mardi 29 septembre 2009

Journée mondiale du travail décent 7 octobre 2009

COMMUNIQUÉ COMMUN CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA


Les organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, se sont réunies le lundi 28 septembre 2009.

Elles ont fait le point sur la préparation, en France, de la Journée mondiale pour le travail décent du 7 octobre 2009, à l’appel de la Confédération Syndicale Internationale (CSI). Cet appel marque l’attachement de l’intersyndicale à la dimension internationale du syndicalisme.
Dans toute la France, seront organisés dans l’unité, des rassemblements, meetings, manifestations, conférences de presse, actions dans les entreprises, débats, rencontres avec les élus…, qui feront écho à des mobilisations semblables partout dans le monde ce jour-là. Les sept organisations appellent à leur réussite.

La crise, dans sa dimension économique et sociale, continue de frapper durement salariés, chômeurs, jeunes et retraités : à la pression mise par les entreprises sur les salariés, aux destructions d’emplois dans le public et dans le privé, au développement de la précarité et des inégalités se rajoutent des choix gouvernementaux désastreux en matière de fiscalité. Non seulement les salariés souffrent parce que le chômage s’aggrave, mais ils sont en plus victimes de nouvelles taxations et de hausses de cotisations, alors que les revenus du patrimoine et du capital sont préservés.

Dans cette situation, les revendications de la plateforme commune sont plus que jamais d’actualité. Elles sous-tendent une autre politique économique et sociale afin de protéger les emplois, s’opposer aux licenciements et défendre les salariés.

Les sept organisations signataires, face à l’ampleur de la crise sociale, considèrent que l’unité syndicale doit être recherchée à tous les niveaux, notamment pour impulser et soutenir les actions dans les entreprises, les services, les secteurs professionnels et les territoires. Elles conviennent de poursuivre leur travail commun d’analyse, de propositions et d’actions.

Les organisations syndicales sont décidées à obtenir du patronat et du gouvernement des avancées significatives.

Elles mettent la priorité sur : l’emploi, la prise en compte de l’intérêt des salariés dans les choix des entreprises et des pouvoirs publics, le recul de la précarité, le conditionnement des aides publiques à un comportement socialement responsable des entreprises, la réduction des inégalités.


Bagnolet, le 28 septembre 2009

mercredi 23 septembre 2009

TPFC : Une Mascarade

COMPTE RENDU DE LA SECONDE RÉUNION DE NÉGOCIATIONS SUR LE TPFC

Lundi 21 Septembre s’est tenue la deuxième réunion de négociations à Paris avec la Direction des Ressources Humaines d’Arcelor-Mittal France sur le TPFC (Temps Partiel de Fin de Carrière).

La nouvelle équipe de Direction à proposé chaque Organisation Syndicale de commenter le texte qui avait été envoyé.

La CFDT, d’emblée à fait remarquer que cela ressemble plus à un simulacre de discussions plutôt qu’à de véritables négociations.

En effet, la Direction ne veut absolument rien changer sur le fond du texte, mais uniquement sur la forme et encore, avec beaucoup de restrictions.
En gros on peut changer les virgules et les accents et les fautes d’orthographe, mais rien concernant les revendications que les salariés expriment à travers la CFDT comme :
  • - équité entre salariés,
  • - transfert de compétences,
  • - prise en compte de la pénibilité,
  • - Etc..
La Direction refuse toute évolution du texte et s’arc-boute sur ses positions intransigeantes.

La CFDT a particulièrement fait remarquer que le texte, sur les aspects juridiques est loin d’être conforme à la législation et beaucoup de points restent plus que flou !

L’expérience nous a déjà appris que chaque fois qu’un texte est imprécis, on peut faire confiance à la Direction pour savoir en profiter le moment venu et savoir l’interpréter en défaveur des salariés concernés par l’accord !

Cerise sur le gâteau, elle a réaffirmé sa volonté de changer le titre du projet d’accord car elle reconnaît qu’il n’est pas du tout conforme à l’esprit de l’accord TPFC que nous connaissons actuellement !

L’expérience nous a aussi appris que quand un texte n’est pas bon pour les salariés, il faut pour la Direction noyer le poisson par une politique de communication mystifiante : faire rêver les salariés, en leur faisant croire que beaucoup pourraient être potentiellement concernés, voilà manifestement un des buts recherchés, pour que ceux-ci fassent pression sur les organisations syndicales !
Ne serait-ce pas là le début de cette communication ?

Pour la CFDT tout ceci n’est qu’une mascarade.
La Direction ne cherche à faire que des gains sur la gestion et la masse salariale.
Nous ne sommes pas contre les TPFC, bien au contraire, mais des vrais Temps Partiel de Fin de Carrière : nous avons passé l’âge de jouer à carnaval !

Nous souhaitons les voir appliqués à l’ensemble du personnel volontaire et non pas utilisés au cas par cas par la seule Direction, aux seuls endroits qu’elle souhaite et à la seule population qu’elle souhaite !

C’est pourquoi nous n’avons pas voulu rectifier la façade d’un texte insalubre en son intérieur et qui est à des années lumière de nos revendications et des intérêts des salariés.

Nous irons jusqu’au bout de notre démarche !

La Direction doit changer de comportement et initier de véritables négociations, dignes de ce nom !

Les salariés du groupe sont suffisamment perturbés par, les mesures de chômage, les changements profonds des conditions de travail qu’ils vivent dans leurs sites, pour mériter d’être écoutés avec plus d’attention.

Pour la CFDT il faut un véritable dialogue social c’est vital pour la motivation du personnel en cette période de crise !

PROCHAINE REUNION LE 8 OCTOBRE

La plate-forme comptable délocalisée !

Aujourd'hui, c'est l'USPC …

Après plusieurs mois de tergiversations et d'audits divers, le Groupe a décidé de délocaliser les services comptables de l'Europe de l'Ouest, dont ceux de Florange. Au total ce sont 85 emplois de plus qui quittent la Lorraine et prendront la route en partie vers Katowice (Pologne). Les raisons invoquées lors du Comité Européen et du Comité d'Etablissement sont aussi simples qu'intolérables.

En effet, le coût de la main d'oeuvre a été le seul argument avancé pour justifier une telle décision. Donc, les comptes clients et fournisseurs seront sous-traités à Wipro (opérateur international Indien) et la comptabilité analytique sera envoyée vers la plate-forme polonaise.

Ce plan d'économie de coûts n'est que la suite du plan Oméga qui, d'ailleurs, concerne l'ensemble des activités non liées directement à la production. La crise actuelle ne fait qu'accélérer des mesures qui sont arrêtées depuis longtemps. Alors oui, les travailleurs français sont plus chers que nos amis polonais qui, eux, sont plus chers que les indiens. Mais, à ce « petit jeu là » il y aura toujours une partie du monde qui sera moins chère que moins chère. C'est bien connu, la misère et la pauvreté feront toujours les beaux jours du dumping social. Les grandes multinationales s'engouffrent depuis des lustres dans cette politique du moins disant et ArcelorMittal ne s'en laisse pas compter.

Pour autant, rien ne garantit que les économies escomptées seront réelles et rien non plus de l'amélioration sociale des salariés de l'Est. Beaucoup en sont revenus de cette stratégie. La théorie est une chose assez simple à expliquer dont la réalité en est souvent très éloignée. Ce qui fait la force d'une entreprise c'est sa capacité à fluidifier tous les services dont elle a besoin. C'est d'instaurer et de fructifier une culture d'entreprise tournée vers l'excellence, vers la parfaite connaissance des clients de plus en plus exigeants et surtout de pouvoir compter sur la complémentarité de tous ses salariés. C'est la force de Florange, c'est la marque de fabrique de l'USPC. En sera-t-il encore comme ça après le saucissonnage annoncé ? Rien n'est moins sûr.

S'il poursuit dans cette voie, le N°1 mondial ArcelorMittal pourrait vite devenir un géant aux pieds d'argile.


... et demain, à qui le tour ?

Donc, comme annoncé plus haut, le Groupe a décidé de s'attaquer à tous les services centraux avec son plan Oméga. Déjà, les départs volontaires ont laissé les organisations du travail exsangues. Aucune contrepartie d'embauche n'a été prévue et ce sont ceux qui restent qui le paient cache. Sous-effectif criant dans tous les services. Intensification du travail même en période de crise. Chacun est livré à lui-même face à des tâches qui se faisaient hier à plusieurs. Encore plus, toujours plus.

Malgré une situation bien dégradée, ArcelorMittal accélère son processus de gains de productivité et la délocalisation de l'USPC ne pourrait être que le début d'une vaste réorganisation. Les ressources humaines, les achats, la sûreté industrielle, les services de santé, etc, rien n'est laissé au hasard et tous ces services pourraient connaître le même destin.

Afin d'éviter une nouvelle saignée dans les effectifs, les syndicats européens ont mandaté leur expert sur la viabilité d'une telle décision. Qu'en est-il du chiffrage annoncé par la direction ? Quelle échelle d'économie et pour quelle efficacité ? Risques encourus ? Coût d'une telle délocalisation ? Etc. En attendant le résultat de l'expertise et la consultation du Comité Européen le Groupe ne peut enclencher un plan social.

La CFDT agira avec et pour les salariés

Depuis le début d'année, la CFDT a intensifié les informations envers le personnel de l'USPC. A plusieurs reprises des assemblées ont été tenues avec les salariés afin de les écouter, de les rassurer et de construire avec eux les revendications indispensables. Leurs demandes ont été remontées à tous les niveaux hiérarchiques du Groupe. Ils ne seront pas les dindons d'une bien mauvaise farce. Ils ne paieront pas le prix d'une mauvaise décision.

Le personnel de l'USPC est soumis à une pression de tous les instants depuis plusieurs mois, ils sont dans l'incertitude, ils ne savent rien de leur avenir, ils ne comprennent pas pourquoi leurs dirigeants les ont lâché, eux qui ont tant donné. A croire que cela ne suffit pas puisqu'ils leur demandent de « rester professionnels » jusqu'au 30 juin 2010, date à laquelle tout devrait s'arrêter. Et, après ? Que se passera-t-il le 1er juillet ?

Comment avoir la tête au travail lorsque leur avenir s'écrit à l'imparfait ? Comment rester concentrés lorsque votre travail a une date de péremption ? Pour faire quoi ? Pour aller où ? Et dans quelles conditions ?

C'est de tout cela que les salariés de l'USPC ont voulu parler le jeudi 17 septembre lors de la dernière assemblée générale organisée par la CFDT. Dans une grande dignité, avec beaucoup de sérieux et d'objectivité, toutes et tous se sont exprimés et ont fait connaître leur désarroi, leur colère et leurs attentes. Ce qui est sûr et urgent pour eux c'est qu'ils veulent très vite être fixés sur leur sort. Après, il sera toujours temps de parler de professionnalisme.

C'est digne, c'est humain, c'est compréhensible. Message reçu 5 sur 5. Ils peuvent compter sur l'appui de la CFDT. Avec eux, d'autres rendez-vous ont été actés pour suivre au fil de l'eau l'avancement de ce dossier. Plus que jamais, ils vont redoubler d'efforts pour ne pas subir.

La direction les entendra-t-elle ? Affaire à suivre... de très, très près.

jeudi 10 septembre 2009

Déclaration du 8 septembre 2009

CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA

Les Organisations Syndicales CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA se sont réunies le 8 septembre 2009 dans la continuité de l’intersyndicale initiée depuis octobre 2008 et sur la base de la déclaration commune du 5 janvier 2009 et du communiqué commun du 25 mai 2009.

Quoiqu’en disent les augures sur la sortie de la crise, les dégâts économiques et sociaux s’aggravent, ce qui rend d’autant plus urgentes les réponses en matière d’emploi et de lutte contre les inégalités, alternatives aux choix patronaux et gouvernementaux actuels.

C’est pour cela qu’elles conviennent de continuer à agir ensemble, notamment auprès des salariés pour impulser et soutenir les actions dans les entreprises, les services, les secteurs professionnels et territoires.

Les Organisations Syndicales réunies sont convenues de poursuivre le travail commun, engagé depuis un an, d’analyses, de propositions et d’actions. Elles décident de se retrouver le 28 septembre dans les locaux de l’UNSA et souhaitent que les 8 organisations syndicales soient présentes.

Le 7 octobre est la journée mondiale de mobilisation des travailleurs pour le travail décent, à l’appel de Confédération Syndicale Internationale -CSI-. Les Organisations Syndicales appellent les salariés à y participer massivement, selon des modalités qu’elles préciseront.

mercredi 9 septembre 2009

CE EXTRA du 8 Septembre

HAUSSE DE COMMANDES MAIS CHOMAGE MAINTENU

La direction nous a présenté Mme Colette QUEVA qui succédera à Mr FAUVILLE en précisant que ce n’est pas une embauche car elle fait partie du groupe.

La Direction nous a annoncé pour T4 une hausse des entrées de commandes. Malheureusement insuffisante pour éviter de nouvelles mesures de chômage.

Elle envisage donc de faire chômer le LCB

  • du 1er au 4 octobre
  • du 26 octobre au 1er novembre
  • du 9 novembre au 15 novembre
  • du 14 décembre au 31 décembre

Elle a également rappelé que tous les CP et RTT devront être soldés au 31 Décembre pour tous.
Ne sont pas concernés par les mesures de chômage : les TPFC, les Cadres, Emac, les CDD, les Apprentis, les Expéditions, le service Paie, les Finances, le Transport et les salariés détachés du TAB au LCB.

Pour la CFDT même si les nouvelles mesures d’indemnisation du chômage sont plus favorables, il y a une perte de salaire qui reste importante pour les salariés les moins payés. Et c’est sur eux qu’on devra compter à la reprise normale de l’activité ! C’est inacceptable.

D’autre part ce chômage, qui ne touche qu’une petite partie du personnel, met en péril la motivation du personnel du LCB sans compter l’image négative pour tout le personnel de l’Entreprise. Cela provoquera une démotivation du personnel de cette unité qui devait être le joyau du groupe selon les propres dires de la Direction lors de la mise en place du PSE !

Pour la CFDT les quelques milliers d’Euros que la Direction gagne aujourd’hui par les mesures de chômage risque fort de coûter cher à la reprise !

En Décembre il y aura des travaux importants sur le four du LCB qui nécessiteront 3 semaines d’arrêts.

Pour le TAB elle a confirmée que l’arrêt de la production de cette installation est effective depuis le 1er Septembre. Pour maintenir la sécurité, elle conservera un minimum de personnel sur l’installation.

Qui fera Quoi et Comment? L’organisation qu’elle mettra en place nous sera communiquée lors du CE ordinaire de Septembre.

Nous avons été Informés et Consultés sur un projet d’Organisation de la maintenance au LCB, à savoir une fusion des services Electrique et Mécanique qui serait sous une même autorité et qui serait plus axé qu’aujourd’hui sur la prévention-fiabilisation de l’unité.

La CFDT a fait remarquer que cela aura forcément un impact sur l’évolution de carrière de certains. Nous aurions largement préféré un projet avec un véritable dialogue en Amont avec les salariés. Il vaut mieux une efficacité partagée qu’un projet tout ficelé, soumis aux salariés sans qu’ils n’aient rien à dire !

L’organisation du travail incombant à l’employeur la CFDT a préféré s’abstenir lors de la consultation !

La Direction nous a également informés sur un projet de Gardiennage en interne pour surveiller le site, maintenir la sécurité etc… Le coût de ce service n’impactera pas le LCB.

lundi 7 septembre 2009

Négociation sur le TPFC

Compte rendu de la 1ère réunion

Jeudi 3 septembre, la Direction des Ressources Humaines d'Arcelor France a convoqué, à Paris, les Organisations Syndicales à la première réunion de négociation d'un Accord Groupe relatif au TPFC (Temps Partiel de Fin de Carrière).
C'est le nouveau RH France Jean Pierre Mullié, remplaçant de J.P. Masy, démissionnaire du groupe dans le cadre du Plan de Départs Volontaires, qui a animé cette réunion.

PRESENTATION DU CONTEXTE PAR LA DIRECTION

Dés le début de sa présentation, JP Mullié précise que le terme TPFC n’est peut être pas le plus approprié à la situation, et qu’il conviendrait de trouver une autre dénomination pour ce sujet.
En matière d’emploi, il nous fait remarquer que différentes problématiques peuvent se poser selon les lieux, les situations des entreprises et des établissements.
Il rappelle que des mesures de chômage partiel ont été mises en place pour palier la crise, mais qu'il a fallu mettre en place, sur certaines zones géographiques, les mobilités temporaires (ex de la Meuse/Marne, de la Lorraine, du Nord), le Plan de Départs Volontaires a été aussi un outil d’adaptation à la crise.
Le RH rajoute que malgré toutes ces adaptations il faudra regarder les évolutions d’effectifs et optimiser les performances économiques des entités.
L’évolution de l’emploi se poursuit et le TPFC pourrait être un outil complémentaire d’accompagnement là où cela serait nécessaire pour éviter de recourir aux licenciements ou dans le cadre d’un PSE (Plan de Sauvegarde de l’Emploi), limité celui-ci.

PRESENTATION DU FUTUR ACCORD

Le TPFC répondrait à un besoin local, mais l’accord serait national donc applicable à toutes les entités du groupe qui en auraient besoin. Il n’y aurait pas dans cet éventuel accord de restriction de périmètre.
Cela serait un outil, quand les patrons en demanderaient l'application, à disposition de l'entreprise et ou du site, voir pour une seule catégorie de personnel.
Actuellement il existe deux types de temps partiels :
- Celui lié aux seniors, appelé TPAFC (temps partiel d’aménagement de fin de carrière).
- Celui lié aux souhaits individuels, appelé TPI (temps partiel individuel)
Le sujet est de compléter le temps partiel actuel par le TPFC qui serait un outil à usage non généralisé mais qui s’appliquerait, éventuellement partiellement, là où cela serait nécessaire.
L’accord TPFC serait un accord juridiquement indépendant, national sur l’ensemble du périmètre, à durée limitée et sur la base du double volontariat.
La durée de la période de fin de carrière pourrait être sur la base de 8 à 12 trimestres. Le salarié qui accepterait le TPFC s'engagera à faire valoir ses droits à la retraite à la fin de la période du TPFC. Le temps de travail moyen serait de 50%., mais pourrait se diviser en trois périodes : la première entre 70 et 80%, la seconde à 50% et la dernière entre 20 et 30%.
La rémunération irait au delà du taux d’activité réel, mais l’état d’esprit est bien de compléter et non de compenser.
Suite à une demande CFDT, la direction s’engage à compenser une partie des pertes en ce qui concerne les caisses de retraite ARRCO et AGIRC.


ANALYSE CFDT

La CFDT à d'entrée fait remarquer qu’il est dommage qu’un ordre du jour plus précis n’ait pas été donné et qu'aucun document technique n'ait été transmis pour préparer la réunion.
Nous affirmons, qu’avec les 2855 départs dans le cadre du PDV (Plan de Départs Volontaires), il est aujourd'hui impossible de travailler dans de bonnes conditions. Toutes les entreprises, tous les services, sont en manque cruel d'effectif.
Dans bon nombre de secteur, de chantiers, le personnel fait des heures supplémentaires récupérées et non payées, change de poste de travail, change d'équipe, bref, beaucoup d’efforts sont consentis par le personnel et cela malgré le gel des salaires, la non reconnaissance des compétences, la suppression des intérims et des sous traitants et bien sûr, le gel des embauches.
Le discours présenté par le RH, est loin de nos attentes sur ce dossier ! Pour la CFDT le TPFC est une bonne alternative pour tous les salariés qui subissent la "pénibilité". Ce doit être également un outil pour organiser le transfert des compétences tout en valorisant les plus anciens à travers le "tutorat" et le "parrainage".
Finalement, la Direction veut un "chèque en blanc" pour mettre en place une mesure qui sera applicable où elle le veut et comme elle le veut. Surtout que cette mesure n'éviterait pas les Plans Sociaux (appelé joliment Plan de Sauvegarde de l'Emploi).
Il est hors de question, pour nous, de négocier une mesure qui, dans le cas d'un PSE serait à négocier en local.
Si il y a mise en place du TPFC il doit s'appliquer dans tous les sites et doit être ouvert à tous sur la seule base du volontariat du salarié.

Prochaine réunion le jeudi 17/09/2009 où la direction nous présentera déjà un texte avec son préambule.

jeudi 13 août 2009

INCERTITUDES !

COMPTE-RENDU REUNION DU COMITE D’ENTREPRISE DE JUILLET 2009

M.Fauville nous a annoncé son départ et son affectation au CEE (Comité d’Entreprise Européen) Il a précisé qu’il resterait disponible pour Gandrange en cas de besoin.
La réorganisation de notre direction se fera en interne et en fonction des différentes obligations. (Commission de suivi du PSE, Formation etc..) La Direction nous a confirmé qu’il n’y avait toujours pas d’amélioration de notre carnet de commande. La charge du LCB serait de 11000t en septembre, conformément aux prévisions. Le taux de marche de cette unité est très mauvais. Les arrêts d’installation, hors chômage ont pratiquement doublé. La CFDT a fait remarquer que le volume des commandes était trop faible. Ce qui obligeait le personnel à faire des montages trop nombreux. Ce phénomène que nous avons bien connu dans le passé, alimente notre inquiétude, quant à la pérennité de cette unité, si cette situation devait continuer à l’avenir. Au LCB les travaux d’été se feront essentiellement au four et pour la remise en état du laminoir. Les commandes concernant la tronçonneuse, les cages Kocks et le refroidissoir pour le diamètre 100, sont passées.
En ce qui concerne le TAB la Direction nous a confirmé que la production de septembre sera en forte baisse .
Au sujet du démantèlement de l’Aciérie , les travaux de déconstruction pourraient prendre 5 à 10 ans.

VISITE

La Direction nous a commenté la visite, au LCB de M. Webersinke, remplaçant de M.Renz.
L’encadrement lui a présenté tous les ratios techniques de l’installation ainsi que les bilans de tous les différents domaines. La Direction affirme que cette visite c’est déroulée dans une ambiance positive.
La CFDT à émis des réserves quant aux intentions de M.Webersinke, en précisant que la confiance ne se décrète pas, elle s’acquiert!
Nous verrons donc à l’usage la volonté de ce nouveau Directeur d’aider cette installation et notre
entreprise

EFFECTIFS

L’effectif à fin juin s’élevait à 748 personnes.
17 départs ont eu lieu soit :
  • 12 mobilités internes
  • 2 retraites normales
  • 3 licenciements
Intérimaires : 11 sont encore présents jusqu’à fin août.

  • DAS 9,
  • DFI 1,
  • QSE 1

2 apprentis seront embauchés

RECLAMATIONS CLIENTS

En juin aucune réclamation n’a été enregistrée.
La CFDT souhaite que ces bons résultats acquis grâce aux efforts de tous les salariés vont continuer. Cela est essentiel pour l’avenir de notre entreprise

SECURITE

Cinq mois sans accidents avec arrêts, c’est un bon résultat en matière de sécurité.
La Direction a rappelé que c’était une priorité pour tous et de tous les instants.
La CFDTa fait remarquer qu’il ne fallait pas que l’affichage et la communication du groupe, prennent le pas sur les moyens réels mis à la disposition du personnel sur les différents chantiers.

FORMATION

Avec 12 968 heures de formation à fin juin, nous avons réalisé 64% du plan.
Si l’on ajoute les 12 405 heures de DIF cela porte le total à 26 000 heures. Pour la CFDT ces résultats sont très bons, que cela continu dans les mois a venir.
Sur une suggestion de la CFDT, l’utilisation du DIF a permis de réduire sensiblement l’effet du
chômage sur les salaires.

CHOMAGE PARTIEL

La convention d’indemnisation du chômage partiel pour le site de Gandrange est validée jusqu’à la fin de l’année. L’indemnisation se montera à 75% du salaire brut. La mise en oeuvre de cette décision sera effective à partir du 1er mai avec effet rétroactif .
Enfin un impact positif sur les salaires.
A la fin de l’année certains salariés auront dépassé les 800h de chômage. Pour la CFDT il faut porter ce seuil à 1000h.

CYCLE DE TRAVAIL LCB

La situation de crise que vit la sidérurgie et particulièrement notre site : Production au ralenti, application du chômage partiel, usure des outils etc... amène la Direction à passer le LCB de 4 à 3 équipes pour 1 an, renouvelable une fois .
Rappel :
En juin, après 4 réunions de négo. la Direction a consulté le CE sur un projet d’avenant à l’accord 4 équipes de 2005.
Le 17juin, la CFDT, en refusant cette roposition, a engagé un véritable bras de fer avec la Direction .

La fermeté de la CFDT à payé. Après avoir consulté nos adhérents et le personnel du LCB, nous avons refusé de signer cet avenant pour 2 raisons essentielles:

  • 1) Le maintien du salaire en 4 équipes . Soit 8% sur le fixe mensuel, sans les aléas de carrière lors du passage en trois équipes
  • 2) La durée de validité de cet avenant doit nous permettre de conserver ces garanties en cas de non reprise au-del d’ 1 an.
La Direction a revu sa copie et les résultats sont à la hauteur de nos revendications
L’accord de 2005, signé par la CFDT n’est pas dénoncé et reste en vigueur. En cas de reprise, il
restera applicable.
La Direction propose un avenant reconductible 1 an, avec maintien des acquis. C’est à dire que lors du passage de 4 à 3 équipes au 1/9/09, le salaire sera maintenu sans application des aléas de
carrière.
Pour la CFDT, ce n’est pas en criant sans arrêt au loup, que l’on empêchera Mittal de prendre des décisions concernant le sort de nos usines. Nous sommes bien conscient des risques qui pèsent sur le LCB. Mais la CFDT se battra pour que cette unité soit opérationnelle le plus longtemps possible.
Pour nous, seules comptent, la défense des salariés et la pérennité de l’entreprise.
Ce sont nos emplois qui sont en jeu!

PROCHAIN CE : Le 24 Septembre à 14H

BONNES VACANCES à TOUS

mercredi 12 août 2009

COMPTE-RENDU DU CE AMAL Florange

SITUATION DU MARCHE ET MARCHE DES INSTALLATIONS
Extraits du CE de Florange du 28 juillet
Le redémarrage de la phase liquide suite aux annonces faites le 14 juillet 2009 devrait être cadencé de la façon suivante, démarrage du haut fourneau P6 jeudi 6 août pour un démarrage de l’aciérie prévu entre le 10 et le 15 août. La production sera calquée sur un rythme mensuel de 110 000 tonnes de brames.

Concernant le niveau de commandes, le troisième trimestre sera supérieur de 20% par rapport au second. Cette charge cumulée avec les arrêts d’été engendre un bon niveau d’activité pour les installations pour ce trimestre.

Malgré cela, M. Blaffart reste très prudent et continue d’émettre quelques craintes notamment sur la charge du T4. Selon lui, le rebond technique que nous vivons aujourd’hui résulte plus de la fin des déstockages que d’une sortie de crise.

Au mois de juin, les coûts de production du train à bande de Florange ont été supérieurs de 17 € par rapport à ceux de Dunkerque. Si l’on prend en compte les frais de transport qui s’élèvent à environ 15 € par tonne, nous pouvons dire que les deux trains à chaud d’AMA&L sont de performance équivalente dans le peloton de tête Européen.

A noter qu’aujourd’hui, nous subissons une forte tension liée aux arrivages de brames non lissés dans le temps qui engendrent une marche irrégulière du train.

Cette situation chaotique qui nous place quelques fois en manque de brames va certainement nous empêcher de produire les 160 000 tonnes par mois inscrites au budget. Pour garder de la flexibilité, la marche à deux fours se poursuivra tout le trimestre.

Concernant l’aval, en juin les installations de Packaging ont fonctionné à 47% de leur capacité nominale. Cette situation engendre une montée des coûts qualité qui sont corrélés avec la baisse de volume produit. Les commerciaux s’attendent à ce que l’activité de l’emballage soit sous pression en termes de volume de production et de prix de vente au quatrième trimestre de 2009. Aujourd’hui déjà, la charge des installations de Packaging, tout en restant supérieure au T2, est revue à la baisse pour le T3.

De plus, une étude sur le basculement de la filière anneaux (ouverture rapide) vers Liège va engendrer une diminution de la charge de la ligne de vernissage d’ Ebange. Selon la direction, cette baisse devrait être en partie compensée par l’arrivée de nouveaux formats.

Les installations des tôles fines quant à elles, sont bien chargées au T4, hormis bien entendu ELSA et la LRO qui pour la CFDT conservent toute leur place dans l’aval Lorrain et pour lesquelles la direction se doit de trouver un avenir rapidement.

Les élus CFDT ont interpellé la direction sur le volume de brames non affectées qui ne cesse d’augmenter à Florange alors que nous sommes en principe selon la volonté de M. Mittal dans un processus de réduction des stocks !

M. Blaffart nous a expliqué que deux raisons concourraient à cet état de fait.

  • Premièrement, la faiblesse de notre carnet rend plus difficile les réaffectations de brames. Cette faiblesse programmée, est essentiellement due en prévision d’éventuels soucis d’approvisionnements extérieurs !!! Il est vrai que quand nous produisions des brames Florangeoises de très bonne qualité dans des aciers difficiles à élaborer, il était facile en cas de problèmes de les réaffecter dans l’élaboration de produits moins nobles.
  • La seconde oblige la direction à reconnaître enfin qu’il est très difficile d’être approvisionné à 100% en brames extérieures car il est impossible de prévoir à longue échéance nos besoins en brames dans les diverses qualités. De plus dans la stratégie qui va se développer qui consiste à augmenter le service client en diminuant les délais entre la commande et le produit fini (Lead time court) conduit, dans le cas d’approvisionnement 100% externe à des manques de réactivité.
ANALYSE CFDT

Ce que nous avons vécu lors de l’arrêt de la filière liquide à permis de mettre à jour des failles importantes dans les divers scénarios, stratégies ou hypothèses aboutissant à la fin de la filière liquide en Lorraine. Et oui, y compris ceux qui n’acceptaient aucune contradiction et se vantaient de tout savoir sur tout n’ont, sur ce coup et malheureusement sur bien d’autres, pas pensé à tout !!!

A la CFDT, nous sommes aujourd’hui, grâce malheureusement à un test grandeur nature qui nous a été imposés, convaincu de la pertinence de nos analyses. De plus, les faits et les orientations avenirs des clients militent dans notre sens. Ce sont les usines intégrées, réactives, au coeur des marchés avec un personnel compétent travaillant dans de bonnes conditions qui sortiront en cas de difficultés leur épingle du jeu.

Pour cela, nous devons conserver notre avantage en obtenant des investissements sur les hommes, les installations et la recherche. Nous devons aussi travailler sur des organisations du travail qui garantissent la sécurité au travail, améliorent la prévention des risques professionnels et permettent d’évoluer dans les emplois.

Nous devons rejeter les organisations réputées stressantes, trop flexibles, qui ne génèrent pas de progrès individuel et collectif. Les installations sidérurgiques ont comme vocation le travail en continu, la cinquième équipe devra rester la référence.

Nous devons sortir de cette logique de rentabilité extrême et court termiste qui nous contamine dans nos fonctionnements, notre vie au travail et engage irrémédiablement de façon négative la pérennité de notre établissement.

jeudi 16 juillet 2009

LE HAUT FOURNEAU P6 REDEMARRE

A la mi-août : top départ !

La CFDT a toujours crû et défendu les qualités et les atouts du site de Florange. L'actualité confirme cette analyse. En effet, la Direction Générale vient d'annoncer le redémarrage de trois hauts fourneaux européens à Gand (Belgique), Gijon (Espagne) et Florange.

Ces décisions s'expliquent, entre autres, par l'épuisement des stocks chez les clients et intermédiaires. Même si cette reprise technique n'est pas le début d'un boum productif, elle augure néanmoins d'une sortie du tunnel dans les mois à venir. Chacun pourra se réjouir de voir que le plus gros de l'orage est passé, et il était temps. Les salariés de Florange, les sous-traitants et les intérimaires ont suffisamment souffert des effets d'une crise sans précédent. Le prix payé a été lourd et il faut rapidement revenir à une situation normale.

Chacun doit vite retrouver sa place

Si Londres a misé sur Florange, c'est que Mittal reconnaît ses capacités de maîtrise de coûts, les compétences de chacun, sa faculté à s'adapter rapidement aux évènements, sa flexibilité et la bonne tenue des installations industrielles. Tout ceci est renforcé par un dialogue social de tous les instants.

Lorsque la CFDT obtient la mise en place d'une veille industrielle c'est bien pour alimenter et pointer les atouts de Florange.

N'en déplaise à tous les détracteurs, qui ces derniers mois n'ont cessé d'alimenter les rumeurs les plus noires, les savoir-faire industriels, techniques et sociaux ont été les éléments clés pour un redémarrage de la filière liquide. Et, ils étaient nombreux les détracteurs. Même certains élus locaux qui s'en sont donnés à cœur joie à annoncer le pire dans les médias. Bien sûr, ceux-là même diront aujourd'hui le contraire. Il n'y aura qu'à relire les écrits et les propos de chacun…

Le redémarrage du P6 va évidemment entraîner les reprises de production à l'agglomération de Rombas, à l'aciérie et à la coulée continue de Serémange. Durant ce long arrêt les embauches qui ont été gelées et le plan de départ volontaire auront laissé des traces en matière de compétences. Donc, il est urgent de faire un état des lieux pour savoir où sont les points faibles et les besoins urgents pour produire dans de bonnes conditions.

Lorsque la CFDT obtient la veille industrielle c'est bien pour revendiquer un état des lieux des compétences et des besoins.

Chaque salarié de Florange doit vite reprendre son poste de travail originel afin d'être prêt en temps et en heure. Chaque sous-traitant, indispensable au bon fonctionnement des installations, doit reprendre du service rapidement pour relancer les outils. Chaque intérimaire à qui la direction avait promis une embauche doit être rappelé. L'heure de la normalité a sonné et les choses doivent vite se remettre en ordre de marche.

Démarrer vite, bien et tous

Évidemment, même si l'annonce d'une reprise d'activité est une très bonne nouvelle, nous devons rester vigilants. Pour la CFDT, l'étape suivante sera le redémarrage du P3 avec en ligne de mire les investissements à venir en 2013 et 2014.

Toutes celles et ceux qui auront perdu leur emploi lors de cette période cauchemardesque doivent pouvoir revenir à un emploi qu'ils n'auraient jamais dû perdre. C'est aussi le challenge que nous voulons relever dans les prochains mois.

La force de Florange est dans notre conviction profonde que ce site a un avenir parce que nous y croyons et que nous le démontrons à chaque instant. Ne laissons personne nous voler notre avenir, ne laissons pas les nombreux détracteurs nous saper le moral. Florange en a vu d'autres et aucune raison économique ou sociale ne doivent être un prétexte pour nous condamner demain.

Pourtant, la satisfaction ne sera totale que lorsque l'ensemble des installations arrêtées un peu partout en Europe reprendra une activité normale. Là aussi, la CFDT avec d'autres organisations syndicales européennes et la FEM (Fédération Européenne des Métallurgistes) s'investissent à travers des négociations en cours avec ArcelorMittal pour qu'un accord cadre ne laisse personne sur le bord de la route. Affaire à suivre.

En attendant, la CFDT va demander une nouvelle réunion en urgence de la commission de la veille industrielle pour faire le point sur tous ces sujets. Le redémarrage doit se faire sans oublier personne.

Dernière minute: Un Comité d'Etablissement Extraordinaire est prévu jeudi 16 juillet pour nous communiquer les modalités de redémarrage.


Filière liquide pérennisée, Usine à Froid confortée

jeudi 2 juillet 2009

COMPTE-RENDU DU CE AMAL Florange

Situation du marché et marche des installations
Extrait du CR de Florange

Lors de la présentation des indicateurs de coûts et de production, M. Blaffart, suite aux analyses et aux questions posées par les élus CFDT, a reconnu qu’actuellement ces chiffres pour Florange n’avaient pas de sens réel.

En effet, compte tenu d’une réduction d’activité de 30%, les coûts de notre cokerie comportent une partie importante de frais fixes qui sont directement corrélés à l’activité. Le train à chaud de Sérémange quant à lui, à performance égale est doublement pénalisé. Le prix de notre coïl doit supporter le coût du transport des brames d’environ 15 € par tonne ainsi qu’un coût ajouté plus élevé qui est, là aussi lié aux volumes laminés.

Concernant l’évolution des marchés pour le troisième trimestre, l’augmentation du volume des commandes n’est pas de nature à modifier les décisions concernant la reprise de l’activité sur la filière liquide ainsi que l’arrêt programmé d’Elsa et de la LRO semaine 30 ou 31.

Selon la direction, l’évolution positive du carnet de commande du troisième trimestre par rapport au second s’explique notamment en juillet par, une augmentation de la charge des installations de packaging pour qui, les mois d’été sont les mois les mieux chargés, et par l’impact de la fermeture de certains de nos clients au mois d’août. En effet, ces clients commandent plus en juillet pour se préparer au démarrage traditionnel de septembre.

Cette évolution des marchés a comme effet immédiat de charger plus notre train à chaud en passant sa production mensuelle de 110 à 160 000 tonnes. Pour se faire, nous seront approvisionnés en brames majoritairement par Dunkerque (environ 120 000 tonnes) mais aussi par les sites de Brême et d’Ekosthall.

Au niveau social, deux organisations du travail sont possibles. La première est de continuer à fonctionner avec un four mais en 5 équipes. Cette solution moins coûteuse permet d’atteindre les 160 kt par mois mais elle est, selon M. Blaffart, sans souplesse en terme de production journalière car il faut maintenir un rythme élevé durant tout le mois. La seconde qui consiste à fonctionner en quatre équipes en rallumant le deuxième four permet de pouvoir absorber la totalité des commandes en préservant un bon niveau de service client.

C’est cette seconde solution plus coûteuse mais plus flexible qui a été choisie par la direction.

Concernant le packaging, la direction nous informe que malgré un léger mieux, la tendance du marché reste faible. Nous subissons d’une part, une baisse de la demande en produits dédiés à la confection de boites de boissons et les prévisions de récoltes de légumes sont faibles ce qui impacte directement les produits d’emballages alimentaires. D’autre part, nous sommes soumis à un niveau élevé d’importation. Le seul fait marquant d’importance et positif est que nous avons réussi à augmenter nos volumes chez nos deux principaux clients (Crown Cork et Impress).

Analyse CFDT

Pour la CFDT, depuis l’origine nous avons démontré point par point et prouvé que notre site n’entrait pas dans les soi-disant critères qui ont déterminé l’arrêt des filières liquides et une fois de plus nous avons vivement contestés les choix pris par la direction du groupe de "sacrifier" le site de Florange.

L’arrêt de nos hauts fourneaux nous a mis dans une spirale non vertueuse qui nous a conduit du peloton de tête vers le peloton de queue !!!

Nous étions un site intégré avec une optimisation et un traitement des coproduits inégalés dans le groupe. Nous étions en autarcie coke. Nous avions un aval surpuissant par rapport à l’amont et nous sommes heureusement toujours au cœur des marchés Européens. Nous avons toujours un personnel compétent et consciencieux qui sait faire face aux différentes problématiques de fonctionnement liées à la crise mais malheureusement de moins en moins nombreux.

Pour preuve, la direction annonce avoir choisi la solution la plus coûteuse pour organiser le travail au train à chaud et s’en tient à un argumentaire technique mais notre directeur d’habitude tellement bavard et capable de soutenir n’importe quelle position. Et bien M. Blaffart n’a pas trouvé d’argument quand nous lui avons posé des questions d’ordre sociale, concernant le train à chaud et qui sont également pertinentes pour toutes les installations du site :
  • Mais, avec quel personnel ferez vous tourner les installations ?
  • Quelles sont les compétences qu’il nous faut rapidement transférer ?
  • Quel est l’état des lieux de l’emploi dans Florange ?
  • Donnez nous la liste des emplois critiques, parlons de GPEC !!!
Pour la CFDT Le plan de départs volontaires, l’arrêt des embauches, le plan de formation qui évolue très peu, les plans sociaux silencieux subis par les intérimaires et les sous-traitants, toutes ces raisons ont dépouillé notre site de compétences essentielles et de main d’œuvre. Nous avons exigé de rapidement avoir un état des lieux de l’emploi dans Florange, de redynamiser le plan de formation et de recruter rapidement des salariés afin d’organiser le transfert des compétences.

Nous ne laisserons pas les directions détruire notre savoir faire, qui reste un des atouts majeur pour la pérennité de notre site.

mardi 30 juin 2009

COMPTE-RENDU REUNION DU CE DE JUIN 2009

UNE DIRECTION PEU MOTIVEE !!!!

Face à une Direction de moins en moins motivée pour ne pas dire absente, cette réunion ordinaire du Comité d’Entreprise a été sans surprise. Malheureusement, le carnet de commande reste toujours aussi plat. La Direction table même sur une diminution encore plus importante pour le TAB, dès septembre dû en partie selon elle, à la dénonciation par Multiserv de son contrat.

La Direction a confirmé l’élaboration par Monsieur RENTZ (direction LCE) d’un contrat pour l’approvisionnement du LCB, en demi produits.

Les élus du CE, à l’unanimité, ont mandaté le cabinet Syndex pour vérifier les comptes 2008, et ceux prévisionnels pour 2009. Les élus lui ont également confié une mission pour le calcul des prix des billettes achetées, et leurs conditions d’approvisionnement en provenance des autres unités du Groupe. Concernant le démantèlement de l’aciérie et la vente d’outils de cette unité, la Direction annonce qu’aujourd’hui il n’y a eu que des visites préliminaires de la part de collègues du groupe.

Face à ce marasme économique qui perdure, la CFDT espère qu’à la rentrée une embellie se dessinera. Il n’est pas convenable de laisser le personnel du LCB au chômage. Ce n’est pas bon pour le moral des troupes et cela risque d’entamer l’avenir de cette Unité.


MULTISERV
La fermeture de l’ Aciérie et du TAB font de nouveaux dégâts en terme d’emploi. La Société Multiserv en charge notamment du parachèvement au TAB, licencie une très grande partie de son personnel.
Multiserv a décidé de mettre un terme à son contrat avec Arcélor Mittal Gandrange, avant la fermeture du TAB, soit le 31 Août 2009. La Direction est confrontée à un nouveau problème: la reprise de l’activité de parachèvement par le personnel de Gandrange.
Pour la CFDT, la Direction doit tout mettre en oeuvre pour que cette activité soit reprise dans de bonnes conditions, avec du personnel bien formé.
Des billettes ou ronds mal parachevés, sont sources de litiges chez les clients avec à la clé une dégradation de leur confiance


EFFECTIFS
Les effectifs à fin mai sont de 748 salariés.
En mai, la Direction a enregistré 16 départs :
  • - 9 mobilités (7 au Luxembourg, 2 à Florange)
  • - 1 retraite normale
  • - 3 retraités après PRP/RTA2

HOMOLOGATIONS
La Direction nous a précisé que 78 % des tonnages nécessitant une homologation chez nos clients, ont été réalisés. Cela représente 95 % du carnet de commandes qui peut être produit par le LCB. La CFDT estime que ceci est une bonne nouvelle et que la Direction mettra tout en oeuvre pour que la production du LCB soit à la hauteur des attentes des clients en terme de qualité quand la reprise se fera sentir.


ARRETS D’ETE
La Direction a confirmé les arrêts d’été semaines 32.33.34, soit du 3 au 24 août 2009. Mais des activités de parachèvement et d’expéditions sont prévues pendant les semaines 32 et 33 au LCB.
Durant cet arrêt, le self sera fermé. Les salariés travaillant pendant cette période verront leurs repas remboursés sur présentation d’un justificatif avec un maxi de 10 € par repas.


INTERIMAIRES
A fin mai , 15 intérimaires sont inscrits aux effectifs à savoir :
  • 2 au LCB
  • 1 à DFI
  • 1 à QSE
  • 11 à DAS (dont 7 au gardiennage)
    La Direction nous a dores et déjà informé que le nombre d’intérimaire va aller en décroissant. Il ne sont plus que 11 à fin juin et seront seulement 5 en septembre.

CYCLE DE TRAVAIL LCB
La Direction a présenté son projet de cycle de travail en trois équipes au LCB; Elle nous a rappelé l’importance de cette démarche tant économique que technique pour notre unité. Elle souhaite faire un avenant à l’accord actuel à durée déterminée d’un an, en préservant les salaires par l’application des aléas de carrière. Faute de signatures, elle menace de dénoncer l’accord actuel et de passer en force en respectant le préavis de trois mois.
Pour la CFDT, la Direction ne doit rien changer aux salaires et plus particulièrement sur le fixe mensuel des salariés concernés. Cela a déjà été fait à l’Aciérie et aux Transports. Nous ne comprenons pas pourquoi elle s’acharne sur les salariés du LCB qui ont déjà été plus que malmenés. (chômage, prime etc...).
Il faut qu’elle mette en application ses beaux discours d’avenir pour le LCB en privilégiant son personnel et non pas en le maltraitant.


ENTRETIENS PROFESSIONNELS
Seulement 10 % des entretiens professionnels prévus ont été réalisés à ce jour. Suite aux interventions répétées de la CFDT, la Direction du LCB s’est engagée à faire tous les entretiens professionnels avant la fin de cette année, et de le faire systématiquement tous les ans.
Pour la CFDT, c’est une bonne résolution pour cette unité. Encore faudra t il la tenir. Les autres unités devraient s’en inspirer et mettre également tout en oeuvre pour l’appliquer.



PROCHAIN CE
Le 30 Juillet à 9 H

mardi 23 juin 2009

Marche des Installations

GESTION AU COUP PAR COUP

Un CE extraordinaire s‘est tenu lundi 22 juin avec pour sujet la marche des installations pour le 3eme trimestre.
La Direction a annoncé l’enregistrement de 2000t supplémentaires en provenance d’Allemagne et de SMR.
C’est un peu d’amélioration dans la grisaille actuelle, bien que notre carnet de commandes reste toujours très bas.
Certains clients ont avancé leurs arrêts d’été et souhaitent être livrés d’urgence.

En conséquence la marche des laminoirs est modifiée pour le mois de juillet. La semaine 29 qui devait être chômée sera travaillée et le chômage reporté semaine 30. Cette disposition est valable également pour le TAB.

En raison des travaux d’amélioration et d’entretien le Service Maintenance travaillera tout le trimestre prochain.

La CFDT prend acte de cette légère embellie mais déplore cette gestion du temps de travail au coup par coup. Bien sur, nous sommes dans une période très grave et personne ne peut prévoir la fin de cette crise.
Cette organisation à l’emporte pièce est pénible pour les salariés comme pour les installations.

mercredi 17 juin 2009

L.C.B. NEGOCIATIONS PASSAGE TROIS EQUIPES

Aujourd’hui, 17 juin 2009, s’est tenue la troisième réunion de négociation sur le passage de 4 équipes à 3 équipes de manière temporaire. Cela afin d’éliminer les postes froids et les surcoûts qu’ils engendrent par rapport à la production actuelle du L.C.B.
Depuis le début des négociations, la Direction a rappelé que nous sommes en sous activité depuis octobre 2008.
Cela perturbe fortement le fonctionnement de l’installation, notamment le four qui supporte mal les arrêts à répétition.
Pour la Direction, une des hypothèses est de dénoncer l’accord 4 équipes signé par la CFDT, la CFE CGC, ce que la législation lui permet avec trois mois de préavis. Cela entraînerait une perte importante de salaire.

La Direction veut privilégier la négociation et trouver un compromis acceptable. Elle propose donc un avenant à l’accord existant, à durée déterminée à savoir :

  • 5 jours de travail du matin 2 repos
  • 4 jours de travail de nuit 3 repos
  • 5 jours de travail après midi 2 repos

Tous les lundi matin et vendredi après midi seraient des jours de non production mis à profit pour de la formation : « action d’amélioration continue et de progrès ».

Pour la CFDT, le cycle présenté par la Direction, n’est pas celui que nous leur avons proposé, mais s’en rapproche.Le cycle 32 heures payé 35 heures en 4 jours est une revendication portée par la CFDT, bien avant l’aboutissement de l’accord 35 heures. Aujourd’hui, la crise économique est telle que la CFDT remet cette revendication à plus tard, lorsque la situation industrielle sera plus favorable. Comme nous l’avons déjà exprimé à plusieurs reprises, « nous avons la tête dans les étoiles, mais nous gardons les pieds sur terre » !


Tout au long de ces réunions de négociations, la CFDT a réaffirmé sa volonté de ne pas faire perdre d’argent aux salariés du LCB !.

L’avenir du LCB est en jeu, les salariés de cette unité ont assez souffert. Le contentieux des promesses faites en 2008 sur les salaires n’est toujours pas réglé. De plus, les postés du LCB sont les premiers touchés par les mesures de chômage, donc de pertes de salaires, sans compter les entretiens professionnels qui n’ont toujours pas aboutis. Ce sont également eux qui sont chargés de la formation des nouveaux arrivants.

Pour la CFDT, les économies de bout de chandelles de la Direction fragiliseraient l’équilibre social actuel et compromettraient l’avenir du LCB.

jeudi 11 juin 2009

Manif du 13 juin J-2

Le moment n’est plus à se demander si c’est la bonne date, le bon jour, si on n’aurait pas mieux aimé aller à Paris, faire la grève….

Nous devons être plus nombreux que le 19 mars !

Soyons clairs : nous n’avons pas le choix !

Il y va de la crédibilité du mouvement syndical à créer un rapport de force en faveur des salariés et à être en capacité obtenir des résultats ! Pas pour le plaisir de montrer notre force mais parce que dans cette période nous devons absolument obtenir des mesures de justice sociale en faveur des salariés, chômeurs, retraités… parce que c’est notre boulot !

Il est évident que, chacune et chacun nous ne sommes pas directement concerné-e-s par les conséquences de la crise de la même façon, nous sommes même parfois dans des collectifs de travail qui seront peut-être complètement épargnés et alors ? Justement il me semble que nous défendons à la CFDT une valeur essentielle qui s’appelle Solidarité avec sa grande sœur équité !

Aujourd’hui, demain et vendredi nous devons chacune et chacun tout faire pour mobiliser un maximum de collègues autour de nous c’est une priorité absolue !

Et bien entendu, TOUS les militants, adhérents CFDT seront dans la rue Samedi ! Ca fera déjà du monde !

Nous pouvons y arriver,
nous devons y arriver,
SOYONS CONVAINCU-E-S ET CONVAINQUANT-E-S !
à Samedi


Dominique MARCHAL
Secrétaire Générale CFDT Moselle

mardi 9 juin 2009

13 juin Manifestation à METZ

Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique

Des entreprises utilisent la crise pour opérer des restructurations tout en maintenant la rémunération de leurs actionnaires. C’est intolérable et inadmissible.
Dans toutes les entreprises, quelle que soit leur situation, c’est notamment en investissant dans l’outil de production, dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera assurée.
Dans la fonction et les entreprises publiques, il est indispensable de répondre aux besoins de notre société et de la population et de leur attribuer les moyens nécessaires. Dès 2009, le gouvernement doit renoncer aux 30.000 suppressions de postes. Il faut abandonner une politique aveugle de suppression d’emplois et penser autrement l’évolution des services publics dont la qualité et l’emploi constituent une question centrale.
La situation des salariés précaires du public appelle des mesures de justice sociale.

Des politiques salariales qui visent à améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités

Dans les branches, les entreprises, les fonctions publiques, les négociations salariales doivent assurer au moins un maintien du pouvoir d’achat et une réduction des inégalités.
Les allégements de cotisations sociales doivent être conditionnés à la conclusion d’accords salariaux

Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat.



  • Une relance par la consommation en améliorant le pouvoir d’achat, en priorité des revenus les plus modestes parmi lesquels de nombreux salariés, demandeurs d’emploi, retraités et bénéficiaires de minima sociaux.

  • Une politique de développement de logement social à la hauteur de l’urgence, un encadrement des loyers et un accès au crédit dans des conditions excluant les taux usuraires.

  • Une protection sociale (santé, retraite…) dans un cadre collectif et solidaire

  • Des investissements ciblés, en particulier en matière d’infrastructures, d’équipements publics et de services publics, en favorisant la recherche, le développement, l’éducation et la formation. Les investissements publics et privés doivent notamment être orientés en faveur d’une économie du développement durable mettant en oeuvre les principes adoptés au Grenelle de l’Environnement.

  • Toute aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l’objet de contreparties.


Si vous ne venez pas, si chacun attend sur son voisin, alors là c’est sûr, on ne gagnera rien !
Mais si on est nombreux, on obtiendra des résultats

Toutes et tous mobilisé(e)s
Toutes et tous à la Manif !

Organisation de transports collectifs par la CFDT

vendredi 5 juin 2009

LE 13 JUIN

LES SALARIÉS DOIVENT SE FAIRE ENTENDRE !

Face à la crise, les salariés attendent du patronat et du gouvernement des réponses concrètes aux problèmes qu’ils rencontrent. La CFDT fait des propositions en termes d’emploi, de salaires, pour plus de justice sociale et pour préparer l’avenir.
  • Former plutôt que licencier : tout faire pour maintenir les salariés dans les entreprises, en utilisant les périodes de sous-activité pour les former et les qualifier davantage.

  • Favoriser l’accès au chômage partiel dans toutes les entreprises confrontées aux baisses d’activité.

  • Tout faire pour donner aux jeunes un emploi et des perspectives de carrière.

  • Arrêter les suppressions aveugles de postes dans la fonction publique.

  • Suspendre la défiscalisation des heures supplémentaires qui aggravent encore plus la situation de l’emploi et pénalise les salariés les plus précaires (intérim, CDD…).

  • Permettre une répartition plus équitable des richesses :
  • *** par des salaires qui garantissent le maintien du pouvoir d’achat et reconnaissent réellement les compétences et le déroulement de carrière des salariés,
  • *** par une meilleure répartition des richesses produites par les salariés entre les entreprises donneuses d’ordre et leurs sous-traitants,
  • *** par une plus grande transparence des rémunérations des chefs d’entreprise pour limiter les avantages exorbitants obtenus par certains dirigeants.

  • Suspendre le bouclier fiscal et créer une nouvelle tranche d’impôts sur les hauts revenus. Ces mesures permettraient aussi de financer les différentes actions en faveur de l’emploi et des jeunes.

  • Permettre aux salariés et leurs représentants de peser sur les choix des entreprises en matière de stratégie économique et de répartition des richesses. Les entreprises qui reçoivent de l’argent public devraient aussi rendre des comptes.

  • S’engager avec les autres pays de l’Union dans la mise en oeuvre de plans européens en faveur des secteurs qui feront les emplois de demain : l’énergie, les transports, le développement durable.


Sur toutes ces questions, c’est maintenant qu’il faut agir !
Pour se faire entendre et obtenir un véritable changement de cap :

samedi 13 juin, tous dans la rue
aux côtés de la CFDT !

ÉLECTIONS EUROPÉENNES :

AUX CITOYENS DE S’EXPRIMER !

Les élections au Parlement européen ont une importance cruciale pour l’avenir de l’Europe, de la France et du monde. Les décisions des députés de Strasbourg ont une influence croissante sur notre vie quotidienne. Dans le contexte actuel de crise mondiale, le rôle de l’Union européenne pour proposer des solutions et les mettre en oeuvre s’en trouve renforcé. Le choix de la CFDT est celui d’une Europe fidèle à ses valeurs de démocratie, de liberté et de solidarité. C’est pourquoi nous demandons aux candidats aux élections européennes de s’engager :

Pour une politique européenne de l’emploi, de l’innovation, du développement durable
L’Union européenne doit se donner les moyens de relancer l’économie et l’emploi par une politique commune et coordonnée avec celles des Etats membres, en :
  • développant une économie de la connaissance par la formation initiale et professionnelle et par l’investissement en recherche et développement,
  • investissant dans le développement durable,
  • renforçant les capacités d’intervention des fonds européens pour aider les salariés à faire face aux mutations.
Pour une Europe de la cohésion sociale et de la solidarité
La crise actuelle démontre à quel point le social ne peut être subordonné à l’économique : deux dimensions pleines à intégrer. L’Union européenne doit agir pour :
  • assurer cohésion sociale et dynamisme économique en incitant les Etats membres à favoriser une répartition équitable des richesses, soutenir le pouvoir d’achat, et assurer une protection sociale de qualité ;
  • garantir des services publics de qualité pour tous ;
  • favoriser les coopérations entre Etats membres au lieu de concurrences négatives, lutter contre le « dumping fiscal », et favoriser des fiscalités socialement justes ;
  • renforcer les outils de solidarité avec les régions défavorisées, renforcer le budget européen en mettant en place des ressources propres, mettre en place un système d’emprunt au niveau européen pour développer des projets communs ;
  • garantir la liberté de circulation dans l’ensemble de l’Union européenne et favoriser une politique de migration respectueuse des personnes et contribuant au développement économique, à la fois en Europe et dans les pays d’origine ;
  • intensifier la lutte contre les discriminations et les inégalités, renforcer les outils de lutte contre la précarité, la pauvreté et l’exclusion sociale ;
  • renforcer les moyens de concilier vie professionnelle et vie privée, lutter contre les temps de travail excessifs et les mauvaises conditions de travail ;
  • renforcer l’intégration de la question sociale dans les traités européens ;
  • impulser le dialogue social, outil privilégié dans la recherche des solutions adaptées aux différentes situations.


Pour une Europe active dans le monde
L’Union européenne joue un rôle de premier plan dans le monde pour la lutte contre le changement climatique et dans l’aide publique au développement. Elle est intervenue au G20 pour que des mesures soient prises en matière de régulation financière. Sa capacité d’intervention doit également jouer en faveur d’une prise en compte de la question sociale dans les règles du commerce mondial. Elle doit :

  • agir pour l’intégration de clauses sociales dans les accords commerciaux prévoyant le respect des normes fondamentales de l’OIT,
  • établir des règles européennes pour faire progresser la Responsabilité Sociale des Entreprises,
  • agir dans les négociations à l’OMC et dans les accords bilatéraux pour des règles commerciales équitables, soutenant le développement des pays pauvres,
  • approfondir l’action pour la régulation financière,
  • poursuivre l’action pour la réduction des gaz à effets de serre.


La CFDT appelle tous les salariés à montrer leur attachement à la construction d’un monde plus juste, plus solidaire, plus respectueux de l’avenir de la planète, en participant au scrutin européen du 7 juin 2009.

jeudi 4 juin 2009

Veille Industrielle 1ère réunion

Pour rappel, c'est l'action de blocage de la gare d'Ebange menée par la seule CFDT qui a permis après une négociation bien difficile, de mettre en place cette rencontre régulière avec la Direction !

En introduction Mr BLAFFART reste très prudent: "Le carnet de commande global augmente légèrement au cours de ce 2ème trimestre même si il reste encore à un niveau très faible. Par rapport à une année normale comme 2007 (2008 étant une année exceptionnelle) la charge sur le carnet "Industrie" est à un peu plus de 25% et la charge sur le carnet "Auto" est à 50%."

Carnet Industrie:

Sur le Florange la charge du 2ème trimestre est légèrement en recul avec une de 131 kT contre 145 kT au 1er trimestre.
C'est sur ce marché que la situation est la plus tendue avec une guerre des prix "féroces" avec notamment des attaques provenant des exportations russes et chinoises.

Carnet Auto:

La charge du 2ème trimestre est en progression avec une production à 167 kT contre 139 kT au 1er trimestre.
La légère progression du carnet auto est d'après la direction du aux effets conjugués de la prime à la casse et de l'effet déstockage chez certains clients automobiles, notamment sur les petits modèles.

Carnet Packaging:

Alors que traditionnellement avec l'arrivée de l'été la charge des installations dédiées à l'emballage connaissait un fort taux d'activité, cette année le marché s'est effondré.
Les principales causes sont:

  • Une baisse de la consommation dut à la crise (on achète plus volontiers une grande bouteille plutôt que des canettes individuelles)
  • la concurrence de l'aluminium
  • Le concurrent "Acier" CORUS qui bénéficie en outre du faible taux de la Livre Sterling.


Conclusion:

Mr BLAFFART reste très réservé sur les perspectives 2009. Si, sur certains carnets la situation semble s'améliorer, d'autres secteurs d'activités sont en très grandes difficultés.
Hormis le marché de l'emballage qui reste plus que déprimé, les volumes augmentent légèrement mais les prix de ventes eux baissent. La problématique pour la direction est : "Faut-il prendre les commandes ou pas???"
En effet, même si il a consenti à certains "ajustement" de prix, le groupe ArcelorMittal, du haut de sa suprématie sur le marché de l'acier, se refuse à rentrer dans une guerre des prix. Les consignes de la Direction Générale pour la 2ème partie de l'année 2009 sont on ne peut plus claires:
"Diminuer les prix de revient et diviser l'ensemble des stocks par deux."


INDEMNISATION DU CHOMAGE PARTIEL :

Contrairement à ce qui a été annoncé par certaines organisations syndicales, la convention entre la DDTEFP (pouvoir public) et la direction du site de Florange n'a pas encore été signée pour passer l'indemnisation du chômage partiel de 60 à 75 % du salaire brut, alors que cette demande devait prendre effet au 1er Mai.
La CFDT est intervenue auprès de la Direction Générale pour demander qu'un rappel de salaire soit fait, sur la paie de juin pour compenser les 15 % de perte subi par les salariés en chômage en Mai dès que la convention serait signée. La Direction a accepté cette solution la moins pénalisante pour le personnel.

Analyse CFDT:

La CFDT se félicite de la tenue de cette première réunion de "Veille Industrielle". Cette réunion faisait partie des 3 revendications de la CFDT lors de notre action mené mi-avril à la gare d'Ebange et qui a été arrachée, quoi qu'en disent certains, de haute lutte. Cette "Veille Industrielle" va nous permettre de suivre mois, après moi l'évolution du carnet de commandes et des charges sur le périmètre Nord Européen ainsi que sur le site de Florange.
Au cours de cette 1ère réunion, il s'agissait surtout de faire un état des lieux de la charge des différentes installations. La situation est encore très délicate même si sur le marché "Auto" la situation semble s'améliorer.
La CFDT a, de plus, demandé pour la prochaine réunion, que la direction face l'inventaire des compétences nécessaires à un bon démarrage des outils quand la conjoncture le permettra. Nous avons également demandé à connaître le bilan complet des départs volontaires et les formations nécessaires pour former les salariés qui seront successibles de tenir les postes libérés.

mercredi 3 juin 2009

Journée mondiale de l'environnement 5 juin 2009

FAISONS UN GESTE POUR L'ENVIRONNEMENT
Pour une routine plus écologique
Particuliers, organisations, entreprises ou gouvernements, quelques mesures suffisent pour réduire vos émissions de carbone, dont le total constitue votre empreinte carbone. Par où commencer? Lisez ces quelques lignes et vous aurez déjà fait le premier pas.


Le but de la Journée mondiale de l’environnement est d’inciter chacun d’entre nous à agir pour contribuer à la solution, et adopter un comportement plus écologique est plus facile qu’il n’y paraît. Nous pouvons tous faire quelque chose pour protéger la planète en consommant moins et en agissant plus. Prenez de bonnes résolutions dès aujourd’hui. Encouragez les autres à faire de même. Agissez!


QUELQUES IDEES POUR CELEBRER LA JOURNEE MONDIALE DE L’ENVIRONNEMENT
  • Adhérer à un groupe de défense de l’environnement
  • Adopter un mode de vie écologique
  • Agir
  • Aider un groupe local de défense de l’environnement à organiser des activités pour célébrer la Journée mondiale de l’environnement
  • Brader des T-shirts sur la Journée mondiale de l’environnement
  • Calculer son empreinte carbone
  • Compenser ses émissions
  • Composter les déchets
  • Créer des œuvres d’art à partir de matériaux recyclés
  • Donner le coup d′envoi d’une campagne pour l’environnement
  • Echanger des idées
  • Economiser le papier
  • Exiger la responsabilité à l’égard de l’environnement
  • Faire connaître à tous ses amis la Journée mondiale de l’environnement
  • Faire un don pour une cause environnementale
  • Gaspiller moins
  • Inciter les jeunes à organiser des activités
  • Lancer des campagnes de sensibilisation

Le 5 juin, consacrer son blog à la Journée mondiale de l’environnement



  • Marcher pour l’environnement
  • Mener des campagnes de nettoyage
  • Mettre en place des programmes d’éducation à l’environnement dans les écoles
  • Monter un théâtre de marionnettes pour les enfants avec messages sur l’environnement
  • Ne jamais laisser la télévision ou l’ordinateur en veille
  • Ne rien jeter par terre
  • Organiser dans son quartier une activité sur le thème de la Journée mondiale de l’environnement
  • Organiser des débats sur les problèmes d’environnement
  • Organiser des défilés à vélo ou des courses de vélo
  • Organiser des expositions (dessins, affiches, photos et peintures)
  • Partir en excursion pour visiter des sites naturels
  • Planter un arbre
  • Pratiquer l’agriculture biologique et manger bio
  • Pratiquer le covoiturage
  • Présenter des prix pour des concours sur l’environnement
  • Projeter des films sur l’environnement
  • Recueillir les eaux de pluie
  • Réduire, réutiliser et recycler les déchets
  • Renoncer au CO2
  • Renoncer aux sacs plastiques
  • Restaurer des habitats naturels
  • S’engager comme volontaire dans des campagnes comme "Nettoyons la planète"
  • Se déplacer par des moyens écologiques (marche à pied, jogging, bicyclette)
  • Surveiller les émissions des véhicules automobiles
  • Trier les déchets
  • Utiliser des ampoules électriques à faible consommation
  • Veiller à la propreté de son quartier

  • Visiter des jardins botaniques et des parcs nationaux
  • Zéro émission



Rien à l'horizon, toujours pas d'amélioration

REUNION DU COMITE D’ENTREPRISE DU 28 MAI 2009


La Direction nous a présenté un carnet de commandes encore en baisse jusqu’à septembre. Elle envisage de faire une demande de chômage partiel auprès de la DDTE pour toute cette période, ainsi que de changer d’organisation du travail au LCB en passant à trois équipes.
La CFDT est intervenue à plusieurs reprises : sur le prix des billettes de Rurhort, il était au 1er trimestre supérieur de 150€/T par rapport au prix actuel, et sur la masse salariale qui sera supportée par le LCB (TPFC, etc).


La Direction a affirmé à nouveau sa volonté de ne pas charger financièrement le LCB en 2010, pour assurer son démarrage sur des bases saines et péreines.
La CFDT lui a rappelé que c’était capital pour la motivation du personnel.

Depuis le début de l’année, le RBE est négatif. Cela s’améliore, nous avons récupéré 1.7 M€ sur la vente des consommables (électrodes produits ferreux).


Mr Riondet responsable des investissements nous a présenté ce qui est en cours pour le LCB. Il a insisté sur le fait que le groupe a acté ces investissements, alors qu’ils sont gelés dans tous les sites. La CFDT prend acte mais restera vigilante , les investissements matériels seuls ne suffisent pas, il faut aussi compter sur les hommes.

MULTISERV
Durant la réunion du CE, une vingtaine de salariés de Multiserv, qui depuis deux jours sont en grève, ont interpellé notre Direction, afin qu’elle intervienne auprès de Multiserv pour ouvrir un dialogue social sur les licenciements qui leur ont été annoncés.
La CFDT a rappelé à la Direction qu’elle avait pris des engagements lors du PSE envers les sociétés sous traitantes, et qu’elle devait les respecter.
Pour la CFDT, une sortie de crise doit être faite rapidement, tant pour le personnel que pour l’entreprise.
ENTRETIENS PROFESSIONNELS
La CFDT signataire d’ACAP 2000 a exigé de la Direction que les entretiens professionnels réalisés en 2008 signés, soient réglés.
La Direction a accepté de débloquer la situation pour les entretiens réalisés en 2008.
Pour les entretiens 2009 , ils seront réalisés, mais la Direction nous rappelle la décision du Groupe, 0% en augmentations individuelles, 0 % en augmentations générales, mais elle s’engage à revoir sa position dès que la situation s’améliore.

EFFECTIFS
Fin avril : 764
  • 18 sorties :
    - 8 Mobilités internes (lux)
    - 7 Retraites Normales
    - 3 Retraites après RTA2/PRP
  • 1 entrée :
    - M Philippe CHAPELLIER
  • 15 intérimaires :
    - 2 au LCB ( parachèvements )
    - 1 à DFI
    - 1 à QSE
    - 11 à GSI et DAS

CHÔMAGE PARTIEL
Lors de ce CE, la Direction nous a informé de son intention de faire une demande de recours au chômage partiel pour le 3ème trimestre 2009 auprès de la DDTEFP. Les modalités d’application de ces périodes de chômage (personnel concerné, ... ) restent identiques à celles du 2ème trimestre. Les périodes chômées proposées sont les suivantes :

  • TAB :
    * du 1er au 6 juillet
    * du 11 au 20 juillet
    * du 24 au 31 juillet
    * du 31 août au 7 septembre
    * du 12 au 21 septembre
    * du 25 au 30 septembre

  • LCB :
    * du 1er au 6 juillet
    * du 11 au 19 juillet
    * du 24 au 31 juillet
    * du 31 août au 14 septembre
    * du 24 au 30 septembre

La CFDT est intervenue auprès de la Direction pour lui rappeler les risques potentiels que peuvent générer ces longues périodes de chômage sur le moral et surtout sur la motivation du personnel à remettre le pied à l’étrier le moment voulu.

Pour la CFDT, le Direction doit tout mettre en oeuvre pour que ces périodes soient mises à profil pour faire plus de formation et de travaux

ARRETS D’ETE
La Direction confirme les arrêts d’été semaines 32.33.34, soit du 3 au 24 août 2009.

PASSAGE DE 4 A 3 EQUIPES
La Direction a abordé le projet de passage du LCB en trois équipes. En effet, les 4 équipes actuelles ont été mises en place pour une production supérieure à 35000 tonnes par mois.
Aujourd’hui, avec environ 10.000 T, nous sommes loin du compte. En passant à trois équipes, la Direction veut faire des économies sur les consommations de gaz pour le four et d’électricité, sur les pertes de mise au mille suite aux arrêts du train (contraintes thermodynamiques qui entrainent une usure prématurée de nos installations et un coût de maintenance pendant les arrêts) La Direction a programmé trois réunions de négociation sur le cycle, les 5,11 et 17 juin. Suite à la conjoncture, la CFDT espère que le passage à trois équipes ne peut être que temporaire et sans perte de salaire sachant que les mesures de chômage partiel grèvent déjà le salaire du personnel posté.
La CFDT rappelle à la Direction que le personnel du LCB a besoin de confiance en l’avenir et de sérénité.

INVESTISSEMENTS au LCB
De bonnes nouvelles dans la grisaille.
La Direction a présenté au Comité d’entreprise la suite des investissements du LCB.
  • Projet d’extension de diamètre : passage de 82 à 100 mm (actuellement 16 mm à 82 mm), destiné à la production pour forge, estimée à 40.000 T par an(produit à forte valeur ajoutée).
  • Implantation de nouvelles cages Kocks permettant le laminage des gros diamètres.
  • Installation de deux nouvelles entraîneuses (amélioration de la qualité dimensionnelle).
  • Nouveaux ateliers de montage pour les Kocks.
  • Refroidissoirs : installation de rateliers mobiles et fixes qui permettent une amélioration notable de la rectitude éliminant le dressage , ce qui entraine des gains de production.
  • Tronçonneuse à disques abrasifs pour couper les barres.
Actuellement, les commandes sont passées (délai 12 mois) afin de permettre le montage des cages Kocks pour l’été 2010 et démarrage de la production à l’automne.

Les investissements ont été approuvés par Long Carbone Europe le 22 avril 2009.

A l’heure où les entreprises sidérurgiques éprouvent beaucoup de difficultés., selon la Direction, la poursuite des investissements est une marque de confiance forte du groupe pour l’avenir notre laminoir