vendredi 3 avril 2009

Gandrange restera, pour toujours, le symbole d'un mensonge d'Etat

Le Télégramme

L'aciérie de l'usine ArcelorMittal de Gandrange, en Moselle, a vécu hier ses dernières heures d'exploitation. Cathédrale industrielle mise en service en septembre1969, l'aciérie a produit 60millions de tonnes d'acier en 40 ans. Elle a donné sa dernière coulée jeudi dernier à 14h. «Gandrange restera, pour toujours, le symbole d'un mensonge d'Etat», tonnaient des salariés. «Il y a un an, Sarkozy était venu ici et il avait promis de nous aider. Nous l'avons cru. Aujourd'hui, c'est une douloureuse page de l'histoire de la sidérurgie lorraine qui se tourne», déplorent-ils.

GANDRANGE, Moselle (AFP)

Quatorze mois après l'annonce de sa fermeture, l'aciérie de l'usine ArcelorMittal de Gandrange (Moselle) a vécu mardi dans l'amertume ses dernières heures d'exploitation, après avoir produit en 40 ans 60 millions de tonnes d'acier.
"Gandrange restera, pour toujours, le symbole d'un mensonge d'Etat", tonne Edouard Martin, responsable CFDT. "Il y a un an, (Nicolas) Sarkozy était venu ici et il avait promis de nous aider. Nous l'avons cru. Aujourd'hui, avec la fermeture de l'aciérie, c'est une nouvelle et douloureuse page de l'histoire de la sidérurgie lorraine qui se tourne", déplore-t-il.
Cathédrale industrielle mise en service le 10 septembre 1969, l'aciérie, où travaillaient quelque 350 ouvriers spécialisés, a donné sa dernière coulée jeudi dernier à 14H00 précises. "La direction a tout fait pour que les salariés ne le sachent pas, pour éviter qu'ils en fassent un symbole. C'est minable...", assène le syndicaliste.

Gandrange: ArcelorMittal ferme l'usine des espoirs déçus (20 Minutes)

Alors que Nicolas Sarkozy s'était engagé à pérenniser le site, l'aciérie a définitivement fermé ses portes...
«Je reviendrai moi-même (...) pour annoncer la solution qu’on aura trouvée.» En février 2008, Nicolas Sarkozy redonnait l'espoir aux salariés d'ArcelorMittal à Gandrange, qui avaient appris quelques jours plus tôt la fermeture de leur usine. Un an plus tard, c'est l'amertume qui prévaut, ce mardi, alors que l'aciérie mosellane ferme définitivement ses portes.«Ici reposent les promesses de Nicolas Sarkozy»«Gandrange restera, pour toujours, le symbole d'un mensonge d'Etat», lâche Edouard Martin, responsable CFDT, en marge de la dernière journée d'activité. Son syndicat, le 4 février dernier, avait érigé une stèle à l'entrée de l'usine indiquant: «Ici reposent les promesses de Nicolas Sarkozy». La fermeture de Gandrange, ce sont des espoirs déçus, mais aussi des rendez-vous manqués. Le chef de l'Etat avait promis d'investir, voire de trouver des repreneurs pour le site. Fin mars 2008, alors que des candidats sont pressentis, la direction annonce son refus de vendre, et son intention d'injecter 40 millions d'euros. Avant de confirmer, début avril, la fermeture partielle de l'usine et la suppression de 575 emplois.«Nous continuons à lutter pour les reclassements»ArcelorMittal repousse aussi, le 24 avril 2008, l'offre de reprise du groupe italien Tassara, élaborée avec la mairie d'Amnéville (Moselle) et présentée à l'Elysée. Tout au long du conflit, le direction reste inflexible: l'usine n'est pas à vendre, elle fermera. Inflexible et critique à l'égard des salariés, dénonçant, à l'occasion des grèves qui touchent l'usine, «des débordements et des dégradations volontaires de matériel».Ce mardi, jour de fermeture du site, les salariés ne s’avouent pas définitivement vaincus. «Pour nous, aujourd'hui n'est pas une journée de deuil car nous continuons à lutter pour les reclassements. Sur les 575 camarades dont l'emploi va être supprimé d'ici à la fin de l'année, seulement 46 ont obtenu des mutations effectives», conclut Jacky Mascelli, syndicaliste CGT. La direction, elle, indiquait récemment qu'une «solution» avait été trouvée pour 80% des personnes concernées par ces licenciements.

Fermeture dans l'amertume de l'aciérie ArcelorMittal de Gandrange ( La Croix)

L'aciérie ArcelorMittal de Gandrange ferme définitivement ses portes mardi 31 mars, après avoir produit 60 millions de tonnes d'acier en 40 ans d'exploitation
Quatorze mois après l'annonce de sa fermeture, l'aciérie de l'usine ArcelorMittal de Gandrange (Moselle) a vécu mardi 31 mars dans l'amertume ses dernières heures d'exploitation."Gandrange restera, pour toujours, le symbole d'un mensonge d'Etat", tonne Edouard Martin, responsable CFDT. "Il y a un an, (Nicolas) Sarkozy était venu ici et il avait promis de nous aider. Nous l'avons cru. Aujourd'hui, avec la fermeture de l'aciérie, c'est une nouvelle et douloureuse page de l'histoire de la sidérurgie lorraine qui se tourne".Cathédrale industrielle mise en service le 10 septembre 1969, l'aciérie, où travaillaient 350 ouvriers spécialisés, a donné sa dernière coulée jeudi 26 mars à 14H00 précises. "La direction a tout fait pour que les salariés ne le sachent pas, pour éviter qu'ils en fassent un symbole. C'est minable...", assène le syndicaliste.Même colère contenue à la CGT : "Sarkozy nous a trahis et (Lakshmi) Mittal (le patron indien d'ArcelorMittal) est un imposteur", accuse l'un des dirigeants du syndicat, Jacky Mascelli.

Je vis cette fermeture comme un déchirement", témoigne Marc Almschmidt, 54 ans dont plus de 20 passés à garder l'oeil, dans la chaleur insupportable du four, sur le "laitier", ces impuretés qui surnagent au-dessus du bain d'acier et dont il faut se débarrasser avant de procéder à la coulée. "Ce dont nous avons besoin, c'est des patrons, pas des rapaces", poursuit-il, la gorge nouée par l'émotion.

Fermeture, dans l'amertume, de l'aciérie ArcelorMittal de Gandrange ( Le Journal du Net)

Des témoignages similaires sont égrenés à l'antenne de France Bleu Lorraine Nord qui présente son journal en direct depuis la salle des fêtes de Gandrange.
Pour le maire de cette commune de 3.000 habitants, Henri Octave, la fermeture de l'aciérie est une "catastrophe". "Nous allons perdre 75% de nos ressources et 90% du montant de la taxe professionnelle. Et nous n'avons aucune certitude sur les compensations promises par l'Etat", déclare-t-il, très remonté.
Alors que l'on s'apprête à ferrailler les 40.000 tonnes de l'immense bâtiment noirci par la suie, le maire parle déjà de "récupérer" les 400 hectares sur lesquels l'aciérie s'est étalée, année après année.
"Ces terrains ont été cédés par la commune à la sidérurgie lorsque celle-ci s'est développée dans les années soixante. Aujourd'hui, il convient que la sidérurgie nous les rende pour nous permettre de préparer l'avenir".
Pour Michel Liebgott, député (PS) de Moselle et président du groupe d'études de l'Assemblée nationale sur la sidérurgie et la fonderie, cet avenir passe aussi par l'usine voisine de Hayange (Moselle) où ArcelorMittal et ses concurrents Corus et ThyssenKrupp vont expérimenter le captage-stockage du CO2.
"L'Etat doit s'associer financièrement au développement de cette technologie propre", estime le parlementaire. "Mais avant de le faire, il devra exiger d'ArcelorMittal des contreparties sociales, notamment à Gandrange", souligne-t-il.

L'usine Mittal de Gandrange ferme définitivement ses portes (Le Point)

"Gandrange restera, pour toujours, le symbole d'un mensonge d'État." L'amertume d'Édouard Martin, responsable CFDT, reflète mardi celle de l'ensemble des salariés de l'usine ArcelorMittal installée en Moselle. "Il y a un an, Sarkozy était venu ici et il avait promis de nous aider. Nous l'avons cru. Aujourd'hui, avec la fermeture de l'aciérie, c'est une nouvelle et douloureuse page de l'histoire de la sidérurgie lorraine qui se tourne." Le 4 avril 2008, le président de la République avait promis devant des centaines d'employés que l'État prendrait en charge "tout ou partie des investissements nécessaires" pour sauver l'activité du site. Malgré un timide engagement d'investir 30 millions d'euros, ArcelorMittal avait finalement confirmé la fermeture de l'usine et la suppression de 571 emplois. Quatorze mois après l'annonce de sa fermeture, l'usine a vécu mardi ses dernières heures d'exploitation. En 40 ans de service, plus de 60 millions de tonnes d'acier sont sortis des fours. "Sarkozy nous a trahis" "La direction a tout fait pour que les salariés ne le sachent pas, pour éviter qu'ils en fassent un symbole. C'est minable...", assène Édouard Martin. Même colère contenue à la CGT : "Sarkozy nous a trahis et Mittal est un imposteur", accuse l'un des dirigeants du syndicat, Jacky Mascelli. "Pour nous, aujourd'hui n'est pas une journée de deuil car nous continuons à lutter pour les reclassements. Sur les 575 camarades dont l'emploi va être supprimé d'ici à la fin de l'année, seulement 46 ont obtenu des mutations effectives", ajoute-t-il. De son côté, la direction a indiqué récemment qu'une "solution" avait été trouvée pour 454 salariés, soit 80 % des personnes concernées par ces licenciements. Une soixantaine de salariés seraient toujours dans l'attente d'une solution de reclassement. Le groupe de Lakshmi Mittal espère cependant "trouver une solution pour chacun dans les semaines qui viennent". Il assure que les 55 personnes qui travaillent encore sur l'aciérie conserveront leur contrat de travail tant qu'une offre ne leur sera pas parvenue. Pour Henri Octave, le maire de Gandrange, commune de 3.000 habitants, la fermeture de l'aciérie est une "catastrophe" : "Nous allons perdre 75 % de nos ressources et 90 % du montant de la taxe professionnelle. Et nous n'avons aucune certitude sur les compensations promises par l'État." L'édile souhaiterait "récupérer" les 400 hectares "cédés par la commune" et sur lesquels l'aciérie s'est étalée, année après année. Mais pour l'heure, les 40.000 tonnes de l'immense bâtiment noirci par la suie devraient être prochainement ferraillées.

ArcelorMittal : l’usine de Gandrange ferme définitivement ses portes ( Batiactu)

Malgré les promesses de Nicolas Sarkozy de faire prendre en charge par l'Etat «tout ou partie des investissements nécessaires» pour maintenir l’activité, l’usine ArcelorMittal de Gandrange a fermé ses portes mardi, après 40 ans d’exploitation. Cette fermeture laisse un goût amer aux syndicats : «Gandrange restera, pour toujours, le symbole d'un mensonge d'Etat», indique Edouard Martin, responsable CFDT, avant d’ajouter : «Il y a un an, Nicolas Sarkozy était venu ici et il avait promis de nous aider. Nous l'avons cru. Aujourd'hui, avec la fermeture de l'aciérie, c'est une nouvelle et douloureuse page de l'histoire de la sidérurgie lorraine qui se tourne».Au total, cette fermeture de site touche 575 emplois. La direction n’a pas souhaité s’exprimer à ce sujet, a indiqué l’AFP. Toutefois, le groupe a fait récemment savoir qu'une «solution» avait été trouvée pour 80% des personnes concernées par les licenciements.

Gandrange ferme dans l'amertune ( Le Quotidien)

Quatorze mois après l'annonce de sa fermeture, l'aciérie de l'usine ArcelorMittal de Gandrange, en Moselle, a vécu hier dans l'amertume ses dernières heures d'exploitation, après avoir produit en 40 ans 60 millions de tonnes d'acier.À Gandrange restera, pour toujours, le symbole d'un mensonge d'État», tonne Edouard Martin, responsable du syndicat CFDT. «Il y a un an, Nicolas Sarkozy était venu ici et il avait promis de nous aider. Nous l'avons cru. Aujourd'hui, avec la fermeture de l'aciérie, c'est une nouvelle et douloureuse page de l'histoire de la sidérurgie lorraine qui se tourne», déplore-t-il. Cette restructuration est vécue comme une nouvelle blessure dans cette région de Lorraine, haut lieu de la sidérurgie européenne, où l'acier n'emploie plus aujourd'hui que 7000 personnes, après une douloureuse saignée de dizaines de milliers de postes dans les années 1970-1980.Cathédrale industrielle mise en service le 10 septembre 1969, l'aciérie de Gandrange a donné sa dernière coulée jeudi dernier. «La direction a tout fait pour que les salariés ne le sachent pas, pour éviter qu'ils en fassent un symbole. C'est minable...», assène le syndicaliste.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

On ne vous dit pas tout……


Ma carrière au sein du groupe a commencé un 1er juillet 1973.

20 années de travail à ROMBAS, puis production faite au Luxembourg. Il fallu suivre le service d'abord sur Audun le Tiche en 1993, puis en 1999 à l'AOB à ESCH.

Certes les salaires sont attrayants : mais aucune indemnité kilométrique (près de 100 km par jour), aucun ticket restaurant, 40 h voire plus de travail hebdomadaire (heures supplémentaires perdues), protection santé inexistante (il faut cotiser volontaire), 13è mois il faut oublier ! Le CE n'existe pas. Impôt prélevé à la source (près de 10 % des revenus) et si votre conjoint ou conjointe travaille en France on est soumis à l’impôt international. Alors on s’aperçoit que le salaire est beaucoup moins attrayant. Mais bon il ne faut pas de plaindre, le travail nous plait et nous sommes loin d’être malheureux.

Puis hélas arrive la maladie (qui peut arriver à n’importe qui….) alors là, la triste réalité sociale d’ARCELOR MITTAL Luxembourg éclate au grand jour :

36 années de sidérurgie balayées sans pouvoir prétendre à quoi que ce soit pour cause de maladie (même les jours de CP non pris seront perdus). Et cela vous vous en rendez compte sans que personne ne tire la sonnette d’alarme au sein du groupe. Ils attendent que le quota des 52 semaines arrive à son terme pour vous signifier tout bonnement que vous êtes radiés des effectifs, sans pouvoir prétendre à quoi que ce soit. Oubliés les 36 ans de carrière au sein du groupe. Et le seul argument qu’on vous renvoie à la figure : C’est la loi ici au Luxembourg..

Nous savons tous que c’est la crise, (enfin pour certaines personnes), mais nous n’en sommes pas responsables. Faut il ajouter à la maladie ou au handicap (qui ne sont déjà pas faciles à vivre) le fait de se faire JETER d'une Société ou on a travaillé toute sa vie ??

Je trouve cette situation INJUSTE et INDIGNE d'une grande Société.

A l’heure où je vous écris je ne sais toujours pas ce que sera mon devenir. Alors je vais me battre pour moi et pour tous ceux qui ont une maladie grave et qui se trouvent face à cette triste réalité.

Voilà je voulais juste vous décrire des réalités, car je pense à celles et ceux de Gandrange qui vont se retrouver au Luxembourg, ça il fallait leurs dire.