jeudi 20 août 2015

Rencontre HINKEL - CFDT

DU TAC AU TAC

Lors de leurs rencontres avec les salariés du Train à Chaud, les militants CFDT ont constaté ces derniers mois un grand trouble, voir un grand mal être. En effet, que se soit au niveau de leur progression de carrière, de la politique salariale le mécontentement est général !

Et "cerise sur le gâteau", les conditions particulières sont venues se rajouter au malaise ambiant (cotations faites à minima, non respect des engagements pris…).

Il n’en fallait pas plus pour créer un terrain propice aux mécontentements, certains exploitant sans vergogne cette situation.

C’est fort de ce constat que les élus CFDT ont exigé une entrevue avec Stefan KINKEL, chef du laminoir à Chaud !

Historiquement le Train à Chaud a toujours été une place forte de la CFDT.

Il était donc inconcevable pour nous de laisser les salariés seuls, ou mal accompagnés, face à une direction qui se mure dans un silence assourdissant et refuse de prendre ses responsabilités.

Que les choses soient claires, et c’est ce que nous avons dit à Mr KINKEL, notre but n’est pas d’engager un bras de fer avec les responsables de ce secteur mais de rétablir un dialogue constructif dans l’intérêt des salariés et du site. En effet, en tant qu’organisation syndicale responsable nous savons toute l’importance stratégique qu’occupe le TAC au sein d’AMAL.

Ce n’est pas pour cela que nous allons laisser sacrifier sur l’autel de la productivité et de la compétitivité, les gens qui y vivent et y travaillent.

Le message qu’a clairement fait passer la CFDT a été le suivant :

Il faut remettre l’humain au cœur du débat !

Tous les investissements du monde ne serviront à rien si les salariés ne sont pas motivés, bien dans leur peau et leur métier pour faire "tourner" cette installation.

Après un début de rencontre tendue avec le responsable du TAC, voir houleuse… nous avons réussi à faire passer notre message. Il était important, pour les salariés que nous représentons, de réengager le dialogue. C’est chose faite !

Ces premiers échanges ne sont qu’un début. Le chantier est vaste tant le mal est profond mais nous allons nous atteler à la tâche. Rencontrer régulièrement les salariés et remonter leurs doléances et leurs revendications à la Direction.

Il est clair, pour la CFDT, que nous avons été élus pour épauler et accompagner les salariés surtout dans les moments difficiles afin que chacun y trouve son compte.

CFDT S’ENGAGER POUR CHACUN, AGIR POUR TOUS

mercredi 22 juillet 2015

CR CE AMAL Florange Juillet 2015

En préambule aux débats, les élus du CE et membres de la direction ont observé une minute de silence en hommage au salarié qui a perdu la vie suite à l’accident dramatique survenu lundi 13 juillet 2015, aux alentours de 16h00 sur le site de Dunkerque. 

Sécurité 

Selon Mme Bonnard, l’enquête sur les circonstances de l’accident est toujours en cours. Pour la direction, il faut encore renforcer la formation, l’information et l’analyse des risques au poste de travail. Une opération nommée « take care » accompagnée d’un programme de formation va être déployée sur l’ensemble des sites d’ArcelorMittal. 

Pour Florange, pendant les travaux d’été, une sensibilisation du personnel intervenant qui est déjà mise en place, devrait permettre de renforcer le message sécurité notamment aux salariés des moyennes et petites entreprises mobilisées durant cette période. Les résultats de cette action seront mesurés aux travers des audits de chantier. 

Pour la CFDT, toutes les initiatives susceptibles d’améliorer la sécurité, les conditions de travail et de nous conduire vers le 0 accident méritent d’être prises. 
Oui, nous le disons, en matière de sécurité, il ne faut jamais baisser la garde. 
Il faut former, informer, analyser les risques continuellement. Mais disons-le, les mesures envisagées (formation, information, analyse) ne concerne que le volet humain de l’enjeu ! 
Et selon nous, aborder la problématique uniquement sous l’angle humain, et là aussi disons-le clairement, sous l’angle du comportement est une grave erreur. 

Marche des installations et situation du marché 

Au mois de juin, la cokerie a bien fonctionnée avec un coût de production au plus bas sur 12 mois glissants. Ceci est le résultat des effets positifs sur les flux charbon. La mise en place d’autres projets tels que le torchage des gaz devrait encore améliorer les performances de la cokerie. A noter aussi une bonne qualité du coke. 

Le train à chaud a subi quelques problèmes de fiabilité notamment au niveau des boucleurs. Malgré cela, le coût du coïl Florangeois a été, en juin, de 5€ par tonne supérieur à celui de Dunkerque (rappelons que l’écart cible est de 16€). 

Le mois dernier, le couplage n’a pas atteint ses objectifs de production suite aussi à quelques problèmes de fiabilité ajoutés à un aval saturé. 

Le 5 cages ainsi que les autres lignes avales ont bien fonctionné. 

En termes de qualité, toutes les filières sont à l’objectif. 

L’entrée des commandes pour le troisième trimestre de l’année se fait normalement. Nous sommes à 94% d’enregistrement toutes filières confondues. 100% pour le marché dédié à l’automobile et 89% pour ceux dédiés au packaging et à l’industrie.

Social 

Embauches : 
Sur les 65 CDI prévus en 2014 et 2015, 39 embauches ont été signées à fin juin, et 5 dossiers supplémentaires validés seront signés entre juillet et septembre. 

Répartition des 39 embauches : 
  • 4 Auto / Industrie 
  • 5 Cokerie 
  • 3 DMAE 
  • 18 Florange / Ebange / Packaging 
  • 1 Q&P 
  • 2 QSSE 
  • 1 RH (médecine) 
  • 2 Supply chain 

Les 5 dossiers validés concernent : 
  • 1 DMAE 
  • 2 TAC 
  • 1 Packaging 
  • 1 Supply Chain 

Suite à nos interventions au CCE du mois de juin et lors des derniers CE, la direction s’est clairement engagée à finaliser les 21 CDI restants pour fin 2015. La CFDT restera très vigilante sur cette promesse annoncée. 

OMP (Order Management Platform): 

La directrice du site nous annonce 7 CDI supplémentaires pour le service OMP. 
1 CDI a déjà été signé ce mois-ci. Les 6 autres seront finalisés courant septembre. 

Cette nouvelle nous réjouit, d’autant plus qu’à plusieurs reprises, nous avions interpellé les responsables au niveau Flat Carbon Europe (FCE) sur le sujet. 
A la CFDT, nous avons l’emploi au cœur, et nous continuerons d’agir à tous les niveaux pour obtenir des CDI et faire baisser le recours à des contrats temporaires, 

Loi du 9 mai 2014 (Loi Mathys) : 

La direction est en cours de réflexion sur l’application, dans l’entreprise, de cette loi permettant le don anonyme de jours de repos à un parent d’un enfant gravement malade. 

Renforts d’été : 

Sur 60 personnes, 30 ont un lien de parenté avec un salarié du site. Même si il y a une amélioration comparé à 2014 (22 sur 58), pour la CFDT, cela reste encore insuffisant, et il convient de faire encore des efforts. 

Selfs 

A l’ordre du jour de ce Comité d’Etablissement figurait une information concernant le projet de la Direction visant à ‘’optimiser’’ la restauration collective. 
Au vu des chiffres présentés par Mme BONNARD, la baisse de fréquentation des selfs a été de 38% depuis 2008 (Grands-Bureaux : -25%, Serémange :-54% et Ebange :-39%). 
S’appuyant sur ces chiffres (1 152 couverts/jour en 2008 contre 711 en 2014), Mme BONNARD nous explique que la taille de nos selfs est surdimensionnée par rapport aux besoins et que le self des Grands Bureaux peut suffire à recevoir l’ensemble du personnel…. 

Projet de la direction 

Le self des Grands Bureaux pourrait accueillir 730 personnes avec une capacité de 350 places assises. 

Pour cela, deux caisses seront ouvertes ainsi que deux stands de plats chaud. L’amplitude horaire serait alors de 11 h 15 à 14 h 00 au lieu de 11 h 30 à 13 h 30. 
A ceci viendra s’ajouter un espace restauration rapide (sandwich, salade composée, soupe…) situé au RDC avec, dans un 1er temps, 28 places assises et 18 debout. 

En ce qui concerne le transport du personnel, un service de navettes avec bus de 50 places, 4 aller-retour par site, sera mis en place à différents horaires. 

Au niveau des échéances, le self d’Ebange fermera définitivement ses portes le 1er novembre 2015 suivit par celui de Serémange le 1er décembre 2015. 

L’ensemble du Personnel des selfs devrait être redéployé sur celui des Grands Bureaux. 

Analyse CFDT 

La CFDT condamne cette décision unilatérale qui sacrifie sur l’autel de la rentabilité et du profit le bien-être et la sécurité du personnel. 

D’autres choix étaient possibles, d’autres voies auraient pu être explorées qui n’ont même pas été évoquées faute de concertation. Une fois de plus la Direction passe en force !

Bien entendu l’avenir du personnel d’EUREST fait partie intégrante de nos réflexions. Nous avons exigé qu’une solution soit trouvée pour tous les salariés actuellement présents dans nos selfs qui assurent de façon professionnelle leur service en y mettant une touche de bonne humeur, appréciée de tous. 

N.B. : Les selfs de Serémange & d’Ebange seront fermés tout le mois d’août. Un service de navette, 2 A/R par site, sera mis en place durant cette période.

mercredi 24 juin 2015

CR CE AMAL Florange juin

Marche des installations et situation du marché 
Les coûts de production et la qualité interne ont atteint un bon niveau au mois de mai. Seuls quelques retards de production par rapport au budget sont à déplorer à la cokerie, au train à chaud et au couplage. 

Concernant l’entrée des commandes, pour le T2 un volume de 102% est enregistré. Au T3, c’est 78% des commandes qui sont déjà enregistrées. Les volumes dédiés au marché de l’automobile sont presque à la cible avec 96% d’enregistrement, ceux dédiés au marché de l’industrie sont entrés à 61%. Pour le packaging, les lignes sont chargées à hauteur de notre capacité d’offre. 

Concernant les indicateurs de satisfaction client, le CSI est supérieur à 90% ce qui est « plutôt bon » dixit Mme Bonnard. 

Pour la CFDT, les chiffres le prouvent, les livraisons externes d’AMAL ont progressé en 2014 et ce sur l’ensemble des segments à l’exception de l’électrozingage. Et les premières tendances pour 2015 vont dans le même sens. Aussi, nous avons fortement interpellé la direction d’une part, pour garantir un approvisionnement, en brames ou coïls lors de l’arrêt du TAC, capable de saturer les lignes avals. 
D’autre part, nous avons besoin de bras et de compétences pour faire tourner les installations, assurer la logistique et les mouvements des flux métaux et garantir la gestion du personnel. 

Fiabilité Train à Chaud 
Cela fait plusieurs mois maintenant que la CFDT, dans toutes les instances, interpelle la direction sur les problèmes de fiabilité du train à chaud. Une énième explication de Mme Bonnard qui ne nous convainc toujours pas sur les solutions mises en place pour palier aux difficultés de cette installation a été faite lors de ce Comité d’Établissement. 

En effet, c’est la vague fiabilité commencée en août 2014 et finalisée en septembre qui devait permettre de résoudre une grande partie des problèmes! Nous sommes le 24 juin 2015 et force est de constater que les résultats fiabilité du TAC n’ont fait qu’empirer entraînant de fait une cadence loin des objectifs et une non qualité inquiétante. 

Que ce soit au niveau AMAL ou Florange, les objectifs et ambitions fixés par la direction au train à chaud sont les mêmes : 2,8 voir 3 Millions de tonnes par an! 
Pour la CFDT, le train à bande de Florange est un outil incontournable et sa rentabilité a un impact considérable sur toute la filière Lorraine et sur les résultats d’AMAL. C’est pourquoi, nous estimons que le temps des promesses est terminé et nous avons exigé du concret que ce soit en termes de moyen financier pour la maintenance, de ressources dédiées et d’embauches. 

Les élus CFDT au Comité Central d’Entreprise interviendront également dans ce sens auprès de M Niedziela lors de la réunion ordinaire des 25 et 26 juin à Paris.

Dispatcheurs transport inter-usine 
Le 26 août 2014, la direction consultait les membres du CE sur un projet de mise en place d’une unité organisationnelle « tour de contrôle logistique » au sein du département logistique. 
Depuis le début sur le sujet, la direction « avance au pas d'Echternach ». Comme les danseurs dans le temps, les responsables du transport avancent de trois pas, pour reculer ensuite de deux pas. Malheureusement ce qui donne de l’originalité à un folklore, perturbe et exaspère les élus CFDT et les salariés concernés au point de bloquer purement et simplement le processus. Aussi, nous avons rappelé à la direction les premiers échanges sur le sujet. D’une part, les métiers du transport route et fer sont deux métiers différents et il n’est pas question de les regrouper même partiellement. D’autre part, il est aussi hors de question que les salariés soient déplacés dans des locaux qui ne répondent pas aux normes et critères de base pour accueillir du personnel. De plus, selon nous aucun aménagement quel qu’il soit ne pourra changer cet état de fait. 

Transport 
Nous avons lancé un débat sur le transport en y incluant le taux de fiabilité des locotracteurs, le départ de 5 intérimaires pour fin de contrat alors que nous sommes dans une période de suractivité et de prise de CP, nous avons demandé un point sur la problématique des « traverses obliques » et pour finir nous avons soulevé les problèmes récurrents d’informatique dans les magasins ou sur les locotracteurs. Mme Bonnard, consciente des difficultés que soulèvent ces points, ne nous a pas donné, sauf pour l’informatique, de solution concrète. 

Pour la CFDT, la complexification des flux dans le site accroît les tensions sur chaque outil et entre chaque stade de fabrication. La logistique doit impérativement être en mesure d’accompagner l’augmentation souhaitée des cadences et volumes de production ainsi que le projet packaging. Plus de réceptions, plus d’expéditions doit s’accompagner de plus de compétences, plus de moyens et là aussi plus de bras. 

Selfs 
Suite à des rumeurs persistantes de fermeture imminente qui circulent dans les selfs d’Ebange et de Sérémange, les représentants CFDT ont posé la question du devenir de ces selfs à Mme Bonnard. La réponse a été laconique : « En effet, il y a bien dans le cadre du projet Excellence Industrielle 2015, une réflexion en cours concernant l’avenir de ces selfs et une décision devrait intervenir d’ici la fin de l’année ». 

Pour la CFDT, l’argument financier ne doit pas être le seul pris en compte. Le bien-être, la proximité lieu de travail-self, et la sécurité (trajet lieu de travail-self avec navette ou véhicule privé) des salariés doivent guider les réflexions. 

Conditions particulières de travail 
Le projet d’accord soumis à information – consultation du CE a été validé par 9 voix pour - contre 2. Les membres CFDT ont fait la déclaration suivante : 

Madame la Présidente, 

Vous consultez aujourd’hui les membres du Comité d’Etablissement de Florange sur le projet d’avenant n°1 à l’accord d’harmonisation du statut collectif des salariés d’ArcelorMittal Atlantique et Lorraine Florange portant sur l’indemnisation des conditions particulières de travail. L’ouverture des réunions sur l’indemnisation des conditions particulières de travail a été faite le 30 septembre 2011. 

Dépassée par une actualité brûlante, ces négociations ont cessé pour reprendre en juin 2013. C’est d’ailleurs cette date qui sera prise en référence pour l’application de la rétroactivité des mesures négociées. 

Pour la CFDT, il s’agit d’un avenant qui touche à des valeurs fondamentales comme la santé, car reconnaitre une condition particulière c’est admettre ses effets néfastes sur l’organisme et sur le pouvoir d’achat car dans la mesure où la condition particulière ne peut être annulée, vous la monnayez. Aussi, dès l’origine, en fixant un cadre budgétaire trop restreint, vous avez cristallisé l’attention sur ce budget plutôt que sur les conditions particulières proprement dites. Cette stratégie en nous conduisant dans une impasse, risquait de nuire à la pérennité et au développement de notre site. La mobilisation et la détermination du personnel vous ont fait entendre raison. Ainsi aujourd’hui nous pouvons affirmer que ce projet d’avenant répond aux attentes des salariés. 

Nous avons obtenu, un raccordement intégral, une rétroactivité intégrale, un nouveau système d’indemnisation des conditions particulières de travail lissé et croissant, une revalorisation des forfaits sur la base des augmentations générales, des primes à l’acte qui seront, pour certaines, conservées. 

La CFDT voulait aussi pouvoir agir sur les cotations définies par les groupes de travail. Aussi, une commission spéciale de réajustement concernant la cotation des postes se réunira d’ici la fin d’année. Le but étant de garantir la réalité et la transversalité des cotations. De plus, un groupe de travail chargé de réviser une cotation pourra se réunir à la demande d’une majorité d’élus CHSCT. Pour toutes ces raisons, les membres CFDT du Comité d’Etablissement de Florange donnent un avis favorable à cette consultation.

AGIRC ARRCO 5è réunion

Retraites complémentaires : la négociation reprendra cet automne

La cinquième séance sur les retraites complémentaires des salariés du privé n’a pas permis de trouver un accord. Les négociateurs ont prévu de se revoir à l’automne pour tenter d’aboutir.
La pause estivale permettra-t-elle de rapprocher les points de vue ? À l’issue de la cinquième séance de négociation sur les retraites complémentaires des salariés du privé (Arrco et Agirc), le 22 juin au siège du Medef, les partenaires sociaux l’espèrent. Après avoir constaté leur profond désaccord, ils ont cessé les discussions et décidé de se revoir le 16 octobre pour se donner le temps de trouver une voie de passage.
La nouvelle version du texte patronal n’était pas de nature à permettre le début d’un accord. Par rapport à la rencontre du 29 mai dernier, les employeurs n’ont fait que très peu de concessions. Sur le sujet sensible des abattements « temporaires et dégressifs » notamment, le patronat a adouci sa proposition mais continue d’estimer qu’il est nécessaire de mettre en place un abattement élevé pour obliger les salariés à décaler leur âge de départ à la retraite. Tout juste a-t-il proposé de réduire à trois ans la mesure au lieu de cinq ans dans la précédente version du texte.

Des efforts, oui, mais raisonnables
Le niveau des abattements a également été réduit, mais pas de manière significative. Ils passent de 40 à 30 % pour les salariés partant à la retraite à 62 ans, de 30 à 20 % pour les salariés partant à 63 ans et de 18 à 10 % pour les salariés partant à 64 ans. Pour les salariés qui prendraient leur retraite à 60 ou 61 ans au titre du dispositif carrière longue, le texte patronal propose le même mécanisme d’abattement temporaire et dégressif de 30, 20 et 10 %.
« Nous sommes sur un désaccord de fond avec les employeurs, insiste le négociateur CFDT Jean-Louis Malys. Pour l’ensemble des organisations syndicales, il est inacceptable qu’un système de décote conduise des salariés à décaler l’âge de leur départ à la retraite. À la CFDT, nous sommes prêts à faire des efforts et notamment accepter un abattement temporaire pour améliorer la situation financière des régimes, mais cet effort doit rester raisonnable. Les employeurs sont dans une logique inverse. Peu importent les gains financiers de la mesure, ils souhaitent envoyer un message fort pour réaffirmer leur souhait de voir l’âge de départ à la retraite repoussé de quelques années. »

Malgré les cinq séances de négociation, les nombreuses rencontres bilatérales qui se sont déroulées ces derniers mois et l’accord de l’ensemble des organisations syndicales de salariés sur la question des abattements, le patronat est resté inflexible. Conclure un accord avant l’été est ainsi devenu impossible. Mais la négociation n’est pas terminée. La plupart des organisations syndicales souhaitent aboutir à un texte afin d’assurer la survie des régimes complémentaires à long terme. Rappelons que si aucune décision n’est prise, les réserves financières de l’Arrco seront épuisées autour de 2027 et celle de l’Agirc autour de 2018 (lire l’encadré ci-dessous). Des mesures drastiques devront alors être prises pour maintenir les régimes à l’équilibre, car ils n’ont légalement pas le droit d’être en déficit.

« Pour sortir de cette impasse, nous nous sommes donné un peu de temps, explique Jean-Louis Malys. Ces trois mois vont-nous permettre d’avancer sur le deuxième volet, essentiel, de l’accord : la création d’un régime unique qui remplacerait à l’horizon 2019 l’Arrco et l’Agirc. Une majorité d’organisations syndicales, dont la CFDT, y est favorable ainsi que le patronat. Vu la situation financière de l’Agirc, nous avons même l’obligation de parvenir à un accord pour que les cadres ne soient pas pénalisés. »

Une fois ce travail réalisé, tout le monde espère que chacune des parties mettra de l’eau dans son vin en ce qui concerne les mesures financières à court terme, notamment les fameux abattements temporaires et dégressifs mais aussi les cotisations patronales et salariales.

Ne pas sacrifier le long terme du fait du blocage actuel
Car depuis le début des discussions, les employeurs refusent catégoriquement d’acter une hausse des cotisations, alors que les organisations syndicales exigent que les entreprises participent également à l’effort de redressement des comptes des régimes. « Nous n’aboutirons pas en octobre, prévient Jean-Louis Malys, mais cette méthode permet de ne pas sacrifier le long terme en raison du blocage sur les mesures à prendre à court terme. Si nous parvenons à construire un nouveau régime qui assurera l’équilibre des régimes pour les nouvelles générations de salariés, il se-ra alors plus facile de s’entendre sur les mesures d’économie à prendre pour les deux ou trois ans à venir afin d’assurer la transition entre les deux systèmes. On peut raisonnablement espérer qu’un accord soit trouvé en fin d’année. En tout cas, la CFDT travaillera en ce sens. »

Régimes complémentaires dans l’impasse financière
Le déséquilibre démographique actuel impacte fortement les régimes complémentaires, qui fonctionnent selon le principe de la répartition. Les cotisations des actifs aujourd’hui ne peuvent plus servir intégralement les pensions des retraités. Les partenaires sociaux avaient anticipé ce déséquilibre temporaire en constituant des ré-serves financières pour passer cette période difficile, mais la crise économique de 2008 a accentué le déséquilibre et accéléré l’utilisation des réserves. Particulière-ment fragile, l’Agirc (complémentaire spécifique aux cadres) verra ses réserves épuisées en 2018 si aucune décision n’est prise. Or, pour revenir à l’équilibre, les services de l’Arrco et de l’Agirc estiment qu’il faudrait économiser autour de 8 milliards d’euros d’ici à 2020. Un véritable casse-tête en période de croissance faible ou nulle.

jeudi 28 mai 2015

4è Réunion ARRCO-AGIRC

Retraites complémentaires : Le patronat doit revoir sa copie

La quatrième séance de négociation sur les retraites complémentaires des salariés du privé (Arrco et Agirc) n’aura pas permis d’avancer. Le patronat s’est engagé à proposer un nouveau texte pour la séance du 22 juin. La CFDT appelle à la responsabilité.

La quatrième séance de négociation sur les retraites complémentaires des salariés du privé (Arrco et Agirc), mercredi 29 mai, ne s’est vraiment pas déroulée comme prévue. Après trois premières rencontres où chacun a pu exprimer son point de vue, cette séance de négociation devait permettre de rentrer dans le vif du sujet. C’est finalement tout le contraire qui s’est passé.

Quelques jours avant la rencontre, le patronat a en effet présenté un projet d’accord totalement inacceptable pour l’ensemble des organisations syndicales. Le patronat souhaite notamment instaurer une décote temporaire et dégressive d’une extrême violence pour les générations nées à partir de 1957 : 40 % l’année des 62 ans, 30 % l’année des 63 ans, 18 % l’année 64 ans, etc.. « Avec un tel projet d’accord, le patronat semble vouloir saboter cette négociation, résume avec colère le chef de file de la délégation CFDT, Jean-Louis Malys. Alors que nous devrions être en train de rapprocher nos points de vue afin de trouver un accord, le patronat durcit ses propositions et braque tout le monde. »

La séance a donc été brève. Les organisations syndicales ont fait part de leur mécontentement et, face au tollé,  le patronat n’a pu que promettre qu’il allait revoir sa copie pour la prochaine séance prévue le 22 juin prochain. D’ici là, le patronat recevra séparément l’ensemble des organisations syndicales pour tenter de renouer le dialogue. La négociation qui devait se terminer fin juin risque manifestement de jouer les prolongations. « Nous souhaitons toujours parvenir à un accord, rappelle Jean-Louis Malys. Encore faut-il que tout le monde se décide à jouer le jeu. »


mercredi 20 mai 2015

CR CE AMAL Florange Mai

Sécurité
Mme Bonnard, commente les résultats sécurité du mois d’avril en utilisant le vocable « chance ». Pour la CFDT, nous avons eu « beaucoup de chance » et bien entendu, pour nous comme pour la présidente du CE, il ne s’agit pas de mettre la sécurité dans les mains du hasard, ou de la bonne fortune, il s’agit de se prendre en main et de se donner les moyens pour que notre sécurité repose sur quelque chose de solide et de maîtrisé. 

Les accidents survenus et presqu’accidents déclarés sur notre site depuis quelques mois témoignent d’une dérive dangereuse. L’engagement de la CFDT en matière de sécurité est sans faille et pour nous le 0 accident est le seul et unique objectif à atteindre. Pour cela, il faut, certes analyser les causes des accidents et trouver les remèdes pour les exterminer, mais il faut aussi, sans relâche agir en amont avant que l’irréparable ne se produise. 

Situation du marché et marche des installations 
Globalement, le mois d’avril a été moins bon que le mois de mars en termes de production, coûts et qualité. Des retards de production sont à déplorer à la cokerie, des incidents techniques et un aval saturé ont pénalisé le TAC. Sur le finishing, le couplage tout comme le RCM ont connu un début de mois difficile, seule la galvanisation et le recuit base sont au programme. La ligne d’électrozingage est stable, pénalisée par le manque de commandes. Un rechargement de la ligne à hauteur de 2000 tonnes par trimestre va se réaliser dans les mois futurs, nous avons déjà 300 tonnes assurées et nous allons rapidement monter à 900 tonnes. 

Concernant la filière packaging, le 5 cages et l’étamage ont bien fonctionné en mars. 

Le service client en avril est à un bon niveau, Mme Bonnard a souligné le bon travail des équipes qui ont su gérer le manque de tonnes liée à la mauvaise marche des installations. 

Concernant l’entrée des commandes, elle est conforme au budget pour le T2, et ce, toutes filières confondues. 

Social 
  • Salaires : 

Au 31 mars 2015 le bilan fait état de 426 actes de gestions (AI, promotions, crédit spécifique). 
Nous rappelons qu’en aucun cas, une AI, issue de la revalorisation de la grille salariale, ne peut se substituer à une AI ou promotion programmée. 

A ce jour 24,9% du personnel a été touché, ce qui représente 32,4% du budget alloué. Signataire de l’accord, la CFDT restera vigilante à l’application rigoureuse de celui-ci. 

Pour info, le 1/10ème CP va être payé sur le salaire de mai. 
  • Embauches : 

La direction peine toujours à recruter ; en effet, les 30 CDI prévus en 2014 ne sont toujours pas réalisés. 

Sur les 65 embauches prévues (2014 et 2015) seulement 28 CDI ont été signés à fin mai. 

Mme Bonnard, nous annonce des difficultés à trouver des profils de maintenance dans le vivier interne (intérim, apprentis) et donc étend ses recherches en externe. 

En outre, a CFDT a mis en garde la direction concernant les postes clés occupés actuellement par des intérimaires dont le contrat arrive à échéance. 

Selon nous, il doivent être rapidement transformés en CDI.
  • Égalité Hommes Femmes 

Lors de ce Comité d’Etablissement la Direction a consulté les OS sur le projet du rapport de situation comparée des femmes et des hommes dans ArcelorMittal Atlantique & Lorraine – Établissement de FLORANGE de l’année 2014. A l’issue des débats la CFDT a fait la déclaration suivante : 

Madame la Présidente, 
Vous informez et consultez, ce jour, les membres du Comité d’Établissement sur le projet de rapport sur la situation comparée des Femmes et des Hommes dans ArcelorMittal Atlantique et Lorraine – Établissement de Florange pour l’année 2014. 

Pour la CFDT, la Direction doit tout mettre en œuvre pour que cette Commission ait un vrai rôle moteur et de veille sur le sujet et cela passe surtout par une meilleure communication, un respect entre les délais de transmission des documents et la réunion plénière. Ceci, pour nous permettre de faire une analyse pertinente et affinée, afin de favoriser une utilisation dynamique du rapport de situation. La CFDT constate avec regret que, pour cette année, les délais ont été plus qu’expéditifs. 

Cependant, la CFDT est convaincue qu’il est indispensable d’arriver à l’égalité professionnelle et que les femmes ne doivent plus être pénalisées dans leur carrière professionnelle et leur retraite par la maternité et l’exercice de la parentalité. L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes passe par le développement d'une égalité des chances et de traitement entre les femmes et les hommes, notamment en matière d’orientation, de formation, de recrutement, de conditions de travail, de déroulement de carrière, de promotion et de rémunération et par voie de conséquence des droits à la retraite. Son succès est subordonné à la remise en cause de nombreux stéréotypes qui perdurent. 

Au vu des éléments en notre possession, et malgrè des indicateurs encore à revoir pour permettre de réelles comparaisons et analyses, la CFDT donne un avis favorable sur cette consultation qui selon nous doit perdurer pour diminuer les inégalités. 

La CFDT ne manquera pas d’être force de propositions pour la future négociation qui va commencer. 

  • Infos Négo Conditions particulières du 18 mai 

Lundi 18 mai 2015 s’est tenue la 11ème réunion sur l’avenant à l’accord d’harmonisation du statut collectif des salariés d’ArcelorMittal Atlantique et Lorraine Florange portant sur l’indemnisation des conditions particulières de travail. 

A ce jour, ont été réalisés, un état des lieux des pratiques Florangeoises, la construction d’une méthodologie de l’étude, un lancement de la méthode avec une phase test sur deux secteurs (RCM et cokerie fab), une validation de la méthode et une cotation de 180 emplois. Cette étude des postes de travail a été faite par groupe avec la participation de salariés de chaque secteur et de membres du CHSCT. Ce travail réalisé, nous avons enfin démarré la négociation proprement dite. 

Durant deux réunions, nous avons débattu et essayé de mettre en place des principes de bases qui vont guider la négociation. 

Pour la direction, le système à définir devra avoir un coût comparable au système actuel, les processus devront être simples, applicables et révisables, le but premier étant l’amélioration continue des conditions de travail. Et pour bien comprendre l’état d’esprit dans lequel la direction aborde cette négociation, pour ceux qui en doutait encore, toutes les réunions sont copieusement ponctuées de rappels aux valeurs, telles que l’équité, l’égalité, la justice, etc.

Pour la CFDT, cette négociation difficile s’apparente à celle sur le statut collectif ou l’astreinte car à chaque fois, il ne s’agit pas de construire un système en partant de rien, mais bel et bien de déconstruire un système pour le remplacer par une nouvelle pratique en principe issue d’une négociation. Si aujourd’hui l’existant est jugé inéquitable ou injuste par la direction, la CFDT pose la question : « mais qui a bien pu faire tellement dériver quelque chose qui au départ se voulait juste ? ». Et bien la réponse est simple, les mêmes qui aujourd’hui condamnent et s’insurgent ont pollué le système. C’est pourquoi, les principes édictés par la CFDT lors des deux réunions de négociations sont clairs, ce qui existe fait partie des parcours individuels, de l’ancienneté, de la vie professionnelle des salariés et cela doit être pris en compte. Pour les autres, nous sommes pour un système juste équitable, mesurable et révisable et allons nous efforcer à le construire et pour cela, nous n’avons pas de leçon d’équité ou de justice à recevoir. Autre point en débat la rétroactivité, nous avons réussi à extraire le budget consacré à la rétroactivité du volume de l’enveloppe globale souhaitée par la direction. C’est un premier pas mais qui reste insuffisant. De plus, selon nous, la rétroactivité doit s’appliquer à ceux qui ont été lésés par un système qui a fait défaut nous le rappelons par la volonté de ceux et uniquement de ceux qui ont les leviers, les manettes de commande

mercredi 15 avril 2015

Commission de suivi IPERF T1 2015 AMAL Florange


Le site d’Amundi sera ouvert du 30 avril au 14 mai 2015
Les versements ou les placements seront effectifs le 29 mai 2015

Performances de la société :

Le critère CSI (Composite Service Indicator). C’est l’indicateur qui mesure le respect des délais de livraison aux clients, rapporte 1,59 point sur 15.

Le critère Mise au Mille premier choix, rapporte 1,5 point sur 15.

Aujourd’hui les chiffres au niveau société ne sont pas à la hauteur ;
Par contre les indicateurs de performance pour le site de FLORANGE sont au rendez-vous avec un total de 61,38 points sur 80 possible, ceci grâce à l’implication et le professionnalisme des salariés.

Performances du site :

  • Le critère Environnement rapporte 7,15 points sur 10.
  • Les critères Fiabilité et Coûts rapportent 44,23 points sur 60.
    • Litiges automobiles (€T) : 1,3 €/T ce qui rapporte : 6 points sur 6
    • Litiges packaging : 1,3 €/T, soit 6 points sur 6
    • Respect du programme Coïls : 99,4 % soit 6 points sur 6
    • Respect du programme des 4 lignes finales : 105,3 %, soit 6 points sur 6
    • Tonnes/poste Couplage : 1894 T/poste, soit 3,3 points sur 4
    • Km/poste 5 cages- Fer blanc : 399 (carnet BI et FB inclus) : 3,9 points sur 4
    • Taux d’arrêt aléatoire LAC : 12,8 % soit 2.4 points sur 4
    • Taux d’arrêt aléatoire Couplage : 25,9 % soit 0 point sur 4
    • Taux d’arrêt aléatoire 5 Cages : 18,7 % soit 1.3 point sur 4
    • Taux d’arrêt aléatoire Etamage 3 : 6,9 % soit 2.8 points sur 4
    • MTBF Galva : 67h, 0 point sur 4
    • MTBF RCM : 111 h, 4 points sur 4
    • Nombre de fours/jours Cokerie : 88,9 soit 2,5 points sur 4
  • Le critère Management Participatif rapporte 10 points sur 10.




vendredi 27 mars 2015

2nd tour des élections départementales

Faire barrage au Front National
Le premier tour des élections départementales a vu une nouvelle progression du Front national en Lorraine.

La CFDT réaffirme sa totale autonomie par rapport au politique et reste fidèle à sa ligne de conduite : « ni neutres, ni partisans, sauf face au FN. »

« Ni  neutres » :  cela  signifie  que  nous  sommes  des  acteurs  engagés  de  la société, force de critique, d’analyse et de proposition face aux politiques.

« Ni  partisans » :  cela  signifie  que  la  CFDT  est  autonome  et  ne  prend  pas position par rapport à tel ou tel parti.

« sauf face au Front national. » : attachée à la démocratie et aux valeurs de la République, la CFDT combat toute idéologie qui conduit à des logiques d’affrontement, de rejet d’une partie de la population et à l’éclatement du vivre ensemble. Nous ne sommes plus là sur le champ du politique, mais sur celui des valeurs. Le Front National surfe sur les peurs et le repli sur soi que le contexte économique et social a exacerbés et alimente la désespérance de citoyens en perte de repère. La crise qui perdure, l’absence de visibilité et de sens des politiques publiques sont pour lui un terreau favorable.

Faces aux postures extrémistes, la responsabilité du syndicalisme est d’apporter des réponses  à  ce  que  vivent  nos  concitoyens.  Par  son  action  au  quotidien  la  CFDT montre que l’action collective est porteuse de progrès pour chacun et de solutions concrètes aux problèmes de chômage, d’inégalités, de mal-vivre et de pauvreté. C’est le sens des accords que nous avons signés ces derniers mois qui sont autant d’acquis concrets pour les salariés, que ce soit en matière d’assurance-chômage, de complémentaire santé, de formation professionnelle, garantie jeunes, etc., qui commencent à produire leurs premiers effets.

Parce que le projet du FN est en totale opposition avec nos valeurs de solidarité, d’égalité, de liberté et de justice sociale, la CFDT-Lorraine appelle tous les électeurs à se rendre aux urnes le dimanche 29 mars et à faire barrage au Front national.
Alain GATTI 
Secrétaire général
CFDT Lorraine

jeudi 26 mars 2015

CR CE AMAL Florange mars 2015





NEGOCIATION AGIRC ARRCO Vendredi 20 mars 2015 – 2ème séance

LA CFDT PROPOSE ET ARGUMENTE !

La deuxième réunion de négociation sur l’avenir des retraites complémentaires des salariés du privé s’est tenue ce vendredi 20 mars. Elle a permis de préciser avec fermeté la position de la CFDT, celles des autres organisations syndicales vis-à-vis de la proposition de la délégation patronale et de découvrir les nouvelles propositions de cette dernière.

Le contexte
Malgré les accords signés en 2011 et 2013 à la suite des crises financières, de nouvelles négociations sont rendues nécessaires par la dégradation des comptes liée au double facteur des conséquences de la situation économique toujours atone et des déséquilibres démographiques (papy-boom et allongement de l’espérance de vie des retraités).
La première réunion de négociation du 17 février dernier a permis d’entendre la proposition initiale patronale et la position des organisations syndicales.

Au total, la délégation patronale demande des efforts pour retrouver un équilibre technique en 2020 :
- aux actifs (baisse du rendement du régime avec fixation des salaires de référence en fonction de l’évolution annuelle moyenne des salaires majorée de 3,5% de 2016 à 2018) ;
- aux retraités (gel des revalorisations des pensions par gel de la valeur de service du point de 2016 à 2018).

A noter qu’en l’absence d’inflation, les efforts se concentrent essentiellement sur les cotisants, donc les salariés en activité professionnelle. La délégation patronale exonère les entreprises de tout effort.
Par ailleurs, elle propose des mesures nouvelles impliquant un « choix » des assurés :
- diminution du taux de réversion avec option de minoration des droits directs,
- abattements temporaires et dégressifs.
Elle propose également de réduire les droits des chômeurs à hauteur de la contribution actuelle de l’UNEDIC et de l’Etat.

Enfin, elle évoque la création d’un régime unifié en 2019, simple fusion des deux régimes actuels, avec un pilotage stratégique par les partenaires sociaux tous les 4 ans et un pilotage annuel par le Conseil d’administration.

La position de la CFDT
La délégation CFDT(1)  souhaite faire avancer la négociation dans l’intérêt des salariés et des retraités que nous représentons, mais aussi des entreprises, qui sont également des bénéficiaires des systèmes sociaux existants qui leur permettent d’externaliser certains coûts salariaux comme nous le constatons dans le haut niveau de recours aux ruptures conventionnelles chez les plus de 50 ans ou l’anémie du taux d’emploi des seniors.

La CFDT refuse tout catastrophisme et tout discours alarmiste, car les partenaires sociaux ont su, par le passé, relever les défis, constituer des réserves conséquentes, qui représentent aujourd’hui l’équivalent de 3 % du PIB, et faire évoluer les régimes quand cela s’est avéré nécessaire.

La CFDT l’affirme :
- l’objectif affiché par le patronat de retour à l’équilibre technique n’est pas inscrit dans le relevé de conclusions du 14 mars 2014 et n’est, de toute façon, pas atteignable avec le taux d’inflation actuel.
- pas question d’alourdir la « facture » au détriment des actifs ou des nouveaux retraités.
- la CFDT attend que des efforts soient aussi faits par les entreprises.
- les basses pensions doivent être protégées et les salariés qui ne sont pas en emploi ne doivent d’aucune manière être sanctionnés.
- La CFDT demande que soient prises en compte spécifiquement les carrières longues et la pénibilité.
- les droits à la retraite des chômeurs doivent être maintenus.

Mais surtout, la CFDT revendique la création d’un nouveau régime :
- l’histoire de nos régimes est marquée par ce rapprochement : création de l’AGIRC, de l’UNIRS, puis de l’ARRCO, généralisation de la retraite complémentaire dans les années 70, création du régime unique ARRCO en 1999.
- sans mutualisation des réserves, la situation de l’AGIRC aboutirait à demander à ses affiliés des efforts considérables, voire déraisonnables.
- il ne s’agit pas d’une simple addition des deux régimes existants, mais d’une refondation d’un nouveau régime, plus clair, plus lisible et plus juste, avec bien évidemment préservation des droits acquis dans les précédents régimes pour ceux qui y ont cotisé.
- il s’agit également d’apporter à l’encadrement une vraie reconnaissance de leurs fonctions, en y intégrant leurs spécificités, y compris sur leurs retraites. Nous pourrions discuter des contreparties à l’engagement : responsabilité, technicité, initiative par exemple.
Notre proposition consiste à diminuer la tension pour les toutes prochaines années, à demander des efforts nécessaires certes à court terme, mais bien plus raisonnables que ceux proposés dans le texte patronal du 20 février et à définir à l’horizon 2020 avec un calendrier précis, les modalités de constitution d’un nouveau régime de retraite complémentaire.

Les affiliés non-cadres et cadres, tous les salariés du privé, ne seraient ni les victimes, ni les « payeurs », mais bénéficieraient des garanties d’un régime rénové, avec des règles de gouvernance assurant à terme sa viabilité et restaurant la confiance de l’ensemble des générations dans notre système.

Les positions des autres organisations syndicales
La CGT maintient ses propositions : augmentation des ressources (hausse des cotisations, égalité salariale hommes/femmes) et opposition à la fusion des régimes.
La CGC réaffirme que la fusion n’est pas la solution et propose une augmentation des ressources par l’évolution de la tranche B, qui réglerait le déficit de l’AGIRC.
Ces deux organisations, non-signataires des accords de 2011 et 2013, semblent se préparer à cette même attitude.
FO rappelle son attachement au paritarisme, mais pas à n’importe quel prix. Elle rejette la discussion de l’égalité salariale hommes / femmes dans ce cadre de négociation. Elle n’est pas défavorable à un régime unifié pour détendre le calendrier, mais demande elle aussi un effort de la part des entreprises sur les taux de cotisation.
La CFTC rappelle les principes auxquels elle est attachée : gestion paritaire ; équité entre actifs, retraités et entreprises ; solidarité intergénérationnelle. Elle rappelle également son opposition à toute remise en cause des pensions de réversion. Pour elle, la fusion des deux régimes ne résoudra pas les problèmes.

L’évolution de la position de la délégation patronale

La délégation patronale relève la volonté commune de parvenir à un accord :
- elle convient que le projet de fusion donne du temps et de la profondeur de champ à la négociation, mais insiste sur les mesures à prendre à court terme
- elle ne souhaite pas abandonner le sujet des réversions par précaution et souhaite l’intégrer dans la définition du nouveau régime
- elle maintient sa proposition sur les abattements temporaires dégressifs, mais avec une entrée en vigueur plus tardive (2019 au lieu de 2017)
- elle propose d’identifier les faibles pensions par une approche fiscale
- elle propose de conditionner les efforts demandés à des critères économiques
- elle demande à retravailler sur le sujet des droits à la retraite des chômeurs

Compte tenu des prévisions actuelles du taux d’inflation et des décalages temporels des mesures proposées, elle demande de nouveaux chiffrages (gels des pensions, réversion, abattements) aux services de l’AGIRC – ARRCO et un bilan de l’impact de l’accord de 2013.

La suite de la négociation

Deux dates sont arrêtées pour poursuivre la négociation, qui doit se terminer avant fin juin 2015 pour un accord qui sera mis en œuvre au plus tard en 2017 :

- 3eme séance : vendredi 10 avril 2015
- 4eme séance : mercredi 27 mai 2015

(1)La délégation CFDT était composée de Jean Louis MALYS et Jocelyne CABANAL (secrétaires nationaux), Ivan BERAUD (membre du Bureau national), Virginie AUBIN et Elodie ACHARD (secrétaires confédérales) et Jean-Claude BARBOUL (chef de file ARRCO/AGIRC).

jeudi 26 février 2015

Participation aux bénéfices 2014

2 poids, 2 mesures
Pour les salariés

Les chiffres relatifs à la PARTICIPATION aux BENEFICES viennent d’être annoncés aux signataires de l’accord. La masse totale à distribuer est de 726 516€ 
Seules 5 sociétés apportent de la réservce de participation (AM Construction Caraïbes, AM Logistics France, AM Treasury, Profil du Futur, AM Commercial Long France)
Cette participation est composée de deux éléments :
  • une part fixe de  8,56 € 
  • une part variable correspondant à 0,0799 % (du salaire brut annuel
Pour Mittal
Lakshmi Mittal quadruple sa prime de performance malgré les pertes

ArcelorMittal a pratiquement quadruplé la prime de performance de son PDG et actionnaire Lakshmi Mittal l'an dernier en dépit de la persistance de pertes importantes, selon les documents publiés mercredi par le groupe. 
La prime de performance à court terme de M. Mittal est passée de 530.000 dollars (467.000 euros) en 2013 à 1,9 million de dollars (1,67 million d'euros) l'an dernier, selon les comptes 2014 détaillés et communiqués à la SEC, le gendarme boursier américain, dans la nuit de mardi à mercredi et dont le journal Luxemburger Wort s'est fait l'écho sur son site en ligne.  
Selon le document consulté par l'AFP, cette prime est entièrement payée en cash. L'excédent brut d'exploitation (Ebitda) constitue 60% de la base de calcul. Quant aux 40% restants, il est réparti en deux parts égales entre les flux de trésorerie disponible et les performances du groupe en termes de sécurité et de santé. 
ArcelorMittal a précisé à l'AFP que cette prime avait été calculée sur la base des résultats 2013 et non de ceux de 2014. L'Ebitda avait bondi en 2013 de 10,7%. Mais le groupe avait été contraint de revoir ses prévisions d'Ebitda à la baisse après le premier semestre. 
Quant aux pertes, le groupe les avaient ramenées en 2013 à 2,5 milliards de dollars contre 3,3 milliards l'année précédente. En 2014, il est resté dans le rouge, même s'il les a réduites à 1,1 milliard de dollars. 
M. Mittal, qui détient près de 40% du groupe avec sa famille, touchera également 180 millions de dollars en dividendes. 
Le salaire de base de M. Mittal a également progressé l'an dernier de 5% pour s'établir à 1,85 million de dollars. En revanche, la prime de performance à long terme a baissé de 14% à 128.000.
Source AFP du 25-02-2015

Pour les salariés au maximum moins de 60 €.
Pour L. Mittal:

  • 1 670 000 € de primes de performance à court terme
  • 180 000 000 $ de dividendes
  • NAO 2014 pour Mittal: AG +5% ce qui fait un salaire annuel de 1 850 000 $.

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