luc, ça fait quoi de voir ses électeurs dragués par l'extrême droite ? C'est le plan B européen qui se met en marche ?
 
Je vous salue du fin fond de ma déception et de mon absence totale d'autosatisfaction d'avoir eu raison.
 
Philippe Torreton
Publié sur le site de l'Obs du 27 avril

vendredi 21 avril 2017

ELECTIONS PRESIDENTIELLES

Aux urnes !


La CFDT appelle ses militants, ses adhérents et l'ensemble des travailleurs à se mobiliser pour les élections présidentielles des 23 avril et 7 mai, puis lors des législatives des 11 et 18 juin.

La CFDT rappelle qu'elle est indépendante des partis politiques et qu'elle ne donnera pas de consigne de vote, sauf contre le Front National.

C'est parce que la CFDT est libre qu'elle peut appeler les citoyens à se rendre aux urnes. Parce que l'abstention est un risque pour la démocratie. Parce que l'abstention favorisera les candidats les plus extrêmes et les plus éloignés de nos valeurs : celles de solidarité, d'égalité et d'émancipation.

La CFDT invite donc l'ensemble des citoyens à aller exprimer leur choix à travers leur vote dès dimanche prochain.

La CFDT vient de lancer une campagne contre l'abstention, disponible sur

https://www.cfdt.fr/portail/outils/affiches/affiches-election-presidentielle-srv2_420028

Commuiniqué de presse

ATTENTAT SUR LES CHAMPS-ÉLYSÉES
 
La CFDT déterminée à défendre les valeurs républicaines
 
La CFDT condamne l’attaque terroriste qui a visé les forces de police et exprime toute sa solidarité avec les familles des victimes.
 
La CFDT tient à saluer une nouvelle fois le travail remarquable effectué par l’ensemble des forces de sécurité du pays depuis de nombreux mois.
 
Le lieu de cet attentat est aussi un symbole. À travers l’avenue des Champs-Élysées, c’est la France, ouverte sur le monde et ses valeurs qui sont attaquées.
 
A trois jours du premier tour des élections présidentielles, la CFDT rappelle sa détermination à défendre les valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité.

CR CE AMAL Florange Avril 2017

Sécurité
En ce qui concerne la sécurité, il n’y a pas eu de faits marquants au cours du mois de mars, mais un nombre élevé de faits accidentels avec notamment beaucoup de chutes et de coupures. Hasard ou coïncidence, le fil conducteur de la Journée Sécurité (Safety Day) programmée le vendredi 28 avril sera « Les chutes de plain pieds ». En complément viendront s’ajouter des thèmes locaux selon les secteurs.
Un Flash Info sera diffusé cette semaine avec l’intégralité du programme.
 
Marche des installations et situation du marché
En mars, la cokerie a réalisé 56 kt pour un budget à 55 kt. Une très bonne marche pour le TAC et le couplage. Le 5 cages est légèrement en retrait suite à des contrôles qualité pour des tâches d’huile et de graisse, beaucoup de changement de soutiens et un dépassement de 9 h sur un redémarrage après un arrêt d’entretien. La production du RCM reste conforme aux attentes malgré de nombreux problèmes de fiabilité. Pour un deuxième mois consécutif, la Galva a été pénalisée suite aux soucis de casse au four et sur l’accu entrée.
Du coté des recuits, le programme est respecté. La fiabilité de l’étamage 3 est en progrès et garde un bon taux d’allure, quant à Elsa RAS.
En qualité externe, l’auto a globalement de bons résultats, à surveiller quelques points sensibles en Extragal et Ultragal Audi, Volvo et VW Kassel. Au Packaging, de bonnes performances chez Ardagh (0 litige pour le deuxième mois d’affilé) mais 2 litiges chez Crown pour aspect. Par contre une forte dégradation dans l’industrie.
En qualité interne, sur le mois on distingue 3 soucis majeurs (griffures au Tac, tâches d’huiles brulées aux 5 cages et emboutis rouleaux pinceur Extragal) mais également des problèmes de fiabilité au RCM et à la Galva. A noter un mauvais mois au couplage pour marques cylindres. Progrès sur les filières Packaging.
En résumé, les outils en amont ont très bien marché, les coûts sont corrects mais en retrait sur les lignes qui ont eu quelques soucis de fiabilité. Globalement le T1 est en progrès par rapport à la même période en 2016 mais pas encore à l’objectif de 2017.
Concernant les entrées de commandes, celles du marché de l’automobile sont en légère baisse, celles dédiées au marché de l’industrie et du Packaging sont stables.
 
Social
Embauche-recrutement
Comme à chaque réunion, la direction fait un point sur les embauches. Ainsi pour mars, il y a eu 6 embauches en CDI direct :
  • 1 mécanicien de maintenance au TAC
  • 1 opérateur à la Cokerie
  • 2 opérateurs au 5 Cages
  • 1 IC à Maintenance Centrale
  • 1 IC au TAC
A cela viennent s’ajouter 3 CDD :
  • 1 opérateur au Skin
  • 1 opérateur au 5 Cages
  • 1 opérateur à l’Etamage 3
Pour avril, il est à noter le passage à l’OMP de 8 CDD en CDI ainsi qu’une embauche en CDI direct à la maintenance Finishing.
Pour le T1 2017, il y a eu 19 entrées en CDI auxquels viennent s’ajouter 8 CDD pour 43 sorties.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes !!! Si on ne peut que se féliciter de ces 27 embauches pour le T1, il faut rester objectif et les comparer aux 43 sorties sur la même période. Le déficit est bel et bien là…Il faut impérativement accélérer le processus de recrutement pour garantir aux salariés de bonnes conditions de travail et également un transfert de compétences qui se fasse dans les règles de l’art.
 
Challenge Progrès
La direction nous informe de la relance du Challenge PROGRES, à partir du 1er mai 2017, sur notre site. Cette démarche concerne les agents postés, équipes opérationnelles et d’exécution jour.
L’objectif est d’impliquer et responsabiliser les salariés au plus près du terrain, de motiver le personnel à améliorer son environnement de travail et enfin, de favoriser la réalisation d’actions d’améliorations et de progrès.
Les thèmes privilégiés sont :
  • Santé-Sécurité,
  • Environnement & Risques technologiques,
  • Organisation de l’espace de travail & Ergonomie,
  • Coût/consommable,
  • Qualité,
  • Fiabilité,
  • Énergie.
Deux types d’actions seront acceptés : les améliorations individuelles (1 à 2 personnes) et les améliorations en groupe (jusqu’à 6 personnes).
Attention les démarches sont limitées à 3 actions/an et par salarié et hors des actions liées au Challenge GESiM.
Un Flash Info local de la direction sera envoyé prochainement afin d’expliquer la démarche
Pour la CFDT, ce Challenge Progrès n’est pas sans rappeler les Démarches participatives, suggestions et autres Cercles de Qualité de naguère. Démarches qui avaient connu, à l’époque, un franc succès auprès des salariés. Néanmoins, la CFDT restera vigilante sur toutes les dérives possibles.
 
Enquête « Votre avis compte »
En 2015, une première enquête avait été réalisée sur AMAL et Florange. Le taux de participation avait été de 66 % et elle avait permis de mettre en exergue deux thématiques sur lesquelles il convenait de travailler : la Communication et le Leadership.
La direction nous indique donc qu’une nouvelle enquête va être menée du 22 mai au 02 juin 2017, toujours sous couvert de l’anonymat et via Internet.
Cette enquête devrait permettre de faire ressortir des outils de travail pour la construction du PAD.
 
Prévention des risques liés aux conduites addictives
Mme Bonnard nous informe qu’un module concernant la prévention des risques liés aux conduites addictives va intégrer, dès le 21 avril prochain, les formations Take Care. Le Comité de Direction a déjà suivi cette formation le 05 avril dernier.
Ce module sera déployé à l’ensemble des encadrants et ce, jusqu’au niveau Chefs de poste. Parallèlement, durant le T2, les CHSCT seront informés et formés à l’ensemble de la démarche. Les membres du CE, quant à eux, seront au nombre de 2 par organisation syndicale.

mercredi 19 avril 2017

Election présidentielle

Réponse des candidats à l’adresse CFDT

Le 20 mars dernier, la CFDT a interpellé les candidats à l’élection présidentielle 2017 (excepté celle du Front National) sur les grands défis qui se présentent à nous dans les années à venir.

Trois candidats se sont prêtés au jeu du débat démocratique. Leurs réponses sont consultables en cliquant sur le lien suivant :
 
https://www.cfdt.fr/portail/actualites/societe/-adresse-les-reponses-des-candidats-srv1_420004

François Fillon, Benoît Hamon et Emmanuel Macron (dans l’ordre alphabétique) ont répondu aux questions de la CFDT sur la vision du travail au XXIe siècle, la protection de tous et l’émancipation de chacun, l’emploi de qualité et de nouveaux modes de développement, le sens de l’action publique, le projet européen et, enfin, le débat démocratique et le dialogue social comme leviers du changement. Fidèle à sa ligne « libre et engagée », la CFDT publie in extenso les réponses des candidats.

mardi 18 avril 2017

Information suite à l'annonce de Nicole NOTAT

Nicole NOTAT, ancienne Secrétaire générale de la CFDT de 1992 à 2002, a annoncé apporter son soutien à la candidature d’Emmanuel MACRON pour l’élection présidentielle.
 
La Confédération CFDT n’a pas à commenter cette prise de position qui est une décision personnelle et qui n’engage nullement la CFDT et rappelle que Nicole NOTAT a quitté la CFDT il y a 15 ans et depuis lors, ne s’est jamais interférée dans les débats internes de la CFDT ou dans ses prises de positions externes.
 
Nous rappelons que la CFDT ne donnera dans cette élection présidentielle aucune consigne de vote hormis pour battre le Front national.

mercredi 8 mars 2017

Droits de la femme

Pour plus d'informations ou pour recevoir ce N° spécial de La Gazette, mettre un simple message sur ce blog, avec votre adresse mail.

mardi 28 février 2017

Non aux quotas de CO2

Édouard Martin : « Non aux quotas gratuits de C02 pour les industriels »

Oubliée la COP21, oubliés les applaudissements des 751 députés européens et des vingt-huit chefs d'État de l'Union européenne (UE) saluant l'accord de Paris de décembre 2015, oubliée la préservation de la planète et le réchauffement climatique : les lobbyistes de tout poil sont passés par là et obligent la classe politique à regarder ailleurs.
Après le« I want my money back » de Margaret Thatcher nous voilà soumis au chantage des fédérations industrielles : « We want our free allowances back »(«Nous voulons garder nos allocations gratuites»). Et ça marche!
Depuis 2005, I'UE a mis en place un système d'allocations gratuites de C02 pour les industries énergivores, afin de leur permettre de financer la modernisation de leurs installations et les investissements dans les nouvelles techniques d'efficience énergétique.
Entre 2008 et 2015, les montants de ces quotas gratuits, qui se chiffrent à des milliers de millions de tonnes de C02, ont représenté des milliards d'euros : plus de 8 pour le secteur de la sidérurgie, plus de 5 pour celui du ciment, plus de 4 pour la chimie. Largement de quoi supporter la crise économique et les investissements nécessaires. Pourtant, les émissions de C02 n'ont pas baissé (ou si peu, essentiellement en raison de la crise) et le prix du C02 est resté évidemment bas, entre 4 et 6 euros par tonne.
Dérives
Alors pourquoi de telles sommes? Simplement parce que I'UE a été très généreuse envers toutes ces industries : les allocations étaient supérieures aux besoins, et les industriels n'avaient donc aucun intérêt à investir puisqu'ils avaient des quotas à foison et à bon prix.
Les allocations gratuites étaient en effet calquées sur les capacités de production, et non sur les productions réelles. Toutes les dérives étaient dès lors possibles. Certaines entreprises ont plus gagné avec la vente de leurs quotas qu'avec leur production et préféraient arrêter les installations tout en touchant des dividendes de la vente duC02.
Une majorité d'entre elles ont préféré monétiser les quotas gratuits ; ainsi, l'argent gagné est allé directement dans la poche des actionnaires. Par exemple, les cimentiers espagnols et grecs ont maintenu une production artificiellement élevée afin de recevoir un maximum de quotas gratuits, l'affaire étant juteuse.
Bref, les quotas gratuits sont devenus pour ces industriels un« business», et il n'y aucune raison que cela s'arrête! Ils se moquent royalement de la santé publique ou de l'avenir de la planète. et veulent ce qu'ils appellent «leur dû ». Sinon attention à la menace de délocalisations et de fermetures d'usines ...
La cabale des lobbyistes
Il fallait mettre un terme à cette dérive qui, non seulement coûtait chère mais de plus, n'était pas efficace. Les investissements industriels sont à la traîne et, forcément, notre compétitivité n'est pas des meilleures.
Quelques parlementaires européens ont proposé un texte plus en phase avec les objectifs de l'accord de Paris, fixant un prix pour l'achat des allocations de C02. J'ai aussi défendu la mise en place d'un ajustement carbone aux frontières de l'Europe, afin de protéger nos entreprises de la concurrence déloyale extra-européenne : l'idée était d'obliger les importateurs à acheter sur le marché carbone européen des droits à polluer, tout comme les industriels européens, dans le souci d'un traitement équitable.
Pourtant, rien de tout cela n'a été retenu par la majorité des parlementaires. Les lobbyistes ont organisé une véritable cabale contre ce projet et ils ont gagné. Hélas, les quotas gratuits sont maintenus, et le pollueur payeur restera transformé en pollueur payé! Les menaces de fermetures d'usines ont eu raison du climat.
Espérons que, le 28 février, les ministres européens ne présenteront pas cette facture salée aux citoyens et que l'esprit de Paris reprendra le dessus. Nous n'avons qu'une seule planète.
Édouard Martin est député européen (Alliance progressiste des socialistes et démocrates), ancien délégué du personnel CFDT (1989-1993) puis membre du comité d'entreprise européen d'ArcelorMittal (2006-2013).
Extrait du Monde du 27février 2017

lundi 2 janvier 2017

Décès de François Chérèque

Une immense tristesse pour la CFDT  
C'est avec une immense tristesse que nous vous annonçons ce matin le décès de François Chérèque, ancien secrétaire général de la CFDT.


Né le 1er juin 1956 à Nancy, en Meurthe-et-Moselle, François Chérèque a d’abord travaillé comme éducateur spécialisé à l’hôpital de Jour du Centre Jean Wier à Puteaux, avant de rejoindre le service pédo-psychiatrie du centre hospitalier Digne-les-Bains. Fils de Jacques Chérèque, l’in des principaux responsables de la Confédération et ex-ministre du gouvernement de Rocard, François Chérèque a adhéré à la CFDT en 1978. Là, il a rapidement pris des responsabilités, jusqu’à en devenir le secrétaire général des Alpes-de-Haute-Provence en 1986. Dix ans plus tard, le syndicaliste a été nommé secrétaire général de la fédération CDFT des services et établissements de la santé et du social (CFDT santé-sociaux)
C’est en 2002 qu’il a finalement succédé à Nicole Notat et pris les commandes de la CFDT. Quatre ans plus tard, il était réélu lors du Congrès de Grenoble. Rebelote en 2010, à Tours. A ce titre, il fut notamment l’un des principaux dirigeants des grèves contre la réforme des retraites.
En 2012, François Chérèque a quitté son poste, cédant sa place à Laurent Berger. Quelques mois plus tard, il était nommé inspecteur général des affaires sociales, héritant ainsi d’un statut de haut fonctionnaire. La même année, en 2013, François Chérèque a également rejoint le think-thank Terra Nova en tant que président ; il a aussi succédé à Martin Hirsch à la présidence de l’Agence du service civique.
En septembre 2015, malade et affaibli par sa chimiothérapie, François Chérèque avait interrompu ses fonctions. Il y a définitivement mis fin en juin dernier
François est, et restera, une très grande figure de notre organisation. La CFDT et ses militants sont en deuil et de tout cœur avec sa famille et ses proches.
Pour Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT : « Le syndicalisme perd une grande figure, la CFDT un responsable déterminant et moi un ami très cher. »